Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי לָאו, בְּהָא קָמִיפַּלְגִי: לְמַאן דְּאָמַר עַד ״אֵם הַבָּנִים שְׂמֵחָה״, סָבַר ״הַלְלוּיָהּ״ — רֵישׁ פִּירְקָא, וּמַאן דְּאָמַר עַד ״בְּצֵאת יִשְׂרָאֵל״, סָבַר ״הַלְלוּיָהּ״ — סוֹף פִּירְקָא.N'est-ce pas sur ceci qu'ils divergent : celui qui dit qu'on récite « jusqu'à “la mère des enfants est joyeuse” » estime que « Halelouya » est le début du chapitre suivant, et celui qui dit « jusqu'à “Lorsqu'Israël sortit” » estime que « Halelouya » est la fin du chapitre précédent ?
- רַב חִסְדָּא מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ, דְּכוּלֵּי עָלְמָא סָבְרִי: ״הַלְלוּיָהּ״ — סוֹף פִּירְקָא. מַאן דְּאָמַר עַד ״בְּצֵאת יִשְׂרָאֵל״ שַׁפִּיר, וּמַאן דְּאָמַר עַד ״אֵם הַבָּנִים שְׂמֵחָה״, עַד — וְעַד בַּכְּלָל.Rav 'Hisda explique ces enseignements selon son opinion : tous sont d'avis que « Halelouya » est la fin du chapitre. Celui qui dit « jusqu'à “Lorsqu'Israël sortit” » s'exprime bien ; et celui qui dit « jusqu'à “la mère des enfants est joyeuse” » entend « jusqu'à », cette limite étant incluse, avec le « Halelouya » qui termine le verset.
- וְנֵימָא עַד ״הַלְלוּיָהּ״! וְכִי תֵּימָא דְּלָא יָדְעִינַן הֵי ״הַלְלוּיָהּ״ — וְנֵימָא ״הַלְלוּיָהּ״ שֶׁל ״אֵם הַבָּנִים שְׂמֵחָה״? קַשְׁיָא.Mais qu'il dise : « jusqu'à Halelouya » ! Et si tu dis que nous ne saurions pas de quel « Halelouya » il s'agit, qu'il dise : « le Halelouya de “la mère des enfants est joyeuse” » ! C'est une difficulté (kouchya) contre l'explication de Rav 'Hisda.
- רַבָּה בַּר רַב הוּנָא מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ: דְּכוּלֵּי עָלְמָא ״הַלְלוּיָהּ״ — רֵישׁ פִּירְקָא, מַאן דְּאָמַר עַד ״אֵם הַבָּנִים שְׂמֵחָה״ — שַׁפִּיר, וּמַאן דְּאָמַר עַד ״בְּצֵאת יִשְׂרָאֵל״, סָבַר: עַד — וְלֹא עַד בַּכְּלָל.Rabba bar Rav Houna explique selon son opinion : tous sont d'avis que « Halelouya » est le début du chapitre. Celui qui dit « jusqu'à “la mère des enfants est joyeuse” » s'exprime bien ; et celui qui dit « jusqu'à “Lorsqu'Israël sortit” » estime : « jusqu'à », cette limite n'étant pas incluse.
- וְנֵימָא: עַד ״הַלְלוּיָהּ״, וְכִי תֵּימָא דְּלָא יָדְעִינַן הֵי ״הַלְלוּיָהּ״ — וְנֵימָא עַד ״הַלְלוּיָהּ״ שֶׁ״בְּצֵאת יִשְׂרָאֵל״? קַשְׁיָא.Mais qu'il dise : « jusqu'à Halelouya » ! Et si tu dis que nous ne saurions pas de quel « Halelouya » il s'agit, qu'il dise : « jusqu'au Halelouya de “Lorsqu'Israël sortit” » ! C'est une difficulté.
- וְחוֹתֵם בִּגְאוּלָּה. אָמַר רָבָא: קְרִיאַת שְׁמַע וְהַלֵּל — ״גָּאַל יִשְׂרָאֵל״. דִּצְלוֹתָא — ״גּוֹאֵל יִשְׂרָאֵל״. מַאי טַעְמָא — דְּרַחֲמֵי נִינְהוּ.La Michna a enseigné : « Et on conclut par la délivrance. » Rava a dit : pour le Chema et le Hallel, on dit « qui a délivré Israël », au passé ; pour la prière (l'Amida), on dit « qui délivre Israël », au présent. Quelle en est la raison ? Parce que les prières sont des demandes de miséricorde.
- אָמַר רַבִּי זֵירָא: דְּקִידּוּשָׁא — ״אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ״. דִּצְלוֹתָא — ״קַדְּשֵׁנוּ בְּמִצְוֹתֶיךָ״. מַאי טַעְמָא — דְּרַחֲמֵי נִינְהוּ.Rabbi Zeira a dit : dans le Kiddouch, on dit « qui nous a sanctifiés par Ses mitsvot et nous a ordonné » ; dans la prière, on dit « sanctifie-nous par Tes mitsvot ». Quelle en est la raison ? Parce que les prières sont des demandes de miséricorde.
- אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: וְצָרִיךְ שֶׁיַּזְכִּיר יְצִיאַת מִצְרַיִם בְּקִידּוּשׁ הַיּוֹם. כְּתִיב הָכָא: ״לְמַעַן תִּזְכּוֹר אֶת יוֹם״. וּכְתִיב הָתָם: ״זָכוֹר אֶת יוֹם הַשַּׁבָּת לְקַדְּשׁוֹ״.Rav A'ha bar Yaakov a dit : et il faut mentionner la sortie d'Égypte dans le Kiddouch du jour (de Chabbat). Il est écrit ici : « Afin que tu te souviennes du jour de ta sortie du pays d'Égypte » (Deutéronome 16, 3), et il est écrit là-bas : « Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier » (Exode 20, 8) ; la guezéra chava (analogie textuelle) porte sur le mot « jour ».
- אָמַר רַבָּה בַּר שֵׁילָא: דִּצְלוֹתָא — ״מַצְמִיחַ קֶרֶן יְשׁוּעָה״, דְּאַפְטָרְתָּא — ״מָגֵן דָּוִד״.Rabba bar Chéila a dit : dans la prière, on conclut par « qui fait germer la corne du salut » ; dans la haftara (lecture des Prophètes), par « Bouclier de David ».
- ״וְעָשִׂיתִי לְךָ שֵׁם גָּדוֹל כְּשֵׁם הַגְּדוֹלִים״, תָּנֵי רַב יוֹסֵף: זֶהוּ שֶׁאוֹמְרִים ״מָגֵן דָּוִד״.« Je te ferai un grand nom, comme le nom des grands » (II Samuel 7, 9). Rav Yossef a enseigné : c'est ce que l'on dit : « Bouclier de David ».
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: ״וְאֶעֶשְׂךָ לְגוֹי גָּדוֹל״, זֶהוּ שֶׁאוֹמְרִים ״אֱלֹהֵי אַבְרָהָם״. ״וַאֲבָרֶכְךָ״, זֶהוּ שֶׁאוֹמְרִים ״אֱלֹהֵי יִצְחָק״. ״וַאֲגַדְּלָה שְׁמֶךָ״, זֶהוּ שֶׁאוֹמְרִים ״אֱלֹהֵי יַעֲקֹב״.Rabbi Chimon ben Lakich a dit : « Je ferai de toi une grande nation » (Genèse 12, 2) : c'est ce que l'on dit : dans l'Amida, « D.ieu d'Avraham ». « Je te bénirai » : c'est ce que l'on dit : « D.ieu d'Its'hak ». « Je grandirai ton nom » : c'est ce que l'on dit : « D.ieu de Yaakov ».
- יָכוֹל יְהוּ חוֹתְמִין בְּכוּלָּן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וֶהְיֵה בְּרָכָה״. בְּךָ חוֹתְמִין, וְאֵין חוֹתְמִין בְּכוּלָּן.On pourrait penser que l'on devrait conclure la bénédiction en les citant tous ; le verset vient dire : « Et tu seras une bénédiction » : c'est par toi que l'on conclut, et on ne conclut pas en les citant tous.
- אָמַר רָבָא: אַשְׁכַּחְתִּינָא לְסָבֵי דְפוּמְבְּדִיתָא דְּיָתְבִי וְקָאָמְרִי: בְּשַׁבְּתָא — בֵּין בִּצְלוֹתָא בֵּין בְּקִידּוּשָׁא: ״מְקַדֵּשׁ הַשַּׁבָּת״. בְּיוֹמָא טָבָא — בֵּין בִּצְלוֹתָא וּבֵין בְּקִידּוּשָׁא: ״מְקַדֵּשׁ יִשְׂרָאֵל וְהַזְּמַנִּים״. וְאָמֵינָא לְהוּ אֲנָא: אַדְּרַבָּה, דִּצְלוֹתָא — בֵּין בְּשַׁבְּתָא בֵּין בְּיוֹמָא טָבָא: ״מְקַדֵּשׁ יִשְׂרָאֵל״, בְּקִידּוּשָׁא דְשַׁבְּתָא: ״מְקַדֵּשׁ הַשַּׁבָּת״, בְּיוֹמָא טָבָא: ״מְקַדֵּשׁ יִשְׂרָאֵל וְהַזְּמַנִּים״.Rava a dit : j'ai trouvé les Anciens de Poumbedita assis, qui disaient : le Chabbat, tant dans la prière que dans le Kiddouch, on dit « qui sanctifie le Chabbat » ; le jour de fête, tant dans la prière que dans le Kiddouch, « qui sanctifie Israël et les temps ». Et moi, je leur ai dit : au contraire, dans la prière, tant le Chabbat que le jour de fête, on dit « qui sanctifie Israël » ; dans le Kiddouch du Chabbat, « qui sanctifie le Chabbat » ; le jour de fête, « qui sanctifie Israël et les temps ».
- וַאֲנָא אָמֵינָא טַעְמָא דִידִי וְטַעְמָא דִידְכוּ. טַעְמָא דִידְכוּ: שַׁבָּת, דִּקְבִיעָא וְקַיְימָא — בֵּין בִּצְלוֹתָא וּבֵין בְּקִידּוּשָׁא: ״מְקַדֵּשׁ הַשַּׁבָּת״. יוֹמָא טָבָא, דְּיִשְׂרָאֵל הוּא דְּקָבְעִי לֵיהּ — דְּקָמְעַבְּרִי יַרְחֵי וְקָבְעִי לְשָׁנֵי: ״מְקַדֵּשׁ יִשְׂרָאֵל וְהַזְּמַנִּים״.Et moi, je dirai ma raison et votre raison. Votre raison : le Chabbat, qui est fixé et établi par D.ieu, tant dans la prière que dans le Kiddouch, on dit « qui sanctifie le Chabbat ». Le jour de fête, c'est Israël qui le fixe, car ils rendent les mois embolismiques et fixent les années ; on dit donc « qui sanctifie Israël et les temps ».
- טַעְמָא דִידִי: צְלוֹתָא, דִּבְרַבִּים אִיתָא: ״מְקַדֵּשׁ יִשְׂרָאֵל״. קִידּוּשׁ, דִּבְיָחִיד אִיתָא, בְּשַׁבָּת: ״מְקַדֵּשׁ הַשַּׁבָּת״, בְּיוֹם טוֹב: ״מְקַדֵּשׁ יִשְׂרָאֵל וְהַזְּמַנִּים״.Ma raison : la prière, qui se fait en public, on y dit « qui sanctifie Israël ». Le Kiddouch, qui se fait individuellement : le Chabbat, « qui sanctifie le Chabbat » ; le jour de fête, « qui sanctifie Israël et les temps ».
- וְלָא הִיא, צְלוֹתָא בְּיָחִיד מִי לֵיתֵיהּ? וְקִידּוּשָׁא בְּרַבִּים מִי לֵיתֵיהּ? וְרָבָא סָבַר: זִיל בָּתַר עִיקָּר.Mais il n'en est rien. N'y a-t-il pas de prière individuelle ? Et n'y a-t-il pas de Kiddouch en public ? Et Rava estime : va d'après l'essentiel de chaque pratique.
- עוּלָּא בַּר רַב נְחֵית קַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר כְּסָבֵי דְפוּמְבְּדִיתָא, וְלָא אֲמַר לֵיהּ וְלָא מִידֵּי. אַלְמָא הֲדַר בֵּיהּ רָבָא. רַב נָתָן אֲבוּהּ דְּרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב נָתָן נְחֵית קַמֵּיהּ דְּרַב פָּפָּא, אֲמַר כְּסָבֵי דְפוּמְבְּדִיתָא, וְשַׁבְּחֵיהּ רַב פָּפָּא.Oulla bar Rav descendit devant Rava pour conduire la prière ; il dit la formule selon les Anciens de Poumbedita, et Rava ne lui dit rien du tout. Il en ressort que Rava s'est rétracté. Rav Natan, père de Rav Houna fils de Rav Natan, descendit devant Rav Pappa ; il dit la formule selon les Anciens de Poumbedita, et Rav Pappa le félicita.
- אָמַר רָבִינָא: אֲנָא אִיקְּלַעִי לְסוּרָא קַמֵּיהּ דְּמָרִימָר, וּנְחֵית קַמֵּיהּ שְׁלוּחָא דְצִיבּוּרָא וַאֲמַר כְּסָבֵי דְפוּמְבְּדִיתָא, וַהֲווֹ מְשַׁתְּקִי לֵיהּ כּוּלֵּי עָלְמָא, אֲמַר לְהוּ: שִׁבְקוּהוּ הִילְכְתָא כְּסָבֵי דְפוּמְבְּדִיתָא, וְלָא הֲווֹ מְשַׁתְּקוּ לֵיהּ.Ravina a dit : je me suis trouvé à Soura devant Marimar. L'officiant de la communauté descendit devant lui et dit la formule selon les Anciens de Poumbedita, et tout le monde voulait le faire taire. Il leur dit : laissez-le, la halakha est conforme aux Anciens de Poumbedita. Et ils ne l'ont plus fait taire.
- מַתְנִי׳ מָזְגוּ לוֹ כּוֹס שְׁלִישִׁי מְבָרֵךְ עַל מְזוֹנוֹ. רְבִיעִי גּוֹמֵר עָלָיו אֶת הַלֵּל, וְאוֹמֵר עָלָיו בִּרְכַּת הַשִּׁיר. בֵּין הַכּוֹסוֹת הַלָּלוּ, אִם רוֹצֶה לִשְׁתּוֹת — יִשְׁתֶּה, בֵּין שְׁלִישִׁי לִרְבִיעִי — לֹא יִשְׁתֶּה.Michna (enseignement des Tannaïm) : On lui a versé la troisième coupe : il récite la bénédiction sur sa nourriture (le Birkat HaMazon). Sur la quatrième, il achève le Hallel et dit la bénédiction du chant. Entre ces coupes, s'il veut boire, qu'il boive ; entre la troisième et la quatrième, qu'il ne boive pas.
- גְּמָ׳ אֲמַר לֵיהּ רַב חָנָן לְרָבָא: שְׁמַע מִינַּהּ בִּרְכַּת הַמָּזוֹן טְעוּנָה כּוֹס. אֲמַר לֵיהּ: אַרְבַּע כָּסֵי תִּיקְּנוּ רַבָּנַן דֶּרֶךְ חֵירוּת, כֹּל חַד וְחַד נַעֲבֵיד בֵּיהּ מִצְוָה.Guemara (discussion des Amoraïm) : Rav 'Hanan a dit à Rava : déduis-en que la bénédiction après le repas nécessite une coupe. Il lui a répondu : les Sages ont institué quatre coupes en signe de liberté ; dès lors, avec chacune d'elles, nous accomplissons une mitsva, sans qu'on puisse en déduire que le Birkat HaMazon nécessite une coupe en général.
- רְבִיעִי גּוֹמֵר עָלָיו אֶת הַהַלֵּל וְאוֹמֵר עָלָיו בִּרְכַּת הַשִּׁיר.« Sur la quatrième, il achève le Hallel et dit la bénédiction du chant. »
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