Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִכְּלָל דְּרַבָּנַן דִּפְלִיגִי עֲלֵיהּ — שָׁרוּ אֲפִילּוּ כְּשֶׁאֲבוּקָה כְּנֶגְדּוֹ, אֶלָּא עֵצִים דְּאִיסּוּרָא לְרַבָּנַן הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לְהוּ? אָמַר רַב אַמֵּי בַּר חָמָא: בְּשַׁרְשִׁיפָא.La Guemara demande : Prouve-t-on par là que les Sages qui s'opposent à lui (à Rabbi) permettent, même lorsqu'une torche est en face de lui ? Mais alors, le bois interdit, selon les Sages, où trouves-tu qu'il le soit ? Rav Ami bar 'Hama a dit : Pour un tabouret fait de ce bois, dont on profite directement.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רָמֵי בַּר חָמָא מֵרַב חִסְדָּא: תַּנּוּר שֶׁהִסִּיקוֹ בַּעֲצֵי הֶקְדֵּשׁ, וְאָפָה בּוֹ הַפַּת, לְרַבָּנַן דְּשָׁרוּ בְּקַמַּיְיתָא, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: הַפַּת אֲסוּרָה. וּמָה בֵּין זוֹ לְעׇרְלָה?! אָמַר רָבָא: הָכִי הַשְׁתָּא?! עׇרְלָה בְּטֵילָה בְּמָאתַיִם, הֶקְדֵּשׁ אֲפִילּוּ בְּאֶלֶף לֹא בָּטֵיל.Rami bar 'Hama a demandé à Rav 'Hisda : Un four qu'on a chauffé avec du bois de hekdèch (bien consacré au Temple) et où l'on a cuit le pain : selon les Sages, qui permettent dans le premier cas (celui de l'orla), qu'en est-il ? Rav 'Hisda lui a dit : Le pain est interdit. Rami bar 'Hama demanda : Et quelle différence y a-t-il entre celui-ci et l'orla ? Rava a dit : Comment peux-tu comparer ? L'orla s'annule dans deux cents parts, tandis que le hekdèch, même dans mille, ne s'annule pas.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: אִי קַשְׁיָא לֵיהּ — הָא קַשְׁיָא: וַהֲלֹא מָעַל הַמַּסִּיק, וְכׇל הֵיכָא דְּמָעַל הַמַּסִּיק נָפְקוּ לְהוּ לְחוּלִּין!Mais plutôt, Rava a dit : Si quelque chose lui faisait difficulté, voici ce qui lui faisait difficulté : Celui qui a chauffé n'a-t-il pas commis une meïla (usage profane d'un bien consacré) ? Or chaque fois que celui qui chauffe commet une meïla, le bois passe à l'état profane ! Le pain devrait donc être permis.
- אָמַר רַב פָּפָּא: הָכָא בַּעֲצֵי שְׁלָמִים עָסְקִינַן, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: הֶקְדֵּשׁ בְּשׁוֹגֵג מִתְחַלֵּל, בְּמֵזִיד אֵינוֹ מִתְחַלֵּל.Rav Pappa a dit : Ici nous nous occupons de bois de chelamim (destiné à financer des sacrifices de paix), et selon Rabbi Yehouda, qui a dit : Le hekdèch, par inadvertance, se désacralise ; volontairement, il ne se désacralise pas.
- בְּמֵזִיד מַאי טַעְמָא לָא? כֵּיוָן דְּלָאו בַּר מְעִילָה — הוּא לָא נָפֵיק לְחוּלִּין. שְׁלָמִים נָמֵי, כֵּיוָן דְּלָאו בַּר מְעִילָה נִינְהוּ — לָא נָפְקָא לְחוּלִּין.Pourquoi, volontairement, ne se désacralise-t-il pas ? Puisqu'il n'est pas sujet à la meïla, celle-ci ne s'appliquant qu'à l'inadvertance, il ne passe pas à l'état profane. Les chelamim aussi, puisqu'ils ne sont pas sujets à la meïla, ne passent pas à l'état profane.
- וְכׇל הֵיכָא דְּמָעַל הַמַּסִּיק נָפְקִי לְחוּלִּין? וְהָא תַּנְיָא: כׇּל הַנִּשְׂרָפִין — אֶפְרָן מוּתָּר, חוּץ מֵעֲצֵי אֲשֵׁירָה. וְאֵפֶר הֶקְדֵּשׁ — לְעוֹלָם אָסוּר.La Guemara demande : Et chaque fois que celui qui chauffe commet une meïla, le bois passe-t-il à l'état profane ? Mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : Pour tout ce qui doit être brûlé, la cendre est permise, sauf celle du bois d'achéra. Et la cendre du hekdèch est interdite à jamais.
- אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: כְּגוֹן שֶׁנָּפְלָה דְּלֵיקָה מֵאֵילֶיהָ בַּעֲצֵי הֶקְדֵּשׁ, דְּלֵיכָּא אִינָשׁ דְּנִמְעוֹל. רַב שְׁמַעְיָה אָמַר: בְּאוֹתָן שֶׁטְּעוּנִין גְּנִיזָה. דְּתַנְיָא: ״וְשָׂמוֹ״ בְּנַחַת, ״וְשָׂמוֹ״ כּוּלּוֹ, ״וְשָׂמוֹ״ שֶׁלֹּא יְפַזֵּר.Rami bar 'Hama a dit : Il s'agit du cas où un incendie s'est déclaré de lui-même dans le bois du hekdèch, de sorte que personne n'a commis de meïla. Rav Chemaya a dit : Il s'agit des cendres qui exigent d'être enfouies, celles retirées de l'autel, comme il a été enseigné dans une baraïta à propos du verset (Lévitique 6, 3) : « Et il la placera » : doucement ; « et il la placera » : toute ; « et il la placera » : sans la disperser.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר אֵין בִּיעוּר וְכוּ׳. תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אֵין בִּיעוּר חָמֵץ אֶלָּא שְׂרֵיפָה, וְהַדִּין נוֹתֵן: וּמָה נוֹתָר שֶׁאֵינוֹ בְּ״בַל יֵרָאֶה״ וּ״בַל יִמָּצֵא״ — טָעוּן שְׂרֵיפָה, חָמֵץ שֶׁיֶּשְׁנוֹ בְּ״בַל יֵרָאֶה״ וּ״בַל יִמָּצֵא״ — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן שֶׁטָּעוּן שְׂרֵיפָה!Nous avons appris dans la Michna : Rabbi Yehouda dit : Il n'y a d'élimination, etc. Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda a dit : L'élimination du 'hamets (pâte levée, interdite à Pessa'h) ne se fait que par le feu, et la logique l'impose : Si le notar (viande de sacrifice restée au-delà du temps imparti), qui n'est pas soumis à « il ne sera pas vu » ni à « il ne sera pas trouvé », exige d'être brûlé, le 'hamets, qui est soumis à « il ne sera pas vu » et à « il ne sera pas trouvé », à plus forte raison n'exige-t-il pas d'être brûlé !
- אָמְרוּ לוֹ: כׇּל דִּין שֶׁאַתָּה דָּן תְּחִלָּתוֹ לְהַחְמִיר וְסוֹפוֹ לְהָקֵל אֵינוֹ דִּין. לֹא מָצָא עֵצִים לְשׂוֹרְפוֹ יְהֵא יוֹשֵׁב וּבָטֵל? וְהַתּוֹרָה אָמְרָה: ״תַּשְׁבִּיתוּ שְּׂאוֹר מִבָּתֵּיכֶם״, בְּכׇל דָּבָר שֶׁאַתָּה יָכוֹל לְהַשְׁבִּיתוֹ!Les Sages lui ont dit : Tout raisonnement que tu fais, qui commence par une rigueur et finit par une indulgence, n'est pas un raisonnement valable : s'il n'a pas trouvé de bois pour le brûler, restera-t-il assis sans rien faire ? Or la Torah a dit : « Vous ferez disparaître le levain de vos maisons » (Exode 12, 15), par tout moyen par lequel tu peux le faire disparaître !
- חָזַר רַבִּי יְהוּדָה וְדָנוֹ דִּין אַחֵר: נוֹתָר אָסוּר בַּאֲכִילָה וְחָמֵץ אָסוּר בַּאֲכִילָה. מָה נוֹתָר בִּשְׂרֵיפָה — אַף חָמֵץ בִּשְׂרֵיפָה.Rabbi Yehouda est revenu et a fait un autre raisonnement : Le notar est interdit à la consommation et le 'hamets est interdit à la consommation ; de même que le notar se traite par le feu, de même le 'hamets se traite par le feu.
- אָמְרוּ לוֹ: נְבֵילָה תּוֹכִיחַ, שֶׁאֲסוּרָה בַּאֲכִילָה וְאֵינָהּ טְעוּנָה שְׂרֵיפָה! אָמַר לָהֶן, הֶפְרֵשׁ: נוֹתָר אָסוּר בַּאֲכִילָה וּבַהֲנָאָה, וְחָמֵץ אָסוּר בַּאֲכִילָה וּבַהֲנָאָה. מָה נוֹתָר טָעוּן שְׂרֵיפָה — אַף חָמֵץ טָעוּן שְׂרֵיפָה.Ils lui ont dit : La nevéla (bête morte sans abattage rituel) le prouvera : elle est interdite à la consommation et n'exige pas d'être brûlée ! Il leur a dit : Fais la distinction : la nevéla est permise au profit, alors que le notar est interdit à la consommation et au profit, et le 'hamets est interdit à la consommation et au profit ; de même que le notar exige d'être brûlé, de même le 'hamets exige d'être brûlé.
- אָמְרוּ לוֹ: שׁוֹר הַנִּסְקָל יוֹכִיחַ, שֶׁאָסוּר בַּאֲכִילָה וּבַהֲנָאָה — וְאֵינוֹ טָעוּן שְׂרֵיפָה. אָמַר לָהֶן, הֶפְרֵשׁ: נוֹתָר אָסוּר בַּאֲכִילָה וּבַהֲנָאָה וְעָנוּשׁ כָּרֵת, וְחָמֵץ אָסוּר בַּאֲכִילָה וּבַהֲנָאָה וְעָנוּשׁ כָּרֵת, מָה נוֹתָר בִּשְׂרֵיפָה — אַף חָמֵץ בִּשְׂרֵיפָה. אָמְרוּ לוֹ: חֶלְבּוֹ שֶׁל שׁוֹר הַנִּסְקָל יוֹכִיחַ, שֶׁאָסוּר בַּאֲכִילָה וּבַהֲנָאָה וְעָנוּשׁ כָּרֵת — וְאֵין טָעוּן שְׂרֵיפָה!Ils lui ont dit : Le bœuf lapidé le prouvera : il est interdit à la consommation et au profit, et n'exige pas d'être brûlé. Il leur a dit : Fais la distinction : Le notar est interdit à la consommation et au profit et puni de karèt (retranchement), et le 'hamets est interdit à la consommation et au profit et puni de karèt ; de même que le notar se traite par le feu, de même le 'hamets se traite par le feu. Ils lui ont dit : La graisse du bœuf lapidé le prouvera : elle est interdite à la consommation et au profit et punie de karèt, et n'exige pas d'être brûlée !
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