Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְתַנְיָא: הַמֵּסִיט אֶת הָרְאִיָּיה — בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: תּוֹלִין, וּבֵית הִלֵּל מְטַהֲרִין.Et il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui déplace la vue, c'est-à-dire l'écoulement vu par un zav (homme atteint d'un écoulement génital impur) le premier jour — Beit Chammaï disent : on laisse en suspens : si le zav voit un second écoulement, il apparaît rétroactivement comme un zav véritable et cet écoulement rendait tamé (impur rituellement) celui qui l'a déplacé ; sinon, ce n'était qu'une émission séminale, qui ne rend pas impur par déplacement. Et Beit Hillel déclarent celui qui l'a déplacé tahor (pur).
- מִשְׁכָּבוֹת וּמוֹשָׁבוֹת שֶׁבֵּין רְאִיָּיה רִאשׁוֹנָה לִרְאִיָּיה שְׁנִיָּיה, בֵּית שַׁמַּאי תּוֹלִין, וּבֵית הִלֵּל מְטַהֲרִין.La baraïta poursuit : Les couches et les sièges utilisés par ce zav entre la première vue et la seconde vue : Beit Chammaï en laissent le statut en suspens jusqu'à ce que l'on sache s'il verra de nouveau, et Beit Hillel les déclarent tahor.
- וְקָתָנֵי רֵישָׁא: הָרוֹאָה רְאִיָּיה אַחַת שֶׁל זוֹב, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: כְּשׁוֹמֶרֶת יוֹם כְּנֶגֶד יוֹם. אַלְמָא שׁוֹמֶרֶת יוֹם כְּנֶגֶד יוֹם לְבֵית שַׁמַּאי תּוֹלִין.Abayé explique la difficulté de Rav Kahana contre Rav Houna : Or il est enseigné dans la première partie de cette baraïta : Celui qui voit une seule vue de ziva (écoulement) : Beit Chammaï disent : son statut est comme celui d'une femme qui garde un jour pour un jour (chomérèt yom kenégued yom : femme qui, ayant vu du sang pendant les onze jours de ziva, doit garder un jour pur pour chaque jour de sang). Il en ressort que, pour celle qui garde un jour pour un jour, selon Beit Chammaï, on laisse en suspens son impureté, ce qui contredit Rav Houna, pour qui Beit Chammaï la tiennent pour impure de façon certaine.
- לָא תֵּימָא ״שׁוֹמֶרֶת יוֹם כְּנֶגֶד יוֹם״, אֶלָּא אֵימָא ״כְּבוֹעֵל שׁוֹמֶרֶת יוֹם כְּנֶגֶד יוֹם״.La Guemara répond que Rav Houna expliquera : Ne dis pas : son statut est celui de « celle qui garde un jour pour un jour », mais dis plutôt : « comme celui qui a une relation avec celle qui garde un jour pour un jour », après son immersion : lui seul est en suspens, tandis qu'elle-même est impure de façon certaine.
- מַאי שְׁנָא אִיהוּ דְּלָא מְטַמֵּא מִשְׁכָּב וּמוֹשָׁב, וּמַאי שְׁנָא אִיהִי דִּמְטַמְּיָא לֵיהּ?La Guemara demande : En quoi est-il différent, lui, celui qui a une relation avec cette femme, pour qu'il ne rende pas impurs couche et siège, et en quoi est-elle différente, elle, pour qu'elle les rende impurs ?
- אִיהוּ דְּלָא שְׁכִיחִי בֵּיהּ דָּמִים — לָא גְּזוּר בֵּיהּ רַבָּנַן, אִיהִי דִּשְׁכִיחִי בַּהּ דָּמִים — גְּזוּר בַּהּ רַבָּנַן.La Guemara répond : Lui, chez qui le sang n'est pas fréquent, nos Maîtres n'ont pas décrété à son sujet ; elle, chez qui le sang est fréquent, nos Maîtres ont décrété à son sujet.
- וּמַאי שְׁנָא מִשְׁכָּב וּמוֹשָׁב — דִּמְטַמְּיָא לֵיהּ, וּמַאי שְׁנָא בּוֹעֵל — דְּלָא מְטַמְּיָא לֵיהּ?La Guemara demande encore : Et en quoi diffèrent couche et siège, qu'elle rend impurs, et en quoi diffère celui qui a une relation avec elle, qu'elle ne rend pas impur ?
- מִשְׁכָּב וּמוֹשָׁב דִּשְׁכִיחַ — מְטַמְּיָא לֵיהּ, בּוֹעֵל דְּלָא שְׁכִיחַ — לָא מְטַמְּיָא.La Guemara répond : Couche et siège, qui sont fréquents — elle s'y couche et s'y assied sans cesse — elle les rend impurs ; celui qui a une relation avec elle, ce qui n'est pas fréquent, elle ne le rend pas impur.
- תְּנַן: טָבְלָה יוֹם שֶׁלְּאַחֲרָיו, וְשִׁמְּשָׁה — הֲרֵי זוֹ תַּרְבּוּת רָעָה.La Guemara soulève une autre difficulté contre Rav Houna : Nous avons appris dans la Michna : Si elle s'est immergée le jour suivant celui où elle a vu du sang et a eu une relation conjugale, c'est là une mauvaise conduite (tarbout raa), car elle risque de voir encore ce jour-là et d'annuler son immersion.
- מַגָּעָן וּבְעִילָתָן תְּלוּיִין. מַאי לַָאו דִּבְרֵי הַכֹּל הִיא?Le contact et la relation de ces femmes sont en suspens, jusqu'à ce que l'on sache si elle verra du sang ce jour-là. N'est-ce pas l'avis de tous, y compris de Beit Chammaï ? Cela contredirait Rav Houna.
- לָא, בֵּית הִלֵּל הִיא, דְּתַנְיָא: אָמַר לָהֶם רַבִּי יְהוּדָה לְבֵית הִלֵּל: וְכִי לָזוֹ אַתֶּם קוֹרִין תַּרְבּוּת רָעָה? וַהֲלֹא לֹא נִתְכַּוֵּון זֶה אֶלָּא לִבְעוֹל אֶת הַנִּדָּה! נִדָּה סָלְקָא דַּעְתָּךְ?La Guemara répond : Non, c'est l'avis de Beit Hillel seul, comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda a dit à Beit Hillel : Est-ce cela que vous appelez une mauvaise conduite ? Mais celui-ci n'avait d'autre intention que d'avoir une relation avec la nidda (femme en période de règles) ! La Guemara s'étonne : Une nidda, cela te vient à l'esprit ? Il ne s'agit pas de cela dans notre cas.
- אֶלָּא אֵימָא: ״לִבְעוֹל אֶת הַזָּבָה״. זָבָה סָלְקָא דַעְתָּךְ? אֶלָּא אֵימָא: ״לִבְעוֹל שׁוֹמֶרֶת יוֹם כְּנֶגֶד יוֹם״.Dis plutôt : « d'avoir une relation avec la zava » (femme atteinte de ziva). Une zava, cela te vient à l'esprit ? Il ne s'agit pas non plus de cela. Dis plutôt : « d'avoir une relation avec celle qui garde un jour pour un jour ». Puisque Rabbi Yehouda s'adresse à Beit Hillel, la seconde partie de la Michna n'exprime que leur avis.
- אִיתְּמַר: עֲשִׂירִי, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: עֲשִׂירִי כִּתְשִׁיעִי, מָה תְּשִׁיעִי בָּעֵי שִׁימּוּר — אַף עֲשִׂירִי בָּעֵי שִׁימּוּר.Il a été dit par les Amoraïm, au sujet d'une femme qui voit du sang le dixième jour des onze jours de ziva : Rabbi Yo'hanan a dit : Le dixième est comme le neuvième : de même que le neuvième exige une garde (un jour pur le lendemain), de même le dixième exige une garde, au cas où elle verrait le onzième jour.
- רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: עֲשִׂירִי כְּאַחַד עָשָׂר, מָה אַחַד עָשָׂר לָא בָּעֵי שִׁימּוּר — אַף עֲשִׂירִי לָא בָּעֵי שִׁימּוּר.Rech Lakich a dit : Le dixième est comme le onzième, car elle ne peut plus atteindre trois jours consécutifs à l'intérieur des onze jours : de même que le onzième n'exige pas de garde, de même le dixième n'exige pas de garde.
- אִיכָּא דְמַתְנֵי לַהּ אַהָא, אָמַר לוֹ רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה לְרַבִּי עֲקִיבָא: אֲפִילּוּ אַתָּה מְרַבֶּה ״בַּשֶּׁמֶן״ [״בַּשֶּׁמֶן״] כָּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ, אֵינִי שׁוֹמֵעַ לְךָ! אֶלָּא חֲצִי לוֹג שֶׁמֶן לַתּוֹדָה, וּרְבִיעִית יַיִן לַנָּזִיר, וְאַחַד עָשָׂר יוֹם שֶׁבֵּין נִדָּה לְנִדָּה — הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי.Il y en a qui enseignent cette discussion entre Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich sur ceci : Rabbi Élazar ben Azaria a dit à Rabbi Akiva : Même si tu amplifies par la répétition de « dans l'huile, [dans l'huile] », dit à propos de l'offrande de reconnaissance (Lévitique 7, 12), toute la journée, je ne t'écouterai pas ! Mais le demi-log (mesure de capacité) d'huile pour l'offrande de reconnaissance, le quart de log de vin pour le nazir (celui qui a fait vœu de naziréat), et les onze jours qui séparent une période de nidda de la suivante sont une halakha (loi) transmise à Moché au Sinaï, et non des déductions de versets.
- מַאי הֲלָכָה? רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: הִלְכַת אַחַד עָשָׂר, רֵישׁ לָקִישׁ אוֹמֵר: הִלְכוֹת אַחַד עָשָׂר.La Guemara demande : Quelle est cette halakha ? Rabbi Yo'hanan a dit : il s'agit d'une halakha par laquelle le onzième jour se distingue des précédents ; Rech Lakich dit : il s'agit de halakhot, deux règles par lesquelles le onzième jour se distingue.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: הִלְכַת אַחַד עָשָׂר — אַחַד עָשָׂר הוּא דְּלָא בָּעֵי שִׁימּוּר, הָא לְאַחֲרִינֵי עָבֵיד שִׁימּוּר. וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: הִלְכוֹת אַחַד עָשָׂר — לָא אַחַד עָשָׂר בָּעֵי שִׁימּוּר, וְלָא שִׁימּוּר לַעֲשִׂירִי הָוֵי.Rabbi Yo'hanan a dit : une halakha du onzième : c'est le onzième qui n'exige pas de garde, mais pour les autres jours, on fait une garde. Et Rech Lakich a dit : des halakhot du onzième : le onzième n'exige pas de garde, et il ne constitue pas non plus une garde pour le dixième, de sorte que le dixième lui-même n'en exige pas.
- הָנֵי הֲלָכוֹת נִינְהוּ? הָנֵי קְרָאֵי נִינְהוּ! דְּתַנְיָא: יָכוֹל הָרוֹאָה שְׁלֹשָׁה יָמִים בִּתְחִילַּת נִדָּה רְצוּפִים תְּהֵא זָבָה.La Guemara objecte : Sont-ce là des halakhot transmises à Moché au Sinaï ? Ce sont des versets, c'est-à-dire des lois déduites de versets, comme il a été enseigné dans une baraïta : On pourrait croire que celle qui voit du sang trois jours consécutifs au début de sa période de nidda sera zava, devant compter sept jours purs et apporter un sacrifice.
- וּמָה אֲנִי מְקַיֵּים ״אִשָּׁה כִּי תִהְיֶה זָבָה דָּם יִהְיֶה זוֹבָהּ״? בְּרוֹאָה יוֹם אֶחָד, (אֲבָל הָרוֹאָה שְׁלֹשָׁה יָמִים בַּתְּחִילָּה תִּהְיֶה זָבָה), תַּלְמוּד לוֹמַר:Et comment appliquer alors le verset « Et lorsqu'une femme aura un écoulement, que son écoulement sera du sang » (Lévitique 15, 19) ? À celle qui voit un seul jour. (Mais celle qui voit trois jours au début sera zava.) Le verset enseigne pourtant le contraire :
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