Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מָה לְעׇרְלָה שֶׁכֵּן לֹא הָיְתָה לָהּ שְׁעַת הַכּוֹשֶׁר — תֹּאמַר בְּבָשָׂר בְּחָלָב שֶׁהָיְתָה לוֹ שְׁעַת הַכּוֹשֶׁר! חָמֵץ בַּפֶּסַח יוֹכִיחַ — שֶׁהָיָה לוֹ שְׁעַת הַכּוֹשֶׁר, וְאָסוּר בַּהֲנָאָה.La Guemara réfute cette déduction : Quelle comparaison avec la orla (fruits d'un arbre durant ses trois premières années), qui n'a jamais eu de moment où elle était permise ? Diras-tu la même chose de la viande dans du lait, qui a eu un moment où elle était permise, avant d'être cuite avec le lait ? La Guemara reprend : Que le 'hamets (levain) à Pessa'h le prouve, lui qui a eu un moment où il était permis, avant Pessa'h, et qui est pourtant interdit en jouissance.
- מָה לְחָמֵץ בַּפֶּסַח — שֶׁכֵּן עָנוּשׁ כָּרֵת, תֹּאמַר בְּבָשָׂר בְּחָלָב שֶׁאֵינוֹ עָנוּשׁ כָּרֵת! כִּלְאֵי הַכֶּרֶם יוֹכִיחוּ, שֶׁאֵין עָנוּשׁ כָּרֵת — וְאָסוּר בַּהֲנָאָה.On objecte : Quelle comparaison avec le 'hamets à Pessa'h, puisque celui qui en mange est puni de karet (retranchement) ? Diras-tu la même chose de la viande dans du lait, qui n'est pas punie de karet ? La Guemara reprend : Que les mélanges du vignoble (kilayim, graines semées dans une vigne) le prouvent, eux qui ne sont pas punis de karet, et qui sont pourtant interdits en jouissance.
- וְאִם אִיתָא, נִיפְרוֹךְ: מָה לְכִלְאֵי הַכֶּרֶם — שֶׁכֵּן לוֹקִין עֲלֵיהֶן אֲפִילּוּ שֶׁלֹּא כְּדֶרֶךְ הֲנָאָתָן.La Guemara revient à l'enseignement d'Abayé, selon lequel les mélanges du vignoble ont une sévérité propre : Et s'il en est ainsi, objectons à cette dernière preuve : Quelle comparaison avec les mélanges du vignoble, puisqu'on reçoit pour eux les coups de fouet même si l'on en jouit d'une manière inhabituelle ?
- וְאַבָּיֵי, ״תֹּאמַר״ בְּמַאי?! תֹּאמַר בְּבָשָׂר בְּחָלָב שֶׁאֵין לוֹקִין עָלָיו אֶלָּא דֶּרֶךְ הֲנָאָתוֹ — אַטּוּ בְּבָשָׂר בְּחָלָב אֲכִילָה כְּתִיבָה בֵּיהּ?!Et Abayé répondrait : « Diras-tu » à propos de quoi ? Comment conclure l'objection ? Diras-tu qu'il en va autrement de la viande dans du lait, pour laquelle on ne reçoit les coups de fouet que pour une jouissance de manière habituelle ? Est-ce que la consommation est écrite à propos de la viande dans du lait ?! Le mot « manger » n'y figure pas non plus, et elle est donc égale aux mélanges du vignoble.
- וְאִידַּךְ דְּקָא מוֹתֵיב לַהּ! סָבַר, לְהָכִי קָא גָּמַר מִנְּבֵילָה. מָה נְבֵילָה דֶּרֶךְ הֲנָאָתָהּ — אַף בָּשָׂר בְּחָלָב דֶּרֶךְ הֲנָאָתוֹ.Et l'autre Sage, qui soulève cette objection, que répond-il ? Il pense que c'est pour cela qu'Issi ben Yehouda tire la règle de la nevéla (bête morte sans abattage rituel) : de même que la nevéla n'est punie que de manière habituelle, car il y est écrit « manger », de même la viande dans du lait n'est punie que de manière habituelle.
- וְאַבָּיֵי: לְהָכִי לֹא כָּתַב אֲכִילָה בְּגוּפוֹ, לוֹמַר שֶׁלּוֹקִין עָלָיו אֲפִילּוּ שֶׁלֹּא כְּדֶרֶךְ הֲנָאָתוֹ.Et Abayé soutient : c'est pour cela que la Torah n'a pas écrit « manger » dans le verset même de la viande dans du lait : pour dire qu'on reçoit pour elle les coups de fouet même pour une jouissance d'une manière inhabituelle.
- וְלִיפְרוֹךְ: מָה לְכִלְאֵי הַכֶּרֶם שֶׁכֵּן לֹא הָיְתָה לוֹ שְׁעַת הַכּוֹשֶׁר! אָמַר רַבִּי אַדָּא בַּר אַהֲבָה: זֹאת אוֹמֶרֶת כִּלְאֵי הַכֶּרֶם עִיקָּרָן נֶאֱסָרִין, הוֹאִיל וְהָיְתָה לָהֶן שְׁעַת הַכּוֹשֶׁר קוֹדֶם הַשְׁרָשָׁה.Et qu'on objecte encore : Quelle comparaison avec les mélanges du vignoble, qui n'ont pas eu de moment où ils étaient permis, puisque l'interdit les frappe dès leur croissance ? Rabbi Adda bar Ahava a dit : Cela veut dire que, pour les mélanges du vignoble, leur souche même est interdite, y compris la semence, puisqu'ils ont eu un moment où ils étaient permis, avant l'enracinement.
- מֵתִיב רַב שְׁמַעְיָה: הַמַּעֲבִיר עָצִיץ נָקוּב בַּכֶּרֶם, אִם הוֹסִיף מָאתַיִם — אָסוּר. הוֹסִיף אִין, לֹא הוֹסִיף לָא!Rav Chemaya a objecté à partir d'une Michna : Celui qui transporte un pot percé contenant des plantes dans une vigne, si la plante a augmenté d'un deux-centième, elle est interdite. On en déduit : Si elle a augmenté, oui, elle est interdite ; si elle n'a pas augmenté, non ! Seule la croissance serait donc interdite, et non la plante d'origine.
- אָמַר רָבָא, תְּרֵי קְרָאֵי כְּתִיבִי: כְּתִיב ״הַזָּרַע״ וּכְתִיב ״הַמְּלֵאָה״, הָא כֵּיצַד? זָרוּעַ מֵעִיקָּרוֹ — בְּהַשְׁרָשָׁה. זָרוּעַ וּבָא, הוֹסִיף — אִין, לֹא הוֹסִיף — לָא.Rava a dit : Deux versets sont écrits, c'est-à-dire deux expressions dans le verset : « de peur que ne soit interdite la plénitude de la semence que tu auras semée » (Deutéronome 22, 9). Il est écrit « la semence » et il est écrit « la plénitude ». Comment les concilier ? Ce qui est semé dès l'origine dans la vigne est interdit à l'enracinement ; ce qui a été semé ailleurs et apporté ensuite : s'il a augmenté, oui, il est interdit ; s'il n'a pas augmenté, non.
- אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בַּכֹּל מִתְרַפְּאִין, חוּץ מֵעֲצֵי אֲשֵׁירָה. הֵיכִי דָמֵי? אִי נֵימָא דְּאִיכָּא סַכָּנָה — אֲפִילּוּ עֲצֵי אֲשֵׁירָה נָמֵי! וְאִי דְּלֵיכָּא סַכָּנָה — אֲפִילּוּ כׇּל אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה נָמֵי לָא?!Rabbi Yaakov a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : On peut se soigner avec tout, même ce qui est interdit en jouissance, sauf avec le bois d'une achéra (arbre voué à l'idolâtrie). De quel cas s'agit-il ? Si nous disons qu'il y a danger de mort, alors même le bois d'une achéra devrait être permis ! Et s'il n'y a pas de danger, alors même tous les interdits de la Torah ne sont pas permis !
- לְעוֹלָם דְּאִיכָּא סַכָּנָה, וַאֲפִילּוּ הָכִי עֲצֵי אֲשֵׁירָה לָא. דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אִם נֶאֱמַר ״בְּכׇל נַפְשְׁךָ״, לָמָּה נֶאֱמַר ״בְּכׇל מְאֹדֶךָ״. וְאִם נֶאֱמַר ״בְּכׇל מְאֹדֶךָ״, לָמָּה נֶאֱמַר ״בְּכׇל נַפְשְׁךָ״?La Guemara répond : En réalité, il y a danger, et malgré cela le bois d'une achéra n'est pas permis. Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Eliézer dit : Puisqu'il est dit « de toute ton âme », pourquoi est-il dit « de tout ton pouvoir » ? Et puisqu'il est dit « de tout ton pouvoir », pourquoi est-il dit « de toute ton âme » ? (Deutéronome 6, 5).
- אֶלָּא לוֹמַר לָךְ: אִם יֵשׁ אָדָם שֶׁגּוּפוֹ חָבִיב עָלָיו מִמָּמוֹנוֹ — לְכָךְ נֶאֱמַר ״בְּכׇל נַפְשְׁךָ״. וְיֵשׁ אָדָם שֶׁמָּמוֹנוֹ חָבִיב עָלָיו מִגּוּפוֹ — לְכָךְ נֶאֱמַר ״בְּכׇל מְאֹדֶךָ״.C'est plutôt pour te dire : S'il est un homme dont le corps lui est plus cher que ses biens, c'est pour lui qu'il est dit « de toute ton âme ». Et s'il est un homme dont les biens lui sont plus chers que son corps, c'est pour lui qu'il est dit « de tout ton pouvoir », c'est-à-dire de tous tes biens. Il existe donc des cas où l'on doit donner sa vie plutôt que de se soigner par un interdit.
- כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בַּכֹּל מִתְרַפְּאִין, חוּץ מֵעֲבוֹדָה זָרָה וְגִילּוּי עֲרָיוֹתQuand Ravin est venu d'Erets Israël en Babylonie, il a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : On peut se soigner avec tout, sauf avec l'idolâtrie, les unions interdites
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