Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְחַד מִי מְהֵימַן?! וְהָתַנְיָא: מַעֲשֶׂה שֶׁבָּא הוּא וְעֵדָיו עִמּוֹ לְהָעִיד עָלָיו! אָמַר רַב פָּפָּא: מַאי ״אַחֵר״ — זוּג אַחֵר.Mais un seul témoin est-il cru ? Or il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : il arriva qu'un témoin vînt, ses témoins avec lui, pour attester à son sujet ! Le pluriel montre qu'il faut deux témoins pour établir la fiabilité de celui qui a vu la lune. Rav Pappa a dit : que signifie le terme « un autre » employé dans la Michna ? Une autre paire de témoins.
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי — ״אִם אֵינָן מַכִּירִין אוֹתוֹ״, מַאי ״אוֹתוֹ״? אִילֵּימָא ״אוֹתוֹ״ חַד — וְחַד מִי מְהֵימַן? ״מִשְׁפָּט״ כְּתִיב בֵּיהּ. אֶלָּא מַאי ״אוֹתוֹ״ — אוֹתוֹ הַזּוּג, הָכִי נָמֵי: מַאי ״אַחֵר״ — זוּג אַחֵר.Cela aussi est logique, car si tu ne dis pas ainsi, la Michna enseigne : « s'ils ne le connaissent pas » ; que signifie « le » ? Si tu dis « le » seul témoin : mais un seul témoin est-il cru ? « Jugement » est écrit à son sujet (« car c'est un décret pour Israël, un jugement du D.ieu de Jacob », Psaumes 81, 5), et un jugement exige deux témoins. Mais alors, que signifie « le » ? Cette paire. De même aussi, que signifie « un autre » ? Une autre paire.
- וְחַד לָא מְהֵימַן? וְהָתַנְיָא: מַעֲשֶׂה בְּרַבִּי נְהוֹרַאי שֶׁהָלַךְ אֵצֶל הָעֵד לְהָעִיד עָלָיו בְּשַׁבָּת בְּאוּשָׁא!Et un seul témoin n'est-il pas cru pour attester au sujet de celui qui a vu la lune ? Or il a été enseigné (dans une baraïta) : il arriva que Rabbi Nehoraï se rendit auprès du témoin pour attester à son sujet, le Chabbat, à Oucha ! Rabbi Nehoraï a donc témoigné seul.
- אָמְרִי: רַבִּי נְהוֹרַאי סָהֲדָא אַחֲרִינָא הֲוָה בַּהֲדֵיהּ, וְהָא דְּלָא חָשֵׁיב לֵיהּ — מִשּׁוּם כְּבוֹדוֹ שֶׁל רַבִּי נְהוֹרַאי. רַב אָשֵׁי אָמַר: רַבִּי נְהוֹרַאי סָהֲדָא אַחֲרִינָא הֲוָה בְּאוּשָׁא, וַאֲזַל רַבִּי נְהוֹרַאי לְאִצְטְרוֹפֵי בַּהֲדֵיהּ.Ils disent en réponse : Rabbi Nehoraï avait un autre témoin avec lui ; et si celui-ci n'est pas mentionné, c'est par égard pour l'honneur de Rabbi Nehoraï. Rav Achi a dit : Rabbi Nehoraï savait qu'il y avait un autre témoin à Oucha, et Rabbi Nehoraï s'y rendit pour se joindre à lui.
- אִי הָכִי, מַאי לְמֵימְרָא? מַהוּ דְּתֵימָא: מִסְּפֵיקָא לָא מְחַלְּלִינַן שַׁבְּתָא, קָא מַשְׁמַע לַן.S'il en est ainsi, que vient-on nous apprendre par ce récit ? Tu aurais pu dire : pour un doute (l'autre témoin n'était peut-être pas présent à Oucha), on ne profane pas le Chabbat ; on nous apprend qu'on le profane même dans le doute.
- כִּי אֲתָא עוּלָּא, אָמַר: קַדְּשׁוּהּ לְיַרְחָא בְּמַעְרְבָא. אָמַר רַב כָּהֲנָא: לָא מִיבַּעְיָא עוּלָּא, דְּגַבְרָא רַבָּה הוּא, דִּמְהֵימַן. אֶלָּא אֲפִילּוּ אִינִישׁ דְּעָלְמָא נָמֵי מְהֵימַן. מַאי טַעְמָא? כֹּל מִילְּתָא דַּעֲבִידָא לְאִגַּלּוֹיֵי — לָא מְשַׁקְּרִי בַּהּ אִינָשֵׁי. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: בָּא אֶחָד בְּסוֹף הָעוֹלָם וְאָמַר קִדְּשׁוּ בֵּית דִּין אֶת הַחֹדֶשׁ — נֶאֱמָן.Quand Oulla arriva d'Erets Israël en Babylonie, il dit : on a consacré le mois en Occident, c'est-à-dire en Erets Israël, et on l'a cru, bien qu'il fût seul. Rav Kahana a dit : il n'est pas nécessaire de parler d'Oulla, qui est un grand homme, qu'il soit cru ; mais même un homme ordinaire est cru en cette matière. Quelle en est la raison ? Pour toute chose destinée à être révélée, les gens ne mentent pas. Il a été enseigné aussi ainsi (dans une baraïta) : si quelqu'un vient de l'extrémité du monde et dit : le beit din (tribunal) a consacré le mois, il est cru.
- בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ מְקַבְּלִין עֵדוּת הַחֹדֶשׁ מִכׇּל אָדָם וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: מָה קִלְקוּל קִלְקְלוּ הַבַּיְיתּוֹסִין? פַּעַם אַחַת בִּקְּשׁוּ בַּיְיתּוֹסִין לְהַטְעוֹת אֶת חֲכָמִים, שָׂכְרוּ שְׁנֵי בְּנֵי אָדָם בְּאַרְבַּע מֵאוֹת זוּז, אֶחָד מִשֶּׁלָּנוּ, וְאֶחָד מִשֶּׁלָּהֶם.La Michna a enseigné : « Au début, on acceptait le témoignage relatif au mois de tout homme, etc. » Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : quelle est la corruption qu'ont causée les Baïtossim (Boéthusiens, secte qui rejetait la tradition orale) ? Une fois, les Baïtossim voulurent induire les Sages en erreur. Ils louèrent deux hommes pour quatre cents zouz (pièces d'argent) afin qu'ils attestent faussement avoir vu la lune : l'un des nôtres et l'un des leurs.
- שֶׁלָּהֶם — הֵעִיד עֵדוּתוֹ וְיָצָא. שֶׁלָּנוּ, אָמְרוּ לוֹ: אֱמוֹר כֵּיצַד רָאִיתָ אֶת הַלְּבָנָה! אָמַר לָהֶם: עוֹלֶה הָיִיתִי בְּמַעֲלֵה אֲדוּמִּים, וּרְאִיתִיו שֶׁהוּא רָבוּץ בֵּין שְׁנֵי סְלָעִים, רֹאשׁוֹ דּוֹמֶה לְעֵגֶל, אׇזְנָיו דּוֹמִין לִגְדִי, קַרְנָיו דּוֹמוֹת לִצְבִי, וּזְנָבוֹ מוּנַּחַת לוֹ בֵּין יַרְכוֹתָיו, וְהֵצַצְתִּי בּוֹ וְנִרְתַּעְתִּי וְנָפַלְתִּי לַאֲחוֹרַי. וְאִם אֵין אַתֶּם מַאֲמִינִים לִי — הֲרֵי מָאתַיִם זוּז צְרוּרִין לִי בִּסְדִינִי.Le leur rendit son témoignage et sortit. Au nôtre, ils dirent : dis comment tu as vu la lune. Il leur dit : je montais par la montée d'Adoumim, et je l'ai vue tapie entre deux rochers ; sa tête ressemblait à un veau, ses oreilles ressemblaient à un chevreau, ses cornes ressemblaient à une gazelle, et sa queue était posée entre ses cuisses. Je l'ai regardée, j'ai été saisi d'effroi et je suis tombé à la renverse. Et si vous ne me croyez pas, voici deux cents zouz attachés dans mon manteau, reçus pour ce faux témoignage.
- אָמְרוּ לוֹ: מִי הִזְקִיקְךָ לְכָךְ? אָמַר לָהֶם: שָׁמַעְתִּי שֶׁבִּקְּשׁוּ בַּיְיתּוֹסִים לְהַטְעוֹת אֶת חֲכָמִים, אָמַרְתִּי: אֵלֵךְ אֲנִי וְאוֹדִיעַ לָהֶם, שֶׁמָּא יָבוֹאוּ בְּנֵי אָדָם שֶׁאֵינָם מְהוּגָּנִין וְיַטְעוּ אֶת חֲכָמִים.Ils lui dirent : qui t'a engagé à cela ? Il leur dit : j'ai entendu que les Baïtossim voulaient induire les Sages en erreur ; je me suis dit : j'irai moi-même me faire louer et je les avertirai, de peur que ne viennent des gens indignes qui induiraient les Sages en erreur.
- אָמְרוּ לוֹ: מָאתַיִם זוּז — נְתוּנִין לְךָ בְּמַתָּנָה, וְהַשּׂוֹכֶרְךָ יִמָּתַח עַל הָעַמּוּד. בְּאוֹתָהּ שָׁעָה הִתְקִינוּ שֶׁלֹּא יְהוּ מְקַבְּלִין אֶלָּא מִן הַמַּכִּירִין.Ils lui dirent : les deux cents zouz te sont donnés en cadeau, et celui qui t'a loué sera étendu sur le poteau pour la flagellation. À cette heure-là, ils instituèrent qu'on n'accepterait le témoignage que de ceux qui sont connus du tribunal.
- מַתְנִי׳ בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ מַשִּׂיאִין מַשּׂוּאוֹת. מִשֶּׁקִּלְקְלוּ הַכּוּתִים, הִתְקִינוּ שֶׁיְּהוּ שְׁלוּחִין יוֹצְאִין.MICHNA – Au début, on allumait des feux de signal sur les sommets pour annoncer la consécration du mois. Lorsque les Kouthim (Samaritains) causèrent une corruption en allumant de tels feux à de mauvaises dates, on institua que des messagers sortiraient annoncer le mois.
- כֵּיצַד הָיוּ מַשִּׂיאִין מַשּׂוּאוֹת? מְבִיאִין כְּלוֹנְסָאוֹת שֶׁל אֶרֶז אֲרוּכִּין, וְקָנִים, וַעֲצֵי שֶׁמֶן, וּנְעוֹרֶת שֶׁל פִּשְׁתָּן. וְכוֹרֵךְ בִּמְשִׁיחָה וְעוֹלֶה לְרֹאשׁ הָהָר וּמַצִּית בָּהֶן אֶת הָאוּר. וּמוֹלִיךְ וּמֵבִיא וּמַעֲלֶה וּמוֹרִיד, עַד שֶׁהוּא רוֹאֶה אֶת חֲבֵירוֹ שֶׁהוּא עוֹשֶׂה כֵּן בְּרֹאשׁ הָהָר הַשֵּׁנִי, וְכֵן בְּרֹאשׁ הָהָר הַשְּׁלִישִׁי.Comment allumait-on les feux de signal ? On apportait de longues perches de cèdre, des roseaux, du bois résineux et de l'étoupe de lin. On liait le tout avec une corde, on montait au sommet de la montagne et on y mettait le feu. Puis on agitait la torche d'avant en arrière et de haut en bas, jusqu'à ce qu'on voie son compagnon en faire autant au sommet de la deuxième montagne, et de même au sommet de la troisième montagne.
- וּמֵאַיִן הָיוּ מַשִּׂיאִין מַשּׂוּאוֹת? מֵהַר הַמִּשְׁחָה לְסַרְטְבָא, וּמִסַּרְטְבָא לִגְרוֹפִינָא, וּמִגְּרוֹפִינָא לְחַוְורָן, וּמֵחַוְורָן לְבֵית בִּלְתִּין, וּמִבֵּית בִּלְתִּין לֹא זָזוּ מִשָּׁם, אֶלָּא מוֹלִיךְ וּמֵבִיא וּמַעֲלֶה וּמוֹרִיד עַד שֶׁהָיָה רוֹאֶה כׇּל הַגּוֹלָה לְפָנָיו כִּמְדוּרַת הָאֵשׁ.Et d'où allumait-on les feux de signal ? Du mont de l'Onction (mont des Oliviers) à Sartéva, de Sartéva à Guerofina, de Guerofina à 'Havran, de 'Havran à Beit Biltin. Et de Beit Biltin on ne bougeait plus, mais celui qui s'y trouvait agitait la torche d'avant en arrière et de haut en bas, jusqu'à voir toute la Diaspora devant lui comme un brasier.
- גְּמָ׳ מַאי מַשְׁמַע דְּ״מַשִּׂיאִין״ לִישָּׁנָא דִּיקוֹד הוּא? דִּכְתִיב: ״וַיִּשָּׂאֵם דָּוִד וַאֲנָשָׁיו״, וּמְתַרְגְּמִינַן: וְאוֹקְדִינֻן דָּוִד.GUEMARA – D'où déduit-on que le mot massiin (« on allumait ») est un terme de combustion ? Car il est écrit : « Vayissaèm David et ses hommes » (II Samuel 5, 21), et nous traduisons en araméen : « Et David les brûla ».
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מַשִּׂיאִין מַשּׂוּאוֹת אֶלָּא עַל הַחֹדֶשׁ שֶׁנִּרְאָה בִּזְמַנּוֹ לְקַדְּשׁוֹ. וְאֵימָתַי מַשִּׂיאִין — לְאוֹר עִיבּוּרוֹ.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : on n'allume des feux de signal que pour le mois dont la lune a été vue en son temps (au trentième jour), afin d'annoncer qu'on l'a consacré. Et quand les allume-t-on ? À la veille de son jour d'intercalation, c'est-à-dire au soir suivant le trentième jour.
- לְמֵימְרָא דְּאַחָסֵר עָבְדִינַן, אַמָּלֵא לָא עָבְדִינַן. מַאי טַעְמָא? אָמַר רַבִּי זֵירָא: גְּזֵירָה מִשּׁוּם רֹאשׁ חֹדֶשׁ חָסֵר שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּעֶרֶב שַׁבָּת. אֵימַת עָבְדִי — בְּאַפּוֹקֵי שַׁבְּתָא. דְּאִי אָמְרַתְּ נַעֲבֵיד נָמֵי אֲמַלֵּא — אָתוּCela veut-il dire que nous agissons pour un mois déficient (de vingt-neuf jours), mais que nous n'agissons pas pour un mois plein (de trente jours) ? Quelle en est la raison ? Rabbi Zeira a dit : c'est une décision préventive à cause d'un Roch 'Hodech suivant un mois déficient qui tombe la veille de Chabbat. Quand agit-on alors ? À la sortie du Chabbat, puisqu'on ne peut allumer durant le Chabbat. Car si tu dis que nous agissons aussi pour un mois plein, ils viendraient
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