Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא אוֹמֵר: כּוּתָּח וְכׇל מִינֵי כוּתָּח — אָסוּר לִמְכּוֹר שְׁלֹשִׁים יוֹם קוֹדֶם לַפֶּסַח.Rabbi Yehouda ben Betéra dit : Le kouta'h (condiment à base de miettes de pain levé) et toutes les sortes de kouta'h, il est interdit de les vendre à un non-Juif trente jours avant Pessa'h, car on n'en consomme que très peu à la fois et il durera jusqu'à la fête.
- וּמוּתָּר בַּהֲנָאָה. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא שֶׁחֲרָכוֹ קוֹדֶם זְמַנּוֹ. וְקָא מַשְׁמַע לַן כִּדְרָבָא, דְּאָמַר רָבָא: חֲרָכוֹ קוֹדֶם זְמַנּוֹ — מוּתָּר בַּהֲנָאָה אֲפִילּוּ לְאַחַר זְמַנּוֹ.« Et il est permis d'en tirer profit. » C'est évident ! La Michna vient de parler de nourrir les animaux et de vendre. Non, c'est nécessaire pour le cas où il l'a carbonisé avant son temps, le rendant immangeable. Et il nous apprend la même chose que Rava, car Rava a dit : S'il l'a carbonisé avant son temps, il est permis d'en tirer profit même après son temps.
- עָבַר זְמַנּוֹ אָסוּר בַּהֲנָאָתוֹ. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, לְשָׁעוֹת דְּרַבָּנַן. דְּאָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב חִיָּיא בַּר יוֹסֵף אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַמְקַדֵּשׁ מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה, אֲפִילּוּ בְּחִיטֵּי קוּרְדִּנְיָתָא — אֵין חוֹשְׁשִׁין לְקִדּוּשִׁין.« Son temps passé, il est interdit d'en tirer profit. » C'est évident ! Non, c'est nécessaire pour les heures d'ordre rabbinique. Car Rav Guidel a dit, au nom de Rav 'Hiya bar Yossef, au nom de Rabbi Yo'hanan : Celui qui consacre une femme avec du 'hamets à partir de la sixième heure et au-delà, même avec du blé de Kourdanyata, blé des montagnes très dur et peu susceptible de lever, on ne s'inquiète pas de cette consécration : elle est nulle, car ce dont on ne peut tirer profit n'a aucune valeur.
- וְלֹא יַסִּיק בּוֹ תַּנּוּר וְכִירַיִם. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, לְרַבִּי יְהוּדָה דְּאָמַר אֵין בִּיעוּר חָמֵץ אֶלָּא שְׂרֵיפָה. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאָמַר רַבִּי יְהוּדָה מִצְוָתוֹ בִּשְׂרֵיפָה, בַּהֲדֵי דְּקָא שָׂרֵיף לֵיהּ לִיתְהֲנֵי מִינֵּיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.« Et on n'en allumera pas un four ni un réchaud. » C'est évident ! C'est là aussi un profit. Non, c'est nécessaire selon Rabbi Yehouda, qui a dit : Il n'y a d'élimination du 'hamets que par le feu. Il te serait venu à l'esprit de dire : Puisque Rabbi Yehouda a dit que sa mitsva (commandement) s'accomplit par le feu, pendant qu'il le brûle, qu'il en tire profit ; il nous apprend que non.
- אָמַר חִזְקִיָּה: מִנַּיִן לְחָמֵץ בַּפֶּסַח שֶׁאָסוּר בַּהֲנָאָה? שֶׁנֶּאֱמַר ״לֹא יֵאָכֵל חָמֵץ״ — לֹא יְהֵא בּוֹ הֶיתֵּר אֲכִילָה: טַעְמָא דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״לֹא יֵאָכֵל חָמֵץ״, הָא לָא כְּתַב ״לֹא יֵאָכֵל״, הֲוָה אָמֵינָא: אִיסּוּר אֲכִילָה — מַשְׁמַע, אִיסּוּר הֲנָאָה — לָא מַשְׁמַע.'Hizkiya a dit : D'où savons-nous que le 'hamets à Pessa'h est interdit de profit ? Comme il est dit : « Il ne sera pas mangé de 'hamets » (Exode 13, 3), au passif, c'est-à-dire : qu'il n'y ait en lui aucune permission de consommation, pas même un profit qui mènerait à manger. La raison est que le Miséricordieux a écrit : « Il ne sera pas mangé de 'hamets » ; s'il n'avait pas écrit « il ne sera pas mangé » mais « tu ne mangeras pas », j'aurais dit que l'interdit de manger est impliqué, mais que l'interdit de profit n'est pas impliqué.
- וּפְלִיגָא דְּרַבִּי אֲבָהוּ. דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״לֹא יֵאָכֵל״, ״לֹא תֹאכַל״, ״לֹא תֹאכְלוּ״ — אֶחָד אִיסּוּר אֲכִילָה וְאֶחָד אִיסּוּר הֲנָאָה (מַשְׁמַע), עַד שֶׁיִּפְרֹט לְךָ הַכָּתוּב כְּדֶרֶךְ שֶׁפָּרַט לְךָ בִּנְבֵילָה.Et cela diverge de l'opinion de Rabbi Abahou. Car Rabbi Abahou a dit : Partout où il est dit « il ne sera pas mangé », « tu ne mangeras pas », « vous ne mangerez pas », sont impliqués aussi bien l'interdit de manger que l'interdit de profit, à moins que le verset ne te précise la permission, comme il te l'a précisé pour la nevéla (bête morte sans abattage rituel).
- דְּתַנְיָא: ״לֹא תֹאכְלוּ כׇּל נְבֵלָה לַגֵּר אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ תִּתְּנֶנָּה וַאֲכָלָהּ אוֹ מָכֹר לְנׇכְרִי וְגוֹ׳״, אֵין לִי אֶלָּא לַגֵּר בִּנְתִינָה וְלַגּוֹי בִּמְכִירָה. לַגֵּר בִּמְכִירָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לַגֵּר אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ תִּתְּנֶנָּה אוֹ מָכֹר״. לַגּוֹי בִּנְתִינָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תִּתְּנֶנָּה וַאֲכָלָהּ אוֹ מָכֹר לְנָכְרִי״. נִמְצֵאתָ אוֹמֵר: אֶחָד גֵּר וְאֶחָד גּוֹי, בֵּין בִּמְכִירָה בֵּין בִּנְתִינָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.Car il a été enseigné dans une baraïta : « Vous ne mangerez d'aucune nevéla ; à l'étranger qui est dans tes portes tu la donneras et il la mangera, ou vends-la à un non-Juif, etc. » (Deutéronome 14, 21). Je n'ai là que la permission à l'étranger par don et au non-Juif par vente. Pour l'étranger par vente, d'où le savons-nous ? Le verset enseigne : « À l'étranger qui est dans tes portes tu la donneras, ou vends-la. » Pour le non-Juif par don, d'où le savons-nous ? Le verset enseigne : « Tu la donneras et il la mangera, ou vends-la à un non-Juif. » Tu en viens donc à dire : aussi bien l'étranger que le non-Juif, tant par vente que par don. Telles sont les paroles de Rabbi Méïr.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, דְּבָרִים כִּכְתָבָן: לַגֵּר בִּנְתִינָה וְלַגּוֹי בִּמְכִירָה. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה? אִי סָלְקָא דַעְתָּךְ כִּדְאָמַר רַבִּי מֵאִיר, לִיכְתּוֹב רַחֲמָנָא: ״לַגֵּר אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ תִּתְּנֶנָּה וַאֲכָלָהּ וּמָכֹר״. ״אוֹ״ לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ לִדְבָרִים כִּכְתָבָן.Rabbi Yehouda dit : Les choses s'entendent comme elles sont écrites : à l'étranger par don et au non-Juif par vente. Quelle est la raison de Rabbi Yehouda ? S'il t'était venu à l'esprit de comprendre comme l'a dit Rabbi Méïr, que le Miséricordieux écrive : « À l'étranger qui est dans tes portes tu la donneras et il la mangera, et vends-la. » Pourquoi ai-je besoin de « ou » ? Déduis-en que les choses s'entendent comme elles sont écrites.
- וְרַבִּי מֵאִיר? ״אוֹ״ לְהַקְדִּים נְתִינָה דְגֵר לִמְכִירָה דְּגוֹי. וְרַבִּי יְהוּדָה? הָא לָא צָרִיךְ קְרָא: כֵּיוָן דְּגֵר אַתָּה מְצֻוֶּוה לְהַחְיוֹתוֹ, וְגוֹי אִי אַתָּה מְצֻוֶּוה לְהַחֲיוֹתוֹ, לָא צְרִיךְ קְרָא, סְבָרָא הוּא.Et Rabbi Méïr ? Que fait-il de ce mot ? Le « ou » sert à faire passer le don à l'étranger avant la vente au non-Juif. Et Rabbi Yehouda ? D'où le sait-il ? Cela n'a pas besoin de verset : puisque l'étranger, tu as l'ordre de le faire vivre, et que le non-Juif, tu n'as pas l'ordre de le faire vivre, il n'est pas besoin de verset, c'est une évidence logique.
- בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר: אֶחָד גֵּר וְאֶחָד גּוֹי, בֵּין בִּמְכִירָה בֵּין בִּנְתִינָה. מִדְּאִיצְטְרִיךְ קְרָא לְמִישְׁרֵא נְבֵילָה בַּהֲנָאָה — הָא כׇּל אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה אֲסוּרִין בֵּין בַּאֲכִילָה בֵּין בַּהֲנָאָה.Cela se comprend selon Rabbi Méïr, qui a dit : Aussi bien l'étranger que le non-Juif, tant par vente que par don. Du fait qu'il a fallu un verset pour permettre le profit de la nevéla, il s'ensuit que tous les interdits de la Torah sont interdits tant à la consommation qu'au profit.
- אֶלָּא לְרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: לִדְבָרִים כִּכְתָבָן הוּא דַּאֲתָא — הָא כׇּל אִיסּוּרִים שֶׁבַּתּוֹרָה מְנָא לֵיהּ דַּאֲסוּרִין בַּהֲנָאָה? נָפְקָא לֵיהּ מִ״לַּכֶּלֶב תַּשְׁלִיכוּן אֹתוֹ״.Mais selon Rabbi Yehouda, qui a dit que le verset vient enseigner que les choses s'entendent comme elles sont écrites, tous les interdits de la Torah, d'où sait-il qu'ils sont interdits de profit ? Il le déduit de « au chien vous la jetterez » (Exode 22, 30), verset relatif à la tréfa (bête atteinte d'une lésion mortelle).
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