Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּטוּמְאַת בָּשָׂר — הֵיכָא הוּתְּרָה? אֶלָּא פְּשִׁיטָא בְּטוּמְאַת גַּבְרֵי, וְהֵיכָא הוּתְּרָה מִכְּלָלָהּ — בְּצִיבּוּר.au sujet de l'impureté de la viande : où a-t-elle été permise ? Où trouve-t-on qu'il soit permis de manger de la viande sacrificielle impure ? Mais il est évident que la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) parle ici de l'impureté des personnes ; et où a-t-elle été permise par exception à sa règle ? Dans la communauté : lorsque la majorité de la communauté est impure, on offre l'agneau pascal et on le mange en état d'impureté.
- רֵישָׁא בְּטוּמְאַת בָּשָׂר, סֵיפָא בְּטוּמְאַת גַּבְרֵי! אִין — שֵׁם טוּמְאָה קָפָרֵיךְ.La Guemara s'étonne : ainsi, la première partie de la baraïta traite de l'impureté de la viande, et la dernière partie de l'impureté des personnes ! Elle répond : Oui, et il n'y a là aucune difficulté, car il (l'auteur de la baraïta) objecte à partir de la notion générale d'impureté, sans s'attacher à un seul type d'impureté.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: כּוּלַּהּ בְּטוּמְאַת בָּשָׂר, וְהֵיכָא הוּתְּרָה — בְּטוּמְאַת פֶּסַח, דִּתְנַן: פֶּסַח הַבָּא בְּטוּמְאָה — נֶאֱכָל בְּטוּמְאָה, שֶׁלֹּא בָּא מִתְּחִילָּתוֹ אֶלָּא לַאֲכִילָה.Et si tu veux, dis autrement : toute la baraïta traite de l'impureté de la viande, et où a-t-elle été permise ? Pour l'impureté de l'agneau pascal, car nous avons appris (dans la Michna) : l'agneau pascal offert en état d'impureté est mangé en état d'impureté, car dès l'origine il n'est venu que pour être mangé. Il diffère en cela des autres sacrifices offerts en état d'impureté, dont la viande n'est pas mangée.
- מֵתִיב רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: הַפֶּסַח שֶׁעָבְרָה שְׁנָתוֹ, וּשְׁחָטוֹ בִּזְמַנּוֹ לִשְׁמוֹ, וְכֵן הַשּׁוֹחֵט אֲחֵרִים לְשֵׁם פֶּסַח בִּזְמַנּוֹ — רַבִּי אֱלִיעֶזֶר פּוֹסֵל, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ מַכְשִׁיר.Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a objecté à partir d'une baraïta : L'agneau pascal dont l'année est passée, qui a donc dépassé l'âge requis et se trouve destiné aux chelamim (sacrifices de paix), et qu'on a abattu en son temps (la veille de Pessa'h) en son nom d'agneau pascal, et de même celui qui abat d'autres sacrifices, par exemple des chelamim, au nom de l'agneau pascal en son temps : Rabbi Eliézer invalide, et Rabbi Yehochoua valide.
- טַעְמָא בִּזְמַנּוֹ, הָא שֶׁלֹּא בִּזְמַנּוֹ — כָּשֵׁר. וְאַמַּאי? נֵימָא: הוֹאִיל וּבִזְמַנּוֹ פּוֹסֵל, שֶׁלֹּא בִּזְמַנּוֹ נָמֵי פּוֹסֵל!La Guemara déduit : la raison de leur discussion est que c'était en son temps ; mais hors de son temps, c'est valide selon tous, comme des chelamim ordinaires abattus sous un autre nom. Mais pourquoi ? Disons : puisqu'en son temps cela invalide, hors de son temps aussi cela doit invalider ! Ce qui contredit Rav 'Hisda, qui applique le principe du « puisque » dans le sens de la rigueur.
- אָמַר רַב פָּפָּא: שָׁאנֵי הָתָם דְּאָמַר קְרָא ״וַאֲמַרְתֶּם זֶבַח פֶּסַח הוּא״ — הוּא בַּהֲוָיָיתוֹ: לֹא הוּא לְשׁוּם אֲחֵרִים, וְלֹא אֲחֵרִים לִשְׁמוֹ.Rav Pappa a dit : C'est différent là-bas, car le verset a dit : « Et vous direz : c'est le sacrifice de Pessa'h » (Exode 12, 27). Le mot « c'est » (hou) enseigne qu'il doit rester tel qu'il est : ni lui au nom d'autres sacrifices, ni d'autres sacrifices en son nom.
- בִּזְמַנּוֹ, שֶׁהוּא פָּסוּל לְשׁוּם אֲחֵרִים — אֲחֵרִים פְּסוּלִין לִשְׁמוֹ. שֶׁלֹּא בִּזְמַנּוֹ, שֶׁהוּא כָּשֵׁר לְשׁוּם אֲחֵרִים — אֲחֵרִים כְּשֵׁרִים לִשְׁמוֹ.On en tire : en son temps, où il est invalide au nom d'autres sacrifices, les autres sont invalides en son nom selon Rabbi Eliézer. Hors de son temps, où il est valide au nom d'autres sacrifices, les autres sont valides en son nom. Le verset ayant lié les deux invalidations, le principe du « puisque » ne s'applique pas ici.
- רַבִּי שִׂמְלַאי אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, אֲמַר לֵיהּ: נִיתְנֵי לִי מָר סֵפֶר יוּחֲסִין. אֲמַר לֵיהּ: מֵהֵיכָן אַתְּ? אֲמַר לֵיהּ: מִלּוֹד. וְהֵיכָן מוֹתְבָךְ? בִּנְהַרְדְּעָא. אֲמַר לֵיהּ: אֵין נִידּוֹנִין לֹא לְלוּדִּים וְלֹא לִנְהַרְדְּעִים, וְכׇל שֶׁכֵּן דְּאַתְּ מִלּוֹד וּמוֹתְבָךְ בִּנְהַרְדְּעָא. כַּפְיֵיהּ וְאִרַצִּי.Rabbi Simlaï est venu devant Rabbi Yo'hanan. Il lui a dit : Que le Maître m'enseigne le Livre des Généalogies (recueil d'enseignements tannaïtiques sur le livre des Chroniques). Il lui a dit : D'où es-tu ? Il lui a dit : De Lod. Et où est ta résidence ? À Néhardéa. Il lui a dit : On ne débat de ces matières ni avec les gens de Lod ni avec ceux de Néhardéa, à plus forte raison toi qui es de Lod et dont la résidence est à Néhardéa. Il l'a pressé et il a consenti.
- אֲמַר לֵיהּ: נִיתְנְיֵיהּ בִּתְלָתָא יַרְחֵי. שְׁקַל קָלָא פְּתַק בֵּיהּ, אֲמַר לֵיהּ: וּמָה בְּרוּרְיָה דְּבֵיתְהוּ דְּרַבִּי מֵאִיר בְּרַתֵּיה דְּרַבִּי חֲנַנְיָה בֶּן תְּרַדְיוֹן, דְּתָנְיָא תְּלָת מְאָה שְׁמַעְתָּתָא בְּיוֹמָא מִתְּלָת מְאָה רַבְּווֹתָא, וַאֲפִילּוּ הָכִי לֹא יָצְתָה יְדֵי חוֹבָתָהּ בִּתְלָת שְׁנִין, וְאַתְּ אָמְרַתְּ בִּתְלָתָא יַרְחֵי?!Il lui a dit : Rabbi Simlaï demanda : Enseigne-le-moi en trois mois. Il a pris une motte de terre, la lui a lancée et lui a dit : Si Berourya, l'épouse de Rabbi Méïr, fille de Rabbi 'Hanania ben Teradyon, qui apprenait trois cents enseignements par jour de trois cents maîtres, n'a pourtant pas pu s'acquitter de son devoir envers ce livre en trois ans, toi, tu dis en trois mois ?!
- כִּי שָׁקֵיל וְאָזֵיל אֲמַר לֵיהּ: רַבִּי, מָה בֵּין לִשְׁמוֹ וְשֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ, לְאוֹכְלָיו וְשֶׁלֹּא לְאוֹכְלָיו?Alors qu'il prenait congé pour s'en aller, il lui a dit : Rabbi Simlaï demanda à Rabbi Yo'hanan : Mon maître, quelle différence y a-t-il entre offrir un sacrifice en son nom et pas en son nom, ce qui l'invalide, et l'offrir pour ceux qui peuvent le manger et pour ceux qui ne le peuvent pas, ce qui ne l'invalide pas ?
- אֲמַר לֵיהּ: הוֹאִיל וְצוּרְבָּא מֵרַבָּנַן אַתְּ, תָּא וְאֵימָא לְךָ: לִשְׁמוֹ וְשֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ — פְּסוּלוֹ בְּגוּפוֹ, לְאוֹכְלָיו וְשֶׁלֹּא לְאוֹכְלָיו — אֵין פְּסוּלוֹ בְּגוּפוֹ.Il lui a dit : Puisque tu es un érudit parmi les Sages, viens et je te le dirai : « en son nom et pas en son nom » — son invalidité est dans son essence ; « pour ceux qui le mangent et pour ceux qui ne le mangent pas » — son invalidité n'est pas dans son essence, car l'intention porte sur les personnes qui le mangeront.
- לִשְׁמוֹ וְשֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ — אִי אֶפְשָׁר לְבָרֵר אִיסּוּרוֹ, לְאוֹכְלָיו וְשֶׁלֹּא לְאוֹכְלָיו — אֶפְשָׁר לְבָרֵר אִיסּוּרוֹ.De plus, « en son nom et pas en son nom » — il est impossible de distinguer ce qui est interdit ; « pour ceux qui le mangent et pour ceux qui ne le mangent pas » — il est possible de distinguer ce qui est interdit, en répartissant le sacrifice entre les deux groupes.
- לִשְׁמוֹ וְשֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ — יֶשְׁנוֹ בְּאַרְבַּע עֲבוֹדוֹת, לְאוֹכְלָיו וְשֶׁלֹּא לְאוֹכְלָיו — אֵינוֹ בְּאַרְבַּע עֲבוֹדוֹת. לִשְׁמוֹ וְשֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ — יֶשְׁנוֹ בְּצִיבּוּר כִּבְיָחִיד, לְאוֹכְלָיו וְשֶׁלֹּא לְאוֹכְלָיו — אֵינוֹ בְּצִיבּוּר כִּבְיָחִיד.De plus, « en son nom et pas en son nom » s'applique aux quatre services du sacrifice (abattage, recueil du sang, transport, aspersion) ; « pour ceux qui le mangent et pour ceux qui ne le mangent pas » ne s'applique pas aux quatre services, car l'intention n'a pas d'effet lors de l'aspersion. « En son nom et pas en son nom » s'applique à la communauté comme au particulier ; « pour ceux qui le mangent et pour ceux qui ne le mangent pas » ne s'applique pas à la communauté comme au particulier.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: פְּסוּלוֹ בְּגוּפוֹ וְאִי אֶפְשָׁר לְבָרֵר אִיסּוּרוֹ — חֲדָא מִילְּתָא הִיא, דְּמָה טַעַם אָמַר פְּסוּלוֹ בְּגוּפוֹ? מִשּׁוּם דְּאִי אֶפְשָׁר לְבָרֵר אִיסּוּרוֹ.Rav Achi a dit : « son invalidité est dans son essence » et « il est impossible de distinguer ce qui est interdit », c'est une seule et même chose, car quelle est la raison pour laquelle Rabbi Yo'hanan a dit « son invalidité est dans son essence » ? Parce qu'il est impossible de distinguer ce qui est interdit.
- אָמַר רָמֵי בַּר רַב יוּדָא אָמַר רַב: מִיּוֹם שֶׁנִּגְנַז סֵפֶר יוּחֲסִין תָּשַׁשׁ כֹּחָן שֶׁל חֲכָמִים וְכָהָה מְאוֹר עֵינֵיהֶם.À propos du Livre des Généalogies, Rami bar Rav Youda a dit au nom de Rav : Depuis le jour où le Livre des Généalogies a été caché, la force des Sages s'est affaiblie et la lumière de leurs yeux s'est obscurcie, car ce livre contenait des raisons de la Torah désormais perdues.
- אָמַר מָר זוּטְרָא: בֵּין ״אָצֵל״ לְ״אָצַל״ טְעִינוּ אַרְבַּע מְאָה גַּמְלֵי דִּדְרָשָׁא.Mar Zoutra a dit : Entre « Atsel » et « Atsel », c'est-à-dire entre les deux versets de même teneur sur Atsel (I Chroniques 8, 38 et 9, 44), on a chargé quatre cents chameaux de drachot (interprétations des versets) ; c'est une expression hyperbolique.
- תַּנְיָא, אֲחֵרִים אוֹמְרִים: הִקְדִּים מוּלִים לַעֲרֵלִים — כָּשֵׁר, עֲרֵלִים לְמוּלִים — פָּסוּל. מַאי שְׁנָא מוּלִין לַעֲרֵלִים דְּכָשֵׁר — דְּכוּלַּהּ עׇרְלָה בָּעֵינַן, וְלֵיכָּא? עֲרֵלִים לְמוּלִין נָמֵי, כּוּלַּהּ עׇרְלָה בָּעֵינַן, וְלֵיכָּא!Il a été enseigné (dans une baraïta) : A'hérim (« d'autres », ici Rabbi Méïr) disent : S'il a fait précéder les circoncis aux incirconcis, en abattant l'agneau pascal à l'intention des deux, c'est valide ; les incirconcis aux circoncis, c'est invalide. La Guemara demande : En quoi le cas des circoncis avant les incirconcis diffère-t-il, pour que ce soit valide ? Parce que nous exigeons que tout soit incirconcision, et que ce n'est pas le cas ? Mais pour les incirconcis avant les circoncis également, nous exigeons que tout soit incirconcision, et ce n'est pas le cas !
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