Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עֲרוּגָה שֶׁהִיא שִׁשָּׁה עַל שִׁשָּׁה טְפָחִים — זוֹרְעִין בְּתוֹכָהּ חֲמִשָּׁה זֵרְעוֹנִין, אַרְבַּע — עַל אַרְבַּע רוּחוֹת הָעֲרוּגָה, וְאַחַת בָּאֶמְצַע. מַהוּ דְּתֵימָא: הָנֵי מִילֵּי בִּזְרָעִין, אֲבָל בִּירָקוֹת — לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Une plate-bande qui mesure six sur six tefa'him (paumes) : on y sème cinq sortes de semences, quatre sur les quatre côtés de la plate-bande et une au milieu. La parole de Rav reste nécessaire : Tu aurais pu dire : cela ne s'applique qu'aux semences, mais pour les légumes, non. Il nous enseigne donc que la règle vaut aussi pour les légumes.
- לְמֵימְרָא דִּירָקוֹת אַלִּימָא מִזְּרָעִים? וְהָתְנַן: כׇּל מִינֵי זְרָעִים אֵין זוֹרְעִין בַּעֲרוּגָה אַחַת, כׇּל מִינֵי יְרָקוֹת זוֹרְעִין בַּעֲרוּגָה אַחַת! מַהוּ דְּתֵימָא הָנֵי מָרוֹר מִין זְרָעִים נִינְהוּ, קָא מַשְׁמַע לַן.Cela revient-il à dire que les légumes sont plus forts que les semences pour puiser leur nourriture ? Mais nous avons appris dans une Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Toutes les espèces de semences, on ne les sème pas dans une seule plate-bande ; toutes les espèces de légumes, on les sème dans une seule plate-bande ! La Guemara répond : Tu aurais pu dire que ces plantes de maror sont une espèce de semences. Il nous enseigne qu'elles sont des légumes.
- זְרָעִים סָלְקָא דַּעְתָּךְ? וְהָא תְּנַן — יְרָקוֹת, וְתָנֵי בַּר קַפָּרָא — יְרָקוֹת, וְתָנֵי דְּבֵי שְׁמוּאֵל — יְרָקוֹת! חֲזֶרֶת אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְסוֹפָהּ לְהַקְשׁוֹת — נִיתֵּיב לַהּ רַוְוחָא טְפֵי.Des semences, cela te viendrait à l'esprit ? Mais nous avons appris dans la Michna : des légumes, et Bar Kappara a enseigné : des légumes, et l'école de Chmouel a enseigné : des légumes ! La Guemara répond : C'est pour la 'hazérèt que c'était nécessaire à Rav. Il te serait venu à l'esprit de dire : puisqu'elle finit par durcir, donnons-lui davantage d'espace.
- לָאו אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא, קֶלַח שֶׁל כְּרוּב שֶׁהוּקְשָׁה מַרְחִיבִין לוֹ בֵּית רוֹבַע! אַלְמָא: כֵּיוָן דְּסוֹפוֹ לְהַקְשׁוֹת יָהֲבִינַן לֵיהּ רַוְוחָא טְפֵי, הָכָא נָמֵי נִיתֵּיב לַהּ רַוְוחָא טְפֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.N'est-ce pas ce qu'a dit Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina : Une tige de chou qui a durci, on lui élargit un beit rova (surface d'ensemencement d'un quart de kav) ? Il en ressort : puisqu'il finit par durcir, on lui donne davantage d'espace. Ici aussi, on aurait pu penser : donnons-lui davantage d'espace. Il nous enseigne que non.
- יוֹצְאִין בָּהֶן בֵּין לַחִין בֵּין יְבֵשִׁין כּוּ׳. אָמַר רַב חִסְדָּא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בַּקֶּלַח, אֲבָל בֶּעָלִין, לַחִין — אִין, יְבֵשִׁין — לָא.On s'en acquitte, qu'ils soient frais ou qu'ils soient secs, etc. Rav 'Hisda a dit : on n'a enseigné cela que pour la tige, mais pour les feuilles, fraîches, oui ; sèches, non.
- וְהָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא ״בַּקֶּלַח שֶׁלָּהֶן״, מִכְלָל דְּרֵישָׁא עָלִין? פָּרוֹשֵׁי קָא מְפָרֵשׁ: כִּי קָתָנֵי בֵּין לַחִין בֵּין יְבֵשִׁין — אַקֶּלַח.La Guemara objecte : Mais du fait qu'il est enseigné à la fin de la Michna « avec leur tige », il ressort que le début traite des feuilles ! Réponse : Elle explique ce qui précède : lorsqu'elle enseigne « qu'ils soient frais ou qu'ils soient secs », c'est à propos de la tige.
- מֵיתִיבִי: יוֹצְאִין בָּהֶן וּבַקֶּלַח שֶׁלָּהֶן, בֵּין לַחִין בֵּין יְבֵשִׁין, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לַחִין — יוֹצְאִין בָּהֶן, יְבֵשִׁין — אֵין יוֹצְאִין בָּהֶן. וְשָׁוִין שֶׁיּוֹצְאִין בָּהֶן כְּמוּשִׁין. אֲבָל לֹא כְּבוּשִׁין וְלֹא שְׁלוּקִין וְלֹא מְבוּשָּׁלִין.On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : On s'acquitte avec eux et avec leur tige, qu'ils soient frais ou qu'ils soient secs : ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : frais, on s'en acquitte ; secs, on ne s'en acquitte pas. Et ils sont d'accord qu'on s'acquitte avec eux flétris, mais non marinés, ni trop cuits, ni cuits.
- כְּלָלוֹ שֶׁל דָּבָר: כֹּל שֶׁיֵּשׁ בּוֹ טַעַם מָרוֹר — יוֹצְאִין בּוֹ, וְכֹל שֶׁאֵין בּוֹ טַעַם מָרוֹר — אֵין יוֹצְאִין בּוֹ. תַּרְגּוּמָא אַקֶּלַח. תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין יוֹצְאִין בָּהֶן כְּמוּשִׁין. מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּרַבִּי צָדוֹק אָמְרוּ: יוֹצְאִין בָּהֶן כְּמוּשִׁין.La règle générale de la chose : tout ce qui a le goût du maror, on s'en acquitte, et tout ce qui n'a pas le goût du maror, on ne s'en acquitte pas. Cette baraïta semble inclure les feuilles sèches selon Rabbi Méïr. Réponse : Interprète les paroles de Rabbi Méïr sur « secs » comme portant sur la tige. Nos Maîtres ont enseigné : on ne s'acquitte pas avec eux flétris. Au nom de Rabbi Eliézer, fils de Rabbi Tsadok, ils ont dit : on s'acquitte avec eux flétris.
- בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: מַהוּ שֶׁיֵּצֵא אָדָם יְדֵי חוֹבָתוֹ בְּמָרוֹר שֶׁל מַעֲשֵׂר שֵׁנִי בִּירוּשָׁלַיִם? אַלִּיבָּא דְּרַבִּי עֲקִיבָא לָא תִּיבְּעֵי לָךְ: הַשְׁתָּא בְּמַצָּה דְּאוֹרָיְיתָא נָפֵיק, בְּמָרוֹר דְּרַבָּנַן מִיבַּעְיָא?Rami bar 'Hama a demandé : Un homme peut-il s'acquitter de son obligation avec du maror de deuxième maasser (dîme à consommer à Jérusalem) à Jérusalem ? Selon Rabbi Akiva, ne te pose pas la question : maintenant que pour la matsa, qui est de la Torah, on s'en acquitte, pour le maror, qui est d'ordre rabbinique, est-il besoin de le demander ?
- כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, מַאי? בְּמַצָּה דְּאוֹרָיְיתָא הוּא דְּלָא נָפֵיק, אֲבָל מָרוֹר דְּרַבָּנַן נָפֵיק?Lorsque tu te poses la question, c'est selon Rabbi Yossé HaGuelili : qu'en est-il ? Est-ce seulement pour la matsa, qui est de la Torah, qu'on ne s'en acquitte pas, mais pour le maror, qui est d'ordre rabbinique, on s'en acquitte ?
- אוֹ דִילְמָא: כׇּל דְּתַקִּינוּ רַבָּנַן — כְּעֵין דְּאוֹרָיְיתָא תַּקּוּן. אָמַר רָבָא: מִסְתַּבְּרָא מַצָּה וּמָרוֹר.Ou peut-être : tout ce qu'ont institué les Sages, ils l'ont institué à la manière de ce qui est de la Torah. Rava a dit : il est logique de comparer la matsa et le maror, que le verset rapproche : on ne s'en acquitte pas non plus avec le maror.
- מַתְנִי׳ אֵין שׁוֹרִין אֶת הַמּוּרְסָן לְתַרְנְגוֹלִים, אֲבָל חוֹלְטִין. הָאִשָּׁה לֹא תִּשְׁרֶה אֶת הַמּוּרְסָן שֶׁתּוֹלִיךְ בְּיָדָהּ לַמֶּרְחָץ, אֲבָל שָׁפָה הִיא בִּבְשָׂרָהּ יָבֵשׁ. לֹא יִלְעוֹס אָדָם חִיטִּין וְיַנִּיחַ עַל מַכָּתוֹ, מִפְּנֵי שֶׁהֵן מַחְמִיצוֹת.MICHNA : On ne fait pas tremper le son pour les poules, mais on l'ébouillante. La femme ne fera pas tremper le son qu'elle apportera à la main au bain, mais elle peut le frotter sur sa peau à sec. Un homme ne mâchera pas du blé pour le poser sur sa plaie, parce qu'il devient 'hamets (levé).
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: אֵלּוּ דְּבָרִים שֶׁאֵין בָּאִין לִידֵי חִימּוּץ: הָאָפוּי, וְהַמְבוּשָּׁל, וְחָלוּט שֶׁחֲלָטוֹ בְּרוֹתְחִין. מְבוּשָּׁל? אַדִּמְבַשֵּׁל לֵיהּ, מַחְמַע! אָמַר רַב פָּפָּא: הָאָפוּי שֶׁבִּישְּׁלוֹ קָאָמַר.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné : Voici les choses qui ne parviennent pas à l'état de 'himouts (levage) : ce qui est cuit au four, ce qui est bouilli et ce qui est ébouillanté, qu'on a ébouillanté dans de l'eau bouillante. La Guemara s'étonne : Bouilli ? Pendant qu'on le fait bouillir, il lève ! Rav Pappa a dit : il parle de ce qui a été cuit au four et qu'on a ensuite fait bouillir.
- תַּנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: קֶמַח שֶׁנָּפַל לְתוֹכוֹ דֶּלֶף, אֲפִילּוּ כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ — אֵינוֹ בָּא לִידֵי חִימּוּץ, אָמַר רַב פָּפָּא: וְהוּא דְּעָבֵיד טִיף לַהֲדֵי טִיף.Il a été enseigné : Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, dit : De la farine dans laquelle tombe une gouttière, même toute la journée, ne parvient pas à l'état de 'himouts. Rav Pappa a dit : à condition qu'elle fasse goutte contre goutte, sans interruption.
- אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי שֵׁילָא: וָתִיקָא שְׁרֵי. וְהָתַנְיָא וָתִיקָא אָסוּר?! לָא קַשְׁיָא: הָא — דְּעַבְדֵיהּ בְּמִישְׁחָא וּמִילְחָא, הָא — דְּעַבְדֵיהּ בְּמַיָּא וּמִילְחָא.Ceux de l'école de Rabbi Chila ont dit : le vatika (mets à base de farine) est permis. On objecte : Mais il a été enseigné : le vatika est interdit ! Ce n'est pas difficile : ici, c'est lorsqu'on l'a fait avec de l'huile et du sel ; là, lorsqu'on l'a fait avec de l'eau et du sel.
- אָמַר מָר זוּטְרָא: לָא לִימַחֵי אִינִישׁ קִדְרָא בְּקִמְחָא דַאֲבִישֻׁנָא, דִּילְמָא לָא בְּשִׁיל שַׁפִּיר, וְאָתֵי לִידֵי חִימּוּץ. אָמַר רַב יוֹסֵף: לָא לִיחְלוֹט אִינִישׁMar Zoutra a dit : Qu'un homme ne délaie pas dans une marmite de la farine d'avichouna (épis tendres grillés), de peur qu'elle ne soit pas bien grillée et n'en vienne à l'état de 'himouts. Rav Yossef a dit : Qu'un homme n'ébouillante pas
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