Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאָתֵי מַלְוֶה וּפָרֵיק. דִּתְנַן: מוֹסִיף עוֹד דִּינָר וּפוֹדֶה אֶת הַנְּכָסִים הָאֵלּוּ. כִּי פְּלִיגִי דְּזַבֵּין מַלְוֶה, וְקַדֵּישׁ מַלְוֶה.Ou bien, si le débiteur a consacré le bien, le prêteur vient et le rachète au Temple pour une somme symbolique, comme nous avons appris (dans une Michna, enseignement des Tannaïm, Sages de l'époque de la Michna) : le créancier ajoute encore un dinar à sa créance et rachète ces biens. Là où ils divergent, c'est le cas où le prêteur a vendu, ou le prêteur a consacré le gage, entre le prêt et l'échéance.
- אַבָּיֵי אָמַר, לְמַפְרֵעַ הוּא גּוֹבֶה: כֵּיוָן דִּמְטָא זִמְנֵיהּ וְלָא פַּרְעֵיהּ, אִיגַּלַּאי מִילְּתָא לְמַפְרֵעַ דְּמֵעִיקָּרָא בִּרְשׁוּתֵיהּ הֲוָה קָאֵי, וְשַׁפִּיר אַקְדֵּישׁ, וְשַׁפִּיר זַבֵּין. וְרָבָא אָמַר, מִכָּאן וּלְהַבָּא הוּא גּוֹבֶה: כֵּיוָן דְּאִילּוּ הֲווֹ לֵיהּ זוּזֵי, הֲוָה מְסַלֵּיק לְהוּ בְּזוּזֵי — אִישְׁתְּכַח דְּהַשְׁתָּא קָא קָנֵי.Abayé a dit : il recouvre rétroactivement : puisque l'échéance est arrivée et qu'il n'a pas remboursé, il apparaît rétroactivement que, dès l'origine, le bien se trouvait dans le domaine du créancier : il a donc valablement consacré et valablement vendu. Et Rava a dit : il recouvre à partir de maintenant : puisque, si l'emprunteur avait eu de l'argent, il l'aurait écarté avec cet argent, il s'avère que c'est maintenant qu'il acquiert, et il ne pouvait donc ni vendre ni consacrer auparavant.
- וּמִי אָמַר רָבָא הָכִי? וְהָאָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: רְאוּבֵן שֶׁמָּכַר שָׂדֶה לְשִׁמְעוֹן בְּאַחְרָיוּת וּזְקָפָן עָלָיו בְּמִלְוֶה, וּמֵת רְאוּבֵן, וַאֲתָא בַּעַל חוֹב דִּרְאוּבֵן וְטָרֵיף לֵיהּ מִשִּׁמְעוֹן, וַאֲתָא שִׁמְעוֹן וּפַיְּיסֵיהּ בְּזוּזֵי —Mais Rava a-t-il vraiment dit cela ? Or voici que Rami bar 'Hama a dit : Réouven a vendu un champ à Chimon avec garantie (il l'indemnisera si le champ lui est repris) et Chimon, n'ayant pas payé, a converti le prix en prêt à sa charge ; puis Réouven est mort, et un créancier de Réouven est venu et a saisi le champ à Chimon, et Chimon est allé et l'a apaisé avec de l'argent pour garder le champ —
- דִּינָא הוּא דְּאָתוּ בְּנֵי רְאוּבֵן וְאָמְרִי לֵיהּ לְשִׁמְעוֹן: אֲנַן, מִטַּלְטְלֵי שְׁבַק אֲבוּן גַּבָּךְ, וּמִטַּלְטְלֵי דְיַתְמֵי לְבַעַל חוֹב לָא מִשְׁתַּעְבְּדִי.le droit est que les fils de Réouven viennent et disent à Chimon : tu nous dois le prix du champ ; quant à nous, notre père a laissé chez toi des biens meubles, à savoir cette somme, et les biens meubles des orphelins ne sont pas gagés au créancier : Chimon ne peut donc pas se faire indemniser sur cet argent.
- וְאָמַר רָבָא: אִי פִּיקֵּחַ שִׁמְעוֹן — מַגְבֵּי לְהוּ אַרְעָא, וַהֲדַר גָּבֵי לַהּ מִינַּיְיהוּ. דְּאָמַר רַב נַחְמָן: יְתוֹמִים שֶׁגָּבוּ קַרְקַע בְּחוֹבַת אֲבִיהֶם — בַּעַל חוֹב חוֹזֵר וְגוֹבֶה אוֹתָהּ מֵהֶן.Et Rava a dit : si Chimon est avisé, il leur fait recouvrer une terre en paiement de sa dette, puis la recouvre d'eux au titre de la garantie, car Rav Na'hman a dit : des orphelins qui ont recouvré un terrain au titre d'une créance de leur père, le créancier de celui-ci revient et le recouvre d'eux.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא ״לְמַפְרֵעַ הוּא גּוֹבֶה״, אַמְּטוּ לְהָכִי חוֹזֵר וְגוֹבֶה אוֹתָהּ מֵהֶן — דִּכְמַאן דְּגָבוּ מֵחַיִּים דַּאֲבוּהוֹן דָּמֵי. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ ״מִכָּאן וּלְהַבָּא הוּא גּוֹבֶה״, אַמַּאי חוֹזֵר וְגוֹבֶה אוֹתָהּ מֵהֶן? הָא הָוֵי כְּמַאן דִּזְבֵין יַתְמֵי נִכְסֵי דָּמֵי, וְאִילּוּ קָנֵי יַתְמֵי נִכְסֵי, מִי קָא מִשְׁתַּעְבְּדִי לְבַעַל חוֹב?Si tu dis, certes, qu'« il recouvre rétroactivement », c'est pour cela qu'il revient et le recouvre d'eux : car c'est comme s'ils avaient recouvré du vivant de leur père. Mais si tu dis qu'« il recouvre à partir de maintenant », pourquoi revient-il et le recouvre-t-il d'eux ? C'est comme si les orphelins avaient acheté des biens ; or si les orphelins acquièrent des biens, sont-ils gagés au créancier de leur père ? Rava se contredirait donc.
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר לְהוּ: כִּי הֵיכִי דְּמִשְׁתַּעְבַּדְנָא לֵיהּ לַאֲבוּכוֹן, מִשְׁתַּעְבַּדְנָא נָמֵי לְבַעַל חוֹב דַּאֲבוּכוֹן — מִדְּרַבִּי נָתָן. דְּתַנְיָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: מִנַּיִן לַנּוֹשֶׁה בַּחֲבֵירוֹ מָנֶה וַחֲבֵירוֹ בַּחֲבֵירוֹ, שֶׁמּוֹצִיאִין מִזֶּה וְנוֹתְנִין לָזֶה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנָתַן לַאֲשֶׁר אָשַׁם לוֹ״.C'est différent là-bas, car Chimon peut leur dire : de même que j'étais obligé envers votre père, je suis obligé aussi envers le créancier de votre père, en vertu de l'enseignement de Rabbi Natan. Car il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Natan dit : d'où savons-nous que, lorsque quelqu'un a une créance d'un mané (cent dinars) sur son prochain, et ce prochain sur son prochain, on retire l'argent à celui-ci et on le donne à celui-là ? Le verset enseigne : « et il donnera à celui envers qui il est coupable » (Nombres 5, 7). Le paiement va donc directement au créancier final, indépendamment de la question de la rétroactivité.
- תְּנַן: גּוֹי שֶׁהִלְוָה אֶת יִשְׂרָאֵל עַל חֲמֵצוֹ — אַחַר הַפֶּסַח מוּתָּר בַּהֲנָאָה. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא ״לְמַפְרֵעַ הוּא גּוֹבֶה״ — אַמְּטוּ לְהָכִי מוּתָּר בַּהֲנָאָה.Nous avons appris (dans notre Michna) : un non-Juif qui a prêté à un Juif sur son 'hamets (levain, aliment levé) — après Pessa'h, il est permis d'en tirer profit. Si tu dis, certes, qu'« il recouvre rétroactivement », c'est pour cela qu'il est permis d'en tirer profit : le 'hamets était déjà au non-Juif pendant Pessa'h.
- אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ ״מִכָּאן וּלְהַבָּא הוּא גּוֹבֶה״, אַמַּאי מוּתָּר בַּהֲנָאָה? בִּרְשׁוּתָא דְיִשְׂרָאֵל הֲוָה קָאֵי! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּשֶׁהִרְהִינוֹ אֶצְלוֹ.Mais si tu dis qu'« il recouvre à partir de maintenant », pourquoi est-il permis d'en tirer profit ? Il se trouvait dans le domaine d'un Juif pendant Pessa'h ! De quoi s'agit-il ici ? Du cas où il le lui a remis en gage chez lui, chez le non-Juif.
- לֵימָא כְּתַנָּאֵי: יִשְׂרָאֵל שֶׁהִלְוָה לְגוֹי עַל חֲמֵצוֹ — לְאַחַר הַפֶּסַח אֵינוֹ עוֹבֵר. מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר אָמְרוּ: עוֹבֵר. מַאי לָאו, בְּהָא קָמִיפַּלְגִי: דְּמָר סָבַר לְמַפְרֵעַ הוּא גּוֹבֶה, וּמָר סָבַר מִכָּאן וּלְהַבָּא הוּא גּוֹבֶה?Disons que c'est comme une divergence entre Tannaïm : un Juif qui a prêté à un non-Juif sur son 'hamets — après Pessa'h, il ne transgresse pas. Au nom de Rabbi Méïr, on a dit : il transgresse. N'est-ce pas sur ceci qu'ils divergent : l'un, Rabbi Méïr, estime qu'il recouvre rétroactivement, et le 'hamets était donc au Juif pendant Pessa'h, et l'autre estime qu'il recouvre à partir de maintenant ?
- וְתִסְבְּרָא? אֵימָא סֵיפָא: אֲבָל גּוֹי שֶׁהִלְוָה לְיִשְׂרָאֵל עַל חֲמֵצוֹ — לְאַחַר הַפֶּסַח דִּבְרֵי הַכֹּל עוֹבֵר. וְהָא אִיפְּכָא מִיבְּעֵי לֵיהּ: לְמַאן דְּאָמַר הָתָם ״אֵינוֹ עוֹבֵר״ — הָכָא עוֹבֵר. לְמַאן דְּאָמַר הָתָם ״עוֹבֵר״ — הָכָא אֵינוֹ עוֹבֵר!Et peux-tu le comprendre ainsi ? Cite la fin : mais un non-Juif qui a prêté à un Juif sur son 'hamets — après Pessa'h, de l'avis de tous, il transgresse. Or il aurait fallu l'inverse : pour celui qui a dit là-bas, dans la première partie, « il ne transgresse pas », ici il transgresse ; et pour celui qui a dit là-bas « il transgresse », ici il ne transgresse pas !
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