Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּכְדֵי חֶסְרוֹנָן, אֲבָל יוֹתֵר מִכְּדֵי חֶסְרוֹנָן — מוֹכְרָן בְּבֵית דִּין. וְכׇל שֶׁכֵּן הָכָא, דְּהָא פְּסִידִי לִגְמָרֵי.leur diminution de valeur reste dans la mesure normale pour des fruits entreposés ; mais si elle est au-delà de leur diminution normale, tous admettent qu'il les vend au tribunal. Et à plus forte raison ici, pour le 'hamets (levain), puisqu'il se perd entièrement : une fois interdit, il le reste même après Pessa'h.
- וְעוֹד אָמַר רַבִּי יְהוּדָה שְׁתֵּי חַלּוֹת כּוּ׳. תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה ״עַל גַּב הָאִיצְטְבָא״. אֲמַר לֵיהּ: וְכִי לְהַצְנִיעָן הוּא צָרִיךְ?! תְּנִי ״עַל גַּג הָאִיצְטְבָא״.Nous avons appris dans la Michna : Rabbi Yehouda a dit encore : deux pains de l'offrande de reconnaissance disqualifiés, etc. étaient posés sur le Mont du Temple. Le Tanna (récitant d'enseignements tannaïtiques) a enseigné devant Rav Yehouda : « sur le dessus [al gav] de la banquette ». Il lui a dit : aurait-on besoin de les cacher ? Personne ne les verrait là ! Enseigne : « sur le toit [al gag] de la banquette », où tous pouvaient les voir.
- אָמַר רַחֲבָא אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: הַר הַבַּיִת סְטָיו כָּפוּל הָיָה. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: הַר הַבַּיִת סְטָיו כָּפוּל הָיָה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִיסְטְווֹנִית הָיְתָה נִקְרֵאת — סְטָיו לְפָנִים מִסְּטָיו.Ra'hava a dit que Rabbi Yehouda a dit : le Mont du Temple était un portique double. Il a également été enseigné ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : le Mont du Temple était un portique double. Rabbi Yehouda dit : on l'appelait istevanit : un portique à l'intérieur d'un portique.
- פְּסוּלוֹת וְכוּ׳. אַמַּאי פְּסוּלוֹת? אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: מִתּוֹךְ שֶׁהָיוּ מְרוּבּוֹת — נִפְסָלוֹת בְּלִינָה. דְּתַנְיָא: אֵין מְבִיאִין תּוֹדָה בְּחַג הַמַּצּוֹת, מִפְּנֵי חָמֵץ שֶׁבָּהּ.Nous avons appris : ces pains étaient disqualifiés, etc. Pourquoi disqualifiés ? Rabbi 'Hanina a dit : comme ils étaient nombreux, les Cohanim (prêtres) ne pouvaient les manger tous, et ils étaient disqualifiés d'avoir passé la nuit. Comme il a été enseigné dans une baraïta : on n'apporte pas d'offrande de reconnaissance durant la fête des Matsot, à cause du 'hamets qu'elle comporte : dix de ses quarante pains sont levés.
- פְּשִׁיטָא? אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: הָכָא בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר עָסְקִינַן, וְקָסָבַר: אֵין מְבִיאִין קָדָשִׁים לְבֵית הַפְּסוּל.La Guemara s'étonne : c'est évident ! Pourquoi le préciser ? Rav Ada bar Ahava a dit : ici, nous traitons du quatorze Nissan, et ce Tanna pense : on n'amène pas des kodachim (offrandes saintes) à une situation de disqualification : apportée le quatorze, l'offrande verrait réduit le temps où elle peut être mangée, ses pains levés ne se mangeant que jusqu'à la sixième heure.
- וְכוּלֵּי עָלְמָא בִּשְׁלֹשָׁה עָשָׂר מַיְיתֵי לְהוּ, וּמִתּוֹךְ שֶׁהֵן מְרוּבּוֹת — נִפְסָלוֹת בְּלִינָה.Et c'est pourquoi tout le monde les apportait le treize, et comme elles étaient nombreuses, elles étaient disqualifiées d'avoir passé la nuit.
- מִשּׁוּם רַבִּי יַנַּאי אָמְרוּ: כְּשֵׁירוֹת הָיוּ, וְאֶלָּא אַמַּאי קָרֵי לְהוּ פְּסוּלוֹת — שֶׁלֹּא נִשְׁחַט עֲלֵיהֶן הַזֶּבַח. וְנִשְׁחוֹט! שֶׁאָבַד הַזֶּבַח.Au nom de Rabbi Yannaï, ils ont dit : ils étaient valides, sans avoir été disqualifiés par la nuitée. Mais alors, pourquoi les appelle-t-il disqualifiés ? Parce que l'offrande n'avait pas été abattue sur eux ; ils ne pouvaient donc être mangés. La Guemara objecte : qu'on l'abatte donc ! Elle répond : il s'agit d'un cas où l'offrande a été perdue.
- וְנַיְיתֵי זֶבַח אַחֵר וְנִשְׁחוֹט! דְּאָמַר: ״זוֹ תּוֹדָה וְזוֹ לַחְמָהּ״, וְכִדְרַבָּה. דְּאָמַר רַבָּה: אָבַד הַלֶּחֶם — מֵבִיא לֶחֶם אַחֵר, אָבְדָה תּוֹדָה — אֵין מֵבִיא תּוֹדָה אַחֶרֶת. מַאי טַעְמָא — לֶחֶם גְּלַל תּוֹדָה, וְאֵין תּוֹדָה גְּלַל לֶחֶם.Qu'on apporte donc une autre offrande et qu'on l'abatte ! Il s'agit d'un cas où il a dit : « Voici l'offrande de reconnaissance et voici ses pains », les consacrant ensemble, et cela va selon Rabba, car Rabba a dit : si le pain est perdu, on apporte un autre pain ; si l'offrande est perdue, on n'apporte pas une autre offrande. Quelle en est la raison ? Le pain vient à cause de l'offrande, mais l'offrande ne vient pas à cause du pain.
- וְנִיפְרְקִינְהוּ וְנַפְּקִינְהוּ לְחוּלִּין! אֶלָּא: לְעוֹלָם שֶׁנִּשְׁחַט עֲלֵיהֶן הַזֶּבַח וְנִשְׁפַּךְ הַדָּם.Qu'on les rachète donc et qu'on les rende profanes ! Plutôt, en réalité, l'offrande a bien été abattue sur eux, et le sang s'est répandu avant d'avoir été aspergé sur l'autel : une fois l'animal abattu, les pains sont pleinement consacrés et ne peuvent plus être rachetés, et ils ne peuvent pas non plus être mangés, le sang n'ayant pas été aspergé.
- וּכְמַאן — כְּרַבִּי. דְּאָמַר רַבִּי: שְׁנֵי דְבָרִים הַמַּתִּירִין — מַעֲלִין זֶה בְּלֹא זֶה. דְּתַנְיָא: כִּבְשֵׂי עֲצֶרֶת אֵין מְקַדְּשִׁין אֶת הַלֶּחֶם אֶלָּא בִּשְׁחִיטָה. כֵּיצַד? שְׁחָטָן לִשְׁמָן וְזָרַק דָּמָן לִשְׁמָן — קִידֵּשׁ הַלֶּחֶם.Et selon qui cela va-t-il ? Selon Rabbi Yehouda HaNassi, car Rabbi a dit : de deux choses qui rendent permis, l'une élève sans l'autre. Ici, l'abattage élève les pains à la sainteté même sans aspersion du sang. Comme il a été enseigné dans une baraïta : les agneaux de Atséret (Chavouot) ne consacrent le pain que par l'abattage. Comment ? S'il les a abattus pour leur nom et a aspergé leur sang pour leur nom, il a consacré le pain.
- שְׁחָטָן שֶׁלֹּא לִשְׁמָן וְזָרַק דָּמָן שֶׁלֹּא לִשְׁמָן — לֹא קִידֵּשׁ הַלֶּחֶם. שְׁחָטָן לִשְׁמָן וְזָרַק דָּמָן שֶׁלֹּא לִשְׁמָן — לֶחֶם קָדוֹשׁ וְאֵינוֹ קָדוֹשׁ, דִּבְרֵי רַבִּי.S'il les a abattus sous un autre nom et a aspergé leur sang sous un autre nom, il n'a pas consacré le pain. S'il les a abattus pour leur nom et a aspergé leur sang sous un autre nom, le pain est saint au point de ne plus pouvoir être racheté, et n'est pas saint au point de pouvoir être mangé. Telles sont les paroles de Rabbi Yehouda HaNassi.
- רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: לְעוֹלָם אֵינוֹ קָדוֹשׁ הַלֶּחֶם, עַד שֶׁיִּשְׁחוֹט לִשְׁמָן וְיִזְרוֹק דָּמָן לִשְׁמָן.Rabbi Elazar beRabbi Chimon dit : le pain n'est jamais saint tant qu'on n'a pas abattu les agneaux pour leur nom et aspergé leur sang pour leur nom.
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, כְּגוֹן שֶׁנִּתְקַבֵּל הַדָּם בְּכוֹס וְנִשְׁפַּךְ,Tu peux même dire que notre explication suit Rabbi Elazar beRabbi Chimon : de quoi traitons-nous ici ? D'un cas où le sang a été recueilli dans un récipient, puis s'est répandu.
- וְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר לֵיהּ כַּאֲבוּהּ, דְּאָמַר: כׇּל הָעוֹמֵד לִזְרוֹק כְּזָרוּק דָּמֵי.Et Rabbi Elazar beRabbi Chimon pense comme son père, Rabbi Chimon, qui a dit : tout ce qui est destiné à être aspergé est considéré comme déjà aspergé. Les pains sont donc consacrés dès que le sang est recueilli pour l'aspersion, mais ne peuvent être mangés qu'après l'aspersion.
- תָּנָא, מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר אָמְרוּ: כְּשֵׁירוֹת הָיוּ. כׇּל זְמַן שֶׁמּוּנָּחוֹת — כׇּל הָעָם אוֹכְלִין. נִיטְּלָה אַחַת מֵהֶן — תּוֹלִין; לֹא אוֹכְלִין וְלֹא שׂוֹרְפִין. נִיטְּלוּ שְׁתֵּיהֶן — הִתְחִילוּ כּוּלָּן שׂוֹרְפִין.Il a été enseigné dans la Tossefta : au nom de Rabbi Elazar, ils ont dit : ils étaient valides. Tant qu'ils étaient posés là, tout le peuple mangeait du 'hamets. Quand l'un d'eux était enlevé, on laissait en suspens : on ne mangeait pas et on ne brûlait pas. Quand les deux étaient enlevés, tous commençaient à brûler.
- תַּנְיָא, אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר:Il a été enseigné dans une baraïta : Abba Chaoul dit :
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