Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵין הַכְרָעַת שְׁלִישִׁית מַכְרַעַת.La décision d'un troisième n'est pas une décision : l'avis de Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yossé, ne constitue pas ici un arbitrage, car les deux premières opinions n'évoquent nullement le risque d'achoppement.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: מַחְלוֹקֶת שֶׁנָּפְלָה לְפָחוֹת מִמֵּאָה סְאָה חוּלִּין טְמֵאִין.Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, a dit : La machlokèt (divergence d'opinions) entre Rabbi Eliézer et Rabbi Yehochoua, au sujet d'un tonneau de terouma (prélèvement donné au Cohen) brisé dans le pressoir supérieur et dont le vin s'écoule vers le pressoir inférieur, ne concerne que le cas où ce vin est tombé dans moins de cent séa (mesure de capacité) de 'houlin (denrées profanes) temé'im (impurs) contenus dans le pressoir inférieur.
- אֲבָל נָפְלָה לְמֵאָה חוּלִּין טְמֵאִין — דִּבְרֵי הַכֹּל תֵּרֵד וְתִטַּמֵּא, וְאַל יְטַמְּאֶנָּה בַּיָּד.Mais s'il est tombé dans cent mesures de 'houlin impurs, tous s'accordent à dire que le vin descendra et deviendra impur de lui-même, et que l'on ne le rendra pas impur de sa main. En effet, la terouma étant annulée dans cent fois sa quantité, le vin profane n'est pas perdu et reste permis à un non-Cohen.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: חָבִית שֶׁנִּשְׁבְּרָה בַּגַּת הָעֶלְיוֹנָה, וְתַחְתֶּיהָ מֵאָה חוּלִּין טְמֵאִין — מוֹדֶה רַבִּי אֱלִיעֶזֶר לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ שֶׁאִם יָכוֹל לְהַצִּיל מִמֶּנָּה רְבִיעִית בְּטׇהֳרָה — יַצִּיל, וְאִם לָאו — תֵּרֵד וְתִטַּמֵּא וְאַל יְטַמְּאֶנָּה בַּיָּד.Il a aussi été enseigné ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Quant à un tonneau de vin de terouma qui s'est brisé dans le pressoir supérieur, alors qu'au-dessous de lui se trouvent cent mesures de 'houlin impurs, Rabbi Eliézer concède à Rabbi Yehochoua que, s'il peut en sauver un reviit (quart de log) en pureté, il le sauvera ; et sinon, le vin descendra et deviendra impur, et on ne le rendra pas impur de sa main.
- הַאי ״מוֹדֶה רַבִּי אֱלִיעֶזֶר לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ״, מוֹדֶה רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר מִיבְּעֵי לֵיהּ! אָמַר רָבָא: אֵיפוֹךְ.La Guemara s'interroge sur cette formulation : Cette expression « Rabbi Eliézer concède à Rabbi Yehochoua » — c'est « Rabbi Yehochoua concède à Rabbi Eliézer » qu'il aurait fallu dire ! Car c'est Rabbi Yehochoua qui admet ici qu'on ne rend pas le vin impur de sa main. Rava a dit : Inverse les noms.
- רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ אָמַר, לְעוֹלָם לָא תֵּיפוֹךְ: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — בִּכְלִי שֶׁתּוֹכוֹ טָהוֹר וְגַבּוֹ טָמֵא. מַהוּ דְּתֵימָא נִיגְזוֹר דִּילְמָא נָגַע גַּבּוֹ בִּתְרוּמָה, קָא מַשְׁמַע לַן.Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : En réalité, n'inverse pas les noms. De quoi s'agit-il ici ? D'un récipient dont l'intérieur est pur et l'extérieur impur (impureté d'ordre rabbinique, contractée par des liquides), seul moyen de recueillir le vin. Tu aurais pu dire que nous devrions décréter qu'on ne sauve pas même un reviit, de crainte que son extérieur ne touche la terouma et ne la rende impure ; il nous apprend donc que Rabbi Eliézer concède à Rabbi Yehochoua qu'on peut néanmoins la sauver ainsi.
הַדְרָן עֲלָךְ אוֹר לְאַרְבָּעָה עָשָׂר
Nous reviendrons à toi, Or LeArbaa Assar (« La veille du quatorze », premier chapitre du traité)- מַתְנִי׳ כׇּל שָׁעָה שֶׁמּוּתָּר לֶאֱכוֹל, מַאֲכִיל לַבְּהֵמָה לַחַיָּה וְלָעוֹפוֹת, וּמוֹכֵר לַנׇּכְרִי, וּמוּתָּר בַּהֲנָאָתוֹ. עָבַר זְמַנּוֹ — אָסוּר בַּהֲנָאָתוֹ, וְלֹא יַסִּיק בּוֹ תַּנּוּר וְכִירַיִם. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵין בִּיעוּר חָמֵץ אֶלָּא שְׂרֵיפָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אַף מְפָרֵר וְזוֹרֶה לְרוּחַ אוֹ מֵטִיל לַיָּם.MICHNA : Tout le temps où il est permis de manger du 'hamets (pain levé), on peut aussi en donner à manger au bétail, à la bête sauvage et aux oiseaux ; on peut le vendre au non-Juif ; et il est permis d'en tirer profit. Son temps passé, il est interdit d'en tirer profit, et on n'en allumera pas un four ni un réchaud. Rabbi Yehouda dit : Il n'y a d'élimination du 'hamets que par le feu. Et les Sages disent : Le feu n'est pas exigé : on peut aussi l'émietter et le jeter au vent, ou le lancer à la mer.
- גְּמָ׳ כׇּל שָׁעָה שֶׁמּוּתָּר לֶאֱכוֹל — מַאֲכִיל, הָא כׇּל שָׁעָה שֶׁאֵינוֹ מוּתָּר לֶאֱכוֹל — אֵינוֹ מַאֲכִיל. לֵימָא מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה. דְּאִי רַבִּי יְהוּדָה, הָא אִיכָּא חָמֵשׁ דְּאֵינוֹ אוֹכֵל — וּמַאֲכִיל. דִּתְנַן, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אוֹכְלִין כׇּל חָמֵשׁ, וְשׂוֹרְפִין בִּתְחִלַּת שֵׁשׁ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אוֹכְלִין כׇּל אַרְבַּע, וְתוֹלִין כׇּל חָמֵשׁ, וְשׂוֹרְפִין בִּתְחִלַּת שֵׁשׁ!GUEMARA : La Guemara analyse la Michna : « Tout le temps où il est permis de manger, on donne à manger » ; il s'ensuit que tout le temps où il n'est pas permis de manger, on ne donne pas à manger. Disons que la Michna n'est pas conforme à Rabbi Yehouda. Car si elle suivait Rabbi Yehouda, voici qu'il y a la cinquième heure, où l'on ne mange pas et où l'on donne à manger aux animaux. Car nous avons appris dans une Michna : Rabbi Méïr dit : On mange du 'hamets toute la cinquième heure, et on le brûle au début de la sixième. Rabbi Yehouda dit : On mange toute la quatrième, on tient en suspens toute la cinquième, et on brûle au début de la sixième !
- וְאֶלָּא מַאי, רַבִּי מֵאִיר הִיא? הַאי ״כׇּל שָׁעָה שֶׁמּוּתָּר לֶאֱכוֹל מַאֲכִיל״ — ״כׇּל שָׁעָה שֶׁאוֹכֵל מַאֲכִיל״ מִיבְּעֵי לֵיהּ.La Guemara demande : Mais alors quoi, c'est l'opinion de Rabbi Méïr ? Cette formule « tout le temps où il est permis de manger, on donne à manger » — c'est « tout le temps où l'on mange, on donne à manger » qu'il aurait fallu dire ! Le changement de tournure laisse entendre qu'il s'agit de deux personnes différentes.
- אָמַר רַבָּה בַּר עוּלָּא: מַתְנִיתִין רַבָּן גַּמְלִיאֵל הִיא. דִּתְנַן, רַבָּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: חוּלִּין נֶאֱכָלִין כׇּל אַרְבַּע, תְּרוּמָה כׇּל חָמֵשׁ, וְשׂוֹרְפִין בִּתְחִלַּת שֵׁשׁ. וְהָכִי קָאָמַר: כׇּל שָׁעָה שֶׁמּוּתָּר לֶאֱכוֹל כֹּהֵן בִּתְרוּמָה, יִשְׂרָאֵל מַאֲכִיל חוּלִּין לַבְּהֵמָה לַחַיָּה וְלָעוֹפוֹת.Rabba bar Oula a dit : La Michna est l'opinion de Rabban Gamliel. Car nous avons appris : Rabban Gamliel dit : Les 'houlin se mangent toute la quatrième heure, la terouma toute la cinquième, et on brûle au début de la sixième. Et voici ce que la Michna veut dire : Tout le temps où il est permis au Cohen de manger de la terouma, même si un non-Cohen ne peut plus manger de 'hamets à ce moment, l'Israélite donne à manger des 'houlin au bétail, à la bête sauvage et aux oiseaux.
- לְמָה לִי לְמִיתְנָא בְּהֵמָה, לְמָה לִי לְמִיתְנָא חַיָּה? צְרִיכָא. דְּאִי תְּנָא בְּהֵמָה — דְּאִי מְשַׁיְּירָא חָזֵי לַהּ. אֲבָל חַיָּה, דְּאִי מְשַׁיְּירָא קָמַצְנְעָא לַהּ — אֵימָא לָא.Pourquoi ai-je besoin d'enseigner le bétail, pourquoi ai-je besoin d'enseigner la bête sauvage ? La règle n'est-elle pas la même ? C'est nécessaire. Car si la Michna avait enseigné le seul bétail, on aurait pu dire que c'est permis parce que, s'il laisse un reste, il le voit et l'éliminera ; mais pour la bête sauvage, qui, si elle laisse un reste, le cache, dis que non.
- וְאִי תְּנָא חַיָּה — מִשּׁוּם דְּאִי מְשַׁיְּירָא מִיהַת מַצְנְעָא. אֲבָל בְּהֵמָה, זִימְנִין דִּמְשַׁיְּירָא וְלָא מַסֵּיק אַדַּעְתֵּיהּ, וְקָאֵי עֲלֵיהּ בְּ״בַל יֵרָאֶה וּבְבַל יִמָּצֵא״ — אֵימָא לָא, צְרִיכָא.Et si elle avait enseigné la seule bête sauvage, on aurait pu dire que c'est permis parce que, si elle laisse un reste, du moins elle le cache, et le propriétaire n'enfreint rien ; mais le bétail, parfois il laisse un reste et cela ne monte pas à son esprit, et il se trouve alors sous le coup de « bal yéraé » et de « bal yimatsé » (les interdits « il ne sera pas vu » et « il ne sera pas trouvé ») ; dis que non. C'est donc nécessaire.
- עוֹפוֹת לְמָה לִי? אַיְּידֵי דִּתְנָא בְּהֵמָה וְחַיָּה, תְּנָא נָמֵי עוֹפוֹת.Pourquoi ai-je besoin des oiseaux ? Il n'y a là aucune nécessité : puisqu'il a enseigné le bétail et la bête sauvage, il a aussi enseigné les oiseaux.
- וּמוֹכְרוֹ לְגוֹי. פְּשִׁיטָא! לְאַפּוֹקֵי מֵהַאי תַּנָּא דְּתַנְיָא, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: לֹא יִמְכּוֹר אָדָם חֲמֵצוֹ לְגוֹי אֶלָּא אִם כֵּן יוֹדֵעַ בּוֹ שֶׁיִּכְלֶה קוֹדֶם פֶּסַח. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: כׇּל שָׁעָה שֶׁמּוּתָּר לֶאֱכוֹל — מוּתָּר לִמְכּוֹר.« Et on le vend au non-Juif. » C'est évident ! La Michna a déjà dit qu'on peut en tirer profit. C'est pour exclure ce Tanna, car il a été enseigné : Beit Chammaï disent : Un homme ne vendra pas son 'hamets à un non-Juif, à moins de savoir qu'il sera épuisé avant Pessa'h. Et Beit Hillel disent : Tout le temps où il est permis de manger, il est permis de vendre.
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