Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ אֵין חוֹשְׁשִׁין שֶׁמָּא גֵּירְרָה חוּלְדָּה מִבַּיִת לְבַיִת וּמִמָּקוֹם לְמָקוֹם, דְּאִם כֵּן מֵחָצֵר לְחָצֵר וּמֵעִיר לָעִיר — אֵין לַדָּבָר סוֹף.MICHNA : On ne s'inquiète pas, une fois la vérification faite, qu'une belette ait pu traîner du 'hamets (levain) d'une maison à une maison et d'un endroit à un endroit déjà vérifié, car s'il en était ainsi, il faudrait craindre aussi qu'elle en ait traîné d'une cour à une cour et d'une ville à une ville, et il n'y a pas de fin à la chose : aucune vérification ne serait alors fiable.
- גְּמָ׳ טַעְמָא דְּלָא חֲזֵינָא דִּשְׁקַל, הָא חֲזֵינָא דִּשְׁקַל — חָיְישִׁינַן, וּבָעֵי בְּדִיקָה.GUEMARA : On déduit de la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : la raison pour laquelle on ne vérifie pas de nouveau est que nous n'avons pas vu la belette prendre le 'hamets ; mais si nous avons vu qu'elle en a pris, nous nous inquiétons qu'elle l'ait déposé dans l'endroit vérifié, et il faut une vérification.
- וְאַמַּאי? נֵימָא אֲכַלְתֵּיהּ! מִי לָא תְּנַן: מְדוֹרוֹת הַגּוֹיִם טְמֵאִים. וְכַמָּה יִשְׁהֶה בְּמָדוֹר וִיהֵא הַמָּדוֹר צָרִיךְ בְּדִיקָה — אַרְבָּעִים יוֹם.Mais pourquoi ? Disons qu'elle l'a mangé ! En effet, n'avons-nous pas appris dans une Michna : les habitations des non-juifs sont impures, car ils enterraient leurs fœtus mort-nés dans leurs maisons ? Et combien de temps le non-juif doit-il séjourner dans l'habitation pour que l'habitation ait besoin d'une vérification avant qu'un Juif ne s'y installe ? Quarante jours, car avant ce terme le fœtus n'est pas formé.
- וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין לוֹ אִשָּׁה. וְכׇל מָקוֹם שֶׁחוּלְדָּה וַחֲזִיר יְכוֹלִין לַהֲלוֹךְ — אֵין צָרִיךְ בְּדִיקָה!Et même s'il n'a pas de femme, la règle s'applique. Et tout endroit où une belette ou un porc peuvent aller n'a pas besoin de vérification, car on présume que l'animal aurait emporté et mangé le fœtus. De même, disons que la belette a mangé le pain qu'elle a pris !
- אָמַר רַבִּי זֵירָא, לָא קַשְׁיָא: הָא בְּבָשָׂר, וְהָא בְּלֶחֶם. בְּבָשָׂר — לָא מְשַׁיְּירָא. בְּלֶחֶם — מְשַׁיְּירָא.Rabbi Zeira a dit : ce n'est pas difficile. Ceci, la Michna sur les habitations, porte sur de la chair, et cela, notre Michna, porte sur du pain. De la chair, elle n'en laisse pas de restes ; du pain, elle en laisse, et il faut donc vérifier.
- אָמַר רָבָא: הַאי מַאי? בִּשְׁלָמָא הָתָם — אֵימוֹר הֲוָה, אֵימוֹר לָא הֲוָה. וְאִם תִּמְצָא לוֹמַר הֲוָה — אֵימוֹר אֲכַלְתֵּיהּ. אֲבָל הָכָא, דְּוַדַּאי דַּחֲזֵינָא דִּשְׁקַל — מִי יֵימַר דַּאֲכַלְתֵּיהּ? הָוֵי סָפֵק וּוַדַּאי, וְאֵין סָפֵק מוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי.Rava a dit : qu'est-ce que cela prouve ? Les cas ne sont pas comparables. Certes, là-bas, à propos du fœtus, on peut dire qu'il y en avait un et dire qu'il n'y en avait pas ; et même si tu en viens à dire qu'il y en avait un, dis qu'elle l'a mangé. Mais ici, où il est certain que nous avons vu qu'elle a pris le pain, qui dira qu'elle l'a mangé ? C'est un doute face à une certitude, et un doute n'écarte pas d'une certitude.
- וְאֵין סָפֵק מוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי?! וְהָא תַּנְיָא: חָבֵר שֶׁמֵּת וְהִנִּיחַ מְגוּרָה מְלֵיאָה פֵּירוֹת, וַאֲפִילּוּ הֵן בְּנֵי יוֹמָן — הֲרֵי הֵן בְּחֶזְקַת מְתוּקָּנִין. וְהָא הָכָא, דְּוַדַּאי טְבִילִי הָנֵי פֵּירֵי, וְסָפֵק מְעוּשָּׂרִין וְסָפֵק לֹא מְעוּשָּׂרִין, וְקָאָתֵי סָפֵק וּמוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי!Et un doute n'écarte-t-il pas d'une certitude ? Mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un 'haver (homme scrupuleux pour les dîmes et la pureté) qui est mort et a laissé un grenier plein de fruits, et même s'ils sont du jour même, ils sont présumés préparés, c'est-à-dire déjà prélevés. Or voici qu'ici, il est certain que ces fruits étaient tevel (non prélevés), et il y a doute s'ils ont été prélevés et doute s'ils n'ont pas été prélevés, et le doute vient écarter de la certitude !
- הָתָם וַדַּאי וּוַדַּאי הוּא, דְּוַדַּאי מְעַשְּׂרִי, כִּדְרַבִּי חֲנִינָא חוֹזָאָה. דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא חוֹזָאָה: חֲזָקָה עַל חָבֵר שֶׁאֵין מוֹצִיא מִתַּחַת יָדוֹ דָּבָר שֶׁאֵינוֹ מְתוּקָּן.Là-bas, c'est une certitude contre une certitude, car il est certain qu'ils prélèvent la dîme, conformément à l'enseignement de Rabbi 'Hanina 'Hozaa. Car Rabbi 'Hanina 'Hozaa a dit : il y a une présomption à l'égard d'un 'haver : il ne laisse pas sortir de sa main une chose qui n'est pas préparée.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: סָפֵק וְסָפֵק הוּא, דִּילְמָא מֵעִקָּרָא אֵימוֹר דְּלָא טְבִילִי, כְּרַבִּי אוֹשַׁעְיָא.Et si tu veux, dis : c'est un doute contre un doute, car peut-être, dès l'origine, dis qu'ils n'étaient pas tevel, conformément à l'enseignement de Rabbi Ochaya.
- דְּאָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: מַעֲרִים אָדָם עַל תְּבוּאָתוֹ, וּמַכְנִיסָהּ בַּמּוֹץ שֶׁלָּהּ, כְּדֵי שֶׁתְּהֵא בְּהֶמְתּוֹ אוֹכֶלֶת וּפְטוּרָה מִן הַמַּעֲשֵׂר.Car Rabbi Ochaya a dit : un homme peut user d'un stratagème pour son grain et le rentrer dans sa balle, avant le vannage, afin que son animal en mange ; et il est exempt de la dîme. Il se peut donc que ce 'haver ait agi ainsi et que l'obligation de dîme ne soit jamais née pour ces fruits.
- וְאֵין סָפֵק מוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי?! וְהָתַנְיָא אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מַעֲשֶׂה בְּשִׁפְחָתוֹ שֶׁל מֵצִיק אֶחָד בְּרִימּוֹן שֶׁהֵטִילָה נֵפֶל לְבוֹר,Et un doute n'écarte-t-il pas d'une certitude ? Mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda a dit : il arriva que la servante d'un oppresseur à Rimon jeta un fœtus mort-né dans une fosse,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.