Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִי נָמֵי דְּאִשְׁתְּכַח בְּגוּמָּא, אִי אָמְרַתְּ חֶזְקָתוֹ בָּדוּק — מַאן דְּבָדֵק בְּגוּמָּא נָמֵי בָּדֵיק, אִי אָמְרַתְּ חֶזְקָתוֹ מִתְכַּבֵּד — גּוּמָּא לָא מִתְכַּבְּדָא.Ou encore, la différence apparaît dans le cas où le chérets (cadavre de reptile, source d'impureté) a été trouvé dans un trou du sol. Si tu dis que sa présomption – celle de la ruelle balayée – est d'avoir été examinée, alors celui qui examine la ruelle examine aussi le trou, et ce qui s'y trouvait auparavant reste pur ; mais si tu dis que sa présomption est d'avoir été balayée, cela ne vaut que pour la surface, car un trou n'est pas balayé.
- וְכֵן הַכֶּתֶם וְכוּ׳. אִיבַּעְיָא לְהוּ: עַד שְׁעַת כִּבּוּס — חֶזְקָתוֹ בָּדוּק, אוֹ דִלְמָא חֶזְקָתוֹ מִתְכַּבֵּס?La Michna enseigne : Et de même, la tache de sang trouvée sur la tunique d'une femme la rend impure rétroactivement, etc. Ils ont posé la question : quand il est dit jusqu'au moment du lavage, est-ce que sa présomption, celle de la tunique lavée, est d'avoir été examinée, ou peut-être sa présomption est-elle d'avoir été parfaitement lavée, de sorte que toute tache en aurait disparu ?
- לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? דְּאָמַר: כַּיבֻּס וְלָא בְּדֻק. אִי אָמְרַתְּ חֶזְקָתוֹ בָּדוּק — הָא לָא בְּדִק, אִי אָמְרַתְּ חֶזְקָתוֹ מִתְכַּבֵּס — הָא מִתְכַּבֵּס.Quelle conséquence pratique en découle ? Dans le cas où celui qui a lavé la tunique a dit : « Je l'ai lavée, mais je ne l'ai pas examinée. » Si tu dis que sa présomption est d'avoir été examinée, voici qu'elle n'a pas été examinée et la présomption ne s'applique pas ; si tu dis que sa présomption est d'avoir été lavée, voici qu'elle a été lavée.
- אִי נָמֵי, דְּאִשְׁתְּכַח בְּסִטְרָא. אִי אָמְרַתְּ: ״חֶזְקָתוֹ בָּדוּק״ — מַאן דְּבָדֵק, בְּסִטְרָא נָמֵי בָּדֵיק. אִי אָמְרַתְּ: ״חֶזְקָתוֹ מִתְכַּבֵּס״ — בְּסִטְרָא לָא מִתְכַּבֵּס.Ou encore, dans le cas où la tache a été trouvée sur le côté de la tunique, là où se trouvent plis et coutures. Si tu dis : « Sa présomption est d'avoir été examinée », alors celui qui examine la tunique examine aussi le côté ; si tu dis : « Sa présomption est d'avoir été lavée », le côté n'est pas vraiment lavé.
- מַאי? תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: אָמַר רַבִּי מֵאִיר: מִפְּנֵי מָה אָמְרוּ הַשֶּׁרֶץ שֶׁנִּמְצָא בְּמָבוֹי מְטַמֵּא לְמַפְרֵעַ, עַד שֶׁיֹּאמַר ״בָּדַקְתִּי אֶת הַמָּבוֹי הַזֶּה וְלֹא הָיָה בּוֹ שֶׁרֶץ״, אוֹ עַד שְׁעַת כִּיבּוּד, מִפְּנֵי שֶׁחֶזְקַת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל בּוֹדְקִין מְבוֹאוֹתֵיהֶן בִּשְׁעַת כִּבּוּדֵיהֶם, וְאִם לֹא בָּדְקוּ הִפְסִידוּהוּ לְמַפְרֵעַ.Qu'en est-il ? Viens et entends une preuve, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Méïr a dit : Pour quelle raison ont-ils dit, les Sages, que le chérets trouvé dans une ruelle rend impur rétroactivement seulement jusqu'à ce qu'on puisse dire : « J'ai examiné cette ruelle et il n'y avait pas de chérets », ou jusqu'au moment du balayage ? Parce que la présomption concernant les Bnei Israël est qu'ils examinent leurs ruelles au moment de leur balayage ; et s'ils n'ont pas examiné, ils ont causé sa perte rétroactivement, c'est-à-dire qu'ils perdent la pureté de ce qui y est passé depuis le dernier examen.
- וּמִפְּנֵי מָה אָמְרוּ, כֶּתֶם שֶׁנִּמְצָא בֶּחָלוּק מְטַמֵּא לְמַפְרֵעַ, עַד שֶׁיֹּאמַר ״בָּדַקְתִּי אֶת הֶחָלוּק וְלֹא הָיָה בּוֹ כֶּתֶם״, אוֹ עַד שְׁעַת הַכִּבּוּס — מִפְּנֵי שֶׁחֶזְקַת בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל בּוֹדְקוֹת חֲלוּקֵיהֶן בִּשְׁעַת כִּבּוּסֵיהֶן, וְאִם לֹא בָּדְקוּ הִפְסִידוּ לְמַפְרֵעַ.Et pour quelle raison ont-ils dit qu'une tache trouvée sur la tunique rend impur rétroactivement seulement jusqu'à ce qu'on puisse dire : « J'ai examiné la tunique et il n'y avait pas de tache », ou jusqu'au moment du lavage ? Parce que la présomption concernant les filles d'Israël est qu'elles examinent leurs tuniques au moment de leur lavage ; et si elles n'ont pas examiné, elles subissent la perte rétroactivement.
- רַבִּי אַחָא אָמַר: תַּחְזוֹר וּתְכַבְּסֶנּוּ, אִם (נִדְחָה מַרְאִיתוֹ) [נִדְחוּ מַרְאָיו] — בְּיָדוּעַ שֶׁלְּאַחַר כִּבּוּס, וְאִם לָאו — בְּיָדוּעַ שֶׁלִּפְנֵי הַכִּבּוּס.Rabbi A'ha dit : même si la tunique n'a pas été examinée lors du lavage et qu'on ignore si la tache lui est antérieure, il y a un moyen de le savoir : qu'elle la lave de nouveau. Si ses aspects ont été altérés par ce lavage, on sait qu'elle est venue après le lavage précédent ; et sinon, on sait qu'elle était là avant le lavage précédent.
- רַבִּי אוֹמֵר: אֵינוֹ דּוֹמֶה כֶּתֶם שֶׁלְּאַחַר הַכִּבּוּס לְכֶתֶם שֶׁלִּפְנֵי הַכִּבּוּס, שֶׁזֶּה מַקְדִּיר וְזֶה מַגְלִיד. שְׁמַע מִינַּהּ: חֶזְקָתוֹ בָּדוּק, שְׁמַע מִינַּהּ.Rabbi Yehouda HaNassi dit : Une tache d'après le lavage n'est pas semblable à une tache d'avant le lavage, car celle-ci pénètre dans l'étoffe, et celle-là forme une croûte. Revenant à la question posée : déduis-en, des paroles de Rabbi Méïr, que sa présomption est d'avoir été examinée. La Guemara conclut : déduis-en en effet.
- וּמְטַמֵּא בֵּין לַח וְכוּ׳. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁרֶץ, אֲבָל כֶּתֶם לַח נָמֵי מְטַמֵּא לְמַפְרֵעַ, אֵימַר יָבֵשׁ הָיָה וּמַיָּא נְפֻיל עֲלֵיהּ.La Michna enseigne : Et il rend impur, qu'il soit humide ou sec, etc. Rabbi Chimon y dit que l'humide ne rend pas impur rétroactivement. Rabbi Élazar a dit : Ils n'ont enseigné cela que pour le chérets, mais une tache de sang humide rend, elle aussi, impur rétroactivement, car on peut dire qu'elle était sèche et que de l'eau est tombée dessus.
- שֶׁרֶץ נָמֵי, אֵימַר יָבֵשׁ הָיָה וּמַיָּא נְפֻיל עֲלֵיהּ! אִם אִיתָא דְּהָכִי הוּא — אִמַּרְטוּטֵי אִימַּרְטַט.La Guemara objecte : pour le chérets aussi, disons qu'il était sec et que de l'eau est tombée dessus ! Elle répond : s'il en était ainsi, il se serait désagrégé et n'aurait plus son apparence actuelle.
- מַתְנִי' כׇּל הַכְּתָמִין הַבָּאִין מֵרְקָם — טְהוֹרִין, רַבִּי יְהוּדָה מְטַמֵּא מִפְּנֵי שֶׁהֵם גֵּרִים וְטוֹעִין. הַבָּאִין מִבֵּין הַגּוֹיִם — טְהוֹרִין, מִבֵּין יִשְׂרָאֵל וּמִבֵּין הַכּוּתִים — רַבִּי מֵאִיר מְטַמֵּא, וַחֲכָמִים מְטַהֲרִים מִפְּנֵי שֶׁלֹּא נֶחְשְׁדוּ עַל כִּתְמֵיהֶן.MICHNA : Toutes les taches de sang sur des vêtements qui viennent de Rekem sont pures, car ses habitants sont des non-Juifs, dont le sang n'est pas impur. Rabbi Yehouda les déclare impures, car ce sont des convertis, mais ils sont dans l'erreur et ne rangent pas leurs vêtements tachés. Celles qui viennent de chez les non-Juifs sont pures. Celles qui viennent de chez les Bnei Israël et de chez les Koutim (Samaritains) : Rabbi Méïr les déclare impures, et les Sages les déclarent pures, car ils ne sont pas suspects de négligence quant à leurs taches.
- גְּמָ' קָפָסֵיק וְתָנֵי: אֲפִילּוּ מִתַּרְמוֹד! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: זֹאת אוֹמֶרֶת, מְקַבְּלִין גֵּרִים מִתַּרְמוֹד.GUEMARA : La Michna tranche et enseigne sans distinction que les taches venant de non-Juifs sont pures, même celles venant de Tarmod ! Rabbi Yo'hanan a dit : Cela revient à dire que l'on accepte des convertis de Tarmod, sans craindre qu'ils descendent d'unions interdites.
- אִינִי? וְהָא רַבִּי יוֹחָנָן וְסָבַיָּא, דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: אֵין מְקַבְּלִין גֵּרִים מִתַּרְמוֹד!La Guemara s'étonne : Est-ce vrai ? Mais voici que Rabbi Yo'hanan et les Anciens disent tous deux : On n'accepte pas de convertis de Tarmod !
- וְכִי תֵימָא, ״זֹאת״ וְלָא סְבִירָא לֵיהּ, וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כִּסְתַם מִשְׁנָה!Et si tu dis que Rabbi Yo'hanan a seulement dit : « Cela revient à dire », en rapportant l'avis de la Michna, mais qu'il ne pense pas ainsi lui-même, voici que Rabbi Yo'hanan a dit : La halakha (règle pratique) est conforme à une Michna anonyme !
- אָמוֹרָאֵי נִינְהוּ, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יוֹחָנָן.La Guemara répond : Ce sont des Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) qui divergent, et ce selon l'opinion de Rabbi Yo'hanan : l'un lui attribue une position et l'autre, l'autre.
- מִבֵּין יִשְׂרָאֵל וְכוּ׳. וְרַבָּנַן, אִי דְּיִשְׂרָאֵל מְטַהֲרִי, דְּמַאן מְטַמּוּ?La Michna enseigne : Celles de chez les Bnei Israël, etc. La Guemara demande : Et les Sages, s'ils déclarent pures celles d'Israël, celles de qui déclarent-ils impures ?
- חַסּוֹרֵי מִחַסְּרָא, וְהָכִי קָתָנֵי: מִבֵּין יִשְׂרָאֵל — טָמֵא, מִבֵּין הַכּוּתִים — רַבִּי מֵאִיר מְטַמֵּא, דְּכוּתִים גֵּרֵי אֱמֶת הֵן, וַחֲכָמִים מְטַהֲרִין, דְּכוּתִים גֵּרֵי אֲרָיוֹת הֵן.Elle répond : Il manque un passage, et voici ce qu'elle enseigne : Celles de chez les Bnei Israël sont impures selon tous. Celles de chez les Koutim : Rabbi Méïr les déclare impures, car les Koutim sont de vrais convertis, et les Sages les déclarent pures, car les Koutim sont des convertis par crainte des lions (II Rois 17), et leur conversion est nulle.
- אִי הָכִי, שֶׁלֹּא נֶחְשְׁדוּ עַל כִּתְמֵיהֶן? גֵּרֵי אֲרָיוֹת מִבָּעֵי לֵיהּ!La Guemara objecte : S'il en est ainsi, pourquoi donner comme raison « car ils ne sont pas suspects quant à leurs taches » ? Elle aurait dû dire : « des convertis par crainte des lions » !
- אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: מִבֵּין יִשְׂרָאֵל וּמִבֵּין הַכּוּתִים — טְמֵאִין, דְּכוּתִים גֵּרֵי אֱמֶת הֵן. הַנִּמְצָאִין בְּעָרֵי יִשְׂרָאֵל — טְהוֹרִין, שֶׁלֹּא נֶחְשְׁדוּ עַל כִּתְמֵיהֶם, וְאַצְנוֹעֵי מַצְנְעִי לְהוּ.Plutôt, voici ce qu'elle veut dire : Celles de chez les Bnei Israël et de chez les Koutim sont impures, car les Koutim sont de vrais convertis. Celles que l'on trouve dans les villes d'Israël sont pures, car ils ne sont pas suspects quant à leurs taches, et ils les rangent soigneusement ; ces taches ne viennent donc pas d'eux.
- הַנִּמְצָאִין בְּעָרֵי כּוּתִים — רַבִּי מֵאִיר מְטַמֵּא, דְּנֶחְשְׁדוּ עַל כִּתְמֵיהֶם, וַחֲכָמִים מְטַהֲרִין, שֶׁלֹּא נֶחְשְׁדוּ עַל כִּתְמֵיהֶן.Celles que l'on trouve dans les villes des Koutim : Rabbi Méïr les déclare impures, car ils sont suspects quant à leurs taches, et les Sages les déclarent pures, car ils ne sont pas suspects quant à leurs taches.
- מַתְנִי' כׇּל הַכְּתָמִים הַנִּמְצָאִים בְּכׇל מָקוֹם — טְהוֹרִין, חוּץ מִן הַנִּמְצָאִים בַּחֲדָרִים, וּבִסְבִיבוֹת בֵּית הַטְּמָאוֹת.MICHNA : Toutes les taches trouvées en tout endroit sont pures, sauf celles trouvées dans les chambres intérieures et aux abords de la maison des impuretés, la pièce qu'occupent les femmes durant leur période d'impureté.
- בֵּית הַטְּמָאוֹת שֶׁל כּוּתִים מְטַמְּאִין בְּאֹהֶל, מִפְּנֵי שֶׁהֵם קוֹבְרִין שָׁם אֶת הַנְּפָלִים. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לֹא הָיוּ קוֹבְרִין, אֶלָּא מַשְׁלִיכִין, וְחַיָּה גּוֹרַרְתּוֹ.La maison des impuretés des Koutim rend impur par ohel (impureté du cadavre transmise sous un même toit), car ils y enterrent les fœtus mort-nés. Rabbi Yehouda dit : Ils ne les enterraient pas, mais les jetaient dehors, et une bête l'emportait.
- נֶאֱמָנִים לוֹמַר ״קָבַרְנוּ שָׁם אֶת הַנְּפָלִים״, אוֹ ״לֹא קָבַרְנוּ״, נֶאֱמָנִים לוֹמַר עַל הַבְּהֵמָה אִם בִּכְּרָה אִם לֹא בִּכְּרָה, נֶאֱמָנִים עַל צִיּוּן קְבָרוֹת.Les Koutim sont crus pour dire : « Nous avons enterré là les mort-nés », ou : « Nous n'avons pas enterré ». Ils sont crus pour dire d'une bête si elle a déjà mis bas ou si elle n'a pas mis bas, ce qui détermine le statut de premier-né. Ils sont crus sur le marquage des tombes.
- וְאֵין נֶאֱמָנִין לֹא עַל הַסְּכָכוֹת, וְלֹא עַל הַפְּרָעוֹת, וְלֹא עַל בֵּית הַפְּרָס.Mais ils ne sont pas crus, ni sur les sekhakhot (branches surplombantes), ni sur les pera'ot (pierres en saillie), lorsqu'on ignore sous laquelle se trouve la tombe, ni sur le beit haperas (champ déclaré impur à cause d'ossements dispersés).
- זֶה הַכְּלָל: דָּבָר שֶׁחֲשׁוּדִים בּוֹ — אֵין נֶאֱמָנִין עָלָיו.Voici la règle : pour une chose sur laquelle ils sont suspects, ils ne sont pas crus à son sujet.
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