Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּשְׁפִיכוּת דָּמִים.et le meurtre.
- עֲבוֹדָה זָרָה — הָא דַּאֲמַרַן. גִּילּוּי עֲרָיוֹת וּשְׁפִיכוּת דָּמִים, דְּתַנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: ״כִּי כַּאֲשֶׁר יָקוּם אִישׁ עַל רֵעֵהוּ וּרְצָחוֹ נֶפֶשׁ כֵּן הַדָּבָר הַזֶּה״. וְכִי מָה עִנְיַן רוֹצֵחַ אֵצֶל נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה?L'idolâtrie : on l'apprend de ce que nous avons dit, à partir de « de toute ton âme et de tout ton pouvoir ». Les unions interdites et le meurtre, d'où le sait-on ? Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda HaNassi dit : Il est écrit à propos de la jeune fiancée violentée : « Car comme lorsqu'un homme se dresse contre son prochain et lui ôte la vie, ainsi en est-il de cette chose » (Deutéronome 22, 26). Quel rapport y a-t-il entre un meurtrier et une jeune fille fiancée ?
- הֲרֵי זֶה בָּא לְלַמֵּד, וְנִמְצָא לָמֵד. מַקִּישׁ רוֹצֵחַ לְנַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה: מָה נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה — נִיתָּן לְהַצִּילָהּ בְּנַפְשׁוֹ, אַף רוֹצֵחַ — נִיתָּן לְהַצִּילוֹ בְּנַפְשׁוֹ. וְנַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה מֵרוֹצֵחַ: מָה רוֹצֵחַ — יֵהָרֵג וְאַל יַעֲבוֹר, אַף נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה — תֵּהָרֵג וְאַל תַּעֲבוֹר.Voici que ce cas vient pour enseigner et se trouve lui-même enseigné. La Torah rapproche le meurtrier de la jeune fille fiancée : de même que la jeune fille fiancée, il est permis de la sauver au prix de la vie de l'agresseur, de même la victime d'un meurtrier, il est permis de la sauver au prix de la vie du poursuivant. Et on apprend la jeune fille fiancée du meurtrier : de même que pour le meurtre, on doit se laisser tuer plutôt que de transgresser, de même pour la jeune fille fiancée, elle doit se laisser tuer plutôt que de transgresser.
- וּשְׁפִיכוּת דָּמִים גּוּפֵיהּ מְנָלַן? סְבָרָא הוּא: כִּי הָהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר לֵיהּ: מָרֵי דּוּרַאי אֲמַר לִי: זִיל קַטְלֵיהּ לִפְלָנְיָא, וְאִי לָא — קָטְלִינָא לָךְ. אֲמַר לֵיהּ: לִיקְטְלוּךְ וְלָא תִּיקְטוֹל, מַאי חָזֵית דִּדְמָא דִידָךְ סוּמָּק טְפֵי? דִּילְמָא דְּמָא דְּהָהוּא גַּבְרָא סוּמָּק טְפֵי.Et le meurtre lui-même, d'où le savons-nous ? La Guemara répond : C'est une évidence logique, comme dans le cas de cet homme qui vint devant Rava et lui dit : Le gouverneur de ma ville m'a dit : Va tuer un tel, sinon je te tuerai. Il lui dit : Qu'il te tue et ne tue pas ! Qu'as-tu vu pour penser que ton sang est plus rouge ? Peut-être le sang de cet homme est-il plus rouge.
- מָר בַּר רַב אָשֵׁי אַשְׁכְּחֵיהּ לְרָבִינָא דְּשָׁיֵיף לַהּ לִבְרַתֵּיהּ בְּגוּהַרְקֵי דְעׇרְלָה. אֲמַר לֵיהּ: אֵימוֹר דַּאֲמוּר רַבָּנַן בִּשְׁעַת הַסַּכָּנָה, שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת הַסַּכָּנָה מִי אֲמוּר?Mar bar Rav Achi trouva Ravina en train d'enduire sa fille d'olives vertes (gouharkei) de orla, comme remède. Il lui dit : Admettons que les Sages l'aient dit dans un moment de danger ; hors d'un moment de danger, l'ont-ils dit ?
- אֲמַר לֵיהּ: הַאי אִישָּׁתָא צְמִירְתָּא נָמֵי כִּשְׁעַת הַסַּכָּנָה דָּמְיָא. אִיכָּא דְאָמְרִי, אֲמַר לֵיהּ: מִידֵּי דֶּרֶךְ הֲנָאָה קָא עָבֵידְנָא?Il lui répondit : Cette forte fièvre aussi est assimilée à un moment de danger. Certains disent qu'il lui répondit : Est-ce que j'agis de la manière habituelle d'en jouir ? On jouit habituellement des olives une fois mûres, par leur huile.
- אִיתְּמַר: הֲנָאָה הַבָּאָה לוֹ לְאָדָם בְּעַל כׇּרְחוֹ, אַבָּיֵי אָמַר: מוּתֶּרֶת, וְרָבָא אָמַר: אֲסוּרָה.Il a été dit par les Amoraïm : Une jouissance interdite qui survient à une personne malgré elle : Abayé a dit : Elle est permise ; et Rava a dit : Elle est interdite.
- אֶפְשָׁר וְקָא מִיכַּוֵּין, לָא אֶפְשָׁר וְקָמִיכַּוֵין — כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּאָסוּר. לָא אֶפְשָׁר וְלָא מִיכַּוֵּין — כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דִּשְׁרֵי. כִּי פְּלִיגִי דְּאֶפְשָׁר וְלָא מִיכַּוֵּין.La Guemara précise : S'il est possible d'éviter et qu'il en a l'intention de jouir, ou s'il n'est pas possible d'éviter et qu'il en a l'intention, tous s'accordent à dire que c'est interdit. S'il n'est pas possible d'éviter et qu'il n'en a pas l'intention, tous s'accordent à dire que c'est permis. Ils divergent lorsqu'il est possible d'éviter et qu'il n'en a pas l'intention.
- וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: דָּבָר שֶׁאֵין מִתְכַּוֵּין אָסוּר — כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּאָסוּר. כִּי פְּלִיגִי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאָמַר: דָּבָר שֶׁאֵין מִתְכַּוֵּין מוּתָּר. אַבָּיֵי כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, וְרָבָא אָמַר: עַד כָּאן לָא קָא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן — אֶלָּא הֵיכָא דְּלָא אֶפְשָׁר, אֲבָל הֵיכָא דְּאֶפְשָׁר — לָא.Et selon Rabbi Yehouda, qui a dit qu'un acte non intentionnel est interdit, tous s'accordent à dire que c'est interdit. Ils divergent selon Rabbi Chimon, qui a dit qu'un acte non intentionnel est permis. Abayé est conforme à Rabbi Chimon ; et Rava dit : Rabbi Chimon ne l'a dit que là où ce n'est pas possible d'éviter ; mais là où c'est possible, non.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: אֶפְשָׁר וְלָא מִיכַּוֵּין — הַיְינוּ פְּלוּגְתַּיְיהוּ דְּרַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי שִׁמְעוֹן. לָא אֶפְשָׁר וְלָא קָא מִיכַּוֵּין — כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דִּשְׁרֵי. כִּי פְּלִיגִי, דְּלָא אֶפְשָׁר וְקָא מִיכַּוֵּין. וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּאָזֵיל בָּתַר כַּוּוֹנָה — כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּאָסוּר, כִּי פְּלִיגִי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: לָא שְׁנָא מִתְכַּוֵּין וְלָא שְׁנָא שֶׁאֵין מִתְכַּוֵּין, אֶפְשָׁר אָסוּר.Certains disent : S'il est possible d'éviter et qu'il n'en a pas l'intention, c'est là la machlokèt (divergence) de Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon. S'il n'est pas possible d'éviter et qu'il n'en a pas l'intention, tous s'accordent à dire que c'est permis. Ils divergent lorsqu'il n'est pas possible d'éviter et qu'il en a l'intention. Et selon Rabbi Chimon, qui suit l'intention, tous s'accordent à dire que c'est interdit. Ils divergent selon Rabbi Yehouda, qui a dit : Peu importe qu'on ait l'intention ou qu'on ne l'ait pas : si c'est possible d'éviter, c'est interdit.
- אַבָּיֵי כְּרַבִּי יְהוּדָה.Abayé est conforme à Rabbi Yehouda : là où on ne peut éviter, c'est permis même avec intention.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.