Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי' הָאִשָּׁה שֶׁהִיא עוֹשָׂה צְרָכֶיהָ וְרָאֲתָה דָּם, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אִם עוֹמֶדֶת — טְמֵאָה, וְאִם יוֹשֶׁבֶת — טְהוֹרָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ טְהוֹרָה.Michna : La femme qui fait ses besoins (urine) et voit du sang mêlé à l'urine : Rabbi Méïr dit : si elle est debout, elle est temé'a (impure), car le sang a pu venir de la matrice ; et si elle est assise, elle est tehora (pure). Rabbi Yossé dit : dans un cas comme dans l'autre, elle est tehora.
- אִישׁ וְאִשָּׁה שֶׁעָשׂוּ צׇרְכֵיהֶן לְתוֹךְ הַסֵּפֶל, וְנִמְצָא דָּם עַל הַמַּיִם — רַבִּי יוֹסֵי מְטַהֵר, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מְטַמֵּא, שֶׁאֵין דֶּרֶךְ הָאִישׁ לְהוֹצִיא דָּם, אֶלָּא שֶׁחֶזְקַת דָמִים מִן הָאִשָּׁה.Un homme et une femme qui ont fait leurs besoins dans un bassin, et l'on a trouvé du sang sur l'eau : Rabbi Yossé déclare la femme tehora, car le sang peut venir de l'homme, et même de la femme il peut venir d'une plaie ; et Rabbi Chimon la déclare temé'a, car il n'est pas dans la nature de l'homme de faire sortir du sang, mais le sang est présumé venir de la femme.
- גְּמָ' מַאי שְׁנָא עוֹמֶדֶת, דְּאָמְרִינַן: מֵי רַגְלַיִם הֲדוּר לְמָקוֹר וְאַיְיתִי דָּם? יוֹשֶׁבֶת נָמֵי נֵימָא: מֵי רַגְלַיִם הֲדוּר לְמָקוֹר וְאַיְיתִי דָּם!Guemara : En quoi le cas de la femme debout est-il différent, pour que nous disions : l'urine est retournée à la source (la matrice) et a ramené du sang ? Pour la femme assise aussi, disons : l'urine est retournée à la source et a ramené du sang !
- אָמַר שְׁמוּאֵל: בִּמְזַנֶּקֶת. מְזַנֶּקֶת נָמֵי, דִּלְמָא בָּתַר דְּתַמּוּ מַיָּא אֲתָא דָּם?Chmouel a dit : il s'agit d'une femme assise dont l'urine jaillit en jet continu, sans qu'elle force ; alors l'urine ne retourne pas à la matrice. La Guemara objecte : Lorsque l'urine jaillit aussi, peut-être le sang est-il venu de la matrice après que l'urine s'est terminée ?
- אָמַר רַבִּי אַבָּא: בְּיוֹשֶׁבֶת עַל שְׂפַת הַסֵּפֶל, וּמְזַנֶּקֶת בְּתוֹךְ הַסֵּפֶל, וְנִמְצָא דָּם בְּתוֹךְ הַסֵּפֶל, דְּאִם אִיתָא דְּבָתַר דְּתַמּוּ מַיָּא אֲתָא — עַל שְׂפַת הַסֵּפֶל אִיבְּעִי לֵיהּ לְאִשְׁתְּכוֹחֵי.Rabbi Abba a dit : il s'agit d'un cas où elle est assise sur le bord du bassin et urine en jet à l'intérieur du bassin, et l'on a trouvé du sang à l'intérieur du bassin. Car s'il était vrai que le sang soit venu après que l'urine s'est terminée, il aurait dû se trouver sur le bord du bassin.
- אָמַר שְׁמוּאֵל, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי, וְכֵן אוֹרִי לֵיהּ רַבִּי אַבָּא לְקָלָא הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי.Chmouel a dit, et certains disent que Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : La halakha (règle pratique) est conforme à Rabbi Yossé. Et de même, Rabbi Abba a enseigné à Kala, un Sage qui l'interrogeait, que la halakha est conforme à Rabbi Yossé.
- אִישׁ וְאִשָּׁה [וְכוּ׳]. אִיבַּעְיָא לְהוּ: אִישׁ וְאִשָּׁה עוֹמְדִין, מָה לִי אָמַר רַבִּי מֵאִיר?La Michna enseigne : « Un homme et une femme, etc. » Ils ont posé la question : Si un homme et une femme sont debout et que du sang est trouvé dans le bassin, que m'aurait dit Rabbi Méïr ?
- כִּי אָמַר רַבִּי מֵאִיר בְּחַד סְפֵקָא, אֲבָל בִּסְפֵק סְפֵקָא לָא מְטַמֵּא, אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא?Lorsque Rabbi Méïr l'a dit, était-ce pour un seul doute, à savoir si le sang vient d'une plaie ou de la matrice, alors que pour un double doute, à savoir si le sang vient de l'homme ou de la femme et, s'il vient d'elle, d'une plaie ou de la matrice, il ne la déclare pas temé'a ? Ou peut-être n'y a-t-il pas de différence ?
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: הִיא הִיא. מִמַּאי? מִדְּלָא קָתָנֵי ״רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יוֹסֵי מְטַהֲרִין״.Rech Lakich a dit : C'est la même chose : Rabbi Méïr juge ce double doute comme le doute simple. D'où le sait-on ? De ce qu'il n'est pas enseigné : « Rabbi Méïr et Rabbi Yossé la déclarent tehora. »
- אִי הָכִי, הַשְׁתָּא רַבִּי מֵאִיר בִּסְפֵק סְפֵקָא מְטַמֵּא, בְּחַד סְפֵקָא מִיבַּעְיָא? לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי יוֹסֵי, דַּאֲפִילּוּ בְּחַד סְפֵקָא מְטַהֵר.La Guemara objecte : S'il en est ainsi, maintenant que Rabbi Méïr la déclare temé'a pour un double doute, faut-il le dire pour un seul doute ? Pourquoi la Michna enseigne-t-elle son avis dans le cas du doute simple ? C'est pour te faire connaître la force de Rabbi Yossé, qui la déclare tehora même pour un seul doute.
- וְאַדְּמִיפַּלְגִי בְּחַד סָפֵק, לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי יוֹסֵי, לִיפְלְגוּ בִּסְפֵק סְפֵקָא, לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי מֵאִיר! כֹּחַ דְּהֶיתֵּרָא עֲדִיף לֵיהּ.Mais au lieu qu'ils soient en désaccord sur un seul doute, pour te faire connaître la force de Rabbi Yossé, qu'ils le soient sur un double doute, pour te faire connaître la force de Rabbi Méïr ! La Guemara répond : La force de l'autorisation lui est préférable : le Tanna préfère mettre en valeur la portée d'une opinion indulgente.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: כִּי קָאָמַר רַבִּי מֵאִיר בְּחַד סְפֵקָא, אֲבָל בִּסְפֵק סְפֵקָא לָא אָמַר. אִם כֵּן, לִיתְנֵי ״רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יוֹסֵי מְטַהֲרִין״! אִין הָכִי נָמֵי, וְאַיְּידֵי דְּסָלֵיק מֵרַבִּי יוֹסֵי — פָּתַח בִּדְרַבִּי יוֹסֵי.Et Rabbi Yo'hanan a dit : Lorsque Rabbi Méïr l'a dit, c'était pour un seul doute, mais pour un double doute, il ne l'a pas dit. La Guemara objecte : S'il en est ainsi, qu'on enseigne : « Rabbi Méïr et Rabbi Yossé la déclarent tehora » ! La Guemara répond : Oui, en effet, mais puisque le Tanna avait terminé par Rabbi Yossé à la fin de la première clause, il a ouvert la suivante par Rabbi Yossé.
- וְרַבִּי יוֹסֵי בְּחַד סְפֵקָא מְטַהֵר, בִּסְפֵק סְפֵקָא מִיבַּעְיָא? מַהוּ דְּתֵימָא: הָנֵי מִילֵּי דִּיעֲבַד, אֲבָל לְכַתְּחִלָּה לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Mais Rabbi Yossé la déclare tehora pour un seul doute : faut-il le dire pour un double doute ? La Guemara répond : Tu aurais pu dire que cela ne vaut qu'a posteriori, si elle a déjà touché des aliments purs, mais pas d'emblée ; il nous enseigne donc qu'elle est pure même d'emblée.
- תַּנְיָא כְּוָותֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: אִישׁ וְאִשָּׁה שֶׁעָשׂוּ צׇרְכֵיהֶן לְתוֹךְ הַסֵּפֶל, וְנִמְצָא דָּם עַל הַמַּיִם — רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יוֹסֵי מְטַהֲרִין, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מְטַמֵּא.Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rabbi Yo'hanan : Un homme et une femme qui ont fait leurs besoins dans un bassin, et l'on a trouvé du sang sur l'eau : Rabbi Méïr et Rabbi Yossé la déclarent tehora, et Rabbi Chimon la déclare temé'a.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: אִשָּׁה יוֹשֶׁבֶת, מָה לִי אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן? כִּי אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בְּעוֹמֶדֶת, דִּדְחִיק לַהּ עָלְמָא, אֲבָל יוֹשֶׁבֶת — לָא, אוֹ דִּלְמָא לָא שְׁנָא?Ils ont posé la question : Si une femme est assise et qu'elle a vu du sang dans son urine, que m'aurait dit Rabbi Chimon ? Lorsque Rabbi Chimon l'a dit, était-ce pour une femme debout, parce qu'elle force, mais pour une femme assise, non ? Ou peut-être n'y a-t-il pas de différence ?
- תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: יוֹשֶׁבֶת — תּוֹלָה, עוֹמֶדֶת — אֵינָהּ תּוֹלָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ — תּוֹלָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ — אֵינָהּ תּוֹלָה.Viens et entends, car il a été enseigné dans une baraïta : si elle est assise, elle attribue le sang à une plaie ; si elle est debout, elle n'attribue pas ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yossé dit : dans un cas comme dans l'autre, elle attribue. Rabbi Chimon dit : dans un cas comme dans l'autre, elle n'attribue pas.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: אִישׁ וְאִשָּׁה יוֹשְׁבִין, מָה לִי אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן? כִּי אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן — עוֹמֶדֶת דִּדְחִיק לַהּ עָלְמָא, וְיוֹשֶׁבֶת דְּחַד סָפֵק, אֲבָל בִּסְפֵק סְפֵקָא — לָא אָמַר, אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא?Ils ont posé la question : Si un homme et une femme sont assis, que m'aurait dit Rabbi Chimon ? Lorsque Rabbi Chimon l'a dit, était-ce pour une femme debout, parce qu'elle force, et pour une femme assise, parce qu'il n'y a qu'un seul doute, mais pour un double doute il ne l'a pas dit ? Ou peut-être n'y a-t-il pas de différence ?
- תָּא שְׁמַע: כֵּיוָן דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן ״חֶזְקַת דָּמִים מִן הָאִשָּׁה״ — לָא שְׁנָא עוֹמְדִין וְלָא שְׁנָא יוֹשְׁבִין.Viens et entends : Puisque Rabbi Chimon a dit « le sang est présumé venir de la femme », il n'y a pas de différence entre le cas où ils sont debout et celui où ils sont assis.
- מַתְנִי' הִשְׁאִילָה חֲלוּקָהּ לְנׇכְרִית אוֹ לְנִדָּה — הֲרֵי זוֹ תּוֹלָה בָּהּ.Michna : Si elle a prêté sa chemise à une non-Juive ou à une nida (femme impure du fait de ses règles), puis l'a portée et y a trouvé une tache, celle-ci la lui attribue.
- שָׁלֹשׁ נָשִׁים שֶׁלָּבְשׁוּ חָלוּק אֶחָד, אוֹ שֶׁיָּשְׁבוּ עַל סַפְסָל אֶחָד, וְנִמְצָא עָלָיו דָּם — כּוּלָּן טְמֵאוֹת.Trois femmes qui ont porté une même chemise, ou qui se sont assises sur un même banc, l'une après l'autre, et l'on y a trouvé du sang : toutes sont temé'ot.
- יָשְׁבוּ עַל סַפְסָל שֶׁל אֶבֶן אוֹ עַל הָאִיצְטְבָא שֶׁל מֶרְחָץ — רַבִּי נְחֶמְיָה מְטַהֵר. שֶׁהָיָה רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: כׇּל דָּבָר שֶׁאֵינוֹ מְקַבֵּל טוּמְאָה — אֵינוֹ מְקַבֵּל כְּתָמִים.Si elles se sont assises sur un banc de pierre ou sur la banquette d'un bain, qui ne peuvent contracter d'impureté, et qu'on y a trouvé du sang, Rabbi Ne'hémia les déclare tehorot. Car Rabbi Ne'hémia disait : Tout objet qui ne reçoit pas d'impureté ne reçoit pas de taches.
- גְּמָ' אָמַר רַב: בְּנׇכְרִיתGuemara : Rav a dit : il s'agit, dans la Michna, d'une non-Juive
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