Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִשּׁוּם דְּהָוֵה נָזִיר וְחַטָּאת שְׁנֵי כְתוּבִין הַבָּאִין כְּאֶחָד, וְאֵין מְלַמְּדִין.parce que les lois du nazir (celui qui a fait vœu de s'abstenir de vin) et du 'hatat (sacrifice expiatoire) sont deux versets qui viennent comme un seul, enseignant le même principe, et de tels versets n'enseignent pas pour d'autres cas.
- נָזִיר, הָא דַּאֲמַרַן. חַטָּאת מַאי הִיא? דְּתַנְיָא: ״כֹּל אֲשֶׁר יִגַּע בִּבְשָׂרָהּ יִקְדָּשׁ וְגוֹ׳״, יָכוֹל אֲפִילּוּ לֹא בָּלְעָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בִּבְשָׂרָהּ (יִקְדָּשׁ)״ — עַד שֶׁיִּבָּלַע בְּבָשָׂרLe nazir, c'est ce que nous avons dit. Le 'hatat, qu'en est-il ? Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Tout ce qui touchera dans sa chair sera consacré… » (Lévitique 6, 20). On pourrait penser : même s'il l'a touchée, même si la viande n'en a rien absorbé ? Le verset dit donc : « dans sa chair (sera consacré) » : il faut que le goût soit absorbé dans la chair.
- ״יִקְדָּשׁ״ — לִהְיוֹת כָּמוֹהָ, שֶׁאִם פְּסוּלָה הִיא — תִּיפָּסֵל, וְאִם כְּשֵׁירָה הִיא — תֵּאָכֵל כֶּחָמוּר שֶׁבָּהּ.« Sera consacré » : pour être comme elle : si elle est invalide, elle sera invalidée ; et si elle est valide, elle sera mangée selon la rigueur la plus forte qui s'y trouve, quant au lieu et au temps de sa consommation. Le permis se joint donc à l'interdit aussi pour le 'hatat, et ce principe ne peut être étendu à toute la Torah.
- וְרַבָּנַן נָמֵי, נִיהְוֵי נָזִיר וְחַטָּאת שְׁנֵי כְתוּבִין הַבָּאִין כְּאֶחָד, וְאֵין מְלַמְּדִין!Et pour les Sages aussi, que le nazir et le 'hatat soient deux versets qui viennent comme un seul, et qu'ils n'enseignent pas le principe du goût comme la substance pour toute la Torah !
- אָמְרִי: הָנְהוּ מִיצְרָיךְ צְרִיכִי.Ils disent : ces deux versets sont nécessaires, l'un ne pouvant se déduire de l'autre.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא, מַאי צְרִיכִי? בִּשְׁלָמָא אִי כְּתַב רַחֲמָנָא בְּחַטָּאת, לָא גָּמַר נָזִיר מִינַּהּ — דְּחוּלִּין מִקֳּדָשִׁים לָא גָּמְרִינַן. אֶלָּא, לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בְּנָזִיר, וְתֵיתֵי חַטָּאת וְתִגְמוֹר מִינֵּיהּ, דְּהָא כׇּל אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה קָא גָמַר מִנָּזִיר.Et Rabbi Akiva objecte : en quoi sont-ils nécessaires ? Certes, si le Miséricordieux l'avait écrit pour le 'hatat seul, on n'en aurait pas déduit le nazir, car nous n'apprenons pas le profane du consacré. Mais que le Miséricordieux l'écrive pour le nazir, et le 'hatat viendrait l'apprendre de lui, puisque tous les interdits de la Torah s'apprennent du nazir !
- וְרַבָּנַן אָמְרִי לָךְ, מִיצְרָךְ צְרִיכִי: חַטָּאת לְהֶיתֵּר מִצְטָרֵף לְאִיסּוּר, וְחוּלִּין מִקֳּדָשִׁים לָא גָּמַר, וּ״מִשְׁרַת״ — לִיתֵּן טַעַם כְּעִיקָּר, וּמִכָּאן אַתָּה דָּן לְכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ.Et les Sages te diront : ils sont nécessaires : le 'hatat enseigne que le permis se joint à l'interdit dans son domaine, et le profane ne s'apprend pas du consacré ; et « trempé » enseigne que le goût a le statut de la substance, et de là tu déduis pour toute la Torah.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא: תַּרְוַיְיהוּ לְהֶיתֵּר מִצְטָרֵף לְאִיסּוּר, וְהָווּ לְהוּ שְׁנֵי כְתוּבִין הַבָּאִין כְּאֶחָד, וְכׇל שְׁנֵי כְתוּבִין הַבָּאִין כְּאֶחָד אֵין מְלַמְּדִין.Et Rabbi Akiva dit : les deux enseignent que le permis se joint à l'interdit, et ils sont donc deux versets qui viennent comme un seul ; et deux versets qui viennent comme un seul n'enseignent pas pour d'autres cas.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְרַב כָּהֲנָא, אֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: ״מִכֹּל אֲשֶׁר יֵעָשֶׂה מִגֶּפֶן הַיַּיִן מֵחַרְצַנִּים וְעַד זָג״ — לִימֵּד עַל אִיסּוּרֵי נָזִיר שֶׁמִּצְטָרְפִים זֶה עִם זֶה. הַשְׁתָּא: לְרַבִּי עֲקִיבָא אִיסּוּר וְהֶיתֵּר מִצְטָרְפִין, אִיסּוּר וְאִיסּוּר מִיבַּעְיָא?!Rav Achi a dit à Rav Kahana : Mais alors, ce qui a été enseigné : « De tout ce qui provient de la vigne, du pépin à la peau » (Nombres 6, 4) enseigne, au sujet des interdits du nazir, qu'ils se joignent l'un à l'autre. Or maintenant : selon Rabbi Akiva, l'interdit et le permis se joignent ; faut-il encore dire que l'interdit et l'interdit se joignent ?!
- אֲמַר לֵיהּ: אִיסּוּר וְהֶיתֵּר בְּבַת אַחַת, אִיסּוּר וְאִיסּוּר בָּזֶה אַחַר זֶה.Il lui a dit : l'interdit et le permis se joignent seulement s'ils sont consommés en une seule fois ; l'interdit et l'interdit se joignent même l'un après l'autre.
- מַתְנִי׳ בָּצֵק שֶׁבְּסִידְקֵי עֲרֵיבָה, אִם יֵשׁ כְּזַיִת בְּמָקוֹם אֶחָד — חַיָּיב לְבַעֵר, וְאִם (לֹא) — בָּטֵל בְּמִיעוּטוֹ.MICHNA : De la pâte qui se trouve dans les fissures d'un pétrin : s'il y a un kazayit (le volume d'une olive) en un seul endroit, on est tenu de l'éliminer ; et sinon, elle est annulée par sa petite quantité.
- וְכֵן לְעִנְיַן הַטּוּמְאָה, אִם מַקְפִּיד עָלָיו — חוֹצֵץ, וְאִם רוֹצֶה בְּקִיּוּמוֹ — הֲרֵי הוּא כַּעֲרֵיבָה.Et de même pour ce qui est de l'impureté : si elle le gêne, c'est-à-dire si son propriétaire compte l'enlever, elle fait écran entre le pétrin et l'eau du bain rituel ; et si l'on veut la conserver en place, elle est comme le pétrin lui-même.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּמְקוֹם שֶׁאֵין עֲשׂוּיִין לְחַזֵּק, אֲבָל בִּמְקוֹם שֶׁעֲשׂוּיִין לְחַזֵּק — אֵינוֹ חַיָּיב לְבַעֵר.GUEMARA : Rav Yehouda a dit, au nom de Chmouel : On ne l'a enseigné que dans un endroit où la pâte ne sert pas à renforcer le pétrin ; mais dans un endroit où elle sert à renforcer, on n'est pas tenu de l'éliminer.
- מִכְלָל דְּפָחוֹת מִכְּזַיִת — אֲפִילּוּ בִּמְקוֹם שֶׁאֵין עָשׂוּי לְחַזֵּק אֵינוֹ חַיָּיב לְבַעֵר.On en déduit que, pour moins d'un kazayit, même dans un endroit où elle ne sert pas à renforcer, on n'est pas tenu de l'éliminer.
- אִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַסֵּיפָא: ״וְאִם לָאו בָּטֵל בְּמִיעוּטוֹ״. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּמְקוֹם הֶעָשׂוּי לְחַזֵּק, אֲבָל בִּמְקוֹם שֶׁאֵין עָשׂוּי לְחַזֵּק — חַיָּיב לְבַעֵר, מִכְּלָל דִּכְזַיִת — אֲפִילּוּ בִּמְקוֹם הֶעָשׂוּי לְחַזֵּק חַיָּיב לְבַעֵר.Certains le rapportent à la fin de la Michna : « Et sinon, elle est annulée par sa petite quantité. » Rav Yehouda a dit, au nom de Chmouel : On ne l'a enseigné que dans un endroit où elle sert à renforcer ; mais dans un endroit où elle ne sert pas à renforcer, on est tenu de l'éliminer. On en déduit que, pour un kazayit, même dans un endroit où elle sert à renforcer, on est tenu de l'éliminer.
- תַּנְיָא כְּלִישָּׁנָא קַמָּא, תַּנְיָא כְּלִישָּׁנָא בָּתְרָא. תַּנְיָא כְּלִישָּׁנָא קַמָּא: בָּצֵק שֶׁבְּסִידְקֵי עֲרֵיבָה, בִּמְקוֹם הֶעָשׂוּי לְחַזֵּק — אֵינוֹ חוֹצֵץ וְאֵינוֹ עוֹבֵר. וּבִמְקוֹם שֶׁאֵין עָשׂוּי לְחַזֵּק — חוֹצֵץ וְעוֹבֵר. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? בִּכְזַיִת, אֲבָל בְּפָחוֹת מִכְּזַיִת — אֲפִילּוּ בִּמְקוֹם שֶׁאֵין עָשׂוּי לְחַזֵּק, אֵינוֹ חוֹצֵץ וְאֵינוֹ עוֹבֵר.Il a été enseigné une baraïta conforme à la première version, et il a été enseigné une baraïta conforme à la dernière version. Il a été enseigné conformément à la première version : De la pâte dans les fissures d'un pétrin : dans un endroit où elle sert à renforcer, elle ne fait pas écran pour l'immersion, et on ne transgresse pas l'interdit de posséder du 'hamets (levain) à Pessa'h ; et dans un endroit où elle ne sert pas à renforcer, elle fait écran et on transgresse. De quoi parle-t-on ? D'un kazayit ; mais pour moins d'un kazayit, même dans un endroit où elle ne sert pas à renforcer, elle ne fait pas écran et on ne transgresse pas.
- וְתַנְיָא כְּלִישָּׁנָא בָּתְרָא: בָּצֵק שֶׁבְּסִידְקֵי עֲרֵיבָה, בִּמְקוֹם הֶעָשׂוּי לְחַזֵּק —Et il a été enseigné conformément à la dernière version : De la pâte dans les fissures d'un pétrin : dans un endroit où elle sert à renforcer
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