Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מֵידָב דָּיְיבִי.… le sang s'écoule au dehors. En revanche, dans une farce ordinaire, fermée de tous côtés, il n'a pas d'issue.
- נֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: הַלֵּב, קוֹרְעוֹ וּמוֹצִיא אֶת דָּמוֹ. לֹא קְרָעוֹ — קוֹרְעוֹ לְאַחַר בִּישּׁוּלוֹ, וּמוּתָּר. מַאי טַעְמָא — לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן כְּבוֹלְעוֹ כָּךְ פּוֹלְטוֹ?La Guemara propose : Disons que la Michna (enseignement des Tannaïm) suivante l'appuie, c'est-à-dire appuie Rabba : Le cœur d'un animal, on le déchire et on en fait sortir le sang avant de le rôtir ou de le cuire. Si on ne l'a pas déchiré auparavant, on le déchire après sa cuisson, c'est-à-dire après l'avoir rôti, et il est permis. Quelle en est la raison ? Il reste pourtant sans doute du sang à l'intérieur. N'est-ce pas parce que nous disons : « De même qu'il l'absorbe, de même il le rejette » ? Le cœur rôti absorbe le sang puis le rejette, ce qui confirmerait l'opinion de Rabba.
- שָׁאנֵי לֵב, דְּשִׁיעַ.La Guemara réfute cette preuve : Le cœur est différent, car il est lisse et n'absorbe guère le sang ; on ne peut donc en tirer aucune règle générale.
- (אִינִי) וְהָא רָבִין סָבָא טַפְלֵיהּ הָהִיא בַּר גּוֹזָלָא לְרַב, וַאֲמַר לֵיהּ: אִי מְעַלֵּי טִפְלֵיהּ, הַב לִי וְאֵיכוֹל! הָהִיא בִּסְמִידָא דְּמִפְּרִיר.La Guemara demande : (Est-ce vrai ?) Mais voici que Ravin l'Ancien a enrobé de pâte une certaine jeune colombe pour Rav, et Rav lui a dit : Si sa pâte est bonne, donne-m'en et je mangerai ! Il en ressort que, selon Rav, la pâte qui a absorbé du sang l'a aussi rejeté à la cuisson. La Guemara répond : Celle-là était faite de semoule fine (semida), qui s'émiette et laisse passer le sang.
- וְהָא רָבָא אִיקְּלַע לְבֵי רֵישׁ גָּלוּתָא וּטְפַלוּ לֵיהּ בַּר אֲווֹזָא, אָמַר: אִי לָא דַּחֲזִיתֵיהּ דְּזִיג כְּזוּזָא חִיוָּרָא, לָא אֲכַלִי מִינֵּיהּ. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ ״כְּבוֹלְעוֹ כָּךְ פּוֹלְטוֹ״ — מַאי אִירְיָא כִּי זִיג? אֲפִילּוּ כִּי לָא זִיג, נָמֵי! הָתָם בְּחִיוָּרְתָּא דְּשָׁרִיר.La Guemara demande encore : Mais voici que Rava s'est rendu chez l'Exilarque, et on a enrobé pour lui un jeune oison. Il a dit : Si je n'avais pas vu que la pâte est limpide comme une pièce blanche, c'est-à-dire neuve, je n'en aurais pas mangé, de peur qu'elle n'ait absorbé du sang. Or, s'il te vient à l'esprit d'admettre le principe : « De même qu'il l'absorbe, de même il le rejette », pourquoi précisément lorsqu'elle est limpide ? Même lorsqu'elle n'est pas limpide, elle devrait aussi être permise ! La Guemara répond : Là, il s'agit de farine blanche, qui est compacte et ne laisse pas passer le sang ; seule sa couleur prouvait qu'il n'y en restait pas.
- וְהִילְכְתָא: דִּסְמִידָא, בֵּין אַסְמֵיק בֵּין לָא אַסְמֵיק — שַׁרְיָא. דְּחִיוָּרְתָּא, אִי זִיג כְּזוּזָא חִיוָּרָא — שַׁרְיָא, אִי לָא — אֲסִיר. דִּשְׁאָר קְמָחִים, אַסְמֵיק — אָסוּר, לָא אַסְמֵיק — שְׁרֵי.La Guemara conclut : Et la halakha (loi pratique) est la suivante : Une pâte de semoule fine, qu'elle ait rougi sous l'effet du sang ou qu'elle n'ait pas rougi, est permise. Une pâte de farine blanche, si elle est limpide comme une pièce blanche, est permise ; sinon, elle est interdite. Une pâte d'autres farines, si elle a rougi, elle est interdite ; si elle n'a pas rougi, elle est permise.
- הַאי מוּלַיְיתָא, מַאן דְּאָסַר — אֲפִילּוּ פּוּמָּא לְתַחַת, וּמַאן דְּשָׁרֵי — אֲפִילּוּ פּוּמָּא לְעֵיל. וְהִילְכְתָא: מוּלַיְיתָא שְׁרֵי, אֲפִילּוּ פּוּמָּא לְעֵיל.Quant à cette volaille farcie de viande : celui qui l'interdit, à savoir Abayé, l'interdit même si l'ouverture est tournée vers le bas, ce qui laisse pourtant le sang s'échapper plus facilement ; et celui qui la permet, à savoir Rabba, la permet même si l'ouverture est tournée vers le haut. Et la halakha est : La volaille farcie est permise, même si l'ouverture est tournée vers le haut.
- אוּמְצָא, בֵּיעֵי, וּמִיזְרְקֵי, פְּלִיגִי בַּהּ רַב אַחָא וְרָבִינָא. בְּכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ רַב אַחָא לְחוּמְרָא וְרָבִינָא לְקוּלָּא, וְהִילְכְתָא כְּרָבִינָא לְקוּלָּא. לְבַר מֵהָנֵי תְּלָת דְּרַב אַחָא לְקוּלָּא וְרָבִינָא לְחוּמְרָא, וְהִלְכְתָא כְּרַב אַחָא לְקוּלָּא.La Guemara aborde trois cas de sang absorbé dans la viande : La viande crue (oumtsa), les testicules et les grosses veines du cou : Rav A'ha et Ravina sont en désaccord à leur sujet. Dans toute la Torah, lorsque leur machlokèt (divergence d'opinions) est rapportée sans préciser qui dit quoi, Rav A'ha tient pour la rigueur et Ravina pour l'indulgence, et la halakha est conforme à Ravina, pour l'indulgence. Sauf dans ces trois cas, où Rav A'ha tient pour l'indulgence et Ravina pour la rigueur, et la halakha est conforme à Rav A'ha, pour l'indulgence.
- הַאי אוּמְצָא דְּאַסְמֵיק, חַתְכֵיהּ וּמַלְחֵיהּ — אֲפִילּוּ לִקְדֵרָה שְׁרֵי. שַׁפְּדֵיהּ בְּשַׁפּוּדָא — שְׁרֵי, מֵידָב דָּיֵיב. אַחֲתֵיהּ אַגּוּמְרֵי — פְּלִיגִי בַּהּ רַב אַחָא וְרָבִינָא, חַד אָסַר וְחַד שָׁרֵי. מַאן דְּאָסַר, מִצְמָית צָמֵית. וּמַאן דְּשָׁרֵי, מִישְׁאָב שָׁאֵיב. וְהִילְכְתָא: מִישְׁאָב שָׁאֵיב.La Guemara explique : Cette viande crue qui a rougi sous l'effet de son sang, si on l'a coupée et salée, elle est permise, même pour la marmite. Si on l'a mise sur une broche pour la rôtir, elle est permise, car le sang s'écoule. Si on l'a posée sur des braises, Rav A'ha et Ravina sont en désaccord à son sujet : l'un interdit et l'autre permet. Celui qui interdit estime que les braises la contractent et emprisonnent le sang ; et celui qui permet estime que leur chaleur l'aspire. Et la halakha est : elle aspire le sang.
- וְכֵן בֵּיעֵי, חַתְכִינְהוּ וּמַלְחִינְהוּ — אֲפִילּוּ לִקְדֵרָה שַׁרְיָין. תְּלִינְהוּ בְּשַׁפּוּדָא — שַׁרְיָין, מֵידָב דָּיֵיב. אַחְתִינְהוּ אַגּוּמְרֵי — פְּלִיגִי בֵּיהּ רַב אַחָא וְרָבִינָא, חַד אָסַר וְחַד שָׁרֵי. מַאן דְּאָסַר, מִצְמָית צָמֵית. וּמַאן דְּשָׁרֵי, מִישְׁאָב שָׁאֵיב.Et de même pour les testicules : si on les a coupés et salés, ils sont permis, même pour la marmite. Si on les a suspendus à une broche pour les rôtir, ils sont permis, car le sang s'écoule. Si on les a posés sur des braises, Rav A'ha et Ravina sont en désaccord à ce sujet : l'un interdit et l'autre permet. Celui qui interdit estime que les braises les contractent, et celui qui permet estime que leur chaleur aspire le sang.
- וְכֵן מִיזְרְקֵי חַתְכֵיהּ וּמַלְחֵיהּ — אֲפִילּוּ לִקְדֵרָה שְׁרֵי. תַּלְיֵיהּ בְּשַׁפּוּדָא, בֵּית הַשְּׁחִיטָה לְתַתַּאי — שְׁרֵי, מֵידָב דָּאֵיב. אַחֲתֵיהּ אַגּוּמְרֵי — פְּלִיגִי רַב אַחָא וְרָבִינָא, חַד אָסַר וְחַד שָׁרֵי. מַאן דְּאָסַר, מִצְמָית צָמֵית. וּמַאן דְּשָׁרֵי, מִישְׁאָב שָׁאֵיב. וְהִלְכְתָא: מִישְׁאָב שָׁאֵיב.Et de même pour les grosses veines : si on les a coupées et salées, elles sont permises, même pour la marmite. Si on les a suspendues à une broche, le lieu de l'abattage vers le bas, c'est permis, car le sang s'écoule. Si on les a posées sur des braises, Rav A'ha et Ravina sont en désaccord : l'un interdit et l'autre permet. Celui qui interdit estime que les braises les contractent, et celui qui permet estime que leur chaleur aspire le sang. Et la halakha est : elle aspire le sang.
- הַאי אוּמְצָא דְּאַסְמֵיק חַלְיֵיהּ — אֲסִיר. לָא אַסְמֵיק חַלְיֵיהּ — שְׁרֵי. רָבִינָא אָמַר: אֲפִילּוּ לָא אַסְמֵיק נָמֵי חַלְיֵיהּ — אֲסִיר, אִי אֶפְשָׁר דְּלֵית בֵּהּ שׁוּרְיָיקֵי דְּמָא. אֲמַר לֵיהּ מָר בַּר אַמֵּימָר לְרַב אָשֵׁי: אַבָּא מְגַמַּע לֵיהּ גַּמּוֹעֵי. אִיכָּא דְּאָמְרִי: רַב אָשֵׁי גּוּפֵיהּ מְגַמַּע לֵיהּ גַּמּוֹעֵי.On avait coutume de tremper la viande crue dans du vinaigre afin de fixer le sang à sa place, car le sang qui n'a pas quitté sa place est permis. Cette viande crue dont le vinaigre a rougi est interdite. Si son vinaigre n'a pas rougi, elle est permise. Ravina a dit : Même si son vinaigre n'a pas rougi, il est interdit, car il est impossible qu'il n'y ait pas en elle des filets de sang. Mar bar Amémar a dit à Rav Achi : Mon père Amémar en buvait à petites gorgées, sans crainte du sang. Certains disent : Rav Achi lui-même en buvait à petites gorgées.
- אֲמַר לֵיהּ מָר בַּר אַמֵּימָר לְרַב אָשֵׁי: אַבָּא, הַאי חַלָּא דְּחָלֵיט בֵּיהּ חֲדָא זִימְנָא, תּוּ לָא תָּאנֵי חָלֵיט בֵּיהּ. מַאי שְׁנָא מֵחַלָּא מַתְמְהָא דְּחָלְטִינַן בֵּיהּ? הָתָם — אִיתֵיהּMar bar Amémar a dit à Rav Achi : Mon père, ce vinaigre dans lequel il avait trempé de la viande une fois, il n'y trempait plus de viande une seconde fois, car ce vinaigre n'avait plus la force de fixer le sang. La Guemara demande : En quoi diffère-t-il du vinaigre faible, dans lequel nous trempons la viande ? La Guemara répond : Là, il y a
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