Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָא לָא דָּמְיָא אֶלָּא לְהָא: שָׁכַן עָלֶיהָ עוֹף — כְּשֵׁירָה, עָלָה עָלֶיהָ זָכָר — פְּסוּלָה. מַאי טַעְמָא?La Guemara répond : Ce cas n'est comparable qu'à celui-ci : Si un oiseau s'est posé sur elle, la vache rousse, elle reste apte ; si un mâle l'a montée, elle est inapte. Quelle en est la raison ?
- אָמַר רַב פָּפָּא: אִי כְּתִיב ״עָבַד״ וְקָרֵינַן ״עָבַד״ — עַד דְּעָבֵיד בָּהּ אִיהוּ. אִי כְּתִיב ״עוּבַּד״ וְקָרֵינַן ״עוּבַּד״ — אֲפִילּוּ מִמֵּילָא נָמֵי.Rav Pappa a dit : S'il était écrit avad (« il a travaillé ») et que nous lisions avad, ce ne serait pas inapte tant que lui-même n'aurait pas travaillé avec elle. S'il était écrit oubad (« il a été travaillé ») et que nous lisions oubad, ce serait même inapte si cela arrivait de soi-même.
- הַשְׁתָּא דִּכְתִיב ״עָבַד״ וְקָרֵינַן ״עוּבַּד״ — עוּבַּד דּוּמְיָא דְּעָבַד. מָה עָבַד דְּנִיחָא לֵיהּ, אַף עוּבַּד דְּנִיחָא לֵיהּ.Maintenant qu'il est écrit avad et que nous lisons oubad, le oubad est semblable au avad : de même que avad est ce qui lui convient, au propriétaire, de même oubad est ce qui lui convient.
- תָּא שְׁמַע: אֲבֵידָה, לֹא יִשְׁטָחֶנָּה לֹא עַל גַּבֵּי מִטָּה וְלֹא עַל גַּבֵּי מַגּוֹד לְצוֹרְכּוֹ, אֲבָל שׁוֹטְחָהּ לְצוֹרְכָּהּ עַל גַּבֵּי מִטָּה וְעַל גַּבֵּי מַגּוֹד. נִזְדַּמְּנוּ לוֹ אוֹרְחִין, לֹא יִשְׁטָחֶנָּה לֹא עַל גַּבֵּי מִטָּה וְלֹא עַל גַּבֵּי מַגּוֹד, בֵּין לְצוֹרְכָּהּ בֵּין לְצוֹרְכּוֹ.Viens et entends une preuve : Un objet perdu, on ne l'étendra ni sur un lit ni sur un magod (support) pour son propre besoin ; mais on l'étendra pour son besoin à lui, l'objet, sur un lit et sur un magod. Si des invités se sont présentés chez lui, il ne l'étendra ni sur un lit ni sur un magod, que ce soit pour le besoin de l'objet ou pour son propre besoin.
- שָׁאנֵי הָתָם דְּקָלֵי לַהּ, אִי מִשּׁוּם עֵינָא בִּישָׁא, אִי מִשּׁוּם גַּנָּבֵי.La Guemara rejette : Là-bas, c'est différent, car il l'endommage, soit à cause du mauvais œil, soit à cause des voleurs.
- תָּא שְׁמַע: מוֹכְרֵי כְסוּת מוֹכְרִין כְּדַרְכָּן, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִתְכַּוֵּין בַּחַמָּה מִפְּנֵי הַחַמָּה, וּבַגְּשָׁמִים מִפְּנֵי הַגְּשָׁמִים. וְהַצְּנוּעִין מַפְשִׁילִין לַאֲחוֹרֵיהֶם בְּמַקֵּל.Viens et entends une preuve : Les marchands de vêtements faits de kilayim (mélange de laine et de lin) vendent à leur manière habituelle, pourvu qu'ils n'aient pas l'intention, au soleil, de se protéger du soleil, et sous la pluie, de se protéger de la pluie. Et les modestes les suspendent derrière eux à un bâton.
- וְהָא הָכָא דְּאֶפְשָׁר לְמֶעְבַּד כִּצְנוּעִין, וְכִי לָא מְכַוֵּין — שְׁרֵי. תְּיוּבְתָּא לְמַאן דְּמַתְנֵי לִישָּׁנָא קַמָּא דְּרָבָא, תְּיוּבְתָּא.Or ici, il est possible d'agir comme les modestes, et lorsqu'il n'en a pas l'intention, c'est permis. C'est une teyouvta (réfutation définitive) contre celui qui enseigne la première version de Rava. C'est une teyouvta.
- וְלֹא יַסִּיק בּוֹ וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: תַּנּוּר שֶׁהִסִּיקוֹ בִּקְלִיפֵּי עׇרְלָה אוֹ בְּקַשִּׁין שֶׁל כִּלְאֵי הַכֶּרֶם, חָדָשׁ — יוּתַּץ, יָשָׁן — יוּצַן.Et on n'allumera pas avec cela, etc. (Michna). Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Un four qu'on a chauffé avec des écorces de orla (fruits interdits des trois premières années) ou avec de la paille de mélanges du vignoble : s'il est neuf, il sera démoli ; s'il est ancien, on le laissera refroidir.
- אָפָה בּוֹ אֶת הַפַּת, רַבִּי אוֹמֵר: הַפַּת אֲסוּרָה, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: הַפַּת מוּתֶּרֶת. בִּישְּׁלָהּ עַל גַּבֵּי גֶּחָלִים — דִּבְרֵי הַכֹּל מוּתָּר.Si l'on y a cuit du pain, Rabbi Yehouda HaNassi dit : Le pain est interdit ; et les Sages disent : Le pain est permis. Si on l'a cuit sur des braises, de l'avis de tous, c'est permis.
- וְהָא תַּנְיָא: בֵּין חָדָשׁ וּבֵין יָשָׁן יוּצַן! לָא קַשְׁיָא: הָא — רַבִּי, וְהָא — רַבָּנַן.Or il a été enseigné : Qu'il soit neuf ou ancien, on le laissera refroidir ! La Guemara répond : Ce n'est pas difficile : celle-ci est Rabbi, et celle-là les Sages.
- אֵימוֹר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי מִשּׁוּם דְּיֵשׁ שֶׁבַח עֵצִים בַּפַּת. זֶה וָזֶה גּוֹרֵם מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ? אֶלָּא, לָא קַשְׁיָא: הָא — רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, הָא — רַבָּנַן.Admettons que tu l'aies entendu de Rabbi, parce que l'apport du bois est présent dans le pain. Mais dans un cas où ceci et cela sont cause, l'as-tu entendu de lui ? Plutôt, ce n'est pas difficile : celle-ci est Rabbi Eliézer, et celle-là les Sages.
- הֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר? אִילֵימָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר דִּשְׂאוֹר, דִּתְנַן: שְׂאוֹר שֶׁל חוּלִּין וְשֶׁל תְּרוּמָה שֶׁנָּפְלוּ לְתוֹךְ עִיסָּה, וְאֵין בָּזֶה כְּדֵי לְהַחְמִיץ וְאֵין בָּזֶה כְּדֵי לְהַחְמִיץ, וְנִצְטָרְפוּ וְחִמְּצוּ — רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אַחַר אַחֲרוֹן אֲנִי בָּא, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בֵּין שֶׁנָּפַל אִיסּוּר לְכַתְּחִלָּה, וּבֵין שֶׁנָּפַל אִיסּוּר לְבַסּוֹף — לְעוֹלָם אֵינוֹ אוֹסֵרQuel Rabbi Eliézer ? Si nous disons Rabbi Eliézer du levain, comme nous avons appris dans une Michna : Du levain profane et du levain de terouma (prélèvement donné au Cohen) sont tombés dans une pâte ; ni celui-ci ni celui-là ne suffisaient à faire lever, mais ils se sont joints et ont fait lever : Rabbi Eliézer dit : Je suis ce qui est tombé en dernier ; et les Sages disent : Que l'interdit soit tombé en premier ou que l'interdit soit tombé en dernier, il n'interdit jamais
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.