Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵין טָשִׁין אֶת הַתַּנּוּר בְּאַלְיָה. וְאִם טָשׁ — כׇּל הַפַּת כּוּלָּהּ אֲסוּרָה, עַד שֶׁיַּסִּיק אֶת הַתַּנּוּר. הָא הוּסַּק הַתַּנּוּר — מִיהָא שְׁרֵי. תְּיוּבְתָּא דְּרָבָא בַּר אֲהִילַאי, תְּיוּבְתָּא.on n'enduit pas le four avec de la queue grasse (alya) d'un mouton. Et si on l'a enduit, tout le pain est interdit, jusqu'à ce qu'on chauffe le four pour brûler cette graisse. Donc, si le four a été chauffé, en tout cas c'est permis. C'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rava bar Ahilaï, qui l'interdit pour toujours. La Guemara conclut : C'est bien une teyouvta.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: וְכִי מֵאַחַר דְּאִיתּוֹתַב רָבָא בַּר אֲהִילַאי, אַמַּאי קָאָמַר רַב: קְדֵירוֹת בַּפֶּסַח יִשָּׁבְרוּ? אֲמַר לֵיהּ: הָתָם תַּנּוּר שֶׁל מַתֶּכֶת, הָכָא בִּקְדֵירָה שֶׁל חֶרֶס.Ravina a dit à Rav Achi : Mais puisque Rava bar Ahilaï a été réfuté, pourquoi Rav a-t-il dit : les marmites à Pessa'h doivent être brisées ? Qu'on les chauffe, comme le four ! Il lui a dit : Là, il s'agit d'un four de métal ; ici, d'une marmite de terre cuite, que le feu ne purifie pas.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא הָא וְהָא בְּשֶׁל חֶרֶס. זֶה — הֶסֵּיקָן מִבִּפְנִים, וְזֶה — הֶסֵּיקָן מִבַּחוּץ. וְכִי תֵּימָא: הָכִי נָמֵי לֶיעְבַּד לֵיהּ הַסָּקָה מִבִּפְנִים — חָיֵיס עֲלֵיהּ מִשּׁוּם דְּפָקְעָה.Et si tu veux, dis : l'un et l'autre sont de terre cuite. Celui-ci, le four, on le chauffe de l'intérieur, et celle-là, la marmite, on la chauffe de l'extérieur. Et si tu dis : qu'on la chauffe ici aussi de l'intérieur, c'est impossible : on la ménage, de peur qu'elle n'éclate, et l'on ne la chaufferait donc pas suffisamment.
- הִלְכָּךְ הַאי בּוּכְיָא הֶסֵּיקוֹ מִבַּחוּץ הוּא — וְאָסוּר, וְאִי מַלְּיֵיהּ גּוּמְרֵי — שַׁפִּיר דָּמֵי.C'est pourquoi ce boukhya (plaque de cuisson en tuiles de terre cuite), on le chauffe de l'extérieur et il est interdit ; mais si on le remplit de braises, c'est bien.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: הָנֵי סַכִּינֵי בְּפִסְחָא הֵיכִי עָבְדִינַן לְהוּ? אֲמַר לֵיהּ: לְדִידִי חַדְתָּא קָא עָבְדִינַן. אֲמַר לֵיהּ: תִּינַח מָר דְּאֶפְשָׁר לֵיהּ, דְּלָא אֶפְשָׁר לֵיהּ מַאי? אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא, כְּעֵין חַדְתָּא קָאָמֵינָא: קַתַּיְיהוּ בְּטִינָא, וּפַרְזְלַיְיהוּ בְּנוּרָא, וַהֲדַר מְעַיֵּילְנָא לְקַתַּיְיהוּ בְּרוֹתְחִין. וְהִלְכְתָא: אִידֵּי וְאִידֵּי בְּרוֹתְחִין וּבִכְלִי רִאשׁוֹן.Ravina a dit à Rav Achi : Ces couteaux, à Pessa'h, comment les préparons-nous ? Il lui a dit : Pour moi, on en fabrique de nouveaux. Il lui a dit : C'est bien pour le Maître, qui en a les moyens ; mais celui qui n'en a pas les moyens, que doit-il faire ? Il lui a dit : Moi, je parle de les rendre comme neufs : leurs manches dans de la boue, pour qu'ils ne brûlent pas, et leur fer dans le feu, et ensuite je plonge leurs manches dans de l'eau bouillante. Et la halakha est : l'un et l'autre, dans de l'eau bouillante, et dans un keli richon (premier récipient, celui qui a été sur le feu).
- אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: עֵץ פָּרוּר מַגְעִילוֹ בְּרוֹתְחִין וּבִכְלִי רִאשׁוֹן. קָסָבַר: כְּבוֹלְעוֹ כָּךְ פּוֹלְטוֹ.Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : Une louche de bois, on l'échaude dans de l'eau bouillante, et dans un keli richon. Il pense : de la façon dont elle absorbe, elle rejette.
- בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵאַמֵּימָר: הָנֵי מָאנֵי דְקוּנְיָא, מַהוּ לְאִישְׁתַּמּוֹשֵׁי בְּהוּ בְּפִסְחָא? יְרוּקָּא לָא תִּיבְּעֵי לָךְ — דְּוַדַּאי אֲסִירִי. כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ אוּכָּמֵי וְחִיוָּרֵי, מַאי? וְהֵיכָא דְּאִית בְּהוּ קַרְטוּפָנֵי, לָא תִּיבְּעֵי לָךְ, דְּוַדַּאי אֲסִירִי. כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ דְּשִׁיעִי, מַאי?Ils ont demandé à Amémar : Ces récipients vernissés (kounia), peut-on les utiliser à Pessa'h ? La Guemara précise : Pour les verts, ne pose pas la question, car ils sont certainement interdits. Ta question porte sur les noirs et les blancs : qu'en est-il ? Et là où ils ont des fissures, ne pose pas la question, car ils sont certainement interdits. Ta question porte sur ceux qui sont lisses : qu'en est-il ?
- אֲמַר לֵיהּ: חֲזֵינָא לְהוּ דְּמִידַיְּיתֵי, אַלְמָא בָּלְעִי, וַאֲסִירִי. וְהַתּוֹרָה הֵעִידָה עַל כְּלִי חֶרֶס שֶׁאֵינוֹ יוֹצֵא מִידֵי דּוֹפְיוֹ לְעוֹלָם.Il lui a dit : Je vois qu'ils suintent à l'extérieur ; on voit donc qu'ils absorbent, et ils sont interdits. Et la Torah a témoigné au sujet d'un récipient de terre cuite qu'il ne perd jamais son défaut : selon elle, il faut le briser, et il ne peut être cachérisé.
- וּמַאי שְׁנָא לְעִנְיַן יֵין נֶסֶךְ, דְּדָרֵישׁ מָרִימָר: מָאנֵי דְקוּנְיָא, בֵּין אוּכָּמֵא בֵּין חִיוָּרֵי וּבֵין יְרוּקֵּי — שְׁרֵי? וְכִי תֵּימָא: יֵין נֶסֶךְ — דְּרַבָּנַן, חָמֵץ — דְּאוֹרָיְיתָא, כׇּל דְּתַקּוּן רַבָּנַן — כְּעֵין דְּאוֹרָיְיתָא תַּקּוּן. אֲמַר לֵיהּ: זֶה תַּשְׁמִישׁוֹ עַל יְדֵי חַמִּין, וְזֶה תַּשְׁמִישׁוֹ עַל יְדֵי צוֹנֵן.Et en quoi est-ce différent pour le yayin nessekh (vin de libation idolâtre), puisque Marimar a enseigné : Les récipients vernissés, qu'ils soient noirs, blancs ou verts, sont permis ? Et si tu dis : le yayin nessekh est d'ordre rabbinique, le 'hamets d'ordre de la Torah, c'est difficile, car tout ce que nos Maîtres ont institué, ils l'ont institué à l'image de la Torah. Il lui a dit : Celui-ci, son usage est par de l'eau chaude, et celui-là, son usage est par du froid.
- אָמַר רָבָא בַּר אַבָּא אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל הַכֵּלִים שֶׁנִּשְׁתַּמְּשׁוּ בָּהֶן חָמֵץ בְּצוֹנֵן — מִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן מַצָּה, חוּץ מִן בֵּית שְׂאוֹר, הוֹאִיל שֶׁחִימּוּצוֹ קָשֶׁה. אָמַר רַב אָשֵׁי: וּבֵית חֲרוֹסֶת — כְּבֵית שְׂאוֹר שֶׁחִימּוּצוֹ קָשֶׁה דָּמֵי.Rava bar Abba a dit au nom de Rav 'Hiya bar Achi, qui l'a dit au nom de Chmouel : Tous les récipients dans lesquels on a utilisé du 'hamets à froid, on peut y utiliser de la matsa, sauf le récipient à levain, puisque sa fermentation est forte. Rav Achi a dit : Et le récipient à 'harosset (condiment contenant de la farine) est comme le récipient à levain, dont la fermentation est forte.
- אָמַר רָבָא: הָנֵי אַגָּנֵי דְמָחוֹזָא, הוֹאִיל וּתְדִירִי לְמֵילַשׁ בְּהוּ חֲמִירָא, וּמְשַׁהוּ בְּהוּ חֲמִירָא — כְּבֵית שְׂאוֹר שֶׁחִימּוּצוֹ קָשֶׁה דָּמֵי. פְּשִׁיטָא? מַהוּ דְּתֵימָא: כֵּיוָן דִּרְוִיחָא, שָׁלֵיט בְּהוּ אַוֵּירָא וְלָא בָּלְעִי, קָא מַשְׁמַע לַן.Rava a dit : Ces pétrins de Me'hoza, puisqu'on y pétrit habituellement du 'hamets et qu'on y laisse séjourner le 'hamets, sont comme le récipient à levain, dont la fermentation est forte. C'est évident ! Tu aurais pu dire : puisqu'ils sont larges, l'air y domine et ils n'absorbent pas ; il nous enseigne que non.
- מַתְנִי׳ גּוֹי שֶׁהִלְוָה אֶת יִשְׂרָאֵל עַל חֲמֵצוֹ, אַחַר הַפֶּסַח — מוּתָּר בַּהֲנָאָה. וְיִשְׂרָאֵל שֶׁהִלְוָה אֶת גּוֹי עַל חֲמֵצוֹ, אַחַר הַפֶּסַח — אָסוּר בַּהֲנָאָה.MICHNA : Un non-Juif qui a prêté de l'argent à un Juif sur son 'hamets mis en gage, après Pessa'h, il est permis en jouissance, car ce 'hamets est considéré comme appartenant au non-Juif pendant Pessa'h. Et un Juif qui a prêté à un non-Juif sur son 'hamets, après Pessa'h, il est interdit en jouissance, car il appartenait alors au Juif.
- גְּמָ׳ אִיתְּמַר: בַּעַל חוֹב, אַבָּיֵי אָמַר: לְמַפְרֵעַ הוּא גּוֹבֶה. וְרָבָא אָמַר: מִכָּאן וּלְהַבָּא הוּא גּוֹבֶה. כׇּל הֵיכָא דְּאַקְדֵּישׁ לֹוֶה וְזַבֵּין לֹוֶה — כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּאָתֵי מַלְוֶה וְטָרֵיף,GUEMARA : Il a été dit par les Amoraïm : Un créancier, Abayé a dit : Il recouvre rétroactivement, c'est-à-dire que le gage est considéré comme acquis depuis le prêt. Et Rava a dit : Il recouvre à partir de maintenant. Partout où l'emprunteur a consacré ou l'emprunteur a vendu le bien, tous sont d'accord que le créancier vient et saisit ce bien,
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