Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- צִירְעָה — לוֹקֶה שֵׁשׁ! אֲמַר לֵיהּ: כֹּל הֵיכָא דְּאִיכָּא לְמִדְרַשׁ — דָּרְשִׁינַן, וְלָא מוֹקְמִינַן בְּלָאוֵי יַתִּירֵי.Une guêpe : il en reçoit six ! L'expression « elle ne sera pas mangée » pourrait donc n'ajouter qu'un lav (interdit négatif) supplémentaire. Rav Achi lui dit : Partout où il y a matière à interpréter, nous interprétons, et nous n'établissons pas le verset pour des lavin superflus.
- ״וְהַבָּשָׂר אֲשֶׁר יִגַּע בְּכׇל טָמֵא לֹא יֵאָכֵל״ דְּרֵישֵׁיהּ לְמָה לִי? לְרַבּוֹת עֵצִים וּלְבוֹנָה. ״וְהַבָּשָׂר כׇּל טָהוֹר יֹאכַל בָּשָׂר״ דְּסֵיפֵיהּ לְמָה לִי? לְרַבּוֹת אֵימוּרִין.« Et la chair qui aura touché toute chose impure ne sera pas mangée » (Lévitique 7, 19) : le début de ce verset, pourquoi en ai-je besoin ? Pour inclure le bois et l'encens, qui peuvent devenir impurs. « Et la chair, tout homme pur mangera la chair » (ibid.) : la fin de ce verset, pourquoi en ai-je besoin ? Pour inclure les émourim (parties brûlées sur l'autel).
- אֵימוּרִין מֵהָתָם נָפְקָא, דְּתַנְיָא: ״וְהַנֶּפֶשׁ אֲשֶׁר תֹּאכַל בָּשָׂר מִזֶּבַח הַשְּׁלָמִים אֲשֶׁר לַה׳״ — לְרַבּוֹת אֶת הָאֵימוּרִין!La Guemara objecte : Les émourim, cela se déduit de là-bas, car il a été enseigné (dans une baraïta) : « Et la personne qui mangera de la chair du sacrifice de paix, qui est à Hachem » (Lévitique 7, 20) : c'est pour inclure les émourim !
- הָתָם טוּמְאַת הַגּוּף — בְּכָרֵת, הָכָא טוּמְאַת בָּשָׂר — בְּלָאו.La Guemara répond : Là-bas, il s'agit de l'impureté du corps, passible de karèt (retranchement) ; ici, de l'impureté de la chair, passible d'un lav.
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה אֵין לוֹקִין עֲלֵיהֶן אֶלָּא דֶּרֶךְ אֲכִילָתָן. לְמַעוֹטֵי מַאי? אָמַר רַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי: לְמַעוֹטֵי שֶׁאִם אָכַל חֵלֶב חַי, שֶׁפָּטוּר.Rabbi Abbahou a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : Pour tous les interdits de la Torah, on ne reçoit de coups de fouet que selon leur mode de consommation. Pour exclure quoi ? Rav Chimi bar Achi a dit : Pour exclure le cas où l'on a mangé de la graisse crue : on est pétour (exempt).
- אִיכָּא דְאָמְרִי, אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה אֵין לוֹקִין עֲלֵיהֶן אֶלָּא דֶּרֶךְ הֲנָאָתָן. לְמַעוֹטֵי מַאי? אָמַר רַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי: לְמַעוֹטֵי שֶׁאִם הִנִּיחַ חֵלֶב שֶׁל שׁוֹר הַנִּסְקָל עַל גַּבֵּי מַכָּתוֹ, שֶׁהוּא פָּטוּר. וְכׇל שֶׁכֵּן אוֹכֵל חֵלֶב חַי, שֶׁהוּא פָּטוּר.Certains disent : Rabbi Abbahou a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : Pour tous les interdits de la Torah, on ne reçoit de coups de fouet que selon leur mode de jouissance. Pour exclure quoi ? Rav Chimi bar Achi a dit : Pour exclure le cas où l'on a posé de la graisse d'un bœuf lapidé sur sa plaie : on est pétour. Et à plus forte raison celui qui mange de la graisse crue est pétour.
- אִתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַב אַחָא בַּר עַוְיָה אָמַר רַב אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הִנִּיחַ חֵלֶב שֶׁל שׁוֹר הַנִּסְקָל עַל גַּבֵּי מַכָּתוֹ — פָּטוּר, לְפִי שֶׁכׇּל אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה אֵין לוֹקִין עֲלֵיהֶם אֶלָּא דֶּרֶךְ הֲנָאָתָן.Il a aussi été dit : Rav A'ha bar Avya a dit que Rav Assi a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : Celui qui a posé de la graisse d'un bœuf lapidé sur sa plaie est pétour, car pour tous les interdits de la Torah, on ne reçoit de coups de fouet que selon leur mode de jouissance.
- אָמַר רַבִּי זֵירָא, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: אֵין סוֹפְגִין אֶת הָאַרְבָּעִים מִשּׁוּם עׇרְלָה, אֶלָּא עַל הַיּוֹצֵא מִן הַזֵּיתִים וּמִן הָעֲנָבִים בִּלְבַד. וְאִילּוּ מִתּוּתִים תְּאֵנִים וְרִמּוֹנִים — לָא. מַאי טַעְמָא — לָאו מִשּׁוּם דְּלָא קָאָכֵיל לְהוּ דֶּרֶךְ הֲנָאָתָן?!Rabbi Zeira a dit : Nous aussi, nous l'avons appris dans une Michna : On ne subit les quarante coups au titre de la orla (fruits des trois premières années d'un arbre) que pour ce qui sort des olives et des raisins seulement. Mais pour les mûres, les figues et les grenades, non. Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce qu'on ne les consomme pas selon leur mode de jouissance ?!
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: בִּשְׁלָמָא אִי אַשְׁמְעִינַן פְּרִי גּוּפָא דְּלָא קָאָכֵיל לֵיהּ דֶּרֶךְ הֲנָאָתוֹ — שַׁפִּיר, אֶלָּא הָכָא, מִשּׁוּם דְּזֵיעָה בְּעָלְמָא הוּא.Abayé lui dit : Certes, si la Michna nous avait appris le cas du fruit lui-même, qu'on ne consomme pas selon son mode de jouissance, ce serait bien. Mais ici, c'est parce que ce jus n'est qu'une simple exsudation.
- אָמַר אַבָּיֵי: הַכֹּל מוֹדִים בְּכִלְאֵי הַכֶּרֶם שֶׁלּוֹקִין עֲלֵיהֶן אֲפִילּוּ שֶׁלֹּא כְּדֶרֶךְ הֲנָאָתָן, מַאי טַעְמָא — מִשּׁוּם דְּלָא כְּתִיב בְּהוּ אֲכִילָה.Abayé a dit : Tous admettent, pour les kilé hakérem (mélanges de semences dans la vigne), qu'on reçoit des coups de fouet même si ce n'est pas selon leur mode de jouissance. Quelle en est la raison ? Parce qu'il n'est pas écrit à leur sujet « consommation ».
- מֵיתִיבִי, אִיסִי בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר: מִנַּיִן לְבָשָׂר בְּחָלָב שֶׁהוּא אָסוּר? נֶאֱמַר כָּאן ״כִּי עַם קָדוֹשׁ אַתָּה״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״וְאַנְשֵׁי קֹדֶשׁ תִּהְיוּן לִי״. מָה לְהַלָּן אָסוּר, אַף כָּאן אָסוּר.On a objecté : Issi ben Yehouda dit : D'où savons-nous que la viande dans le lait est interdite ? Il est dit ici : « car tu es un peuple saint » (Deutéronome 14, 21), et il est dit plus loin : « et vous serez pour Moi des hommes saints » (Exode 22, 30). De même que là-bas c'est interdit, de même ici c'est interdit.
- וְאֵין לִי אֶלָּא בַּאֲכִילָה, בַּהֲנָאָה מִנַּיִן? אָמַרְתָּ, קַל וָחוֹמֶר: וּמָה עׇרְלָה שֶׁלֹּא נֶעֶבְדָה בָּהּ עֲבֵירָה, אֲסוּרָה בַּהֲנָאָה. בָּשָׂר בְּחָלָב שֶׁנֶּעֶבְדָה בּוֹ עֲבֵירָה, אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּהֵא אָסוּר בַּהֲנָאָה?Et je n'ai appris cela que pour la consommation ; pour la jouissance, d'où le savons-nous ? Tu as dit un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si la orla, par laquelle aucune transgression n'a été commise, est interdite à la jouissance, la viande dans le lait, par laquelle une transgression a été commise, n'est-il pas logique qu'elle soit interdite à la jouissance ?
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