Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הַמְמַנֶּה עִמּוֹ אַחֵר בְּחֶלְקוֹ — רַשָּׁאִין בְּנֵי חֲבוּרָה לִיתֵּן לוֹ אֶת שֶׁלּוֹ, וְהוּא אוֹכֵל מִשֶּׁלּוֹ, וְהֵן אוֹכְלִין מִשֶּׁלָּהֶן.Michna : Celui qui inscrit un autre avec lui sur sa part du Pessa'h (sacrifice pascal), sans l'accord du groupe : les membres du groupe ont le droit de lui donner sa part, et il mange de sa part avec celui qu'il a inscrit, et eux mangent de leur part.
- גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: בְּנֵי חֲבוּרָה שֶׁהָיוּ יָדָיו שֶׁל אֶחָד מֵהֶן יָפוֹת, מַהוּ שֶׁיֹּאמְרוּ לוֹ: טוֹל חֶלְקְךָ וָצֵא. מִי אָמְרִינַן, מָצֵי אֲמַר לְהוּ: הָא קַבֵּילְתּוּן. אוֹ דִילְמָא, מָצוּ לְמֵימַר לֵיהּ: כִּי קַבֵּלְינַן — לְתַיקּוֹנֵי זְבִיחָה, אַדַּעְתָּא דְּאָכְלַתְּ טְפֵי מִינַּן — לָא קַבֵּלְינָךְ.Guemara : Ils ont posé la question : Des membres d'un groupe dont l'un a les mains belles, euphémisme pour celui qui mange vite et beaucoup : peuvent-ils lui dire : Prends ta part et sors ? Disons-nous qu'il peut leur dire : Vous m'avez accepté ! Ou peut-être peuvent-ils lui dire : Lorsque nous t'avons accepté, c'était pour assurer le bon déroulement du sacrifice, afin qu'il n'en reste rien ; dans l'idée que tu mangerais plus que nous, nous ne t'avons pas accepté ?
- תָּא שְׁמַע: הַמְמַנֶּה אֲחֵרִים עִמּוֹ עַל חֶלְקוֹ — רַשָּׁאִין [בְּנֵי חֲבוּרָה] לִיתֵּן לוֹ אֶת שֶׁלּוֹ, וְהוּא אוֹכֵל אֶת שֶׁלּוֹ, וְהֵן אוֹכְלִין אֶת שֶׁלָּהֶן. מַאי טַעְמָא? לָאו מִשּׁוּם דְּהָוֵי לֵיהּ כְּיָדַיִם שֶׁל אֶחָד מֵהֶן יָפוֹת. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ יָדָיו יָפוֹת מָצֵי אֲמַר לְהוּ קַבֵּילְתּוּן, נִיהְוֵי הַאי כְּיָדָיו יָפוֹת!Viens et entends une preuve : Celui qui inscrit d'autres avec lui sur sa part : les [membres du groupe] ont le droit de lui donner sa part, et il mange la sienne et eux mangent la leur. Quelle est la raison ? N'est-ce pas parce qu'il est comme l'un d'eux dont les mains sont belles ? Et si tu penses que celui dont les mains sont belles peut leur dire : Vous m'avez accepté, que celui-ci soit comme celui dont les mains sont belles ! On n'aurait pas pu lui donner sa part à part.
- אָמְרִי: לָא, דֵּעוֹת שָׁאנֵי, דְּאִי נָמֵי תַּרְוַיְיהוּ כְּחַד מִבְּנֵי חֲבוּרָה הוּא דְּאָכְלִי, מָצֵי אָמְרִי לֵיהּ: דְּלָא נִיחָא לַן אִינָשׁ נוּכְרָא גַּבָּן.Ils disent : Non, des esprits supplémentaires, c'est différent, car même si tous deux ne mangeaient que comme l'un des membres du groupe, ils pourraient lui dire : Il ne nous convient pas d'avoir un étranger parmi nous.
- תָּא שְׁמַע: הַשַּׁמָּשׁ שֶׁאָכַל כְּזַיִת בָּשָׂר בְּצַד הַתַּנּוּר, אִם הָיָה פִּקֵּחַ — מְמַלֵּא כְּרֵיסוֹ מִמֶּנּוּ. אִם רָצוּ בְּנֵי חֲבוּרָה לַעֲשׂוֹת טוֹבָה עִמּוֹ — בָּאִין וְיוֹשְׁבִין בְּצִדּוֹ וְאוֹכְלִין, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רָצוּ — אִין, לֹא רָצוּ — לָא. וְאַמַּאי? נֵימָא לְהוּ: הָא קַבֵּילְתּוּן.Viens et entends : Le serviteur qui a mangé un kazayit (volume d'une olive) de viande à côté du four, s'il est avisé, il se remplit le ventre de celle-ci, car on ne mange pas le Pessa'h en deux lieux. Si les membres du groupe veulent lui rendre service, ils viennent s'asseoir à côté de lui et mangent : telles sont les paroles de Rabbi Yehouda. On en déduit : S'ils le veulent, oui ; s'ils ne le veulent pas, non. Et pourquoi ? Qu'il leur dise : Vous m'avez accepté !
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמְרִי לֵיהּ: כִּי קַבֵּלְינָךְ — אַדַּעְתָּא דְּנַטְרְחָךְ קַמַּן. לְמִטְרַח לַן לְדִידָךְ — לָא קַבֵּלְינָךְ.Là-bas, c'est différent, car ils lui disent : Lorsque nous t'avons accepté, c'était dans l'idée que tu te donnerais de la peine devant nous ; que nous nous donnions de la peine pour toi, nous ne t'avons pas accepté pour cela.
- תָּא שְׁמַע: בְּנֵי חֲבוּרָה שֶׁהָיָה יָדָיו שֶׁל אֶחָד מֵהֶן יָפוֹת, רַשָּׁאִין לוֹמַר: טוֹל חֶלְקְךָ וָצֵא. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא אֲפִילּוּ חֲמִשָּׁה וְעָשׂוּ סִיבּוֹלֶת, רַשָּׁאִין לוֹמַר לוֹ: טוֹל חֶלְקְךָ וָצֵא. שְׁמַע מִינַּהּ.Viens et entends : Des membres d'un groupe dont l'un a les mains belles ont le droit de lui dire : Prends ta part et sors. Et ce n'est pas tout : même cinq personnes qui ont fait un sibolèt (repas en commun) ont le droit de lui dire : Prends ta part et sors. Déduis-en que c'est ainsi.
- מַאי ״וְלֹא עוֹד״? לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר. לָא מִיבַּעְיָא פֶּסַח, דְּמָצֵי אָמְרִי לֵיהּ: כִּי קַבֵּלְינָךְ לְתַקּוֹנֵי זְבִיחָה, אֶלָּא אֲפִילּוּ סִיבּוֹלֶת נָמֵי, דְּצַוְותָּא בְּעָלְמָא הוּא, רַשָּׁאִין לוֹמַר לוֹ: טוֹל חֶלְקְךָ וָצֵא.Que signifie « et ce n'est pas tout » ? En quoi le second cas est-il plus fort ? Il parle sur le mode « il n'est pas nécessaire ». Il n'est pas nécessaire de le dire pour le Pessa'h, où ils peuvent lui dire : Lorsque nous t'avons accepté, c'était pour assurer le bon déroulement du sacrifice ; mais même pour un sibolèt, qui n'est que pour la compagnie, ils ont le droit de lui dire : Prends ta part et sors.
- אִיכָּא דְאָמְרִי: הָא לָא אִיבַּעְיָא לַן, אֶלָּא הָכִי הוּא דְּאִיבַּעְיָא לַן: בְּנֵי חֲבוּרָה רַשָּׁאִין לְחַלֵּק, אוֹ אֵינָן רַשָּׁאִין לְחַלֵּק?Il y en a qui disent : Cela, nous ne nous le sommes pas demandé ; voici plutôt ce que nous nous sommes demandé : Les membres d'un groupe ont-ils le droit de se partager le Pessa'h, ou n'ont-ils pas le droit de se le partager ?
- תָּא שְׁמַע: בְּנֵי חֲבוּרָה שֶׁהָיוּ יָדָיו שֶׁל אֶחָד מֵהֶן יָפוֹת — רַשָּׁאִין לוֹמַר לוֹ: טוֹל חֶלְקְךָ וָצֵא. יָדָיו יָפוֹת — אִין, אֵין יָדָיו יָפוֹת — לָא. שְׁמַע מִינַּהּ.Viens et entends : Des membres d'un groupe dont l'un a les mains belles ont le droit de lui dire : Prends ta part et sors. Si ses mains sont belles, oui ; si ses mains ne sont pas belles, non. Déduis-en qu'ils n'ont pas le droit de se partager sans raison.
- רַב פָּפָּא וְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ עָרִיבוּ רִיפְתָּא בַּהֲדֵי הֲדָדֵי. אַדְּאָכֵיל רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ חֲדָא, אָכֵיל רַב פָּפָּא אַרְבַּע. אֲמַר לֵיהּ: פְּלַג לִי. אֲמַר לֵיהּ: קַבֵּילְתּוּן.Rav Pappa et Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, mirent leur pain en commun. Le temps que Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, en mange un, Rav Pappa en mangeait quatre. Il lui dit : Partage avec moi. Il lui dit : Vous m'avez accepté.
- אֵיתִיבֵיהּ כׇּל הָנֵי תְּיוּבָתָא, וְשַׁנִּי כִּדְשַׁנִּינַן. אֵיתִיבֵיהּ בְּנֵי חֲבוּרָה. אֲמַר לֵיהּ: הָתָם דְּאָמְרִי לֵיהּ כִּי קַבֵּלְינָךְ — לְתַיקּוֹנֵי זְבִיחָה. אֵיתִיבֵיהּ סִיבּוֹלֶת, פְּלַג לֵיהּ.Il lui opposa toutes ces objections, et Rav Pappa répondit comme nous avons répondu. Il lui opposa le cas des membres d'un groupe. Il lui dit : Là-bas, ils lui disent : Lorsque nous t'avons accepté, c'était pour assurer le bon déroulement du sacrifice. Quand il lui opposa le sibolèt, il partagea avec lui.
- אֲזַל עָרֵיב בַּהֲדֵי רָבִינָא. אַדְּאָכֵיל רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ חֲדָא, אָכֵיל רָבִינָא תְּמָנְיָא. אֲמַר: מְאָה פָּפֵּי וְלָא חֲדָא רָבִינָא.Il alla mettre son pain en commun avec Ravina. Le temps que Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, en mange un, Ravina en mangeait huit. Il dit : Mieux valent cent Pappa et non un seul Ravina !
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַמְמַנֶּה אֲחֵרִים עִמּוֹ עַל פִּסְחוֹ וְעַל חֲגִיגָתוֹ — מָעוֹת שֶׁבְּיָדוֹ חוּלִּין. וְהַמּוֹכֵר עוֹלָתוֹ וּשְׁלָמָיו — לֹא עָשָׂה וְלֹא כְּלוּם, וּמָעוֹת כׇּל שֶׁהֵן יִפְּלוּ לִנְדָבָה.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Celui qui inscrit d'autres avec lui sur son Pessa'h et sur sa 'hagiga (sacrifice de fête du 14 Nissan) : l'argent qu'il a en main est profane. Et celui qui vend son holocauste ou son chelamim (sacrifice de paix) n'a rien fait du tout, et tout l'argent, quel qu'il soit, ira à l'offrande volontaire publique.
- וְכִי מֵאַחַר דְּלֹא עָשָׂה וְלֹא כְּלוּם, מָעוֹת אַמַּאי יִפְּלוּ לִנְדָבָה? אָמַר רָבָא: קְנָסָא. וּמַאי ״כׇּל שֶׁהֵן״ — אַף עַל גַּב דְּלָא הֲווֹ שָׁווּ אֶלָּא אַרְבְּעָה, וִיהַבוּ לֵיהּ חַמְשָׁה — אֲפִילּוּ בְּהָהִיא יַתִּירָא נָמֵי קַנְסוּהוּ רַבָּנַן.Mais puisqu'il n'a rien fait du tout, pourquoi l'argent irait-il à l'offrande volontaire ? Rava a dit : C'est une amende. Et que signifie « quel qu'il soit » ? Bien que le sacrifice ne valût que quatre zouz et qu'on lui en ait donné cinq, même sur ce supplément, les Rabbanan l'ont frappé d'une amende.
- אָמַר עוּלָּא, וְאִיתֵּימָא רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: אֶפְשָׁר יָדְעִי חַבְרִין בַּבְלָאֵי טַעְמָא דְּהַאי מִלְּתָא. זֶה הִפְרִישׁ טָלֶה לְפִסְחוֹ, וְזֶה הִפְרִישׁ מָעוֹת לְפִסְחוֹ, הֵיאַךְ הֶקְדֵּשׁ חָל עַל הֶקְדֵּשׁ, דְּקָתָנֵי: מָעוֹת שֶׁבְּיָדוֹ חוּלִּין?Oula a dit, et certains disent que c'est Rabbi Ochaya : Se peut-il que nos collègues babyloniens connaissent la raison de cette chose ? L'un a mis de côté un agneau pour son Pessa'h, et l'autre a mis de côté de l'argent pour son Pessa'h : comment une sainteté prend-elle effet sur une sainteté, puisqu'on enseigne que l'argent qu'il a en main est profane ?
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