Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָא שֶׁבֶת דְּמִיחַיַּיב בְּפֵאָה וּמִיחַיַּיב בְּמַעֲשֵׂר, דִּתְנַן: כֹּל שֶׁחַיָּיב בַּפֵּאָה חַיָּיב בַּמַּעֲשֵׂר.Or voici l'aneth, qui est soumis à la péa (coin du champ laissé aux pauvres) et est soumis à la dîme, car nous avons appris : tout ce qui est soumis à la péa est soumis à la dîme (plus haut, 50a).
- וּמִדְּחַיָּיב בַּמַּעֲשֵׂר — מִטַּמֵּא טוּמְאַת אֳוכָלִין, אַלְמָא: כֹּל מִילֵּי דַּעֲבִיד לְטַעְמָא — מִטַּמֵּא טוּמְאַת אֳוכָלִין, דְּהַאי שֶׁבֶת לְטַעְמָא עֲבִידָא.Et du fait qu'il est soumis à la dîme, il contracte l'impureté des aliments. Il en ressort que tout ce qui est fait pour donner du goût contracte l'impureté des aliments, car cet aneth est fait pour donner du goût.
- וּרְמִינְהִי: הַקּוֹשְׁטְ, וְהַחִימּוּם, וְרָאשֵׁי בְשָׂמִים, וְהַתִּיאָה, וְהַחִלְתִּית, וְהַפִּלְפְּלִים, וְחַלַּת חָרִיעַ — נִקָּחִין בְּכֶסֶף מַעֲשֵׂר, וְאֵין מִטַּמְּאִין טוּמְאַת אֳוכָלִין, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא.Et l'on oppose à cela (Okatsin 3, 5) : le costus, l'amome, les épices principales, la tia (racine de renoncule selon Steinsaltz), l'assa-fœtida, les poivres et la galette de carthame peuvent être achetés avec l'argent de la dîme (de la seconde dîme, qui doit servir à acheter de la nourriture à Jérusalem), mais ils ne contractent pas l'impureté des aliments ; telles sont les paroles de Rabbi Akiva.
- אָמַר לוֹ רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי: אִם נִקָּחִין בְּכֶסֶף מַעֲשֵׂר, מִפְּנֵי מָה אֵין מִטַּמְּאִין טוּמְאַת אֳוכָלִין? וְאִם אֵינָן מִטַּמְּאִין, אַף הֵם לֹא יִלָּקְחוּ בְּכֶסֶף מַעֲשֵׂר!Rabbi Yo'hanan ben Nouri lui a dit : s'ils peuvent être achetés avec l'argent de la dîme, pour quelle raison ne contractent-ils pas l'impureté des aliments ? Et s'ils ne la contractent pas, qu'eux non plus ne soient pas achetés avec l'argent de la dîme !
- וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי: נִמְנוּ וְגָמְרוּ שֶׁאֵין נִקָּחִין בְּכֶסֶף מַעֲשֵׂר, וְאֵין מִטַּמְּאִין טוּמְאַת אֳוכָלִין.Et Rabbi Yo'hanan ben Nouri a dit : ils ont voté et ont conclu qu'ils ne peuvent pas être achetés avec l'argent de la dîme et qu'ils ne contractent pas l'impureté des aliments. Cela contredit ce qui a été dit de l'aneth, qui est lui aussi une épice.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: כִּי תַנְיָא הַהִיא — בְּשֶׁבֶת הָעֲשׂוּיָה לְכָמָךְ.Rav 'Hisda a dit : lorsque cela a été enseigné (que l'aneth contracte l'impureté des aliments), c'était pour l'aneth préparé pour le kamakh (condiment moulu que l'on met dans le koutah, sauce où l'on trempe les aliments).
- אָמַר רַב אָשֵׁי: אַמְרִיתַהּ לִשְׁמַעְתָּיה קַמֵּיהּ דְּרַב כָּהֲנָא, (אֲמַר): לָא תֵּימָא בְּשֶׁבֶת הָעֲשׂוּיָה לְכָמָךְ, הָא סְתָמָא לִקְדֵרָה, אֶלָּא סְתָם שֶׁבֶת לְכָמָךְ עֲשׂוּיָה, דִּתְנַן: הַשֶּׁבֶת מִשֶּׁנָּתְנָה טַעַם בַּקְּדֵרָה — אֵין בָּהּ מִשּׁוּם תְּרוּמָה, וְאֵינָהּ מִטַּמְּאָה טוּמְאַת אֳוכָלִין.Rav Achi a dit : j'ai rapporté cet enseignement devant Rav Kahana, qui a dit : ne dis pas « pour l'aneth préparé pour le kamakh », d'où il ressortirait que par défaut il est destiné à la marmite ; mais par défaut, l'aneth est préparé pour le kamakh. Car nous avons appris (Okatsin 3, 4) : l'aneth de terouma (prélèvement donné au Cohen), une fois qu'il a donné son goût dans la marmite, n'a plus le statut de terouma et ne contracte pas l'impureté des aliments.
- הָא, עַד שֶׁלֹּא נָתְנָה טַעַם בַּקְּדֵרָה — יֵשׁ בָּהּ מִשּׁוּם תְּרוּמָה, וּמִטַּמְּאָה טוּמְאַת אֳוכָלִין. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ סְתָמָא לִקְדֵרָה — כִּי לֹא נָתְנָה נָמֵי סְתָמָא לִקְדֵרָה! אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ סְתָמָא לְכָמָךְ עֲשׂוּיָה. שְׁמַע מִינַּהּ.Il s'ensuit que tant qu'il n'a pas donné son goût dans la marmite, il a le statut de terouma et contracte l'impureté des aliments. Or s'il te venait à l'esprit que par défaut il est pour la marmite, même lorsqu'il n'a pas donné son goût, il serait par défaut pour la marmite ! Il ne contracterait donc pas l'impureté. N'est-ce donc pas qu'il faut en déduire que par défaut il est préparé pour le kamakh ? Déduis-en que c'est bien le cas.
- מַתְנִי' כֹּל שֶׁחַיָּיב בְּרֵאשִׁית הַגֵּז — חַיָּיב בַּמַּתָּנוֹת, וְיֵשׁ שֶׁחַיָּיב בַּמַּתָּנוֹת וְאֵינוֹ חַיָּיב בְּרֵאשִׁית הַגֵּז.MICHNA : Tout animal soumis aux prémices de la tonte est soumis aux dons sacerdotaux (l'épaule, les mâchoires et la caillette), et il en est qui sont soumis aux dons sans être soumis aux prémices de la tonte.
- כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ בִּיעוּר — יֵשׁ לוֹ שְׁבִיעִית, וְיֵשׁ שֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁבִיעִית — וְאֵין לוֹ בִּיעוּר.Tout ce qui est soumis au biour (obligation de retirer de la maison les produits de l'année sabbatique lorsqu'ils ont disparu des champs) a la sainteté de Chevi'it (l'année sabbatique), et il en est qui ont la sainteté de Chevi'it sans être soumis au biour.
- גְּמָ' כְּגוֹן עֲלֵה הַלּוּף שׁוֹטֶה וְהַדַּנְדַּנָּה, יֵשׁ שֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁבִיעִית וְאֵין לוֹ בִּיעוּר, עִיקַּר הַלּוּף שׁוֹטֶה וְעִיקַּר הַדַּנְדַּנָּה.GUEMARA : Le biour s'applique par exemple à la feuille de l'arum sauvage et de la dandana (cétérach selon Steinsaltz). Il en est qui ont la sainteté de Chevi'it sans être soumis au biour : la racine de l'arum sauvage et la racine de la dandana.
- דִּכְתִיב ״וְלִבְהֶמְתְּךָ וְלַחַיָּה אֲשֶׁר בְּאַרְצֶךָ תִּהְיֶה כׇל תְּבוּאָתָהּ לֶאֱכֹל״, כׇּל זְמַן שֶׁחַיָּה אוֹכֶלֶת מִן הַשָּׂדֶה — אַתָּה מַאֲכִיל לִבְהֶמְתֶּךָ בַּבַּיִת, כָּלָה לַחַיָּה מִן הַשָּׂדֶה — כַּלֵּה לִבְהֶמְתֶּךָ שֶׁבַּבַּיִת, וְהָנֵי לָא כָּלוּ לְהוּ.Car il est écrit : « Et pour ton bétail et pour la bête sauvage qui sont dans ton pays, toute sa récolte servira de nourriture » (Lévitique 25, 7). Tant que la bête sauvage mange d'un produit dans le champ, tu en nourris ton bétail à la maison ; si cela a cessé pour la bête sauvage dans le champ, fais-le cesser pour ton bétail qui est à la maison. Or ces racines n'ont pas cessé pour elles.
- מַתְנִי' כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ קַשְׂקֶשֶׂת — יֵשׁ לוֹ סְנַפִּיר, וְיֵשׁ שֶׁיֵּשׁ לוֹ סְנַפִּיר וְאֵין לוֹ קַשְׂקֶשֶׂת. כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ קַרְנַיִם — יֵשׁ לוֹ טְלָפַיִם, וְיֵשׁ שֶׁיֵּשׁ לוֹ טְלָפַיִם וְאֵין לוֹ קַרְנַיִם.MICHNA : Tout poisson qui a des écailles a des nageoires, et il en est qui ont des nageoires et n'ont pas d'écailles. Tout animal qui a des cornes a des sabots fendus, et il en est qui ont des sabots fendus et n'ont pas de cornes.
- גְּמָ' כֹּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ קַשְׂקֶשֶׂת — דָּג טָהוֹר, יֵשׁ שֶׁיֵּשׁ לוֹ סְנַפִּיר וְאֵין לוֹ קַשְׂקֶשֶׂת — דָּג טָמֵא. מִכְּדֵי אֲנַן אַקַּשְׂקֶשֶׂת סָמְכִינַן, ״סְנַפִּיר״ דִּכְתַב רַחֲמָנָא לְמָה לִי?GUEMARA : Tout poisson qui a des écailles a aussi des nageoires : c'est un poisson pur ; il en est qui ont des nageoires et n'ont pas d'écailles : c'est un poisson impur. Puisque nous nous appuyons sur les écailles (qui impliquent les nageoires), pourquoi ai-je besoin de « nageoires », qu'a écrit le Miséricordieux ?
- אִי לָא כְּתַב רַחֲמָנָא סְנַפִּיר, הֲוָה אָמֵינָא: מַאי ״קַשְׂקֶשֶׂת״ דִּכְתִיב? סְנַפִּיר, וַאֲפִילּוּ דָּג טָמֵא — כְּתַב רַחֲמָנָא ״סְנַפִּיר וְקַשְׂקֶשֶׂת״.Si le Miséricordieux n'avait pas écrit « nageoires », j'aurais dit : que signifie le mot « kaskéssèt » qui est écrit ? Nageoire ; et on permettrait même un poisson impur. C'est pourquoi le Miséricordieux a écrit « nageoires et écailles ».
- וְהַשְׁתָּא דִּכְתַב רַחֲמָנָא סְנַפִּיר וְקַשְׂקֶשֶׂת, מְנָלַן דְּקַשְׂקֶשֶׂת לְבוּשָׁא הוּא? דִּכְתִיב: ״וְשִׁרְיוֹן קַשְׂקַשִּׂים הוּא לָבוּשׁ״.Mais maintenant que le Miséricordieux a écrit « nageoires et kaskéssèt », d'où savons-nous que kaskéssèt désigne un vêtement (les écailles) ? Car il est écrit au sujet de Golyat : « et il était vêtu d'une cuirasse à écailles » (I Samuel 17, 5).
- וְלִכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״קַשְׂקֶשֶׂת״ וְלָא בָּעֵי סְנַפִּיר! אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ, וְכֵן תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״יַגְדִּיל תּוֹרָה וְיַאְדִּיר״.Alors que le Miséricordieux écrive « écailles », et il n'aurait pas besoin de « nageoires » ! Rabbi Abahou a dit, et c'est aussi ce qu'a enseigné le Sage de l'école de Rabbi Ichmaël : « Il rendra la Tora grande et glorieuse » (Isaïe 42, 21). La Tora énonce tous les signes, sans se limiter au strict nécessaire.
- מַתְנִי' כֹּל הַטָּעוּן בְּרָכָה לְאַחֲרָיו — טָעוּן בְּרָכָה לְפָנָיו, וְיֵשׁ שֶׁטָּעוּן בְּרָכָה לְפָנָיו וְאֵין טָעוּן בְּרָכָה לְאַחֲרָיו.MICHNA : Tout ce qui requiert une bénédiction après sa consommation requiert une bénédiction avant, et il est des choses qui requièrent une bénédiction avant et ne requièrent pas de bénédiction après.
- גְּמָ' לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי יָרָק. וּלְרַבִּי יִצְחָק דִּמְבָרֵךְ אַיָּרָק, לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי מַיָּא.GUEMARA : Que vient inclure cette dernière clause ? Elle vient inclure les légumes. Et selon Rabbi Yits'hak, qui récite une bénédiction après les légumes, que vient-elle inclure ? Elle vient inclure l'eau.
- וּלְרַב פָּפָּא דִּמְבָרֵךְ אַמַּיָּא, לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי מִצְוֹת. וְלִבְנֵי מַעְרְבָא דִּמְבָרְכִי בָּתַר דְּסַלִּיקוּ תְּפִילַּיְיהוּ ״אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ לִשְׁמוֹר חוּקָּיו״, לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵיEt selon Rav Pappa, qui récite une bénédiction après l'eau, que vient-elle inclure ? Elle vient inclure les mitsvot (commandements), avant lesquelles seulement on récite une bénédiction. Et selon les gens de l'Occident (Erets Israël), qui récitent, après avoir retiré leurs tefilines : « qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de garder Ses lois », que vient-elle inclure ? Elle vient inclure
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