Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יָכוֹל אַף לִפְנֵי הַפֶּסַח כֵּן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״הוּא״ — הוּא קָרֵב, וְאֵין תְּמוּרַת הַפֶּסַח קְרֵיבָה.On aurait pu croire que même avant le Pessa'h (l'abattage de l'agneau pascal de remplacement), il en est ainsi et que la temoura (animal substitué) est offerte comme chelamim (sacrifice de paix). Le verset dit : « Lui » (Lévitique 3, 7) : lui est offert, mais la temoura du Pessa'h n'est pas offerte.
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא שֶׁנִּמְצָא קוֹדֶם שְׁחִיטָה וְהֵמִיר בּוֹ קוֹדֶם שְׁחִיטָה — פְּשִׁיטָא! לְמָה לִי קְרָא? אֶלָּא לָאו, שֶׁנִּמְצָא קוֹדֶם שְׁחִיטָה וְהֵמִיר בּוֹ אַחַר שְׁחִיטָה! תְּיוּבְתָּא דְרָבָא, תְּיוּבְתָּא.De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'il a été retrouvé avant l'abattage et qu'on a fait l'échange avant l'abattage, c'est évident ! Pourquoi ai-je besoin d'un verset ? N'est-ce donc pas plutôt qu'il a été retrouvé avant l'abattage et qu'on a fait l'échange après l'abattage ! La baraïta enseigne donc qu'elle n'est pas offerte, contrairement à Rava. La réfutation de Rava est une teyouvta (une réfutation définitive).
- אָמַר שְׁמוּאֵל: כֹּל שֶׁבַּחַטָּאת מֵתָה — בַּפֶּסַח קָרֵב שְׁלָמִים, וְכֹל שֶׁבַּחַטָּאת רוֹעֶה — בַּפֶּסַח נָמֵי רוֹעֶה. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵין הַפֶּסַח קָרֵב שְׁלָמִים אֶלָּא שֶׁנִּמְצָא אַחַר שְׁחִיטָה, אֲבָל קוֹדֶם שְׁחִיטָה — לֹא.Chmouel a dit : Tout cas où un 'hatat (sacrifice expiatoire) est voué à la mort (on l'enferme jusqu'à ce qu'il meure), pour le Pessa'h, il est offert comme chelamim ; et tout cas où un 'hatat doit paître jusqu'à ce qu'il ait un défaut, pour le Pessa'h aussi, il doit paître. Et Rabbi Yo'hanan a dit : Le Pessa'h n'est offert comme chelamim que s'il a été retrouvé après l'abattage de celui de remplacement, mais s'il a été retrouvé avant l'abattage, non.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב יוֹסֵף: וּכְלָלָא הוּא? וַהֲרֵי חַטָּאת שֶׁעָבְרָה שְׁנָתָהּ, דְּלִרְעִיָּה אָזְלָא, דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: חַטָּאת שֶׁעָבְרָה שְׁנָתָהּ — רוֹאִין אוֹתָהּ כְּאִילּוּ הִיא עוֹמֶדֶת בְּבֵית הַקְּבָרוֹת, וְרוֹעֶה.Rav Yossef s'y oppose : Est-ce une règle générale ? Voici qu'un 'hatat dont l'année est passée s'en va paître, car Rabbi Chimon ben Lakich a dit : Un 'hatat dont l'année est passée, on le considère comme s'il se tenait dans un cimetière, où un Cohen ne peut entrer pour l'en sortir, et il doit paître.
- וְאִילּוּ בְּפֶסַח כִּי הַאי גַוְונָא קָרֵב שְׁלָמִים, דְּתַנְיָא: ״כֶּשֶׂב״, לְרַבּוֹת אֶת הַפֶּסַח לְאַלְיָה, כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״אִם כֶּשֶׂב״, לְרַבּוֹת אֶת הַפֶּסַח שֶׁעָבְרָה שְׁנָתוֹ וּשְׁלָמִים הַבָּאִין מֵחֲמַת פֶּסַח לְכׇל מִצְוַת שְׁלָמִים, שֶׁטְּעוּנִים סְמִיכָה וּנְסָכִים וּתְנוּפַת חָזֶה וָשׁוֹק. כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״אִם עֵז״ — הִפְסִיק הָעִנְיָן, לִימֵּד עַל הָעֵז שֶׁאֵין טָעוּן אַלְיָה.Alors que pour le Pessa'h, dans un tel cas, il est offert comme chelamim, car il a été enseigné dans une baraïta : « Agneau » vient inclure le Pessa'h quant à la queue grasse. Lorsqu'il dit « si c'est un agneau », c'est pour inclure le Pessa'h dont l'année est passée et les chelamim qui viennent à cause du Pessa'h, dans toutes les règles des chelamim : ils requièrent l'imposition des mains, les libations, et le balancement de la poitrine et de la cuisse. Lorsqu'il dit « si c'est une chèvre », il a interrompu le sujet, ce qui enseigne que la chèvre ne requiert pas l'offrande de la queue grasse.
- אֲמַר לֵיהּ: כִּי קָאָמַר שְׁמוּאֵל, בַּאֲבוּדִין. בִּדְחוּיִין לָא אָמַר.Il lui a dit : Lorsque Chmouel a parlé, c'était à propos de ceux qui sont perdus ; à propos de ceux qui sont repoussés (devenus inaptes par eux-mêmes), il n'a rien dit.
- וְאָבוּד מִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? וַהֲרֵי אֲבוּדָה בִּשְׁעַת הַפְרָשָׁה, לְרַבָּנַן, דְּלִרְעִיָּה אָזְלָא. דִּתְנַן: הִפְרִישׁ חַטָּאתוֹ וְאָבְדָה, וְהִפְרִישׁ אַחֶרֶת תַּחְתֶּיהָ וְנִמְצֵאת הָרִאשׁוֹנָה, וַהֲרֵי שְׁתֵּיהֶן עוֹמְדוֹת — אַחַת מֵהֶן תִּקְרַב וּשְׁנִיָּה תָּמוּת, דִּבְרֵי רַבִּי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין חַטָּאת מֵתָה אֶלָּא שֶׁנִּמְצֵאת לְאַחַר שֶׁנִּתְכַּפְּרוּ בְּעָלִים. הָא קוֹדֶם שֶׁנִּתְכַּפְּרוּ בְּעָלִים — רוֹעָה.La Guemara demande : Et pour celui qui est perdu, trouves-tu que la règle se vérifie ? Voici le 'hatat perdu au moment de la séparation de son remplaçant : selon les Sages, il s'en va paître, comme nous l'avons appris dans une Michna : Si quelqu'un a séparé son 'hatat et qu'il s'est perdu, qu'il en a séparé un autre à sa place, puis que le premier a été retrouvé, et que les deux se trouvent là : l'un d'eux sera offert et le second mourra, ce sont les paroles de Rabbi. Et les Sages disent : Un 'hatat ne meurt que s'il a été retrouvé après que les propriétaires ont obtenu l'expiation. On en déduit que s'il a été retrouvé avant que les propriétaires aient obtenu l'expiation, il doit paître.
- וְאִילּוּ בְּפֶסַח, הֵיכָא דְּאָבַד וְנִמְצָא אַחַר חֲצוֹת קוֹדֶם שְׁחִיטָה — קָרֵב שְׁלָמִים. שְׁמוּאֵל כְּרַבִּי סְבִירָא לֵיהּ, דְּאָמַר אֲבוּדָה לְמִיתָה אָזְלָא.Alors que pour le Pessa'h, s'il s'est perdu et a été retrouvé après midi, avant l'abattage, il est offert comme chelamim ! La Guemara répond : Chmouel pense comme Rabbi, qui a dit que le 'hatat perdu s'en va à la mort.
- וְהָא כֹּל אֲבוּדָה לְרַבִּי מֵתָה, וְאִילּוּ בְּפֶסַח הֵיכָא דְּאָבַד קוֹדֶם חֲצוֹת וְנִמְצָא קוֹדֶם חֲצוֹת — רוֹעֶה! קוֹדֶם חֲצוֹת לָאו אָבוּד הוּא, כִּדְרָבָא, דְּאָמַר רָבָא: אֲבֵידַת לַיְלָה לָאו שְׁמָהּ אֲבֵידָה.La Guemara demande : Mais selon Rabbi, tout 'hatat perdu meurt, alors que pour le Pessa'h, s'il s'est perdu avant midi et a été retrouvé avant midi, il doit paître ! Elle répond : Avant midi, il n'est pas considéré comme perdu, conformément à Rava, car Rava a dit : Une perte de nuit ne s'appelle pas une perte, puisque la nuit n'est pas un temps d'offrande.
- אֶלָּא, רוֹעָה לְרַבִּי הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?La Guemara demande : Mais alors, selon Rabbi, comment trouves-tu le cas où il doit paître ?
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