Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּכְתִיב ״לֹא תֹאכַל עָלָיו חָמֵץ שִׁבְעַת יָמִים תֹּאכַל עָלָיו מַצּוֹת״, כֹּל שֶׁיֶּשְׁנוֹ בְּקוּם אֱכוֹל מַצָּה — יֶשְׁנוֹ בְּבַל תֹּאכַל חָמֵץ, וְהָנֵי נְשֵׁי, הוֹאִיל וְלֵיתַנְהוּ בְּקוּם אֱכוֹל מַצָּה, דְּהָוְיָא לַיהּ מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָא (הִיא) — אֵימָא בְּבַל תֹּאכַל חָמֵץ נָמֵי לֵיתַנְהוּ, קָא מַשְׁמַע לַן.car tu aurais pu penser dire : puisqu'il est écrit : « Tu ne mangeras pas avec lui de 'hamets ; sept jours tu mangeras avec lui des matsot » (Deutéronome 16, 3), quiconque est concerné par « lève-toi, mange de la matsa » est concerné par « tu ne mangeras pas de 'hamets ». Or ces femmes, puisqu'elles ne sont pas concernées par « lève-toi, mange de la matsa », car c'est pour elles une mitsva positive dépendant du temps, dis qu'elles ne sont pas non plus concernées par « tu ne mangeras pas de 'hamets » ; il vient donc nous enseigner qu'elles le sont.
- וְהַשְׁתָּא דְּאִתְרַבּוּ לְהוּ בְּבַל תֹּאכַל חָמֵץ — אִיתְרַבִּי נָמֵי לַאֲכִילַת מַצָּה, כְּרַבִּי (אֱלִיעֶזֶר). דְּאָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: נָשִׁים חַיָּיבוֹת בַּאֲכִילַת מַצָּה דְּבַר תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא תֹאכַל עָלָיו חָמֵץ וְגוֹ׳״, כֹּל שֶׁיֶּשְׁנוֹ בְּבַל תֹּאכַל חָמֵץ — יֶשְׁנוֹ בַּאֲכִילַת מַצָּה. וְהָנֵי נְשֵׁי נָמֵי, הוֹאִיל וְיׇשְׁנָן בְּבַל תֹּאכַל חָמֵץ — יֶשְׁנָן בְּקוּם אֱכוֹל מַצָּה.Et maintenant qu'elles sont incluses dans « tu ne mangeras pas de 'hamets », elles sont aussi incluses dans la consommation de matsa, selon Rabbi (Eliézer). Car Rabbi Eliézer a dit : Les femmes sont obligées de manger de la matsa selon la Torah, comme il est dit : « Tu ne mangeras pas avec lui de 'hamets, etc. » : quiconque est concerné par « tu ne mangeras pas de 'hamets » est concerné par la consommation de matsa. Et ces femmes aussi, puisqu'elles sont concernées par « tu ne mangeras pas de 'hamets », sont concernées par « lève-toi, mange de la matsa ».
- וּמַאי חָזֵית דְּהַאי ״כׇּל״ לְרַבּוֹיֵי נָשִׁים, וּמַפְּקַתְּ עֵירוּבוֹ? אֵימָא: לְרַבּוֹיֵי עֵירוּבוֹ!Et qu'as-tu vu pour que ce « tout » serve à inclure les femmes et que tu exclues son mélange ? Dis plutôt : qu'il sert à inclure son mélange pour le karet (retranchement) !
- מִסְתַּבְּרָא, קָאֵי בְּאוֹכְלִין מְרַבֵּה אוֹכְלִין. קָאֵי בְּאוֹכְלִין מְרַבֵּה נֶאֱכָלִין?C'est logique : il traite de ceux qui mangent, il inclut donc ceux qui mangent. Il traite de ceux qui mangent, et il inclurait ce qui est mangé ?
- מַתְקֵיף לַהּ רַב נָתָן אֲבוּהּ דְּרַב הוּנָא (בְּרֵיהּ דְּרַב נָתָן): וְכׇל הֵיכָא דְּקָאֵי בְּאוֹכְלִין לָא מְרַבֵּה נֶאֱכָלִין? וְהָא תַּנְיָא: ״כִּי כׇּל אֹכֵל חֵלֶב מִן הַבְּהֵמָה אֲשֶׁר יַקְרִיב״, אֵין לִי אֶלָּא חֵלֶב תְּמִימִין שֶׁרָאוּי לִיקְרַב, חֵלֶב בַּעֲלֵי מוּמִין מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִן הַבְּהֵמָה״. חֵלֶב חוּלִּין מִנַּיִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּי כׇּל״. וְהָא הָכָא דְּקָאֵי בְּאוֹכְלִין, וְקָא מְרַבֵּה נֶאֱכָלִין!Rav Natan, père de Rav Houna (fils de Rav Natan), a objecté : Et partout où il traite de ceux qui mangent, il n'inclut pas ce qui est mangé ? Or il a été enseigné : « Car quiconque mange de la graisse d'un animal dont on offre » (Lévitique 7, 25) : je n'ai là que la graisse des bêtes sans défaut, aptes à être offertes. La graisse des bêtes ayant un défaut, d'où le sait-on ? Le verset enseigne : « d'un animal ». La graisse des bêtes profanes, d'où le sait-on ? Le verset enseigne : « car quiconque ». Or voici qu'ici il traite de ceux qui mangent, et il inclut ce qui est mangé !
- הָתָם דְּלֵיכָּא אוֹכְלִין — מְרַבֵּה נֶאֱכָלִין. הָכָא דְּאִיכָּא אוֹכְלִין — לָא שָׁבֵיק לְהוּ לְאוֹכְלִין וּמְרַבֵּה נֶאֱכָלִין.Là où il n'y a pas d'autres mangeurs à inclure, il inclut ce qui est mangé ; ici, où il y a des mangeurs à inclure, il ne laisse pas les mangeurs pour inclure ce qui est mangé.
- וְרַבָּנַן דְּלֵית לְהוּ עֵירוּב, ״כׇּל״ לָא דָּרְשִׁי. אֶלָּא נָשִׁים מְנָא לְהוּ?Et les Sages, qui n'admettent pas d'interdit pour le mélange, n'interprètent pas « tout ». Mais alors, les femmes, d'où le tirent-ils ?
- ״כׇּל״ — לָא דָּרְשִׁי, ״כִּי כׇּל״ — דָּרְשִׁי.« Tout », ils ne l'interprètent pas ; « car tout », ils l'interprètent.
- וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, אֵימָא: ״כׇּל״ — לְרַבּוֹת אֶת הַנָּשִׁים, ״כִּי כׇּל״ — לְרַבּוֹת אֶת עֵירוּבוֹ!Et Rabbi Eliézer, dis : « tout » sert à inclure les femmes, « car tout » sert à inclure son mélange !
- וְכִי תֵּימָא ״כִּי כׇּל״ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר לָא דָּרֵישׁ, וְהָתַנְיָא: שְׂאֹר בַּל תַּקְטִירוּ — אֵין לִי אֶלָּא כּוּלּוֹ, מִקְצָתוֹ מִנַּיִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כׇּל״. עֵירוּבוֹ מִנַּיִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּי כׇּל״. מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּדָרֵישׁ ״כׇּל״ — רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, וְקָא דָּרֵישׁ ״כִּי כׇּל״!Et si tu dis que Rabbi Eliézer n'interprète pas « car tout », or il a été enseigné : « Tu ne brûleras pas de levain » (Lévitique 2, 11) : je n'ai là que le tout ; une partie, d'où le sait-on ? Le verset enseigne : « tout ». Son mélange, d'où le sait-on ? Le verset enseigne : « car tout ». De qui as-tu entendu qu'il interprète « tout » ? De Rabbi Eliézer ; et il interprète « car tout » !
- קַשְׁיָא.C'est une kouchya (difficulté) qui demeure.
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה — אֵין הֶיתֵּר מִצְטָרֵף לְאִיסּוּר, חוּץ מֵאִיסּוּרֵי נָזִיר, שֶׁהֲרֵי אָמְרָה תּוֹרָה ״מִשְׁרַת״.Rabbi Abbahou a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Pour tous les interdits de la Torah, le permis ne se joint pas à l'interdit pour former la mesure, sauf pour les interdits du nazir, car la Torah a dit : « trempage » (Nombres 6, 3).
- וּזְעֵירִי אָמַר: אַף שְׂאוֹר בַּל תַּקְטִירוּ.Et Zeïri a dit : Même pour « tu ne brûleras pas de levain ».
- כְּמַאן? כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, דְּדָרֵישׁ ״כׇּל״.Selon qui ? Selon Rabbi Eliézer, qui interprète « tout ».
- אִי הָכִיS'il en est ainsi
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