Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַבָּא לְרַב אָשֵׁי: מִידֵּי בִּקְפִידָא תַּלְיָא מִילְּתָא?Rabbi Abba dit à Rav Achi : à propos de ce que tu as enseigné sur le vêtement lavé une seconde fois : la chose dépend-elle donc de la kepida (le fait que le propriétaire tienne ou non à faire disparaître la tache) ? Si les taharot (denrées et objets purs) manipulées avec le vêtement entre les deux lavages restent pures, celles manipulées après le second lavage devraient l'être aussi !
- אֲמַר לֵיהּ: אִין, דְּתַנְיָא: רַבִּי חִיָּיא אוֹמֵר: דַּם הַנִּדָּה וַדַּאי — מַעֲבִיר עָלָיו שִׁבְעָה סַמָּנִין, וּמְבַטְּלוֹ.Rav Achi lui dit : Oui, la pureté dépend bien de la kepida, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi 'Hiya dit : Du sang de nidda (femme menstruée) certain trouvé sur un vêtement : on passe sur lui les sept substances énumérées dans la Michna, et on l'annule ainsi, même si la tache ne disparaît pas entièrement ; on peut alors immerger le vêtement et il est pur.
- וְאַמַּאי? הָא דַּם נִדָּה הוּא! אַלְמָא בִּקְפֵידָא תַּלְיָא מִילְּתָא, הָכִי נָמֵי בִּקְפֵידָא תַּלְיָא מִילְּתָא.Et pourquoi le vêtement est-il pur ? Voici que c'est du sang de nidda ! Il en ressort que la chose dépend de la kepida ; de même ici, la chose dépend de la kepida.
- תְּנַן הָתָם: חֲרָסִין שֶׁנִּשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן זָב, שֶׁבָּלְעוּ מַשְׁקִין, וְנָפְלוּ לַאֲוִיר הַתַּנּוּר, וְהוּסַּק הַתַּנּוּר — הַתַּנּוּר טָמֵא, שֶׁסּוֹף מַשְׁקֶה לָצֵאת.Nous avons appris là-bas dans une Michna (Kélim 9, 5) : Des tessons qu'un zav (homme atteint d'écoulement) a utilisés (un pot de chambre), qui ont absorbé des liquides impurs, et qui sont tombés dans l'espace intérieur d'un four, si le four a été chauffé, le four est tamé (impur), car le liquide finit par sortir du tesson sous l'effet de la chaleur.
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא מַשְׁקִין קַלִּים, אֲבָל מַשְׁקִין חֲמוּרִין — טָמֵא, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא הוּסַּק הַתַּנּוּר. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֶחָד מַשְׁקִין קַלִּין וְאֶחָד מַשְׁקִין חֲמוּרִין, אִם הוּסַּק הַתַּנּוּר — אִין, אִי לָא — לָא.Rech Lakich a dit : Ils n'ont enseigné que le four n'est impur qu'une fois chauffé que pour les liquides légers, ceux qui ne sont pas des sources premières d'impureté, comme les larmes ou l'urine de celui qui est impur par contact avec un mort ; mais pour les liquides graves, comme l'urine d'un zav ou d'une zava, le four est tamé, même si le four n'a pas été chauffé. Rabbi Yo'hanan a dit : Tant les liquides légers que les liquides graves, si le four a été chauffé, oui, il est impur ; sinon, non.
- אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרֵישׁ לָקִישׁ: הִטְבִּילוֹ, וְעָשָׂה עַל גַּבָּיו טְהָרוֹת, וְהֶעֱבִיר עָלָיו שִׁבְעָה סַמָּנִין וְלֹא עָבַר — הֲרֵי זֶה צֶבַע, וְטׇהֳרוֹתָיו טְהוֹרוֹת, וְאֵין צָרִיךְ לְהַטְבִּיל!Rabbi Yo'hanan a objecté à Rech Lakich à partir de la Michna : S'il a immergé le vêtement portant une tache de nature inconnue, a manipulé des taharot avec lui, puis a passé sur la tache les sept substances et qu'elle n'est pas partie, c'est de la teinture, ses taharot sont pures, et il n'a pas besoin d'immerger de nouveau le vêtement ! Selon Rabbi Yo'hanan, même si c'était du sang, ce qui est absorbé au point de ne plus sortir ne rend pas impur ; il devrait en être de même pour le four.
- אֲמַר לֵיהּ: הַנַּח לִכְתָמִים דְּרַבָּנַן.Rech Lakich lui dit : Laisse de côté les taches, qui ne rendent impur que d'ordre rabbinique ; c'est pourquoi les Sages ont été indulgents à leur sujet, mais on ne peut rien en déduire pour les liquides impurs d'après la Torah.
- וְהָתָנֵי רַבִּי חִיָּיא: דַּם הַנִּדָּה וַדַּאי — מַעֲבִיר עָלָיו שִׁבְעָה סַמָּנִין וּמְבַטְּלוֹ!Rabbi Yo'hanan objecte encore : Mais Rabbi 'Hiya n'a-t-il pas enseigné : Du sang de nidda certain : on passe sur lui les sept substances et on l'annule ! Or il s'agit là d'un sang dont la nature est certaine.
- אֲמַר לֵיהּ: רַבִּי לֹא שָׁנָה, רַבִּי חִיָּיא מְנָא לֵיהּ?Rech Lakich lui dit : Si Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi) ne l'a pas enseigné dans la Michna, Rabbi 'Hiya, son disciple, d'où le tiendrait-il ? Cet enseignement n'est donc pas fiable.
- אֵיתִיבֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרֵישׁ לָקִישׁ: רְבִיעִית דָּם שֶׁנִּבְלַע בַּבַּיִת — הַבַּיִת טָמֵא, וְאָמְרִי לַהּ: הַבַּיִת טָהוֹר. וְלָא פְּלִיגִי — הָא בְּכֵלִים דְּמֵעִיקָּרָא, הָא בְּכֵלִים דְּבַסּוֹף.Rabbi Yo'hanan a objecté à Rech Lakich à partir d'une Michna (Ohalot 3, 2) : Un quart de log (reviit) de sang de mort qui a été absorbé dans le sol d'une maison : la maison est tamée — tous les ustensiles qu'elle contient sont impurs. Et certains disent : la maison est tahora (pure). Et ils ne divergent pas : l'un parle des ustensiles qui s'y trouvaient dès le début, avant l'absorption du sang, l'autre des ustensiles entrés à la fin, après l'absorption.
- נִבְלְעָה בִּכְסוּת, אִם מִתְכַּבֶּסֶת וְיוֹצֵא מִמֶּנָּה רְבִיעִית דָּם — טְמֵאָה, וְאִם לָאו — טְהוֹרָה!La Michna poursuit : Si le sang a été absorbé dans un vêtement : si, quand on le lave, il en sort un quart de log de sang, il est tamé ; sinon, il est tahor ! Il en ressort que ce qui est absorbé ne rend pas impur, même si l'on peut l'extraire d'une certaine manière, ce qui contredit Rech Lakich.
- אָמַר רַב כָּהֲנָא: מִקּוּלֵּי רְבִיעִיּוֹת שָׁנוּ כָּאן, שָׁאנֵי דַּם תְּבוּסָה דְּרַבָּנַן.Rav Kahana a dit : Ils ont enseigné ici une règle d'entre les indulgences propres aux quarts de log : ce cas est différent, car il s'agit du sang de tevoussa (sang mêlé, écoulé au moment de la mort), impur seulement d'ordre rabbinique.
- אֵיתִיבֵיהּ רֵישׁ לָקִישׁ לְרַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַבָּלוּעַ שֶׁאֵינוֹ יָכוֹל לָצֵאת — טָהוֹר. הָא יָכוֹל לָצֵאת — טָמֵא, וְאַף עַל גַּב דְּלָא נָפֵיק!Rech Lakich a objecté à Rabbi Yo'hanan à partir d'une Michna (Ohalot 3, 2) : Tout ce qui est absorbé et ne peut pas sortir est tahor. On en déduit : s'il peut sortir, il est tamé, même s'il n'est pas sorti !
- אָמַר רַב פָּפָּא: כֹּל הֵיכָא דְּאֵין יָכוֹל לָצֵאת, וְלֹא הִקְפִּיד עָלָיו — דִּבְרֵי הַכֹּל טָהוֹר; יָכוֹל לָצֵאת וְהִקְפִּיד עָלָיו — דִּבְרֵי הַכֹּל טָמֵא.Rav Pappa a dit, pour défendre Rabbi Yo'hanan : Partout où le liquide ne peut pas sortir et que le propriétaire n'y tient pas (il ne se soucie pas de sa présence), tous s'accordent à dire que c'est pur ; s'il peut sortir et qu'il y tient, de sorte qu'il ne veut pas de ce liquide dans son vêtement, tous s'accordent à dire que c'est impur.
- כִּי פְּלִיגִי דְּיָכוֹל לָצֵאת וְלֹא הִקְפִּיד עָלָיו, מָר סָבַר: כֵּיוָן דְּיָכוֹל לָצֵאת, אַף עַל גַּב דְּלֹא הִקְפִּיד עָלָיו, וּמָר סָבַר: אַף עַל גַּב דְּיָכוֹל לָצֵאתIls divergent lorsqu'il peut sortir et qu'il n'y tient pas : un Maître (Rech Lakich) pense : puisqu'il peut sortir, même s'il n'y tient pas, c'est impur ; et un Maître (Rabbi Yo'hanan) pense : même s'il peut sortir,
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