Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַחֲרוֹסֶת קָאָמַר מָר, אוֹ אַחַרְדָּל קָאָמַר מָר? אֲמַר לֵיהּ: לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ?Est-ce à propos de la 'harosset (mélange de fruits et de vinaigre) que le Maître a parlé, ou est-ce à propos de la moutarde que le Maître a parlé ? Il lui dit : Quelle différence cela fait-il ?
- לִדְרַב כָּהֲנָא. דְּאָמַר רַב כָּהֲנָא: מַחֲלוֹקֶת לְתוֹךְ הַחַרְדָּל, אֲבָל לְתוֹךְ הַחֲרוֹסֶת — דִּבְרֵי הַכֹּל יִשָּׂרֵף מִיָּד.Pour l'enseignement de Rav Kahana. Car Rav Kahana a dit : La machlokèt (divergence d'opinions) entre Rabbi Méïr et les Sages porte sur de la farine tombée dans la moutarde ; mais dans la 'harosset, de l'avis de tous, elle sera brûlée immédiatement.
- אֲמַר לֵיהּ: לָא שְׁמִיעַ לִי, כְּלוֹמַר לָא סְבִירָא לִי.Il lui dit : Je n'ai pas entendu cela, c'est-à-dire : je ne suis pas de cet avis.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: כְּווֹתֵיהּ דְּרַב כָּהֲנָא מִסְתַּבְּרָא, מִדְּאָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי. מַאי לָאו? צַמּוֹתֵי הוּא דְּלָא צָמֵית, הָא חַמּוֹעֵי מְחַמְּעָא.Rav Achi a dit : Il est raisonnable de statuer comme Rav Kahana, puisque Chmouel a dit : La halakha (loi) n'est pas conforme à Rabbi Yossé, selon qui le vinaigre empêche le grain de fermenter. N'est-ce pas à dire : il ne le contracte pas, certes, mais il le fait fermenter ? La 'harosset, qui contient du vinaigre, fait donc fermenter aussitôt, comme le dit Rav Kahana.
- לָא, דִּילְמָא לָא מִצְמָת צָמֵית, וְלָא חַמּוֹעֵי מְחַמַּע.Non : peut-être qu'il ne contracte pas, et qu'il ne fait pas non plus fermenter.
- אֵין מְבַשְּׁלִין וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: ״בְּמַיִם״ — אֵין לִי אֶלָּא בְּמַיִם, שְׁאָר מַשְׁקִין מִנַּיִין?On ne fait pas cuire le Pessa'h (le sacrifice pascal), etc. Nos Maîtres ont enseigné : Il est écrit : « dans l'eau » (Exode 12, 9) : je n'ai là que l'eau ; pour les autres liquides, d'où le sait-on ?
- אָמַרְתָּ, קַל וָחוֹמֶר: וּמָה מַיִם שֶׁאֵין מְפִיגִין טַעְמָן — אֲסוּרִין, שְׁאָר מַשְׁקִין שֶׁמְּפִיגִין טַעְמָן — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן!Tu as dit que c'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si l'eau, qui ne relève pas le goût, est interdite, les autres liquides, qui relèvent le goût, ne le sont-ils pas à plus forte raison !
- רַבִּי אוֹמֵר: ״בְּמַיִם״ — אֵין לִי אֶלָּא מַיִם, שְׁאָר מַשְׁקִין מִנַּיִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבָשֵׁל מְבֻשָּׁל״, מִכׇּל מָקוֹם.Rabbi dit : « Dans l'eau » : je n'ai là que l'eau ; pour les autres liquides, d'où le sait-on ? Le verset dit : « cuit, cuit » (expression redoublée), c'est-à-dire de toute façon.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ צְלִי קֵדָר.Quelle différence y a-t-il entre eux ? Il y a entre eux le cas du rôti de marmite, cuit dans une marmite sans aucun liquide ajouté, dans son seul jus : pour Rabbi, c'est interdit comme une cuisson ; pour les Sages, non.
- וְרַבָּנַן, הַאי ״בָּשֵׁל מְבֻשָּׁל״ מַאי עָבְדִי לְהוּ? מִבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: בִּשְּׁלוֹ וְאַחַר כָּךְ צְלָאוֹ, אוֹ שֶׁצְּלָאוֹ וְאַחַר כָּךְ בִּשְּׁלוֹ — חַיָּיב.Et les Sages, ce « cuit, cuit », qu'en font-ils ? Ils en ont besoin pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : S'il l'a cuit, puis l'a rôti, ou s'il l'a rôti, puis l'a cuit, il est 'hayav (passible de la flagellation).
- בִּשְׁלָמָא בִּשְּׁלוֹ וְאַחַר כָּךְ צְלָאוֹ חַיָּיב, דְּהָא בַּשְּׁלֵיהּ. אֶלָּא צְלָאוֹ וְאַחַר כָּךְ בִּשְּׁלוֹ, הָא צְלִי אֵשׁ הוּא, אַמַּאי?On comprend que s'il l'a cuit, puis l'a rôti, il soit 'hayav, car il l'a d'abord cuit. Mais s'il l'a rôti, puis l'a cuit, voici que c'est un rôti au feu : pourquoi serait-il 'hayav ?
- אָמַר רַב כָּהֲנָא: הָא מַנִּי — רַבִּי יוֹסֵי הִיא. דְּתַנְיָא: יוֹצְאִין בְּרָקִיק הַשָּׁרוּי וּבִמְבוּשָּׁל שֶׁלֹּא נִימּוֹחַ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: יוֹצְאִין בְּרָקִיק הַשָּׁרוּי, אֲבָל לֹא בִּמְבוּשָּׁל, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִימּוֹחַ.Rav Kahana a dit : De qui est-ce ? C'est de Rabbi Yossé. Car il a été enseigné dans une baraïta : On s'acquitte de l'obligation de la matsa avec une galette trempée, et avec une galette cuite qui ne s'est pas dissoute, telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yossé dit : On s'acquitte avec une galette trempée, mais non avec une galette cuite, même si elle ne s'est pas dissoute. Selon lui, la cuisson annule donc ce qui a précédé.
- עוּלָּא אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי מֵאִיר, שָׁאנֵי הָכָא דְּאָמַר קְרָא: ״וּבָשֵׁל מְבֻשָּׁל״, מִכׇּל מָקוֹם.Oula a dit : Tu peux même dire que c'est Rabbi Méïr : ici, c'est différent, car le verset dit : « cuit, cuit », de toute façon.
- תָּנוּ רַבָּנַן: יָכוֹל צְלָאוֹ כׇּל צוֹרְכּוֹ יְהֵא חַיָּיב — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אַל תֹּאכְלוּ מִמֶּנּוּ נָא וּבָשֵׁל מְבֻשָּׁל בַּמָּיִם״. נָא וּבָשֵׁל מְבֻשָּׁל אָמַרְתִּי לְךָ, וְלֹא שֶׁצְּלָאוֹ כׇּל צוֹרְכּוֹ.Nos Maîtres ont enseigné : J'aurais pu penser que s'il l'a rôti autant qu'il faut, il sera 'hayav. Le verset dit : « Vous n'en mangerez pas à demi cuit, ni cuit, cuit dans l'eau » (Exode 12, 9) : à demi cuit ou cuit, cuit, t'ai-Je dit, mais non s'il l'a rôti autant qu'il faut.
- הֵיכִי דָּמֵי? אָמַר רַב אָשֵׁי: דְּשַׁוְּיֵא חֲרוֹכָא.De quel cas s'agit-il ? Rav Achi a dit : Quand il l'a rendu carbonisé.
- תָּנוּ רַבָּנַן: יָכוֹל אָכַל כְּזַיִת חַי יְהֵא חַיָּיב — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אַל תֹּאכְלוּ מִמֶּנּוּ נָא וּבָשֵׁל מְבֻשָּׁל״. נָא וּבָשֵׁל אָמַרְתִּי לְךָ, וְלֹא חַי.Nos Maîtres ont enseigné : J'aurais pu penser que s'il a mangé la valeur d'une olive crue, il sera 'hayav. Le verset dit : « Vous n'en mangerez pas à demi cuit, ni cuit, cuit » : à demi cuit ou cuit, t'ai-Je dit, mais non cru.
- יָכוֹל יְהֵא מוּתָּר — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּי אִם צְלִי אֵשׁ״. הֵיכִי דָּמֵי נָא? אָמַר רַב: כִּדְאָמְרִי פָּרְסָאֵי: אֲבַרְנִים.J'aurais pu penser que ce sera permis. Le verset dit : « mais seulement rôti au feu ». De quel cas s'agit-il pour le na (à demi cuit) ? Rav a dit : Comme disent les Perses : avarnim.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: הַמְבַשֵּׁל בְּחַמֵּי טְבֶרְיָא בְּשַׁבָּת — פָּטוּר. פֶּסַח שֶׁבִּשְּׁלוֹ בְּחַמֵּי טְבֶרְיָא — חַיָּיב.Rav 'Hisda a dit : Celui qui cuit dans les eaux chaudes de Tibériade à Chabbat est pétour (exempt). Un Pessa'h qu'il a cuit dans les eaux chaudes de Tibériade : il est 'hayav.
- מַאי שְׁנָא בְּשַׁבָּת דְּלָא? דְּתוֹלְדוֹת אֵשׁ בָּעֵינַן, וְלֵיכָּא. פֶּסַח נָמֵי, לָאו תּוֹלְדוֹת אֵשׁ הוּא!En quoi Chabbat est-il différent, pour qu'il n'y ait pas de culpabilité ? Parce qu'il nous faut un dérivé du feu, et qu'il n'y en a pas. Pour le Pessa'h aussi, ce n'est pas un dérivé du feu !
- אָמַר רָבָא: מַאי ״חַיָּיב״ דְּקָתָנֵי — דְּקָא עָבַר מִשּׁוּם ״צָלִי אֵשׁ״.Rava a dit : Que signifie le mot « 'hayav » qu'il enseigne ? Qu'il a transgressé « rôti au feu ».
- רַב חִיָּיא בְּרֵיהּ דְּרַב נָתָן מַתְנֵי לַהּ לְהָא דְּרַב חִסְדָּא בְּהֶדְיָא. אָמַר רַב חִסְדָּא: הַמְבַשֵּׁל בְּחַמֵּי טְבֶרְיָא בְּשַׁבָּת — פָּטוּר, וּפֶסַח שֶׁבִּשְּׁלוֹ בְּחַמֵּי טְבֶרְיָא — חַיָּיב, שֶׁעָבַר מִשּׁוּם ״צְלִי אֵשׁ״.Rav 'Hiya, fils de Rav Natan, enseigne explicitement cette parole de Rav 'Hisda : Rav 'Hisda a dit : Celui qui cuit dans les eaux chaudes de Tibériade à Chabbat est pétour, et un Pessa'h qu'il a cuit dans les eaux chaudes de Tibériade : il est 'hayav, car il a transgressé « rôti au feu ».
- אָמַר רָבָא: אֲכָלוֹ נָא —Rava a dit : S'il l'a mangé à demi cuit,
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