Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאַל יְשַׁנֶּה אָדָם מִפְּנֵי הַמַּחֲלוֹקֶת. כַּיּוֹצֵא בּוֹ: הַמּוֹלִיךְ פֵּירוֹת שְׁבִיעִית מִמָּקוֹם שֶׁכָּלוּ לִמְקוֹם שֶׁלֹּא כָּלוּ, אוֹ מִמָּקוֹם שֶׁלֹּא כָּלוּ לְמָקוֹם שֶׁכָּלוּ — חַיָּיב לְבַעֵר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: צֵא וְהָבֵא לְךָ אַף אַתָּה.Et qu'un homme ne déroge pas à la coutume locale, à cause de la dispute que cela provoquerait. De même : celui qui transporte des fruits de la septième année (la Chemita, année sabbatique) d'un endroit où ils ont cessé d'être disponibles dans les champs vers un endroit où ils n'ont pas cessé, ou d'un endroit où ils n'ont pas cessé vers un endroit où ils ont cessé, est tenu de les éliminer de chez lui, selon la rigueur des deux lieux. Rabbi Yehouda dit : il n'y est pas tenu, car il peut répondre à l'habitant du lieu : « Sors et rapporte-t'en, toi aussi. »
- גְּמָ׳ מַאי אִירְיָא עַרְבֵי פְסָחִים? אֲפִילּוּ עַרְבֵי שַׁבָּתוֹת וְעַרְבֵי יָמִים טוֹבִים נָמֵי! דְּתַנְיָא: הָעוֹשֶׂה מְלָאכָה בְּעַרְבֵי שַׁבָּתוֹת וְיָמִים טוֹבִים מִן הַמִּנְחָה וּלְמַעְלָה אֵינוֹ רוֹאֶה סִימַן בְּרָכָה לְעוֹלָם! הָתָם, מִן הַמִּנְחָה וּלְמַעְלָה הוּא דְּאָסוּר, סָמוּךְ לַמִּנְחָה — לָא. הָכָא — מֵחֲצוֹת. אִי נָמֵי: הָתָם, סִימָן בְּרָכָה הוּא דְּלָא חָזֵי, אֲבָל שַׁמּוֹתֵי לָא מְשַׁמְּתִינַן לֵיהּ. הָכָא — שַׁמּוֹתֵי נָמֵי מְשַׁמְּתִינַן לֵיהּ.GUEMARA : Pourquoi parler précisément des veilles de Pessa'h ? Le travail est interdit même les veilles de Chabbat et les veilles de Yom Tov (jour de fête) aussi, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui fait un travail les veilles de Chabbat et de Yom Tov à partir de Min'ha (l'heure de la prière de l'après-midi) et au-delà ne voit jamais de signe de bénédiction de ce travail ! La Guemara répond : Là-bas, les veilles de Chabbat et de fête, c'est à partir de Min'ha et au-delà que c'est interdit ; juste avant Min'ha, non. Ici, la veille de Pessa'h, c'est interdit dès la mi-journée. Ou bien : là-bas, c'est un signe de bénédiction qu'il ne voit pas, mais on ne le met pas au ban pour autant. Ici, on le met aussi au ban.
- גּוּפָא: הָעוֹשֶׂה מְלָאכָה בְּעַרְבֵי שַׁבָּתוֹת וּבְעַרְבֵי יָמִים טוֹבִים מִן הַמִּנְחָה וּלְמַעְלָה, וּבְמוֹצָאֵי שַׁבָּת וּבְמוֹצָאֵי יוֹם טוֹב וּבְמוֹצָאֵי יוֹם הַכִּפּוּרִים, וּבְכׇל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ שָׁם נִידְנוּד עֲבֵירָה, לְאֵתוֹיֵי תַּעֲנִית צִיבּוּר — אֵינוֹ רוֹאֶה סִימַן בְּרָכָה לְעוֹלָם.Revenons au texte même de la baraïta : Celui qui fait un travail les veilles de Chabbat et les veilles de Yom Tov à partir de Min'ha et au-delà, ou à l'issue du Chabbat, à l'issue d'un Yom Tov, à l'issue de Yom Kippour, ou à toute occasion où il y a une trace de faute, expression qui vient inclure le jeûne public, ne voit jamais de signe de bénédiction de ce travail.
- תָּנוּ רַבָּנַן: יֵשׁ זָרִיז וְנִשְׂכָּר, וְיֵשׁ זָרִיז וְנִפְסָד. יֵשׁ שָׁפָל וְנִשְׂכָּר, וְיֵשׁ שָׁפָל וְנִפְסָד. זָרִיז וְנִשְׂכָּר — דְּעָבֵיד כּוּלֵּי שַׁבְּתָא, וְלָא עָבֵיד בְּמַעֲלֵי שַׁבְּתָא. זָרִיז וְנִפְסָד — דְּעָבֵיד כּוּלֵּי שַׁבְּתָא, וְעָבֵיד בְּמַעֲלֵי שַׁבְּתָא. שָׁפָל וְנִשְׂכָּר — דְּלָא עָבֵיד כּוּלֵּי שַׁבְּתָא, וְלָא עָבֵיד בְּמַעֲלֵי שַׁבְּתָא. שָׁפָל וְנִפְסָד — דְּלָא עָבֵיד כּוּלֵּי שַׁבְּתָא, וְעָבֵיד בְּמַעֲלֵי שַׁבְּתָא. אָמַר רָבָא: הָנֵי נְשֵׁי דְמָחוֹזָא, אַף עַל גַּב דְּלָא עָבְדָן עֲבִידְתָּא בְּמַעֲלֵי שַׁבְּתָא — מִשּׁוּם מְפַנְּקוּתָא הוּא, דְּהָא כׇּל יוֹמָא נָמֵי לָא קָא עָבְדָן. אֲפִילּוּ הָכִי — שָׁפָל וְנִשְׂכָּר קָרֵינַן לְהוּ.Nos Maîtres ont enseigné : il y a le diligent qui est récompensé, et il y a le diligent qui est lésé ; il y a l'indolent qui est récompensé, et il y a l'indolent qui est lésé. Le diligent récompensé : celui qui travaille toute la semaine et ne travaille pas la veille de Chabbat. Le diligent lésé : celui qui travaille toute la semaine et travaille la veille de Chabbat. L'indolent récompensé : celui qui ne travaille pas de toute la semaine et ne travaille pas la veille de Chabbat. L'indolent lésé : celui qui ne travaille pas de toute la semaine et travaille la veille de Chabbat pour rattraper ce qu'il a négligé. Rava a dit : Ces femmes de Me'hoza, bien qu'elles ne fassent pas de travail la veille de Chabbat, c'est par mollesse excessive, car elles ne travaillent pas non plus les autres jours ; malgré cela, nous les appelons « indolentes récompensées ».
- רָבָא רָמֵי: כְּתִיב ״כִּי גָדֹל עַד שָׁמַיִם חַסְדֶּךָ״, וּכְתִיב ״כִּי גָדֹל מֵעַל שָׁמַיִם חַסְדֶּךָ״. הָא כֵּיצַד? כָּאן בְּעוֹשִׂין לִשְׁמָהּ, וְכָאן בְּעוֹשִׂין שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ. וְכִדְרַב יְהוּדָה. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לְעוֹלָם יַעֲסוֹק אָדָם בְּתוֹרָה וּמִצְוֹת אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ, שֶׁמִּתּוֹךְ שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ בָּא לִשְׁמָהּ.Rava a relevé une contradiction : il est écrit : « Car Ta bonté est grande jusqu'aux cieux » (Psaumes 57, 11), et il est écrit : « Car Ta bonté est grande au-dessus des cieux » (Psaumes 108, 5). Comment concilier ces versets ? Ici, au-dessus des cieux, il s'agit de ceux qui agissent pour elle-même, c'est-à-dire pour la mitsva (le commandement) elle-même ; et là, jusqu'aux cieux, de ceux qui agissent non pour elle-même. Même alors, ils sont récompensés, conformément à Rav Yehouda ; car Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Que l'homme s'occupe toujours de Torah et de mitsvot, même si ce n'est pas pour elles-mêmes, car à partir de ce qui n'est pas pour elles-mêmes, il en vient à agir pour elles-mêmes.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַמְצַפֶּה לִשְׂכַר אִשְׁתּוֹ וְרֵיחַיִם — אֵינוֹ רוֹאֶה סִימַן בְּרָכָה לְעוֹלָם. שְׂכַר אִשְׁתּוֹ — מַתְקוּלְתָּא. רִיחְיָיא — אַגְרָתָא. אֲבָל עָבְדָה וּמְזַבְּנָה — אִישְׁתַּבּוֹחֵי מִשְׁתַּבַּח בָּהּ קְרָא דִּכְתִיב: ״סָדִין עָשְׂתָה וַתִּמְכֹּר״.Nos Maîtres ont enseigné : Celui qui compte sur le gain de sa femme ou d'un moulin ne voit jamais de signe de bénédiction de ces revenus. Le gain de sa femme : il s'agit de la balance, c'est-à-dire d'un travail rémunéré au poids. Le gain du moulin : il s'agit de la location. Mais si elle fabrique et vend elle-même, le verset la loue, comme il est écrit : « Elle fait un drap et le vend » (Proverbes 31, 24).
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַמִּשְׂתַּכֵּר בְּקָנִים וּבְקַנְקַנִּים — אֵינוֹ רוֹאֶה סִימַן בְּרָכָה לְעוֹלָם. מַאי טַעְמָא? כֵּיוָן דִּנְפִישׁ אַפְחָזַיְיהוּ — שָׁלְטָא בְּהוּ עֵינָא. תָּנוּ רַבָּנַן: תַּגָּרֵי סִימְטָא, וּמְגַדְּלֵי בְּהֵמָה דַּקָּה, וְקוֹצְצֵי אִילָנוֹת טוֹבוֹת, וְנוֹתְנִין עֵינֵיהֶן בְּחֵלֶק יָפֶה — אֵינוֹ רוֹאֶה סִימַן בְּרָכָה לְעוֹלָם, מַאי טַעְמָא? דְּתָהוּ בֵּיהּ אִינָשֵׁי.Nos Maîtres ont enseigné : Celui qui gagne sa vie avec des roseaux ou des cruches ne voit jamais de signe de bénédiction. Quelle en est la raison ? Comme leur volume est grand, le mauvais œil a prise sur eux. Nos Maîtres ont enseigné : Les marchands de la place publique, ceux qui élèvent du petit bétail, ceux qui coupent de beaux arbres, et ceux qui jettent leur regard sur la belle part ne voient jamais de signe de bénédiction. Quelle en est la raison ? Parce que les gens s'étonnent à leur sujet et les observent, ce qui attire sur eux le mauvais œil.
- תָּנוּ רַבָּנַן, אַרְבַּע פְּרוּטוֹת אֵין בָּהֶן סִימָן בְּרָכָה לְעוֹלָם: שְׂכַר כּוֹתְבִין, וּשְׂכַר מְתוּרְגְּמָנִין, וּשְׂכַר יְתוֹמִים, וּמָעוֹת הַבָּאוֹת מִמְּדִינַת הַיָּם.Nos Maîtres ont enseigné : Quatre sortes de peroutot (petites pièces de monnaie), c'est-à-dire de gains, ne comportent jamais de signe de bénédiction : le salaire des scribes, le salaire des meturguemanim (ceux qui répètent en public les paroles du Sage), le gain provenant des orphelins, et l'argent venu d'outre-mer.
- בִּשְׁלָמָא שְׂכַר מְתוּרְגְּמָנִין — מִשּׁוּם דְּמִיחֲזֵי כִּשְׂכַר שַׁבָּת. וּמָעוֹת יְתוֹמִים נָמֵי — לָאו בְּנֵי מְחִילָה נִינְהוּ. מָעוֹת הַבָּאוֹת מִמְּדִינַת הַיָּם — מִשּׁוּם דְּלָאו כׇּל יוֹמָא מִתְרְחִישׁ נִיסָּא.On comprend pour le salaire des meturguemanim : parce que cela ressemble à un salaire pour le Chabbat. L'argent des orphelins aussi : ils ne sont pas aptes à renoncer à leur dû, et le moindre excédent perçu sur eux est un vol. L'argent venu d'outre-mer : parce qu'un miracle ne se produit pas tous les jours.
- אֶלָּא שְׂכַר כּוֹתְבִין מַאי טַעְמָא? אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: עֶשְׂרִים וְאַרְבַּע תַּעֲנִיּוֹת יָשְׁבוּ אַנְשֵׁי כְּנֶסֶת הַגְּדוֹלָה עַל כּוֹתְבֵי סְפָרִים תְּפִילִּין וּמְזוּזוֹת שֶׁלֹּא יִתְעַשְּׁרוּ, שֶׁאִילְמָלֵי מִתְעַשְּׁרִין — אֵין כּוֹתְבִין. תָּנוּ רַבָּנַן: כּוֹתְבֵי סְפָרִים תְּפִילִּין וּמְזוּזוֹת, הֵן, וְתַגָּרֵיהֶן, וְתַגָּרֵי תַגָּרֵיהֶן, וְכׇל הָעוֹסְקִין בִּמְלֶאכֶת שָׁמַיִם, לְאֵיתוֹיֵי מוֹכְרֵי תְכֵלֶת — אֵינָן רוֹאִין סִימָן בְּרָכָה לְעוֹלָם. וְאִם עוֹסְקִין לִשְׁמָהּ — רוֹאִין.Mais le salaire des scribes, quelle en est la raison ? Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Vingt-quatre jeûnes ont observé les hommes de la Grande Assemblée au sujet de ceux qui écrivent les rouleaux, les tefilin et les mezouzot, afin qu'ils ne s'enrichissent pas ; car s'ils s'enrichissaient, ils n'écriraient plus. Nos Maîtres ont enseigné : Ceux qui écrivent les rouleaux, les tefilin et les mezouzot, eux, leurs marchands, les marchands de leurs marchands, et tous ceux qui s'occupent de l'œuvre du Ciel, expression qui vient inclure les vendeurs de tekhélet (la teinture azur des tsitsit), ne voient jamais de signe de bénédiction. Mais s'ils s'y consacrent pour elle-même, c'est-à-dire pour la mitsva, ils en voient.
- בְּנֵי בַיְישָׁן נְהוּג דְּלָא הֲווֹ אָזְלִין מִצּוֹר לְצִידוֹן בְּמַעֲלֵי שַׁבְּתָא. אֲתוֹ בְּנַיְיהוּ קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, אָמְרוּ לוֹ: אֲבָהָתִין אֶפְשָׁר לְהוּ, אֲנַן לָא אֶפְשָׁר לַן. אֲמַר לְהוּ: כְּבָר קִיבְּלוּ אֲבוֹתֵיכֶם עֲלֵיהֶם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שְׁמַע בְּנִי מוּסַר אָבִיךָ וְאַל תִּטּוֹשׁ תּוֹרַת אִמֶּךָ״.Les habitants de Baïchan (Beit Chéan) avaient pour coutume de ne pas aller de Tyr à Sidon la veille de Chabbat. Leurs fils vinrent devant Rabbi Yo'hanan et lui dirent : À nos pères, c'était possible ; à nous, ce n'est pas possible. Il leur dit : Vos pères ont déjà accepté cela sur eux, comme il est dit : « Écoute, mon fils, la leçon de ton père, et ne délaisse pas l'enseignement de ta mère » (Proverbes 1, 8).
- בְּנֵי חוֹזָאֵי נָהֲגִי דְּמַפְרְשִׁי חַלָּה מֵאָרוֹזָא, אֲתוֹ וַאֲמַרוּ לֵיהּ לְרַב יוֹסֵף. אֲמַר לְהוּ: נֵיכְלַהּ זָר בְּאַפַּיְיהוּ. אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי: דְּבָרִים הַמּוּתָּרִים וַאֲחֵרִים נָהֲגוּ בָּהֶן אִיסּוּר —Les habitants de 'Hozaï avaient coutume de prélever la 'hala (la part de pâte due au Cohen) sur le riz. Ils vinrent le dire à Rav Yossef. Il leur dit : Qu'un non-Cohen la mange devant eux, pour montrer que cette coutume est sans fondement. Abayé lui objecta : Des choses permises que d'autres ont l'habitude de traiter comme interdites —
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.