Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חֲמֵשֶׁת רְבָעִים קֶמַח וְעוֹד — חַיָּיבִין בַּחַלָּה. הָכִי קָאָמַר, קַבָּא מְלוֹגְנָאֵי נָמֵי אַהַאי שִׁיעוּרָא קָאֵי.Cinq quarts de log de farine et un peu plus obligent à prélever la 'hala (la part de pâte due au Cohen) ? Voici ce qu'il veut dire : le kav de Melogna correspond lui aussi à cette mesure ; ce n'est pas un kav ordinaire (mesure de capacité), mais une mesure plus grande, égale à celle qui oblige à la 'hala.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: הָנֵי נְשֵׁי דִידַן נְהוּג לְמֵיפָא קְפִיזָא קְפִיזָא לְפִיסְחָא. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מַאי דַּעְתָּיךְ, לְחוּמְרָא? חוּמְרָא דְּאָתֵי לִידֵי קוּלָּא הוּא, דְּקָא מַפְקַע לַהּ מֵחַלָּה.Rav Yossef a dit : ces femmes qui sont les nôtres, celles de notre maison, ont coutume de cuire kefiza par kefiza (par petites mesures) à Pessa'h, car il est plus facile d'empêcher de petites quantités de pâte de fermenter. Abayé lui a dit : quelle est ton intention ? Leur demandes-tu cela par rigueur ? C'est une rigueur qui aboutit à une indulgence, car on soustrait ainsi la pâte à la 'hala (le prélèvement dû au Cohen), puisque chaque petite quantité reste sous le seuil qui y oblige.
- אֲמַר לֵיהּ: דְּעָבְדָן כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, (דְּתַנְיָא,) רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: הָרוֹדֶה וְנוֹתֵן לַסַּל — הַסַּל מְצָרְפָן לַחַלָּה. וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר.Rav Yossef lui a dit : elles prélèvent tout de même la 'hala, car elles agissent selon Rabbi Eliézer, (comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna)) : Rabbi Eliézer dit : celui qui retire les pains du four et les met dans une corbeille, la corbeille les réunit pour la 'hala, même si aucun d'eux n'atteint seul la mesure requise. Et Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : la halakha (la règle pratique) est conforme à Rabbi Eliézer. Les femmes de la maison de Rav Yossef rassemblaient donc leurs matsot dans une corbeille et en prélevaient la 'hala.
- אֲמַר לֵיהּ: וְהָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא כִּכָּרוֹת שֶׁל בָּבֶל שֶׁנּוֹשְׁכוֹת זוֹ מִזּוֹ, אֲבָל כְּעָכִין — לָא. הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: אֲפִילּוּ כְּעָכִין.Abayé lui a dit : mais il a été dit à ce sujet que Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : on n'a enseigné cela que pour les pains de Babylone, qui « mordent » l'un sur l'autre, c'est-à-dire qui restent légèrement collés, mais pour des keakhin (pains longs et étroits) cuits séparément, non ! Rav Yossef a répondu : n'a-t-il pas été dit à ce sujet que Rabbi 'Hanina a dit : même pour des keakhin ?
- בָּעֵי רַבִּי יִרְמְיָה: טַבְלָא שֶׁאֵין לָהּ לְבִזְבְּזִין מַהוּ? תּוֹךְ כְּלִי בָּעֵינַן, וְהָא לֵיכָּא. אוֹ דִילְמָא — אֲוִיר כְּלִי בָּעֵינַן, וְהָא אִיכָּא. תֵּיקוּ.Rabbi Yirmeya a demandé : une planche sans rebord, qu'en est-il ? Réunit-elle les pains qu'on y dépose ? Exigeons-nous l'intérieur d'un récipient, et ici il n'y en a pas ? Ou peut-être exigeons-nous l'espace d'un récipient, et ici il y en a un ? La question n'a pas été tranchée : tékou (elle reste en suspens).
- תַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: הַסַּל מְצָרְפָן. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: תַּנּוּר מְצָרְפָן. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר כִּכָּרוֹת שֶׁל בָּבֶל שֶׁנּוֹשְׁכוֹת זוֹ מִזּוֹ מִצְטָרְפוֹת.Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Eliézer dit : la corbeille les réunit pour la 'hala. Rabbi Yehochoua dit : le four les réunit. Rabban Chimon ben Gamliel dit : les pains de Babylone, qui « mordent » l'un sur l'autre, se réunissent, mais pas des pains plus faiblement liés.
- מַתְנִי׳ רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: שָׁלֹשׁ נָשִׁים לָשׁוֹת כְּאַחַת וְאוֹפוֹת בְּתַנּוּר אֶחָד, זוֹ אַחַר זוֹ.MICHNA : Rabban Gamliel dit : trois femmes peuvent pétrir ensemble, au même moment, et cuire dans un seul four, l'une après l'autre, sans craindre que la pâte de celle qui attend ne fermente.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: שָׁלֹשׁ נָשִׁים עוֹסְקוֹת בְּבָצֵק כְּאַחַת, אַחַת לָשָׁה, וְאַחַת עוֹרֶכֶת, וְאַחַת אוֹפָה.Et les Sages disent : trois femmes peuvent s'occuper de la pâte ensemble, de la manière suivante : l'une pétrit, l'autre façonne et la troisième cuit.
- רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: לֹא כׇּל הַנָּשִׁים וְלֹא כׇּל הָעֵצִים וְלֹא כׇּל הַתַּנּוּרִים שָׁוִין. זֶה הַכְּלָל: תָּפַח — תִּלְטוֹשׁ בְּצוֹנֵן.Rabbi Akiva dit : toutes les femmes, tous les bois et tous les fours ne sont pas semblables. On ne peut donc pas fixer de règle uniforme. Voici le principe : si la pâte commence à gonfler, qu'elle la frotte avec de l'eau froide, en y trempant ses mains, pour arrêter la fermentation.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן. לָשָׁה, הִיא מְקַטֶּפֶת, וַחֲבֶירְתָּהּ לָשָׁה תַּחְתֶּיהָ. מְקַטֶּפֶת, הִיא אוֹפָה, וַחֲבֶירְתָּהּ מְקַטֶּפֶת תַּחְתֶּיהָ, וְהַשְּׁלִישִׁית לָשָׁה. אוֹפָה הִיא, לָשָׁה, וַחֲבֶירְתָּהּ אוֹפָה תַּחְתֶּיהָ, וְהַשְּׁלִישִׁית מְקַטֶּפֶת, וְחוֹזְרֹת חֲלִילָה. כׇּל זְמַן שֶׁעוֹסְקוֹת בַּבָּצֵק — אֵינוֹ בָּא לִידֵי חִימּוּץ.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : celle qui pétrit le fait d'abord, puis elle façonne, et sa compagne pétrit à sa place. Celle qui façonne, ensuite elle cuit, et sa compagne façonne à sa place, et la troisième pétrit. Celle qui cuit, ensuite elle pétrit, et sa compagne cuit à sa place, et la troisième façonne ; et elles recommencent ainsi à tour de rôle. Tant qu'elles s'occupent de la pâte, celle-ci n'arrive pas à fermenter.
- רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר לֹא כׇּל הַנָּשִׁים וְכוּ׳. תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: דַּנְתִּי לִפְנֵי רַבָּן גַּמְלִיאֵל, יְלַמְּדֵינוּ רַבֵּינוּ בְּנָשִׁים זְרִיזוֹת אוֹ בְּנָשִׁים שֶׁאֵין זְרִיזוֹת? בְּעֵצִים לַחִים אוֹ בְּעֵצִים יְבֵשִׁים? בְּתַנּוּר חַם אוֹ בְּתַנּוּר צוֹנֵן? אָמַר לִי: אֵין לְךָ אֶלָּא מַה שֶּׁשָּׁנוּ חֲכָמִים, זֶה הַכְּלָל: תָּפַח — תִּלְטוֹשׁ בְּצוֹנֵן.Il a été dit dans la Michna : Rabbi Akiva dit : toutes les femmes ne sont pas semblables, etc. Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Akiva a dit : j'ai discuté devant Rabban Gamliel en lui demandant : que notre maître nous enseigne si ta règle concerne des femmes diligentes ou des femmes qui ne sont pas diligentes ? Du bois humide ou du bois sec ? Un four chaud ou un four froid ? Il m'a dit : tu n'as que ce qu'ont enseigné les Sages. Voici le principe : si la pâte commence à gonfler, qu'elle la frotte avec de l'eau froide.
- מַתְנִי׳ שִׂיאוּר — יִשָּׂרֵף, וְהָאוֹכְלוֹ פָּטוּר. סִידּוּק — יִשָּׂרֵף, וְהָאוֹכְלוֹ חַיָּיב כָּרֵת.MICHNA : Une pâte au stade de siour (début de la fermentation) doit être brûlée, mais celui qui la mange est exempt du karet (retranchement), car elle n'a pas entièrement fermenté. Une pâte au stade de la fissuration doit être brûlée, et celui qui la mange est passible de karet.
- אֵיזֶהוּ שִׂיאוּר? כְּקַרְנֵי חֲגָבִים. סִידּוּק — שֶׁנִּתְעָרְבוּ סְדָקִין זֶה בָּזֶה, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: זֶה וְזֶה — הָאוֹכְלוֹ חַיָּיב כָּרֵת. וְאֵיזֶהוּ שִׂיאוּר? כׇּל שֶׁהִכְסִיפוּ פָּנָיו כְּאָדָם שֶׁעָמְדוּ שַׂעֲרוֹתָיו.Qu'est-ce que le siour ? Lorsque la pâte présente des fissures comme les antennes des sauterelles. La fissuration, c'est lorsque les fissures se sont mêlées les unes aux autres. Telles sont les paroles de Rabbi Yehouda. Et les Sages disent : pour l'un comme pour l'autre, celui qui en mange est passible de karet. Et qu'est-ce que le siour ? Toute pâte dont la surface a pâli, comme le visage d'un homme dont les cheveux se sont dressés de peur.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: אֵיזֶהוּ שִׂיאוּר? כׇּל שֶׁהִכְסִיפוּ פָּנָיו כְּאָדָם שֶׁעָמְדוּ שַׂעֲרוֹתָיו. סִידּוּק — כְּקַרְנֵי חֲגָבִים, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵיזֶהוּ שִׂיאוּר? כְּקַרְנֵי חֲגָבִים. סִידּוּק — שֶׁנִּתְעָרְבוּ סְדָקִין זֶה בָּזֶה. וְזֶה וָזֶה — הָאוֹכְלוֹ חַיָּיב כָּרֵת.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné : qu'est-ce que le siour ? Toute pâte dont la surface a pâli, comme le visage d'un homme dont les cheveux se sont dressés. La fissuration, ce sont des fissures comme les antennes des sauterelles. Telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : qu'est-ce que le siour ? Des fissures comme les antennes des sauterelles. La fissuration, c'est lorsque les fissures se sont mêlées les unes aux autres. Et pour l'un comme pour l'autre, celui qui en mange est passible de karet.
- וְהָאֲנַן תְּנַן: שִׂיאוּר יִשָּׂרֵף, וְהָאוֹכְלוֹ פָּטוּר, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. אֵימָא: לְרַבִּי מֵאִיר, זֶה וָזֶה הָאוֹכְלוֹ חַיָּיב כָּרֵת.La Guemara s'étonne : mais n'avons-nous pas appris dans la Michna : le siour doit être brûlé, et celui qui le mange est exempt ; telles sont les paroles de Rabbi Yehouda ? Or les Sages de la baraïta, qui correspondent à Rabbi Yehouda, déclarent passible. La Guemara répond : dis plutôt : selon Rabbi Méïr, pour l'un comme pour l'autre, celui qui en mange est passible de karet, tandis que selon les Sages de la baraïta il est exempt pour le siour.
- אָמַר רָבָא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר — אֵין לָךְ כׇּל סֶדֶק וָסֶדֶק מִלְּמַעְלָה שֶׁאֵין לוֹ כַּמָּה סְדָקִים מִלְּמַטָּה.Rava a dit : quelle est la raison de Rabbi Méïr ? Il n'y a pas de fissure en haut qui n'ait plusieurs fissures en bas. Une seule petite fissure en surface montre donc que l'intérieur de la pâte est déjà fissuré et a fermenté.
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