Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עַד שֶׁיְּהֵא בּוֹ כְּדֵי לְהַחְמִיץ. וְאָמַר אַבָּיֵי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁקָּדַם וְסִילֵּק אֶת הָאִיסּוּר, אֲבָל לֹא קָדַם וְסִילֵּק אֶת הָאִיסּוּר — אָסוּר, אַלְמָא זֶה וְזֶה גּוֹרֵם אָסוּר.jusqu'à ce qu'il y ait en lui (le levain interdit) de quoi faire lever la pâte. Et Abayé a dit : Rabbi Eliézer n'a enseigné que le mélange est permis quand le levain permis tombe en dernier que s'il a d'abord retiré l'interdit, avant que le levain permis ne fasse lever la pâte ; mais s'il n'a pas d'abord retiré l'interdit, la pâte est interdite, même si le levain permis est tombé en dernier. Il en ressort que lorsque ceci et cela causent le résultat (zé vazé goreme : un facteur permis et un facteur interdit y contribuent ensemble), celui-ci est interdit.
- וּמִמַּאי דְּטַעְמָא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר כְּאַבָּיֵי? דִּילְמָא טַעְמָא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר מִשּׁוּם דְּאַחַר אַחֲרוֹן אֲנִי בָּא — לָא שְׁנָא קָדַם וְסִילֵּק אֶת הָאִיסּוּר, לָא שְׁנָא לֹא קָדַם וְסִילֵּק אֶת הָאִיסּוּר. אֲבָל בְּבַת אַחַת, הָכִי נָמֵי דִּשְׁרֵי!La Guemara rejette cette preuve : Et d'où sais-tu que la raison de Rabbi Eliézer est conforme à l'explication d'Abayé ? Peut-être la raison de Rabbi Eliézer tient-elle à ce que lui-même a déclaré : « Je suis ce qui vient en dernier » ; dès lors il n'y a pas de différence s'il a d'abord retiré l'interdit, et il n'y a pas de différence s'il n'a pas d'abord retiré l'interdit. Mais si les deux tombent en une seule fois, on pourrait dire aussi que le mélange est permis ! Rabbi Eliézer tiendrait alors que lorsque ceci et cela causent, c'est permis.
- אֶלָּא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר דַּעֲצֵי אֲשֵׁירָה, דִּתְנַן: נָטַל הֵימֶנָּה עֵצִים — אֲסוּרִין בַּהֲנָאָה. הִסִּיק בָּהֶן אֶת הַתַּנּוּר, חָדָשׁ — יוּתַּץ, יָשָׁן — יוּצַן.Mais plutôt, la source de la règle selon laquelle ceci et cela causent et c'est interdit est l'opinion de Rabbi Eliézer concernant le bois d'une achéra (arbre voué à l'idolâtrie), comme nous l'avons appris dans une Michna : Si l'on en a pris du bois, il est interdit d'en tirer profit. Si l'on en a chauffé le four, s'il est neuf, il sera démoli ; s'il est ancien, il sera refroidi.
- אָפָה בּוֹ אֶת הַפַּת — אֲסוּרִין בַּהֲנָאָה. נִתְעָרְבָה בְּאַחֲרוֹת וַאֲחֵרוֹת בַּאֲחֵרוֹת — כּוּלָּן אֲסוּרִין בַּהֲנָאָה. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יוֹלִיךְ הֲנָאָה לְיָם הַמֶּלַח. (אָמַר) לוֹ: אֵין פִּדְיוֹן לַעֲבוֹדָה זָרָה.Si l'on y a cuit le pain, il est interdit d'en tirer profit. S'il s'est mélangé à d'autres pains, et ces autres à d'autres encore, il est interdit de tirer profit de tous. Rabbi Eliézer dit : Il portera le profit à la mer Morte, c'est-à-dire qu'il jettera dans la mer Morte la valeur du bois interdit, et le mélange deviendra permis. Le premier Tanna lui a dit : Il n'y a pas de rachat pour l'idolâtrie. Il ressort que tous deux, y compris Rabbi Eliézer, tiennent que ceci et cela causent et c'est interdit.
- אֵימוֹר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בַּעֲבוֹדָה זָרָה — דַּחֲמִיר אִיסּוּרַהּ, בִּשְׁאָר אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ? אֶלָּא אִם כֵּן, אַמַּאן תִּרְמְיַיהּ? וְעוֹד, הָא תַּנְיָא בְּהֶדְיָא: וְכֵן הָיָה רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹסֵר בְּכׇל אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה.La Guemara objecte : Dis que tu as entendu Rabbi Eliézer tenir cette position à propos de l'idolâtrie, dont l'interdit est grave ; mais concernant les autres interdits de la Torah, l'as-tu entendu la tenir ? Réponse : Mais s'il en est ainsi, à qui attribueras-tu la baraïta citée plus haut sur l'orla ? Et de plus, voici qu'il a été enseigné explicitement dans une baraïta : Et de même Rabbi Eliézer interdisait de tels mélanges pour tous les interdits de la Torah.
- אָמַר אַבָּיֵי: אִם תִּמְצָא לוֹמַר ״זֶה וָזֶה גּוֹרֵם אָסוּר״ — רַבִּי הַיְינוּ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר ״זֶה וָזֶה גּוֹרֵם מוּתָּר״, וְהָכָא מִשּׁוּם דְּיֵשׁ שֶׁבַח עֵצִים בְּפַת הוּא — הָנֵי קְעָרוֹת וְכוֹסוֹת וּצְלוֹחִיּוֹת אֲסִירִי.Abayé a dit : Si tu en viens à dire que selon Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi) ceci et cela causent et c'est interdit, Rabbi est identique à Rabbi Eliézer. Et si tu en viens à dire que selon lui ceci et cela causent et c'est permis, et qu'ici il n'interdit le pain que parce qu'il y a l'amélioration due au bois dans le pain lui-même, alors ces bols, ces coupes et ces flacons de terre cuits avec un bois interdit sont interdits, puisque l'amélioration due au bois est en eux.
- כִּי פְּלִיגִי בְּתַנּוּר וּקְדֵירָה: לְמַאן דְּאָמַר ״זֶה וָזֶה גּוֹרֵם אָסוּר״ — אָסוּר. לְמַאן דְּאָמַר ״זֶה וָזֶה גּוֹרֵם מוּתָּר״ — שְׁרֵי.Là où ils divergent, c'est sur le four et la marmite cuits avec un bois interdit : selon celui qui dit : « ceci et cela causent et c'est interdit », c'est interdit ; selon celui qui dit : « ceci et cela causent et c'est permis », c'est permis, car on n'en profite qu'après l'intervention d'un combustible permis.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר ״זֶה וָזֶה גּוֹרֵם מוּתָּר״, קְדֵירָה — אֲסוּרָה, דְּהָא קַבְּלָה בִּישּׁוּלָא מִקַּמֵּי דְּנִיתֵּן עֵצִים דְּהֶיתֵּירָא.Certains disent : Même selon celui qui dit : « ceci et cela causent et c'est permis », la marmite est interdite, car elle reçoit le mets à cuire avant qu'on ne mette du bois permis ; on profite donc d'elle sans aucun autre facteur permis.
- אָמַר רַב יוֹסֵף אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: תַּנּוּר שֶׁהִסִּיקוֹ בִּקְלִיפֵּי עׇרְלָה, אוֹ בְּקַשִּׁין שֶׁל כִּלְאֵי הַכֶּרֶם, חָדָשׁ — יוּתַּץ, יָשָׁן — יוּצַן. אָפָה בּוֹ אֶת הַפַּת, רַבִּי אוֹמֵר: הַפַּת מוּתֶּרֶת, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: הַפַּת אֲסוּרָה. וְהָתַנְיָא אִיפְּכָא! שְׁמוּאֵל אִיפְּכָא תָּנֵי.Rav Yossef a dit que Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : Un four que l'on a chauffé avec des écorces d'orla (fruits des trois premières années d'un arbre, interdits de profit) ou avec des tiges de kilé hakérem (mélanges interdits semés dans la vigne) : s'il est neuf, il sera démoli ; s'il est ancien, il sera refroidi. Si l'on y a cuit le pain, Rabbi dit : Le pain est permis ; et les Sages disent : Le pain est interdit. La Guemara objecte : Mais voici qu'on a enseigné l'inverse dans la baraïta ! Réponse : Chmouel enseigne à l'inverse.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: בְּעָלְמָא קָסָבַר שְׁמוּאֵל הֲלָכָה כְּרַבִּי מֵחֲבֵירוֹ וְלֹא מֵחֲבֵירָיו, וּבְהָא — אֲפִילּוּ מֵחֲבֵירָיו. וְסָבַר אַתְנְיַיהּ אִיפְּכָא, כִּי הֵיכִי דְּנֵיקוּם רַבָּנַן לְאִיסּוּרָא.Et si tu veux, dis : Chmouel connaissait la version où Rabbi interdit. En général, Chmouel estime que la halakha est conforme à Rabbi contre son collègue isolé, mais non contre ses collègues réunis ; mais ici, même contre ses collègues. Et il a pensé : Je l'enseignerai à l'inverse, afin que les Sages soient présentés du côté de l'interdit, et que l'on suive la majorité, conformément à la halakha.
- בִּישְּׁלָהּ עַל גַּבֵּי גֶּחָלִים — דִּבְרֵי הַכֹּל הַפַּת מוּתֶּרֶת. (אָמַר) רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל, וְרַבִּי חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, חַד אָמַר: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא גֶּחָלִים עוֹמְמוֹת, אֲבָל גֶּחָלִים לוֹחֲשׁוֹת — אֲסוּרִין, וְחַד אָמַר: אֲפִילּוּ גֶּחָלִים לוֹחֲשׁוֹת נָמֵי מוּתָּרִין.S'il l'a cuit sur des braises du bois d'achéra, de l'avis de tous le pain est permis. Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit, et Rabbi 'Hiya bar Achi a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : L'un a dit : On n'a enseigné cela que pour des braises éteintes, mais avec des braises ardentes, c'est interdit. Et l'autre a dit : Même avec des braises ardentes, c'est permis également.
- בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר לוֹחֲשׁוֹת אֲסוּרִין, מִשּׁוּם דְּיֵשׁ שֶׁבַח עֵצִים בַּפַּת. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר אֲפִילּוּ לוֹחֲשׁוֹת מוּתָּרוֹת, פַּת דְּאָסַר דְּיֵשׁ שֶׁבַח עֵצִים בַּפַּת לְרַבִּי הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לֵיהּ? אָמַר רַב פָּפָּא: כְּשֶׁאֲבוּקָה כְּנֶגְדּוֹ.La Guemara demande : Certes, selon celui qui dit qu'avec des braises ardentes c'est interdit, c'est parce qu'il y a l'amélioration due au bois dans le pain. Mais selon celui qui dit que même avec des braises ardentes c'est permis, le pain que Rabbi interdit parce qu'il y a l'amélioration due au bois dans le pain : selon Rabbi, où trouves-tu ce cas ? Puisque même des braises ardentes ne l'interdisent pas, quand le bois lui-même améliore-t-il le pain ? Rav Pappa a dit : Lorsqu'une torche, c'est-à-dire la flamme du bois, se trouve en face de lui.
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