Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תִּקַּנְתֶּם אֶת רַבּוֹ, וְאֶת עַצְמוֹ לֹא תִּקַּנְתֶּם. לִישָּׂא שִׁפְחָה אֵינוֹ יָכוֹל — שֶׁכְּבָר חֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין, לִישָּׂא בַּת חוֹרִין אֵינוֹ יָכוֹל — שֶׁעֲדַיִין חֶצְיוֹ עֶבֶד. יִבְטַל, וַהֲלֹא לֹא נִבְרָא הָעוֹלָם אֶלָּא לִפְרִיָּה וּרְבִיָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא תֹהוּ בְרָאָהּ (אֶלָּא) לָשֶׁבֶת יְצָרָהּ״. אֶלָּא, מִפְּנֵי תִּיקּוּן הָעוֹלָם כּוֹפִין אֶת רַבּוֹ וְעוֹשֶׂה אוֹתוֹ בֶּן חוֹרִין, וְכוֹתֵב שְׁטָר עַל חֲצִי דָמָיו.Vous avez arrangé la situation de son maître, qui conserve tous ses droits sur l'esclave, mais la sienne propre vous ne l'avez pas arrangée. En effet, épouser une servante, il ne le peut pas, car il est déjà à moitié libre ; épouser une femme libre, il ne le peut pas, car il est encore à moitié esclave. Et si l'on dit qu'il reste sans se marier, le monde n'a-t-il pas été créé uniquement pour la procréation, comme il est dit : « Ce n'est pas pour le chaos qu'Il l'a créée, (mais) c'est pour être habitée qu'Il l'a formée » (Isaïe 45, 18) ? Mais plutôt, pour le bon ordre du monde, on contraint son maître, qui en fait un homme libre, et l'esclave écrit un acte de reconnaissance de dette pour la moitié de sa valeur. Telle était la première version de la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi).
- וְחָזְרוּ בֵּית הִילֵּל לְהוֹרוֹת כְּבֵית שַׁמַּאי.Et Beit Hillel sont revenus sur leur position pour enseigner comme Beit Chamaï.
- מַתְנִי׳ הָאוֹמֵר לְעַבְדּוֹ צֵא וּשְׁחוֹט עָלַי אֶת הַפֶּסַח, שָׁחַט גְּדִי — יֹאכַל, שָׁחַט טָלֶה — יֹאכַל, שָׁחַט גְּדִי וְטָלֶה — יֹאכַל מִן הָרִאשׁוֹן.Michna : Celui qui dit à son esclave : Va et égorge pour moi le Pessa'h (sacrifice pascal), sans préciser quel animal : s'il a égorgé un chevreau, que le maître en mange ; s'il a égorgé un agneau, qu'il en mange. S'il a égorgé un chevreau et un agneau, qu'il mange du premier égorgé, et le second sera brûlé.
- שָׁכַח מָה אָמַר לוֹ רַבּוֹ, כֵּיצַד יַעֲשֶׂה? יִשְׁחַט טָלֶה וּגְדִי, וְיֹאמַר: אִם גְּדִי אֲמַר לִי רַבִּי — גְּדִי שֶׁלּוֹ וְטָלֶה שֶׁלִּי, וְאִם טָלֶה אֲמַר לִי רַבִּי — הַטָּלֶה שֶׁלּוֹ וּגְדִי שֶׁלִּי.Si le maître avait précisé quel animal, mais que l'esclave a oublié ce que lui a dit son maître, comment doit-il faire ? Qu'il égorge un agneau et un chevreau et qu'il dise : Si c'est un chevreau que m'a dit mon maître, le chevreau est à lui et l'agneau est à moi ; et si c'est un agneau que m'a dit mon maître, l'agneau est à lui et le chevreau est à moi.
- שָׁכַח רַבּוֹ מָה אָמַר לוֹ, שְׁנֵיהֶן יֵצְאוּ לְבֵית הַשְּׂרֵיפָה, וּפְטוּרִין מִלַּעֲשׂוֹת פֶּסַח שֵׁנִי.Si son maître aussi a oublié ce qu'il lui a dit, tous deux, l'agneau et le chevreau, sortent au lieu du brûlement, puisqu'on ne sait pas qui est inscrit sur lequel, et le maître et l'esclave sont exempts de faire le Pessa'h Chéni (le second Pessa'h, un mois plus tard).
- גְּמָ׳ פְּשִׁיטָא! שָׁחַט גְּדִי — יֹאכַל, אַף עַל גַּב דִּרְגִיל בְּטָלֶה. שָׁחַט טָלֶה — יֹאכַל, אַף עַל גַּב דִּרְגִיל בִּגְדִי.Guemara : La Michna enseigne que si le maître n'a rien précisé, il mange de ce que l'esclave a égorgé. C'est évident ! On répond : c'est nécessaire pour le cas suivant : s'il a égorgé un chevreau, qu'il en mange, bien qu'il soit habitué à prendre un agneau ; s'il a égorgé un agneau, qu'il en mange, bien qu'il soit habitué à prendre un chevreau. Puisqu'il n'a rien précisé, il s'en est remis à son esclave.
- שָׁחַט גְּדִי וְטָלֶה — יֹאכַל מִן הָרִאשׁוֹן. וְהָא תַנְיָא: אֵין נִמְנִין עַל שְׁנֵי פְסָחִים כְּאֶחָד!Il est enseigné dans la Michna : S'il a égorgé un chevreau et un agneau, qu'il mange du premier. Mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : On ne s'inscrit pas sur deux Pessa'him à la fois ! Comment le maître pourrait-il donc manger du premier ?
- מַתְנִיתִין בְּמֶלֶךְ וּמַלְכָּה.On répond : la Michna traite d'un roi et d'une reine et de leurs semblables, que leurs serviteurs nourrissent et qui se contentent de ce qu'on leur présente ; ils acceptent d'emblée d'être inscrits sur le premier animal égorgé.
- וְהָתַנְיָא: אֵין נִמְנִין עַל שְׁנֵי פְסָחִים כְּאֶחָד, וּמַעֲשֶׂה בְּמֶלֶךְ וּמַלְכָּה שֶׁאָמְרוּ לְעַבְדֵיהֶם: צְאוּ וְשַׁחֲטוּ עָלֵינוּ אֶת הַפֶּסַח, וְיָצְאוּ וְשָׁחֲטוּ עֲלֵיהֶן שְׁנֵי פְסָחִים. בָּאוּ וְשָׁאֲלוּ אֶת הַמֶּלֶךְ, אָמַר לָהֶם: לְכוּ וְשַׁאֲלוּ אֶת הַמַּלְכָּה. בָּאוּ וְשָׁאֲלוּ מִן הַמַּלְכָּה, אָמְרָה לָהֶם: לְכוּ וְשַׁאֲלוּ אֶת רַבָּן גַּמְלִיאֵל.Et il a en effet été enseigné dans une baraïta : On ne s'inscrit pas sur deux Pessa'him à la fois. Et il arriva qu'un roi et une reine dirent à leurs serviteurs : Sortez et égorgez pour nous le Pessa'h. Ils sortirent et égorgèrent pour eux deux Pessa'him. Ils vinrent interroger le roi sur celui qu'il fallait manger ; il leur dit : Allez interroger la reine. Ils vinrent interroger la reine ; elle leur dit : Allez interroger Rabban Gamliel.
- בָּאוּ וְשָׁאֲלוּ אֶת רַבָּן גַּמְלִיאֵל, אָמַר לָהֶם: מַלְכָּה וּמֶלֶךְ דְּדַעְתָּן קַלָּה עֲלֵיהֶן — יֹאכְלוּ מִן הָרִאשׁוֹן. אֲנַן לֹא נֹאכַל לֹא מִן הָרִאשׁוֹן וְלֹא מִן הַשֵּׁנִי.Ils vinrent interroger Rabban Gamliel. Il leur dit : Une reine et un roi, dont l'esprit est facile à contenter, qu'ils mangent du premier. Nous autres, qui sommes regardants sur notre nourriture, nous ne mangerions ni du premier ni du second.
- וְשׁוּב פַּעַם אַחַת נִמְצֵאת הַלְטָאָה בְּבֵית הַמִּטְבָּחַיִם וּבִקְּשׁוּ לְטַמֵּא כָּל הַסְּעוּדָה כּוּלָּהּ. בָּאוּ וְשָׁאֲלוּ אֶת הַמֶּלֶךְ, אָמַר לָהֶם: לְכוּ וְשַׁאֲלוּ אֶת הַמַּלְכָּה. בָּאוּ וְשָׁאֲלוּ אֶת הַמַּלְכָּה, אָמְרָה לָהֶם: לְכוּ וְשַׁאֲלוּ אֶת רַבָּן גַּמְלִיאֵל.Et une autre fois encore, on trouva un lézard mort dans la cuisine royale, et on voulut déclarer impur tout le repas entier. Ils vinrent interroger le roi ; il leur dit : Allez interroger la reine. Ils vinrent interroger la reine ; elle leur dit : Allez interroger Rabban Gamliel.
- בָּאוּ וְשָׁאֲלוּ אוֹתוֹ, אָמַר לָהֶם: בֵּית הַמִּטְבָּחַיִם רוֹתֵחַ אוֹ צוֹנֵן? אָמְרוּ לוֹ: רוֹתֵחַ. אָמַר לָהֶם: לְכוּ וְהָטִילוּ עָלֶיהָ כּוֹס שֶׁל צוֹנֵן. הָלְכוּ וְהֵטִילוּ עָלֶיהָ כּוֹס שֶׁל צוֹנֵן וְרִיחֲשָׁה, וְטִהֵר רַבָּן גַּמְלִיאֵל כׇּל הַסְּעוּדָה כּוּלָּהּ.Ils vinrent l'interroger. Il leur dit : La cuisine est-elle chaude ou froide ? Ils lui dirent : Chaude. Il leur dit : Allez verser sur le lézard une coupe d'eau froide. Ils allèrent, versèrent sur lui une coupe d'eau froide et il remua, montrant qu'il était vivant, et Rabban Gamliel déclara pur tout le repas entier, car un reptile vivant ne transmet pas l'impureté.
- נִמְצָא מֶלֶךְ תָּלוּי בַּמַּלְכָּה, וְנִמְצֵאתָ מַלְכָּה תְּלוּיָה בְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל, נִמְצֵאת כׇּל הַסְּעוּדָה תְּלוּיָה בְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל.Il se trouve que le roi dépend de la reine, et il se trouve que la reine dépend de Rabban Gamliel ; il se trouve donc que tout le repas dépend de Rabban Gamliel.
- שָׁכַח מַה שֶּׁאָמַר לוֹ רַבּוֹ וְכוּ׳. שֶׁלִּי?! מַה שֶּׁקָּנָה עֶבֶד קָנָה רַבּוֹ!Il est enseigné dans la Michna : S'il a oublié ce que lui a dit son maître, etc., il dira : le chevreau ou l'agneau est à moi. Comment cela, à moi ?! Ce qu'a acquis l'esclave, son maître l'a acquis !
- אָמַר אַבָּיֵי: הוֹלֵךְ אֵצֶל רוֹעֶה הָרָגִיל רַבּוֹ אֶצְלוֹ, דְּנִיחָא לֵיהּ בְּתַקַּנְתָּא דְרַבֵּיהּ, וּמַקְנֵי לֵיהּ חַד מִינַּיְיהוּ עַל מְנָת שֶׁאֵין לְרַבּוֹ רְשׁוּת בּוֹ.Abayé a dit : l'esclave va chez un berger chez qui son maître a l'habitude de se fournir, qui est content de trouver une solution pour son maître, et ce berger lui transfère l'un d'eux à condition que son maître n'ait aucun droit sur lui.
- שָׁכַח רַבּוֹ מַה שֶּׁאָמַר לוֹ וְכוּ׳. אָמַר אַבָּיֵי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁשָּׁכַח אַחַר זְרִיקָה, דִּבְעִידָּנָא דְּאִיזְּרִיק דָּם — הֲוָה חֲזֵי לַאֲכִילָה. אֲבָל שָׁכַח לִפְנֵי זְרִיקָה, דְּכִי אִיזְּרִיק דָּם לָא הֲוָה חֲזֵי לַאֲכִילָה — חַיָּיבִין לַעֲשׂוֹת פֶּסַח שֵׁנִי.Il est enseigné dans la Michna : Si son maître a oublié ce qu'il lui a dit, etc., ils sont exempts du Pessa'h Chéni. Abayé a dit : On n'a enseigné cela que s'il a oublié après l'aspersion du sang, car au moment où le sang a été aspergé, l'animal était propre à être mangé. Mais s'il a oublié avant l'aspersion, si bien que lorsque le sang a été aspergé il n'était pas propre à être mangé, ils sont tenus de faire le Pessa'h Chéni.
- אִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַבָּרַיְיתָא: חֲמִשָּׁה שֶׁנִּתְעָרְבוּ עוֹרוֹת פִּסְחֵיהֶן זֶה בָּזֶה, וְנִמְצֵאת יַבֶּלֶת בְּאֶחָד מֵהֶן — כּוּלָּן יוֹצְאִין לְבֵית הַשְּׂרֵיפָה, וּפְטוּרִין מִלַּעֲשׂוֹת פֶּסַח שֵׁנִי.Il y en a qui enseignent cela sur une baraïta : Cinq personnes dont les peaux de leurs Pessa'him se sont mélangées l'une à l'autre, et on a trouvé une verrue sur l'une d'elles, ce qui est un défaut disqualifiant : tous les animaux sortent au lieu du brûlement, et ces personnes sont exemptes de faire le Pessa'h Chéni.
- אָמַר אַבָּיֵי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁנִּתְעָרְבוּ לְאַחַר זְרִיקָה, דִּבְעִידָּנָא דְּאִיזְּרִיק דָּם מִיהָא הֲוָה חֲזֵי לַאֲכִילָה. אֲבָל נִתְעָרְבוּ לִפְנֵי זְרִיקָה — חַיָּיבִין לַעֲשׂוֹת פֶּסַח שֵׁנִי.Abayé a dit à ce sujet : On n'a enseigné cela que si elles se sont mélangées après l'aspersion, car au moment où le sang a été aspergé, chacun des quatre animaux sans défaut était en tout cas propre à être mangé. Mais si elles se sont mélangées avant l'aspersion, ils sont tenus de faire le Pessa'h Chéni.
- מַאן דְּמַתְנֵי אַמַּתְנִיתִין, כׇּל שֶׁכֵּן אַבָּרַיְיתָא. מַאן דְּמַתְנֵי אַבָּרַיְיתָא, אֲבָל אַמַּתְנִיתִין לָא. כֵּיוָן דִּכְשֵׁירִין נִינְהוּ, דְּאִי אִידְּכַר הֲוֵי חֲזֵי לַאֲכִילָה, קַמֵּי שְׁמַיָּא גַּלְיָא.Celui qui enseigne cette parole d'Abayé sur la Michna, où les animaux eux-mêmes sont valables, l'applique à plus forte raison à la baraïta, où il y a un défaut dans l'animal. Celui qui l'enseigne sur la baraïta l'y limite ; mais sur la Michna, non : puisqu'il s'agit d'animaux valables, qui, si le maître se souvenait, seraient propres à être mangés, c'est connu devant le Ciel à qui appartient chacun, et le défaut de connaissance ne les disqualifie pas.
- אָמַר מָר: וּפְטוּרִין מִלַּעֲשׂוֹת פֶּסַח שֵׁנִי. וְהָא אִיכָּא חַד דְּלָא נָפֵיק!Le Maître a dit : dans la baraïta des cinq peaux, ils sont exempts de faire le Pessa'h Chéni. Mais il y en a un qui ne s'est pas acquitté de son obligation, le propriétaire de l'animal au défaut !
- מִשּׁוּם דְּלָא אִיפְשָׁר. הֵיכִי לֶיעְבֵּיד? לַיְתֵי כׇּל חַד וְחַד פֶּסַח — קָא מַיְיתֵי חוּלִּין לָעֲזָרָה, דְּאַרְבְּעָה מִינַּיְיהוּ עָבְדִי לְהוּ.On répond : ils sont exempts parce que ce n'est pas possible. Comment feraient-ils ? Que chacun apporte un Pessa'h ? Il apporterait du profane dans le parvis du Temple, car quatre d'entre eux l'ont déjà fait valablement, et ne peuvent plus consacrer de Pessa'h.
- לַיְתֵי כּוּלְּהוּ חַד פֶּסַח — נִמְצָא פֶּסַח נֶאֱכָל שֶׁלֹּא לִמְנוּיָו.Qu'ils apportent tous un seul Pessa'h ? Il se trouverait que le Pessa'h serait mangé par d'autres que ses inscrits, car celui qui s'est déjà acquitté ne peut s'inscrire de nouveau.
- הַאי מַאי? נַיְתֵי כׇּל חַד מִינַּיְיהוּ פִּסְחוֹ, וְנַיתְנֵי וְנֵימָא: אִי דִּידִי בַּעַל מוּם — הַאי דְּאַיְיתַי הַשְׁתָּא נִיהְוֵי פֶּסַח, וְאִי דִּידִי תָּם — הַאי דְּאַיְיתַי הַשְׁתָּא נִיהְוֵי שְׁלָמִים!Qu'est-ce que cela ? Il y a une solution : que chacun d'eux apporte son Pessa'h, stipule et dise : Si le mien était celui au défaut, que celui que j'apporte maintenant soit un Pessa'h ; et si le mien était sans défaut, que celui que j'apporte maintenant soit un sacrifice de chelamim (sacrifice de paix) !
- לָא אֶפְשָׁר,Ce n'est pas possible,
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