Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁהִרְהִינוֹ אֶצְלוֹ, וְקָמִיפַּלְגִי בִּדְרַבִּי יִצְחָק. דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: מִנַּיִן לְבַעַל חוֹב שֶׁקּוֹנֶה מַשְׁכּוֹן? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּלְךָ תִּהְיֶה צְדָקָה״. אִם אֵינוֹ קוֹנֶה מַשְׁכּוֹן — צְדָקָה מִנַּיִן? מִכָּאן לְבַעַל חוֹב שֶׁקּוֹנֶה מַשְׁכּוֹן.Mais de quoi s'agit-il ici ? Du cas où il le lui a remis en gage chez lui, le débiteur non-Juif ayant déposé le 'hamets (levain, aliment levé) chez le créancier juif, et ils divergent sur l'enseignement de Rabbi Its'hak. Car Rabbi Its'hak a dit : d'où savons-nous que le créancier acquiert le gage ? Comme il est dit : « et pour toi ce sera une justice » (Deutéronome 24, 13). S'il n'acquiert pas le gage, d'où viendrait la justice de le restituer, puisqu'il ne céderait rien de sien ? De là nous apprenons que le créancier acquiert le gage.
- תַּנָּא קַמָּא סָבַר: הָנֵי מִילֵּי יִשְׂרָאֵל מִיִּשְׂרָאֵל הוּא, דְּקָרֵינָא בֵּיהּ ״וּלְךָ תִּהְיֶה צְדָקָה״, אֲבָל יִשְׂרָאֵל מִגּוֹי — לָא קָנֵי.Le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) estime : cela ne vaut que pour un Juif prenant un gage d'un Juif, à qui s'applique le verset « et pour toi ce sera une justice » ; mais un Juif prenant un gage d'un non-Juif n'acquiert pas : le 'hamets reste au non-Juif, et le Juif ne transgresse pas.
- וְרַבִּי מֵאִיר סָבַר, קַל וָחוֹמֶר: יִשְׂרָאֵל מִיִּשְׂרָאֵל קָנֵי, יִשְׂרָאֵל מִגּוֹי לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?! אֲבָל גּוֹי שֶׁהִלְוָה אֶת יִשְׂרָאֵל עַל חֲמֵצוֹ — אַחַר הַפֶּסַח דִּבְרֵי הַכֹּל עוֹבֵר. הָתָם וַדַּאי גּוֹי מִיִּשְׂרָאֵל לָא קָנֵי.Et Rabbi Méïr estime qu'on raisonne par kal va'homer (a fortiori) : si un Juif acquiert d'un Juif, à plus forte raison un Juif n'acquerrait-il pas d'un non-Juif ?! Mais un non-Juif qui a prêté à un Juif sur son 'hamets — après Pessa'h, de l'avis de tous, il transgresse : là, assurément, un non-Juif n'acquiert pas d'un Juif par ce moyen.
- תְּנַן: גּוֹי שֶׁהִלְוָה יִשְׂרָאֵל עַל חֲמֵצוֹ — אַחַר הַפֶּסַח מוּתָּר בַּהֲנָאָה. נְהִי נָמֵי דְּהִרְהִינוֹ אֶצְלוֹ, הָא אָמְרַתְּ גּוֹי מִיִּשְׂרָאֵל לָא קָנֵי? לָא קַשְׁיָא הָא — דְּאָמַר לֵיהּ ״מֵעַכְשָׁיו״, הָא — דְּלָא אָמַר לֵיהּ ״מֵעַכְשָׁיו״.Nous avons appris (dans notre Michna) : un non-Juif qui a prêté à un Juif sur son 'hamets — après Pessa'h, il est permis d'en tirer profit. Admettons même qu'il le lui ait remis en gage chez lui, n'as-tu pas dit qu'un non-Juif n'acquiert pas d'un Juif ? Le 'hamets devrait donc être resté au Juif ! Ce n'est pas difficile : ceci, la Michna, c'est lorsqu'il lui a dit « à partir de maintenant » (le gage sera à toi dès maintenant si je ne rembourse pas) ; cela, la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), c'est lorsqu'il ne lui a pas dit « à partir de maintenant ».
- ומְנָא תֵּימְרָא דְּשָׁנֵי לֵיהּ בֵּין הֵיכָא דְּאָמַר ״מֵעַכְשָׁיו״ וּבֵין הֵיכָא דְּלָא אָמַר ״מֵעַכְשָׁיו״, דְּתַנְיָא: גּוֹי שֶׁהִרְהִין פַּת פּוּרְנִי אֵצֶל יִשְׂרָאֵל — אֵינוֹ עוֹבֵר, וְאִם אָמַר לוֹ ״הִגַּעְתִּיךָ״ — עוֹבֵר. מַאי שְׁנָא רֵישָׁא וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא? אֶלָּא לָאו, שְׁמַע מִינַּהּ: שָׁאנֵי הֵיכָא דְּאָמַר לֵיהּ ״מֵעַכְשָׁיו״ לְהֵיכָא דְּלָא אָמַר לֵיהּ ״מֵעַכְשָׁיו״. שְׁמַע מִינַּהּ.Et d'où peux-tu dire qu'il faut distinguer entre le cas où il a dit « à partir de maintenant » et le cas où il n'a pas dit « à partir de maintenant » ? Car il a été enseigné : un non-Juif qui a remis en gage du pain de pourni (grand pain cuit au four) chez un Juif — celui-ci ne transgresse pas ; et s'il lui a dit « je te l'ai fait parvenir » (il est à toi dès maintenant si je ne rembourse pas), il transgresse. En quoi le début diffère-t-il de la fin ? N'est-ce pas qu'on doit en déduire qu'il y a une différence entre le cas où il lui a dit « à partir de maintenant » et le cas où il ne lui a pas dit « à partir de maintenant » ? Déduis-en qu'il en est bien ainsi.
- תָּנוּ רַבָּנַן: חֲנוּת שֶׁל יִשְׂרָאֵל וּמְלַאי שֶׁל יִשְׂרָאֵל, וּפוֹעֲלֵי גוֹיִם נִכְנָסִין לְשָׁם — חָמֵץ שֶׁנִּמְצָא שָׁם אַחַר הַפֶּסַח אָסוּר בַּהֲנָאָה, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר בַּאֲכִילָה. חֲנוּת שֶׁל גּוֹי וּמְלַאי שֶׁל גּוֹי וּפוֹעֲלֵי יִשְׂרָאֵל נִכְנָסִין וְיוֹצְאִין לְשָׁם — חָמֵץ שֶׁנִּמְצָא שָׁם אַחַר הַפֶּסַח מוּתָּר בַּאֲכִילָה, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר בַּהֲנָאָה.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : une boutique appartenant à un Juif, un stock appartenant à un Juif, et des ouvriers non-Juifs y entrent — le 'hamets qu'on y trouve après Pessa'h est interdit au profit, et inutile de dire à la consommation, car on le présume appartenir au Juif. Une boutique appartenant à un non-Juif, un stock appartenant à un non-Juif, et des ouvriers juifs y entrent et en sortent — le 'hamets qu'on y trouve après Pessa'h est permis à la consommation, et inutile de dire au profit.
- מַתְנִי׳ חָמֵץ שֶׁנָּפְלָה עָלָיו מַפּוֹלֶת הֲרֵי הוּא כִּמְבוֹעָר. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כׇּל שֶׁאֵין הַכֶּלֶב יָכוֹל לְחַפֵּשׂ אַחֲרָיו.MICHNA : Du 'hamets sur lequel un éboulement est tombé est considéré comme éliminé. Il n'est pas nécessaire de le déterrer pour le brûler. Rabban Chimon ben Gamliel dit : tout 'hamets qu'un chien ne peut pas chercher est considéré comme éliminé.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב חִסְדָּא: וְצָרִיךְ שֶׁיְּבַטֵּל בְּלִבּוֹ. תָּנָא: כַּמָּה חֲפִישַׂת הַכֶּלֶב — שְׁלֹשָׁה טְפָחִים.GUEMARA : Rav 'Hisda a dit : et il doit l'annuler dans son cœur, de peur que le 'hamets ne soit découvert pendant la fête. Il a été enseigné : quelle est la profondeur de la recherche d'un chien ? Trois téfa'him (largeurs de paume).
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף לְרַב אָשֵׁי: הָא דְּאָמַר שְׁמוּאֵל כְּסָפִים אֵין לָהֶם שְׁמִירָה אֶלָּא בַּקַּרְקַע, מִי בָּעֵינַן שְׁלֹשָׁה טְפָחִים אוֹ לָא? אֲמַר לֵיהּ הָכָא מִשּׁוּם רֵיחָא בָּעֵינַן שְׁלֹשָׁה טְפָחִים. הָתָם מִשּׁוּם אִיכַּסּוֹיֵי מֵעֵינָא הוּא, וְלָא בָּעֵי שְׁלֹשָׁה. וְכַמָּה? אָמַר רַפְרָם בַּר פָּפָּא מִסִּיכְרָא: טֶפַח.Rav A'ha, fils de Rav Yossef, a dit à Rav Achi : ce qu'a dit Chmouel, que l'argent déposé n'est bien gardé que dans la terre, faut-il trois téfa'him ou non ? Il lui a dit : ici, à cause de l'odeur que flaire le chien, il faut trois téfa'him. Là, il s'agit de le soustraire à la vue, et il ne faut pas trois téfa'him. Et combien alors ? Rafram bar Pappa, de Sikhra, a dit : un téfa'h.
- מַתְנִי׳ הָאוֹכֵל תְּרוּמַת חָמֵץ בַּפֶּסַח, בְּשׁוֹגֵג — מְשַׁלֵּם קֶרֶן וָחוֹמֶשׁ, בְּמֵזִיד — פָּטוּר מִתַּשְׁלוּמִין וּמִדְּמֵי עֵצִים.MICHNA : Celui qui mange de la terouma (prélèvement donné au Cohen, le prêtre) de 'hamets à Pessa'h : par inadvertance, il paie le capital et le cinquième en sus ; délibérément, il est pétour (exempt) du paiement et de la valeur de la terouma comme bois de chauffe.
- גְּמָ׳ תְּנַן הָתָם: הָאוֹכֵל תְּרוּמָה בְּשׁוֹגֵג — מְשַׁלֵּם קֶרֶן וָחוֹמֶשׁ, אֶחָד הָאוֹכֵל וְאֶחָד הַשּׁוֹתֶהGUEMARA : Nous avons appris là-bas (traité Teroumot) : celui qui mange de la terouma par inadvertance paie le capital et le cinquième ; que ce soit celui qui mange ou celui qui boit
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