Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָרוֹאָה.qui voit : une femme adulte, dont on sait qu'elle a déjà eu ses règles.
- מִמַּאי? דּוּמְיָא דְּנִדָּה: מָה נִדָּה דְּקָחָזְיָא, אַף נׇכְרִית דְּקָא חָזְיָא.D'où Rav le sait-il ? Par analogie avec la nida (femme impure du fait de ses règles) : de même que la nida est une femme qui voit du sang, de même la non-Juive de la Michna est une femme qui voit.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: כִּי נָיֵים וְשָׁכֵיב רַב אַמְרַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא. דְּתַנְיָא: תּוֹלָה בְּנׇכְרִית. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: בְּנׇכְרִית הָרְאוּיָה לִרְאוֹת. וַאֲפִילּוּ רַבִּי מֵאִיר לָא קָאָמַר אֶלָּא בִּרְאוּיָה לִרְאוֹת, אֲבָל רוֹאָה — לָא אִיצְטְרִיךְ.Rav Chéchèt a dit : C'est en somnolant, allongé, que Rav a dit cet enseignement. Car il a été enseigné dans une baraïta : Elle attribue la tache à une non-Juive, quelle qu'elle soit. Rabbi Méïr dit : à une non-Juive apte à voir du sang. Et même Rabbi Méïr n'a parlé que d'une femme apte à voir ; mais qu'elle voie effectivement, ce n'est pas nécessaire.
- אָמַר רָבָא: וְתִסְבְּרַאּ רַבִּי מֵאִיר לְחוּמְרָא? רַבִּי מֵאִיר לְקוּלָּא!Rava a dit : Et penses-tu que Rabbi Méïr vienne pour la rigueur ? Rabbi Méïr vient pour l'indulgence !
- דְּתַנְיָא: אֵינָהּ תּוֹלָה בְּנׇכְרִית, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: תּוֹלָה. וְאֶלָּא קַשְׁיָא הָךְ! תָּרֵיץ הָכִי: וְהִיא שֶׁרוֹאָה. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: בִּרְאוּיָה לִרְאוֹת, וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵינָהּ רוֹאָה.Car il a été enseigné dans une baraïta : Elle n'attribue pas la tache à une non-Juive ; Rabbi Méïr dit : elle l'attribue. La Guemara objecte : Mais alors, celle-là, la première baraïta, est difficile ! La Guemara répond : Réponds ainsi : le premier Tanna parle d'une non-Juive, à condition qu'elle voie ; Rabbi Méïr dit : d'une femme apte à voir, même si elle ne voit pas.
- תָּנוּ רַבָּנַן: תּוֹלָה בְּשׁוֹמֶרֶת יוֹם כְּנֶגֶד יוֹם, בַּשֵּׁנִי שֶׁלָּהּ.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Elle attribue la tache à une chomérèt yom kenéguèd yom (zava mineure, qui garde un jour pur pour un jour d'écoulement), en son second jour,
- וּבְסוֹפֶרֶת שִׁבְעָה שֶׁלֹּא טָבְלָה, לְפִיכָךְ הִיא מְתוּקֶּנֶת וַחֲבֶרְתָּהּ מְקוּלְקֶלֶת, דִּבְרֵי רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל. רַבִּי אוֹמֵר: אֵינָהּ תּוֹלָה, לְפִיכָךְ שְׁתֵּיהֶן מְקוּלְקָלוֹת.et à une femme qui compte sept jours purs et ne s'est pas immergée ; c'est pourquoi celle-ci, la prêteuse, est dans l'ordre, et sa compagne est en défaut et doit recommencer son compte ; telles sont les paroles de Rabban Chimon ben Gamliel. Rabbi Yehouda HaNassi dit : elle n'attribue pas ; c'est pourquoi toutes deux sont en défaut.
- וְשָׁוִין, שֶׁתּוֹלָה בְּשׁוֹמֶרֶת יוֹם כְּנֶגֶד יוֹם, בָּרִאשׁוֹן שֶׁלָּהּ.Et ils s'accordent pour dire qu'elle attribue la tache à une chomérèt yom kenéguèd yom en son premier jour, car cela ne lui cause aucun tort,
- וּבְיוֹשֶׁבֶת עַל דַּם טוֹהַר, וּבִבְתוּלָה שֶׁדָּמֶיהָ טְהוֹרִין.et à celle qui est assise sur le sang de pureté (l'accouchée, pour qui le sang qu'elle voit durant cette période est pur), et à la vierge, dont le sang est pur.
- ״לְפִיכָךְ״ דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל — לְמָה לִי? מִשּׁוּם דְּרַבִּי.La Guemara demande : Le « c'est pourquoi » de Rabban Chimon ben Gamliel, pourquoi en ai-je besoin ? Il va de soi qu'une seule est en défaut ! La Guemara répond : À cause de celui de Rabbi.
- ״לְפִיכָךְ״ דְּרַבִּי — לְמָה לִי? מַהוּ דְּתֵימָא: הָהִיא דְּאִשְׁתְּכַח כֶּתֶם גַּבַּהּ — תִּתְקַלְקַל, אִידַּךְ — לֹא תִּתְקַלְקַל; קָמַשְׁמַע לַן.Le « c'est pourquoi » de Rabbi, pourquoi en ai-je besoin ? La Guemara répond : Tu aurais pu dire : celle chez qui la tache a été trouvée sera en défaut, l'autre ne sera pas en défaut. Il nous enseigne donc que toutes deux le sont.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: טָמֵא וְטָהוֹר שֶׁהָלְכוּ בִּשְׁנֵי שְׁבִילִין, אֶחָד טָהוֹר וְאֶחָד טָמֵא — בָּאנוּ לְמַחְלוֹקֶת רַבִּי וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.Rav 'Hisda a dit : Un impur et un pur qui ont emprunté deux chemins, l'un pur et l'autre impur, sans savoir qui a pris quel chemin : nous en arrivons au désaccord de Rabbi et de Rabban Chimon ben Gamliel. Selon Rabban Chimon ben Gamliel, on attribue le chemin impur à l'impur ; selon Rabbi, tous deux sont impurs.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב אַדָּא: עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי הָתָם, אֶלָּא דְּתַרְוַיְיהוּ כִּי הֲדָדֵי נִינְהוּ, הָכָא מַאי נָפְקָא לַן מִינַּהּ?Rav Ada a objecté : Rabbi n'a parlé là-bas que parce que toutes deux sont égales, chacune ayant une présomption de pureté, puisque la chomérèt yom peut s'immerger quand elle veut ; ici, quelle différence cela fait-il pour lui ? L'impur l'est de toute façon, et on peut donc lui attribuer le chemin impur.
- וְרַב חִסְדָּא, סוֹף סוֹף אִיהִי טְבִילָה בָּעֲיָא.Et Rav 'Hisda ? Il répondrait : Finalement, elle a besoin d'une immersion ; elle est donc impure, et Rabbi ne lui attribue pourtant pas la tache.
- אִיתְּמַר, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: טָמֵא וְטָהוֹר, וַאֲפִילּוּ טָהוֹר וְתָלוּי, שֶׁהָלְכוּ בִּשְׁנֵי שְׁבִילִין, אֶחָד טָמֵא וְאֶחָד טָהוֹר — תּוֹלֶה טָמֵא בְּתָלוּי וְטָהוֹר בְּטָהוֹר, לְדִבְרֵי הַכֹּל.Il a été dit : Rabbi Yossé fils de Rabbi 'Hanina a dit : Un impur et un pur, et même un pur et un impur en suspens (dont l'impureté est douteuse), qui ont emprunté deux chemins, l'un impur et l'autre pur : on attribue l'impur à celui qui est en suspens et le pur au pur, de l'avis de tous.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי יוֹחָנָן מֵרַבִּי יְהוּדָה בַּר לֵיוַאי: מַהוּ לִתְלוֹת כֶּתֶם בְּכֶתֶם? אַלִּיבָּא דְּרַבִּי — לָא תִּבְּעֵי לָךְ.Rabbi Yo'hanan a demandé à Rabbi Yehouda bar Livaï : Qu'en est-il d'attribuer une tache à une femme impure du fait d'une tache ? Selon Rabbi, la question ne se pose pas pour toi.
- הַשְׁתָּא, וּמָה הָתָם דְּקָא חָזְיָא מִגּוּפַהּ, אָמְרַתְּ אֵינָהּ תּוֹלָה, הָכָא דְּמֵעָלְמָא קָא אָתֵי — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?Car si là-bas, où elle voit de son corps, tu as dit qu'elle n'attribue pas, ici, où son impureté vient de l'extérieur, à plus forte raison !
- כִּי תִּבְּעֵי לָךְ אַלִּיבָּא דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, הָתָם הוּא דְּקָא חָזְיָא מִגּוּפַהּ — תָּלְיָא, הָכָא דְּמֵעָלְמָא קָאָתֵי — לָא תָּלְיָא, אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא.Là où la question se pose pour toi, c'est selon Rabban Chimon ben Gamliel : c'est là-bas, où elle voit de son corps, qu'on attribue ; mais ici, où son impureté vient de l'extérieur, on n'attribue pas ; ou peut-être n'y a-t-il pas de différence ?
- אֲמַר לֵיהּ: אֵין תּוֹלִין. מָה טַעַם? לְפִי שֶׁאֵין תּוֹלִין.Il lui répondit : On n'attribue pas. Quelle est la raison ? Parce qu'on n'attribue pas : la première tache vient de l'extérieur, et elle n'a pas la présomption d'une femme qui voit.
- אֵיתִיבֵיהּ: אֵין תּוֹלִין כֶּתֶם בְּכֶתֶם, הִשְׁאִילָה חֲלוּקָהּ לְנׇכְרִית אוֹ לְיוֹשֶׁבֶת עַל הַכֶּתֶם — הֲרֵי זוֹ תּוֹלָה בָּהּ.Rabbi Yo'hanan lui objecta une baraïta : On n'attribue pas une tache à une tache. Si elle a prêté sa chemise à une non-Juive ou à une femme qui est assise en raison d'une tache, celle-ci la lui attribue.
- הָא גּוּפַהּ קַשְׁיָא: רֵישָׁא אָמְרַתְּ אֵין תּוֹלִין, סֵיפָא אָמְרַתְּ תּוֹלִין! הָא לָא קַשְׁיָא — הָא רַבִּי, וְהָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.Ceci même est difficile : dans la première clause, tu as dit qu'on n'attribue pas, et dans la dernière clause, tu as dit qu'on attribue ! Ceci n'est pas difficile : celle-ci est de Rabbi, et celle-là de Rabban Chimon ben Gamliel.
- אִיכָּא דְאָמְרִי: הָא וְהָא רַבִּי — הָא בָּרִאשׁוֹן שֶׁלָּהּ, הָא בַּשֵּׁנִי שֶׁלָּהּ.Certains disent : l'une et l'autre sont de Rabbi : celle-ci parle de son premier jour, celle-là de son second jour.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: הָא וְהָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל — וְלָא קַשְׁיָא,Rav Achi a dit : l'une et l'autre sont de Rabban Chimon ben Gamliel, et ce n'est pas difficile,
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