Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וַיְקַדֵּשׁ עַצְמוֹ בִּשְׁעַת תַּשְׁמִישׁ.et qu'il se sanctifie par la pudeur au moment de la relation conjugale.
- אָמְרוּ: הַרְבֵּה עָשׂוּ כֵּן, וְלֹא הוֹעִילוּ! אֶלָּא יְבַקֵּשׁ רַחֲמִים מִמִּי שֶׁהַבָּנִים שֶׁלּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הִנֵּה נַחֲלַת ה׳ בָּנִים שָׂכָר פְּרִי הַבָּטֶן״.Ils dirent : Beaucoup ont fait ainsi, et cela ne leur a pas été utile ! Il répondit : Mais qu'il implore la miséricorde de Celui à Qui appartiennent les fils, comme il est dit : « Voici, l'héritage de Hachem, ce sont des fils ; le fruit du ventre est une récompense » (Psaumes 127, 3).
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? דְּהָא בְּלָא הָא לָא סַגִּי.Si tout dépend de la prière, que nous enseigne-t-il en parlant du choix de l'épouse et de la pudeur ? Il nous enseigne que ceci, la prière, sans cela, cette conduite, ne suffit pas.
- מַאי ״שָׂכָר פְּרִי הַבָּטֶן״? אָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: בִּשְׂכַר שֶׁמְּשַׁהִין עַצְמָן בַּבֶּטֶן, כְּדֵי (שֶׁתַּזְרִיעַ אִשְׁתּוֹ) [שֶׁיַּזְרִיעוּ נְשׁוֹתֵיהֶן] תְּחִילָּה — נוֹתֵן לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שְׂכַר פְּרִי הַבֶּטֶן.Que signifie : « Le fruit du ventre est une récompense » ? Quel acte est ainsi récompensé ? Rabbi 'Hama fils de Rabbi 'Hanina a dit : En récompense du fait qu'ils se retiennent dans le ventre, sans émettre leur semence, afin que leurs épouses émettent la semence en premier, le Saint, béni soit-Il, lui donne la récompense du fruit du ventre, c'est-à-dire des fils.
- בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים [וְכוּ׳]. מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּבֵית שַׁמַּאי? אִי נֵימָא מִשּׁוּם דִּכְתִיב ״וַתִּתְחַלְחַל הַמַּלְכָּה״, וְאָמַר רַב: מְלַמֵּד שֶׁפֵּרְסָה נִדָּה. הָכָא נָמֵי, אַגַּב בִּיעֲתוּתָא דְּמַלְאֲכָא דְמוֹתָא — חָזְיָא, וְהָאֲנַן תְּנַן שֶׁחֲרָדָה מְסַלֶּקֶת אֶת הַדָּמִים! הָא לָא קַשְׁיָא: פַּחְדָּא — צָמֵית, בִּיעֲתוּתָא — מְרַפְּיָא.La Michna (enseignement des Tannaïm) a dit : Beit Chammaï disent que toutes les femmes meurent en état de nidda (impureté menstruelle), etc. Quelle est la raison de Beit Chammaï ? Si nous disons que c'est parce qu'il est écrit : « Et la reine fut saisie d'angoisse » (Esther 4, 4), et Rav a dit : Cela enseigne qu'elle a eu ses règles sous l'effet de la peur, ici aussi, à cause de l'effroi de l'ange de la mort, elle voit du sang. Mais nous avons appris dans une Michna (39a) que la frayeur écarte le sang ! Cela n'est pas difficile : l'appréhension resserre les muscles et retient le sang, tandis que l'effroi soudain relâche et fait couler le sang.
- אֶלָּא, הָא דִּתְנַן: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: כׇּל הָאֲנָשִׁים מֵתִים זָבִין, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֵין זָב אֶלָּא מִי שֶׁמֵּת זָב.Mais alors, ce que nous avons appris : Beit Chammaï disent : Tous les hommes meurent zavim (atteints d'un écoulement impur), et Beit Hillel disent : N'est zav que celui qui meurt zav, comment l'expliquer ? La peur de l'ange de la mort ne peut pas en être la raison.
- אִקְּרִי כָּאן ״מִבְּשָׂרוֹ״, וְלֹא מֵחֲמַת אוֹנְסוֹ!En effet, je peux appliquer ici l'expression « de sa chair » (Lévitique 15, 2) : l'écoulement rend impur s'il vient de sa chair, et non à cause d'une contrainte extérieure, ce qui serait le cas d'un écoulement dû à la peur !
- אֶלָּא טַעְמָא דְּבֵית שַׁמַּאי, כִּדְתַנְיָא: בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ מַטְבִּילִין כֵּלִים עַל גַּבֵּי נִדּוֹת מֵתוֹת, וְהָיוּ נִדּוֹת חַיּוֹת מִתְבַּיְּישׁוֹת — הִתְקִינוּ שֶׁיְּהוּ מַטְבִּילִין עַל גַּבֵּי כׇּל הַנָּשִׁים, מִפְּנֵי כְּבוֹדָן שֶׁל נִדּוֹת חַיּוֹת.Mais la raison de Beit Chammaï est conforme à ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Autrefois, on immergeait les ustensiles qui avaient servi à des niddot décédées, et les niddot vivantes en éprouvaient de la honte. On institua donc d'immerger les ustensiles ayant servi à toutes les femmes décédées, par égard pour l'honneur des niddot vivantes.
- בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ מַטְבִּילִין עַל גַּבֵּי זָבִין מֵתִין, וְהָיוּ זָבִין חַיִּין מִתְבַּיְּישִׁין — הִתְקִינוּ שֶׁיְּהוּ מַטְבִּילִין עַל גַּבֵּי כׇּל הָאֲנָשִׁים, מִפְּנֵי כְּבוֹדָן שֶׁל זָבִין חַיִּים.Autrefois, on immergeait les ustensiles ayant servi à des zavim décédés, et les zavim vivants en éprouvaient de la honte. On institua donc d'immerger ceux ayant servi à tous les hommes décédés, par égard pour l'honneur des zavim vivants.
- מַתְנִי' הָאִשָּׁה שֶׁמֵּתָה, וְיָצְאָה מִמֶּנָּה רְבִיעִית דָּם — מְטַמְּאָה מִשּׁוּם כֶּתֶם, וּמְטַמְּאָה בְּאֹהֶל.MICHNA : Une femme qui est morte et dont un quart de log de sang est sorti après sa mort : ce sang rend impur en tant que tache de sang menstruel, c'est-à-dire par contact et par port, même en quantité infime, et il rend impur par la tente, comme le sang d'un mort, puisqu'il atteint un quart de log.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵינָהּ מְטַמְּאָה מִשּׁוּם כֶּתֶם, מִפְּנֵי שֶׁנֶּעֱקַר מִשֶּׁמֵּתָה. וּמוֹדֶה רַבִּי יְהוּדָה בְּיוֹשֶׁבֶת עַל מַשְׁבֵּר וָמֵתָה, וְיָצְאָה מִמֶּנָּה רְבִיעִית דָּם שֶׁהִיא מְטַמְּאָה מִשּׁוּם כֶּתֶם. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: לְפִיכָךְ אֵינָהּ מְטַמְּאָה בְּאֹהֶל.Rabbi Yehouda dit : Il ne rend pas impur en tant que tache, parce qu'il s'est détaché après sa mort. Mais Rabbi Yehouda reconnaît que, dans le cas d'une femme assise sur le siège d'accouchement qui meurt, et dont un quart de log de sang est sorti, il rend impur en tant que tache, car ce sang s'est détaché de son vivant. Rabbi Yossé a dit : C'est pourquoi il ne rend pas impur par la tente, puisqu'il ne provient pas d'une morte.
- גְּמָ' מִכְּלָל דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר, אַף עַל גַּב דְּנֶעֱקַר דָּם מִשֶּׁמֵּתָה, מְטַמְּאָה מִשּׁוּם כֶּתֶם?GUEMARA : Il ressort de là que le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) est d'avis que, bien que le sang se soit détaché après sa mort, elle rend impur en tant que tache ? C'est surprenant, car une morte ne devient pas nidda.
- אָמַר רַבִּי זְעֵירִי: מָקוֹר מְקוֹמוֹ טָמֵא אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Rabbi Zeïri a dit : Tous admettent qu'une morte ne devient pas nidda ; ce qui les sépare, c'est de savoir si le lieu de la source, l'utérus, est impur. Selon le premier Tanna, il est impur, si bien que le sang qui s'y trouvait de son vivant rend impur en tant que sang de nidda ; selon Rabbi Yehouda, il n'en est rien.
- וּמוֹדֶה רַבִּי יְהוּדָה.La Michna a enseigné : Mais Rabbi Yehouda reconnaît que, dans le cas de la femme assise sur le siège d'accouchement, le sang rend impur en tant que tache, et Rabbi Yossé a dit : c'est pourquoi il ne rend pas impur par la tente.
- מִכְּלָל דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר בְּאֹהֶל נָמֵי מְטַמֵּא? אָמַר רַב יְהוּדָה: דַּם תְּבוּסָה אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Il ressort de là que le premier Tanna, Rabbi Yehouda, est d'avis que ce sang rend impur par la tente également ? Comment serait-ce possible, alors qu'il est sorti de son vivant ? Rav Yehouda a dit : Ce qui les sépare, c'est le dam tevoussa (sang mêlé, sorti à la fois de son vivant et à sa mort). Selon Rabbi Yehouda, ce sang en a le statut, et il rend impur par la tente d'ordre rabbinique ; selon Rabbi Yossé, il est clair qu'il s'est détaché de son vivant, et ce n'est donc pas du dam tevoussa.
- דְּתַנְיָא: אֵיזֶהוּ דַּם תְּבוּסָה? פֵּירֵשׁ רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי יְהוּדָה: הָרוּג שֶׁיָּצָא מִמֶּנּוּ דָּם בֵּין בְּחַיָּיו בֵּין בְּמוֹתוֹ, סָפֵק בְּחַיָּיו יָצָא, סָפֵק בְּמוֹתוֹ יָצָא, סָפֵק בְּחַיָּיו וּבְמוֹתוֹ — זֶהוּ דַּם תְּבוּסָה.Comme il a été enseigné dans une baraïta : Qu'est-ce que le dam tevoussa ? Rabbi Elazar fils de Rabbi Yehouda a expliqué : Un homme tué dont du sang est sorti, tant de son vivant qu'à sa mort : doute s'il est sorti de son vivant, doute s'il est sorti à sa mort, doute s'il est sorti de son vivant et à sa mort : c'est cela, le dam tevoussa.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד — סְפֵקוֹ טָמֵא, בִּרְשׁוּת הָרַבִּים — סְפֵקוֹ טָהוֹר.Et les Sages disent : Ce n'est pas du dam tevoussa, mais un doute d'impureté de la Torah, car il se peut que tout soit sorti après la mort. Aussi, dans le domaine privé, le cas de doute est impur ; dans le domaine public, le cas de doute est pur.
- אֶלָּא אֵיזֶהוּ דַּם תְּבוּסָה? הָרוּג שֶׁיָּצָא הֵימֶנּוּ רְבִיעִית דָּם בְּחַיָּיו וּבְמוֹתוֹ, וַעֲדַיִין לֹא פָּסַק, סָפֵק רוּבּוֹ בְּחַיָּיו וּמִיעוּטוֹ בְּמוֹתוֹ, סְפֵק מִיעוּטוֹ בְּחַיָּיו וְרוּבּוֹ בְּמוֹתוֹ — זֶהוּ דַּם תְּבוּסָה.Mais qu'est-ce que le dam tevoussa ? Un homme tué dont est sorti un quart de log de sang, de son vivant et à sa mort, et dont le sang n'a pas encore cessé de couler : doute si la majeure partie est sortie de son vivant et la moindre à sa mort, doute si la moindre partie est sortie de son vivant et la majeure à sa mort : c'est cela, le dam tevoussa.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הָרוּג שֶׁיָּצָא מִמֶּנּוּ רְבִיעִית דָּם, וְהָיָה מוּטָּל בַּמִּטָּה וְדָמוֹ מְטַפְטֵף לְגוּמָּא — טָמֵא, מִפְּנֵי שֶׁהַטִּפָּה שֶׁל מִיתָה מְעוֹרֶבֶת בּוֹ. וַחֲכָמִים מְטַהֲרִין, מִפְּנֵיRabbi Yehouda dit : Un homme tué dont est sorti un quart de log de sang, qui était étendu sur un lit et dont le sang gouttait dans un creux du sol : ce sang est impur, parce que la goutte de la mort y est mêlée. Et les Sages le déclarent pur, parce que
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