Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶחָד כְּדִבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי, וְאֶחָד כְּדִבְרֵי בֵּית הִלֵּל.Rabbi Akiva préleva deux dîmes sur cet étrog (cédrat) : l'une selon les paroles de Beit Chammaï, pour qui le nouvel an des arbres tombe le premier Chevat, de sorte que c'était déjà la troisième ou la sixième année, où l'on prélève la dîme du pauvre ; et l'autre selon les paroles de Beit Hillel, pour qui il tombe le quinze Chevat, de sorte que c'était encore la deuxième ou la cinquième année, où l'on prélève la seconde dîme.
- רַבִּי יוֹסֵי בַּר יְהוּדָה אוֹמֵר: לֹא מִנְהַג בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל נָהַג בָּהּ, אֶלָּא מִנְהַג רַבָּן גַּמְלִיאֵל וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר נָהַג בָּהּ.Rabbi Yossé bar Yehouda dit : ce n'est pas pour satisfaire aux pratiques divergentes de Beit Chammaï et de Beit Hillel qu'il a agi ainsi avec cet étrog, mais pour satisfaire aux pratiques divergentes de Rabban Gamliel et de Rabbi Eliézer qu'il a agi ainsi avec lui.
- דִּתְנַן: אֶתְרוֹג שָׁוֶה לָאִילָן בִּשְׁלֹשָׁה דְּרָכִים, וְלַיָּרָק בְּדֶרֶךְ אֶחָד. שָׁוֶה לָאִילָן בִּשְׁלֹשָׁה דְּרָכִים: לְעׇרְלָה וְלִרְבָעִי וְלִשְׁבִיעִית וּלְיָרָק בְּדֶרֶךְ אֶחָד — שֶׁבִּשְׁעַת לְקִיטָתוֹ עִישּׂוּרוֹ, דִּבְרֵי רַבָּן גַּמְלִיאֵל.Car nous avons appris dans une Michna (enseignement des Tannaïm) : l'étrog est semblable à l'arbre sur trois points, et au légume sur un point. Il est semblable à l'arbre sur trois points : pour la orla (l'interdit des fruits des trois premières années de l'arbre), pour le revaï (les fruits de la quatrième année, à consommer à Jérusalem ou à racheter) et pour la Chevi'it (l'année chabbatique), pour lesquelles on suit le moment de la formation du fruit. Et au légume sur un point : c'est au moment de sa cueillette qu'est fixée sa dîme, c'est-à-dire que l'année de sa dîme se détermine d'après sa cueillette. Telles sont les paroles de Rabban Gamliel.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אֶתְרוֹג שָׁוֶה לָאִילָן לְכׇל דָּבָר.Rabbi Eliézer dit : l'étrog est semblable à l'arbre en toute chose, si bien que l'année de sa dîme, elle aussi, se détermine d'après la formation du fruit. Rabbi Akiva, ignorant si la halakha (la règle pratique) suit Rabban Gamliel ou Rabbi Eliézer, préleva les deux dîmes.
- וּמִי עָבְדִינַן כִּתְרֵי חוּמְרֵי? וְהָתַנְיָא: לְעוֹלָם הֲלָכָה כְּדִבְרֵי בֵּית הִלֵּל, וְהָרוֹצֶה לַעֲשׂוֹת כְּדִבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי — עוֹשֶׂה. כְּדִבְרֵי בֵּית הִלֵּל — עוֹשֶׂה. מִקּוּלֵּי בֵּית שַׁמַּאי וּמִקּוּלֵּי בֵּית הִלֵּל — רָשָׁע. מֵחוּמְרֵי בֵּית שַׁמַּאי וּמֵחוּמְרֵי בֵּית הִלֵּל — עָלָיו הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״וְהַכְּסִיל בַּחֹשֶׁךְ הוֹלֵךְ״. אֶלָּא: אִי כְּבֵית שַׁמַּאי — בְּקוּלֵּיהוֹן וּבְחוּמְרֵיהוֹן. אִי כְּבֵית הִלֵּל — בְּקוּלֵּיהוֹן וּבְחוּמְרֵיהוֹן.La Guemara s'étonne de la conduite de Rabbi Akiva : Et appliquons-nous donc deux rigueurs de Sages opposés ? Or voici qu'il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : la halakha est toujours selon les paroles de Beit Hillel ; et celui qui veut agir selon les paroles de Beit Chammaï, agit ainsi, et celui qui veut agir selon les paroles de Beit Hillel, agit ainsi. Mais celui qui adopte les indulgences de Beit Chammaï et les indulgences de Beit Hillel est un impie. Et celui qui adopte les rigueurs de Beit Chammaï et les rigueurs de Beit Hillel, à son sujet le verset dit : « Et le sot marche dans les ténèbres » (Ecclésiaste 2, 14). Mais il faut agir soit selon Beit Chammaï, dans leurs indulgences et dans leurs rigueurs, soit selon Beit Hillel, dans leurs indulgences et dans leurs rigueurs. Pourquoi donc Rabbi Akiva a-t-il suivi deux rigueurs contradictoires ?
- רַבִּי עֲקִיבָא גְּמָרֵיהּ אִסְתַּפַּק לֵיהּ, וְלָא יְדַע אִי בֵּית הִלֵּל בְּאֶחָד בִּשְׁבָט אֲמוּר, אִי בַּחֲמִשָּׁה עָשָׂר בִּשְׁבָט אֲמוּר.La Guemara répond : Rabbi Akiva voulait agir selon Beit Hillel, mais il avait un doute sur sa tradition et ne savait pas si Beit Hillel avaient parlé du premier Chevat ou s'ils avaient parlé du quinze Chevat ; il préleva donc les deux dîmes pour satisfaire aux deux possibilités.
- רַבִּי יוֹסֵי בַּר יְהוּדָה אוֹמֵר: לֹא מִנְהַג בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל נָהַג בָּהּ, אֶלָּא מִנְהַג רַבָּן גַּמְלִיאֵל וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר נָהַג בָּהּ. בְּאֶחָד בִּשְׁבָט — כְּבֵית שַׁמַּאי נָהַג בָּהּ!La Guemara reprend la baraïta : Rabbi Yossé bar Yehouda dit : ce n'est pas pour satisfaire aux pratiques de Beit Chammaï et de Beit Hillel qu'il a agi ainsi avec lui, mais pour satisfaire aux pratiques de Rabban Gamliel et de Rabbi Eliézer qu'il a agi ainsi avec lui. Mais puisque cela s'est passé le premier Chevat, c'est selon Beit Chammaï qu'il a agi avec lui ! En effet, selon Beit Hillel, la formation et la cueillette auraient eu lieu la même année, et il n'y aurait pas eu lieu de prélever deux dîmes.
- אָמַר רַבִּי חֲנִינָא וְאִיתֵּימָא רַבִּי חֲנַנְיָא: הָכָא בְּאֶתְרוֹג שֶׁחָנְטוּ פֵּירוֹתָיו קוֹדֶם חֲמִשָּׁה עָשָׂר דְּאִידַּךְ שְׁבָט עָסְקִינַן. וּבְדִין הוּא אֲפִילּוּ קוֹדֶם לָכֵן, וּמַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה כָּךְ הָיָה.Rabbi 'Hanina a dit, et certains disent que c'est Rabbi 'Hanania : ici, nous traitons d'un étrog dont les fruits se sont formés avant le quinze de l'autre Chevat, celui de l'année précédente, c'est-à-dire durant la deuxième année, et qui fut cueilli le premier Chevat suivant, durant la troisième année. Selon Rabbi Eliézer, il devait donc la seconde dîme, et selon Rabban Gamliel, la dîme du pauvre. Et en droit, il en irait de même même s'il avait été cueilli avant cela, n'importe quand après le quinze Chevat précédent ; mais l'épisode qui s'est produit s'est produit ainsi, le premier Chevat.
- רָבִינָא אָמַר, כְּרוֹךְ וּתְנִי: לֹא אֶחָד בִּשְׁבָט הָיָה — אֶלָּא חֲמִשָּׁה עָשָׂר בִּשְׁבָט הָיָה, וְלֹא מִנְהַג בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל נָהַג בָּהּ — אֶלָּא מִנְהַג רַבָּן גַּמְלִיאֵל וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר נָהַג בָּהּ.Ravina a dit : relie et enseigne les deux points, et lis ainsi la baraïta : ce n'était pas le premier Chevat que Rabbi Akiva cueillit le fruit, mais c'était le quinze Chevat ; et ce n'est pas pour satisfaire aux pratiques de Beit Chammaï et de Beit Hillel qu'il a agi ainsi avec lui, mais pour satisfaire aux pratiques de Rabban Gamliel et de Rabbi Eliézer qu'il a agi ainsi avec lui.
- אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: הַשְׁתָּא דְּאָמַר רַבָּן גַּמְלִיאֵל אֶתְרוֹג אַחַר לְקִיטָתוֹ עִישּׂוּרוֹ כְּיָרָק, רֹאשׁ הַשָּׁנָה שֶׁלּוֹ תִּשְׁרִי.Rabba bar Rav Houna a dit : maintenant que Rabban Gamliel a dit que l'étrog suit, pour sa dîme, sa cueillette, comme le légume, son nouvel an est Tichri, comme celui des légumes.
- מֵיתִיבִי, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: לִיקֵּט אֶתְרוֹג עֶרֶב חֲמִשָּׁה עָשָׂר בִּשְׁבָט עַד שֶׁלֹּא תָּבוֹא הַשֶּׁמֶשׁ, וְחָזַר וְלִיקֵּט מִשֶּׁתָּבוֹא הַשֶּׁמֶשׁ — אֵין תּוֹרְמִין וּמְעַשְּׂרִין מִזֶּה עַל זֶה, לְפִי שֶׁאֵין תּוֹרְמִין וּמְעַשְּׂרִין לֹא מִן הֶחָדָשׁ עַל הַיָּשָׁן וְלֹא מִן הַיָּשָׁן עַל הֶחָדָשׁ. הָיְתָה שְׁלִישִׁית נִכְנֶסֶת לִרְבִיעִית — שְׁלִישִׁית מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן וּמַעְשַׂר עָנִי, רְבִיעִית מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי.On a objecté à partir de cette baraïta : Rabbi Chimon ben Élazar dit : si quelqu'un a cueilli un étrog la veille du quinze Chevat avant le coucher du soleil, et a de nouveau cueilli après le coucher du soleil, on ne prélève pas la terouma (prélèvement donné au Cohen) ni les dîmes de l'un pour l'autre, car on ne prélève la terouma et les dîmes ni de la récolte nouvelle pour l'ancienne, ni de l'ancienne pour la nouvelle. Si c'était la troisième année du cycle chabbatique entrant dans la quatrième, alors sur ce qui a été cueilli en troisième année, on prélève la première dîme et la dîme du pauvre, et sur ce qui a été cueilli en quatrième année, la première dîme et la seconde dîme.
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