Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִשּׁוּם דְּאִיכָּא חָזֶה וָשׁוֹק, דְּכֹהֲנִים הוּא דְּאָכְלִי לֵיהּ.parce qu'il y a la poitrine et la cuisse, que ce sont les Cohanim (prêtres) qui les mangent s'il s'agit d'un sacrifice de chelamim (sacrifice de paix), mais non s'il s'agit d'un Pessa'h (sacrifice pascal) ; on ne saurait donc qui doit les manger.
- וְנַיְתֵי כׇּל חַד וְחַד כֹּהֵן בַּהֲדֵיהּ.Que chacun amène un Cohen avec lui, inscrit sur son animal, qui mangera la poitrine et la cuisse !
- הַאי כֹּהֵן הֵיכִי דָּמֵי? אִי דְּעָבֵיד פֶּסַח — דִּילְמָא הַאי פֶּסַח הוּא, וְנִמְצָא פֶּסַח נֶאֱכָל שֶׁלֹּא לִמְנוּיָו. וְאִי דְּלָא עָבֵיד פֶּסַח — דִּילְמָא שְׁלָמִים הוּא, וְלָא עָבֵיד פֶּסַח!On réfute : Ce Cohen, de quel cas s'agit-il ? S'il a déjà fait le Pessa'h, peut-être que celui-ci est un Pessa'h, et il se trouverait que le Pessa'h serait mangé par d'autres que ses inscrits. Et s'il n'a pas fait le Pessa'h, peut-être que c'est un chelamim, et il n'aurait pas fait le Pessa'h !
- וְנַיְתֵי כֹּל חַמְשָׁה חַד כֹּהֵן דְּלָא עֲבַד פֶּסַח, וְנִימְּנֵי עִילָּוֵיהּ הָנֵי חֲמִשָּׁה פְּסָחִים, דְּמִמָּה נַפְשָׁךְ אִיכָּא חַד דְּלָא עָבֵיד פֶּסַח, וְקָא נָפְקִי בֵּיהּ.Que tous les cinq amènent un seul Cohen qui n'a pas fait le Pessa'h, et qu'il s'inscrive sur ces cinq Pessa'him ; car de toute façon, il y en a un qui n'a pas fait le Pessa'h, et il s'acquitte avec lui.
- אֶלָּא מִשּׁוּם דְּקָא מְמַעֵיט בַּאֲכִילַת שְׁלָמִים, דְּאִילּוּ פֶּסַח לְיוֹם וְלַיְלָה, וְאִילּוּ שְׁלָמִים לִשְׁנֵי יָמִים וְלַיְלָה אֶחָד.Mais plutôt, la stipulation n'est pas possible parce qu'il diminuerait le temps de consommation du chelamim : car le Pessa'h ne se mange que pour un jour et une nuit, alors que le chelamim se mange pour deux jours et une nuit. Mis en doute, ils devraient tous être traités comme un Pessa'h, et on brûlerait trop tôt la chair d'un éventuel chelamim.
- וְנַיְתֵי מוֹתַר הַפֶּסַח.Qu'ils apportent donc un surplus de Pessa'h : un animal consacré comme Pessa'h qui n'a pas été offert, et qui est offert comme chelamim !
- וְנֵימָא: אִי דִּידִי בַּעַל מוּם — הַאי דְּאַיְיתַי הַשְׁתָּא נִיהְוֵי פֶּסַח, אִי דִּידִי תָּם הוּא — נִיהְוֵי הַאי דְּאַיְיתַי הַשְׁתָּא שְׁלָמִים, דְּמוֹתַר הַפֶּסַח נֶאֱכָל לְיוֹם וְלַיְלָה אֶחָד.Et qu'ils disent : Si le mien était celui au défaut, que celui que j'apporte maintenant soit un Pessa'h ; s'il était sans défaut, que celui que j'apporte maintenant soit un chelamim au titre du surplus, car le surplus de Pessa'h se mange pour un jour et une nuit.
- וְכִי מַפְרִישִׁין תְּחִלָּה לַמּוֹתָרוֹת?! וְנִטְרְחוּ וְנַיְיתֵי מוֹתַר הַפֶּסַח!Mais consacre-t-on d'emblée pour le surplus ?! Le surplus n'est que ce qui a été consacré comme Pessa'h et n'a pas servi. On répond : Qu'ils se donnent la peine d'apporter un véritable surplus de Pessa'h resté inutilisé !
- אֶלָּא מִשּׁוּם סְמִיכָה. דְּאִילּוּ פֶּסַח לָא בָּעֵי סְמִיכָה, וְאִילּוּ מוֹתָר בָּעֵי סְמִיכָה.Mais plutôt, c'est impossible à cause de la semikha (imposition des mains sur la tête de la victime) : car le Pessa'h ne requiert pas de semikha, alors que le surplus requiert la semikha.
- הָא תִּינַח קׇרְבַּן אֲנָשִׁים. קׇרְבַּן נָשִׁים, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien pour un sacrifice d'hommes. Pour un sacrifice de femmes, qui ne requiert pas de semikha, que peut-on dire ?
- אֶלָּא מִשּׁוּם מַתָּנוֹת. דְּאִילּוּ פֶּסַח — מַתָּנָה אַחַת, וְאִילּוּ שְׁלָמִים — שְׁתַּיִם שֶׁהֵן אַרְבַּע.Mais plutôt, c'est impossible à cause des aspersions du sang sur l'autel : car le Pessa'h requiert une seule aspersion, alors que le chelamim en requiert deux qui en font quatre, sur deux angles opposés, le sang atteignant les quatre côtés de l'autel.
- מַאי נָפְקָא מִינַּהּ? וְהָא תְּנַן: כׇּל הַנִּיתָּנִין עַל מִזְבֵּחַ הַחִיצוֹן שֶׁנְּתָנָן בְּמַתַּן אַחַת — כִּפֵּר,Quelle différence cela fait-il ? N'avons-nous pas appris dans une Michna : Tous les sangs qui sont donnés sur l'autel extérieur, si on les a donnés en une seule aspersion, l'expiation est faite !
- אֶלָּא מִשּׁוּם דְּאִילּוּ פֶּסַח בִּשְׁפִיכָה, וְאִילּוּ שְׁלָמִים בִּזְרִיקָה.Mais plutôt, c'est impossible parce que le Pessa'h se fait par déversement, alors que le chelamim se fait par jet.
- מַאי נָפְקָא מִינַּהּ? וְהָא תַּנְיָא: כׇּל הַנִּיתָּנִין בִּזְרִיקָה שֶׁנְּתָנָן בִּשְׁפִיכָה יָצָא. אֵימַר דְּקָא אָמְרִינַן דְּאִי עֲבַד, לְכַתְּחִלָּה נָמֵי?!Quelle différence cela fait-il ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Tous ceux qui sont donnés par jet, si on les a donnés par déversement, on s'est acquitté ! On répond : Admettons que nous disions que, s'il l'a fait, c'est valable ; est-ce permis aussi d'emblée ?!
- מַתְנִי׳ הָאוֹמֵר לְבָנָיו: הֲרֵינִי שׁוֹחֵט אֶת הַפֶּסַח עַל מִי שֶׁיַּעֲלֶה מִכֶּם רִאשׁוֹן לִירוּשָׁלַיִם, כֵּיוָן שֶׁהִכְנִיס הָרִאשׁוֹן רֹאשׁוֹ וְרוּבּוֹ — זָכָה בְּחֶלְקוֹ וּמְזַכֶּה אֶת אֶחָיו עִמּוֹ.Michna : Celui qui dit à ses fils : Voici que j'égorge le Pessa'h pour celui d'entre vous qui montera le premier à Jérusalem : dès que le premier a fait entrer sa tête et la majeure partie de son corps, il a acquis sa part et il fait acquérir à ses frères la leur avec lui.
- גְּמָ׳ שְׁמַע מִינַּהּ יֵשׁ בְּרֵירָה!Guemara : Déduis-en qu'il y a berera (détermination rétroactive) : on considère que le premier arrivé était inscrit dès le départ !
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, כְּדֵי לְזָרְזָן בְּמִצְוֹת קָאָמַר.Rabbi Yo'hanan a dit : Non, tous étaient inscrits dès le départ, et c'est pour les stimuler à l'accomplissement des mitsvot (commandements) qu'il a dit cela.
- דַּיְקָא נָמֵי דְּקָתָנֵי: וּמְזַכֶּה אֶחָיו עִמּוֹ, אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא דְּאַמְנִינְהוּ מֵעִיקָּרָא — שַׁפִּיר, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ דְּלָא אַמְנִינְהוּ מֵעִיקָּרָא, לְבָתַר דְּשָׁחֵיט מִי קָא מִתְמַנּוּ? וְהָא תְּנַן: נִמְנִין וּמוֹשְׁכִין יְדֵיהֶן מִמֶּנּוּ עַד שֶׁיִּשָּׁחֵט. שְׁמַע מִינַּהּ.La précision du texte le confirme aussi, car il enseigne : Et il fait acquérir à ses frères avec lui. Si tu dis qu'il les a inscrits dès le début, c'est bien. Mais si tu dis qu'il ne les a pas inscrits dès le début, après l'égorgement peuvent-ils s'inscrire ? N'avons-nous pas appris : On s'inscrit et on retire ses mains de l'animal jusqu'à ce qu'il soit égorgé ? Déduis-en qu'ils étaient inscrits dès le départ.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: מַעֲשֶׂה וְקָדְמוּ בָּנוֹת לְבָנִים, וְנִמְצָא בָּנוֹת זְרִיזוֹת וּבָנִים שְׁפָלִים.Il a été enseigné ainsi également : Il arriva que les filles devancèrent les fils, et il se trouva que les filles étaient empressées et les fils paresseux.
- מַתְנִי׳ לְעוֹלָם נִמְנִין עָלָיו עַד שֶׁיִּהְיֶה בּוֹ כְּזַיִת לְכׇל אֶחָד וְאֶחָד. נִמְנִין וּמוֹשְׁכִין אֶת יְדֵיהֶן מִמֶּנּוּ עַד שֶׁיִּשָּׁחֵט. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: עַד שֶׁיִּזָּרֵק אֶת הַדָּם.Michna : On peut toujours s'inscrire sur lui, tant qu'il y a en lui un kazayit (volume d'une olive) pour chacun. On s'inscrit et on retire ses mains de lui jusqu'à ce qu'il soit égorgé. Rabbi Chimon dit : jusqu'à ce que le sang soit aspergé.
- גְּמָ׳ מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? הָא קָא מַשְׁמַע לַן דְּאַף עַל גַּב דְּאִימְּנִי עָלָיו חֲבוּרָה זוֹ, חוֹזֶרֶת וְנִמְנִין עָלָיו חֲבוּרָה אַחֶרֶת.Guemara : Que nous apprend-elle ? C'est évident ! Elle nous apprend ceci : bien qu'un groupe se soit inscrit sur lui, il peut se retirer et un autre groupe s'inscrire sur lui.
- נִמְנִין וּמוֹשְׁכִין אֶת יְדֵיהֶן עַד שֶׁיִּשָּׁחֵט וְכוּ׳. אָמַר אַבָּיֵי: מַחֲלוֹקֶת לִימָּשֵׁךְ,Il est enseigné dans la Michna : On s'inscrit et on retire ses mains jusqu'à ce qu'il soit égorgé, etc. Abayé a dit : La divergence porte sur le fait de se retirer.
- דְּרַבָּנַן סָבְרִי: ״מִהְיוֹת מִשֶּׂה״ — מֵחַיּוּתֵיהּ דְּשֶׂה. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: מֵהֲוָיָיתֵיהּ דְּשֶׂה. אֲבָל לִימָּנוֹת — דִּבְרֵי הַכֹּל עַד שֶׁיִּשָּׁחֵט, דְּאָמַר קְרָא: ״בְּמִכְסַת נְפָשֹׁת״, וַהֲדַר: ״תָּכֹסּוּ״.Car les Rabbanan estiment : le verset dit « de la présence d'un agneau (mihyot misé) » (Exode 12, 4), ce qui signifie : du vivant de l'agneau. Et Rabbi Chimon estime : cela signifie pendant le déroulement du service de l'agneau. Mais pour s'inscrire, tous s'accordent que c'est jusqu'à ce qu'il soit égorgé, car le verset dit : « selon le compte (mikhsat) des personnes », et ensuite : « vous compterez (takhossou) », mot qui, selon l'araméen, signifie : vous égorgerez ; l'inscription précède donc l'égorgement.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: נִמְנִין וּמוֹשְׁכִין אֶת יְדֵיהֶן מִמֶּנּוּ עַד שֶׁיִּשָּׁחֵט, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: נִמְנִין עַד שֶׁיִּשָּׁחֵט, וּמוֹשְׁכִין עַד שֶׁיִּזָּרֵק הַדָּם.Il a été enseigné ainsi également : On s'inscrit et on retire ses mains de lui jusqu'à ce qu'il soit égorgé. Rabbi Chimon dit : On s'inscrit jusqu'à ce qu'il soit égorgé, et on se retire jusqu'à ce que le sang soit aspergé.
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