Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּטוּמְאָה חֲמוּרָה שֶׁכֵּן אֵינָהּ עוֹשָׂה כַּיּוֹצֵא בָּהּ, תֹּאמַר בְּטוּמְאָה קַלָּה שֶׁעוֹשָׂה כַּיּוֹצֵא בָּהּ.de l'impureté grave, c'est qu'elle ne produit pas d'impureté semblable à elle (l'homme rendu impur par la charogne ne rend pas impur un autre homme) ; le diras-tu de l'impureté légère, qui produit une impureté semblable à elle (un aliment impur rend impur un autre aliment, d'ordre rabbinique) ?
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: כֹּל דְּכֵן הוּא, וּמָה טוּמְאָה חֲמוּרָה דְּקִילָּא, דְּאֵינָהּ עוֹשָׂה כַּיּוֹצֵא בָּהּ — מְטַמְּאָה שֶׁלֹּא בְּמַחְשָׁבָה, טוּמְאָה קַלָּה דַּחֲמִירָא, דְּעוֹשֶׂה כַּיּוֹצֵא בָּהּ — אֵינוֹ דִּין שֶׁמְּטַמְּאָה שֶׁלֹּא בְּמַחְשָׁבָה?Abayé lui a dit : au contraire, c'est d'autant plus vrai ! Si l'impureté grave, qui est légère en ce sens qu'elle ne produit pas d'impureté semblable à elle, rend impur sans intention, l'impureté légère, qui est grave en ce sens qu'elle produit une impureté semblable à elle, n'est-il pas logique qu'elle rende impur sans intention ?
- אֶלָּא אָמַר רַב שֵׁשֶׁת, הָכִי קָאָמַר: לֹא אִם אָמַרְתָּ בְּטוּמְאָה חֲמוּרָה שֶׁכֵּן אֵינָהּ צְרִיכָה הֶכְשֵׁר, תֹּאמַר בְּטוּמְאָה קַלָּה שֶׁצְּרִיכָה הֶכְשֵׁר.Mais alors, Rav Chéchèt a dit, voici ce qu'ils veulent dire : non ! Si tu l'as dit de l'impureté grave, c'est qu'elle n'a pas besoin de hekhcher (contact avec un liquide, qui rend un aliment apte à contracter l'impureté) ; le diras-tu de l'impureté légère, qui a besoin de hekhcher ?
- וּמִי צְרִיכָה הֶכְשֵׁר? וְהָתְנַן: שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים נֶאֶמְרוּ בְּנִבְלַת עוֹף טָהוֹר: צְרִיכָה מַחְשָׁבָה, וְאֵינָהּ מְטַמְּאָה אֶלָּא בְּבֵית הַבְּלִיעָה, וְאֵינָהּ צְרִיכָה הֶכְשֵׁר!Et a-t-elle vraiment besoin de hekhcher ? N'avons-nous pas appris : trois règles ont été énoncées au sujet de la charogne d'un oiseau pur : elle nécessite une intention pour l'impureté des aliments, elle ne rend impur que dans le gosier, et elle n'a pas besoin de hekhcher ?!
- נְהִי דְּהֶכְשֵׁר שֶׁרֶץ לָא בָּעֲיָא, הֶכְשֵׁר מַיִם בָּעֲיָא.Certes, elle n'a pas besoin du hekhcher d'un reptile (elle est impure par elle-même), mais elle a besoin du hekhcher de l'eau.
- מַאי שְׁנָא הֶכְשֵׁר שֶׁרֶץ דְּלָא בָּעֲיָא, כִּדְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל? הֶכְשֵׁר מַיִם נָמֵי לָא תִּבְעֵי, כִּדְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל,En quoi diffère le hekhcher du reptile, dont elle n'a pas besoin, comme l'a enseigné le Sage de l'école de Rabbi Ichmaël ? Qu'elle n'ait pas besoin non plus du hekhcher de l'eau, comme l'a enseigné le Sage de l'école de Rabbi Ichmaël !
- דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״עַל כׇּל זֶרַע זֵרוּעַ אֲשֶׁר יִזָּרֵעַ״.Car le Sage de l'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : le verset dit qu'une graine ne devient impure par la charogne d'un reptile que si de l'eau l'a touchée : « sur toute semence destinée à être semée » (Lévitique 11, 37-38).
- מָה זְרָעִים, שֶׁאֵין סוֹפָן לְטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה, צְרִיכִין הֶכְשֵׁר, אַף כֹּל שֶׁאֵין סוֹפָן לְטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה — צְרִיכִין הֶכְשֵׁר. יָצְתָה נִבְלַת עוֹף טָהוֹר שֶׁסּוֹפָהּ לְטַמֵּא טוּמְאָה חֲמוּרָה, שֶׁאֵין צָרִיךְ הֶכְשֵׁר.De même que les graines, qui ne sont pas destinées à transmettre une impureté grave, ont besoin de hekhcher, de même tout ce qui n'est pas destiné à transmettre une impureté grave a besoin de hekhcher. Est exclue la charogne d'un oiseau pur, qui est destinée à transmettre une impureté grave (à l'homme, dans le gosier), et qui n'a donc pas besoin de hekhcher.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא, וְאִיתֵּימָא רַב פָּפָּא: שׁוּם טוּמְאָה חֲמוּרָה בְּעוֹלָם, שׁוּם טוּמְאָה קַלָּה בָּעוֹלָם.Mais alors, Rava a dit – et certains disent Rav Pappa – : les Rabbanan raisonnent de façon générale : il y a le nom d'« impureté grave » dans le monde, et il y a le nom d'« impureté légère » dans le monde. Rien de ce qui porte le nom d'impureté grave n'a besoin de hekhcher, tandis que ce qui porte le nom d'impureté légère en a besoin en général, même si la charogne d'oiseau pur fait exception ; l'intention reste donc requise pour l'impureté légère.
- אָמַר רָבָא: וּמוֹדֶה רַבִּי יוֹחָנָן לְעִנְיַן מַעֲשֵׂר, דְּמַחְשֶׁבֶת חִיבּוּר שְׁמָהּ מַחְשָׁבָה. אָמַר רָבָא: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דִּתְנַן: הַסֵּיאָה וְהָאֵזוֹב וְהַקּוֹרְנִית שֶׁבֶּחָצֵר, אִם הָיוּ נִשְׁמָרִין — חַיָּיבִין.Rava a dit : et Rabbi Yo'hanan reconnaît, en matière de dîme, qu'une intention formée lorsque le produit est attaché au sol porte le nom d'intention. Rava a dit : d'où est-ce que je le dis ? Car nous avons appris (Maasserot 3, 9) : la sarriette, l'hysope et le thym qui sont dans une cour, s'ils étaient gardés, sont soumis à la dîme.
- הֵיכִי דָּמֵי? אִילֵּימָא דְּזַרְעִינְהוּ מִתְּחִלָּה לָאָדָם — צְרִיכָא לְמֵימַר? אֶלָּא לָאו דְּזַרְעִינְהוּ מִתְּחִלָּה לִבְהֵמָה, וְקָתָנֵי: אִם הָיוּ נִשְׁמָרִין — חַיָּיבִין.Quel est le cas ? Si l'on dit qu'on les a semés dès le départ pour l'homme, est-il besoin de le dire ? Mais alors, ne s'agit-il pas d'un cas où on les a semés dès le départ pour un animal, et il est enseigné : s'ils étaient gardés pour l'homme, ils sont soumis à la dîme ? Une intention formée alors qu'ils sont attachés au sol serait donc une intention.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: הָכָא בְּחָצֵר שֶׁעָלוּ מֵאֵילֵיהֶן עָסְקִינַן, וּסְתָמָא לְאָדָם קָיְימִי, וְהָכִי קָאָמַר: אִם הֶחָצֵר מְשַׁמֶּרֶת פֵּירוֹתֶיהָ — חַיָּיבִין, וְאִם לָאו — פְּטוּרִין.Rav Achi a dit : la preuve n'est pas concluante : ici, nous traitons d'une cour où ils ont poussé d'eux-mêmes, et par défaut ils sont destinés à l'homme ; et voici ce qu'il veut dire : si la cour garde ses fruits, ils sont soumis à la dîme, et sinon, ils sont exempts.
- מֵתִיב רַב אָשֵׁי: ״כֹּל שֶׁחַיָּיבִין בַּמַּעַשְׂרוֹת — מִטַּמְּאִין טוּמְאַת אֳוכָלִין״, וְאִם אִיתַאּ, הָא אִיכָּא הָנֵי (דְּקָחַיָּיבִין) [דְּחַיָּיבִין] בְּמַעֲשֵׂר וְאֵין מִטַּמְּאִין טוּמְאַת אֳוכָלִין!Rav Achi a objecté : il a été enseigné (plus haut, 50a) : « Tout ce qui est soumis aux dîmes contracte l'impureté des aliments » ; or s'il en est ainsi (comme le dit Rava), il y a pourtant ceux-là (les endives semées pour un animal et que l'on a ensuite destinées à l'homme) qui sont soumis à la dîme et qui ne contractent pas l'impureté des aliments !
- אָמַר רָבָא: הָכִי קָאָמַר — כׇּל מִין שֶׁחַיָּיב בְּמַעֲשֵׂר, מִטַּמֵּא טוּמְאַת אֳוכָלִין.Rava a dit : voici ce qu'elle veut dire : toute espèce soumise à la dîme contracte l'impureté des aliments. Il s'agit de catégories d'aliments, non de chaque situation.
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: כֹּל שֶׁחַיָּיב בְּרֵאשִׁית הַגֵּז — חַיָּיב בַּמַּתָּנוֹת, וְיֵשׁ שֶׁחַיָּיב בַּמַּתָּנוֹת וְאֵין חַיָּיב בְּרֵאשִׁית הַגֵּז.C'est aussi ce qui paraît logique, puisque la fin de la Michna enseigne (plus loin, 51b) : tout animal soumis aux prémices de la tonte est soumis aux dons sacerdotaux (l'épaule, les mâchoires et la caillette), et il en est qui sont soumis aux dons sans être soumis aux prémices de la tonte.
- וְאִם אִיתָא, הָאִיכָּא טְרֵפָה, דְּחַיֶּיבֶת בְּרֵאשִׁית הַגֵּז וְאֵינָהּ חַיֶּיבֶת בַּמַּתָּנוֹת!Or s'il en était ainsi (si ces règles valaient pour chaque situation), il y a pourtant la térèfa (animal atteint d'une lésion mortelle), qui est soumise aux prémices de la tonte et n'est pas soumise aux dons !
- אָמַר רָבִינָא: הָא מַנִּי? רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דִּתְנַן: רַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר אֶת הַטְּרֵפָה מֵרֵאשִׁית הַגֵּז.Ravina a dit : la preuve n'est pas concluante : de qui est cette Michna ? C'est de Rabbi Chimon, car nous avons appris : Rabbi Chimon exempte la térèfa des prémices de la tonte.
- אָמַר רַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי, תָּא שְׁמַע: הַמַּפְקִיר אֶת כַּרְמוֹ, וְהִשְׁכִּים בַּבֹּקֶר וּבְצָרוֹ — חַיָּיב בַּפֶּרֶט, וּבָעוֹלֵלוֹת, וּבַשִּׁכְחָה, וּבַפֵּאָה, וּפָטוּר מִן הַמַּעֲשֵׂר.Rav Chimi bar Achi a dit : viens et entends une preuve : celui qui déclare sa vigne sans maître, et qui se lève tôt le matin et la vendange, est soumis au pérèt (grains tombés), aux olélot (grappillons), à la chikh'ha (gerbes ou grappes oubliées) et à la péa (coin du champ laissé aux pauvres), et il est exempt de la dîme.
- וְהָא אֲנַן תְּנַן: כֹּל שֶׁחַיָּיב בַּפֵּאָה — חַיָּיב בַּמַּעַשְׂרוֹת! אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ: מִין קָתָנֵי, שְׁמַע מִינַּהּ.Or nous avons appris : (plus haut, 50a) tout ce qui est soumis à la péa est soumis aux dîmes ! N'est-ce donc pas qu'il faut en déduire qu'elle enseigne des règles d'espèce ? Déduis-en que c'est bien le cas.
- תְּנַן הָתָם: מוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי עֲקִיבָא בְּזוֹרֵעַ שֶׁבֶת אוֹ חַרְדָּל בִּשְׁנַיִם וּשְׁלֹשָׁה מְקוֹמוֹת, שֶׁנּוֹתֵן פֵּאָה מִכׇּל אֶחָד וְאֶחָד.Nous avons appris ailleurs (Péa 3, 2) : les Sages reconnaissent à Rabbi Akiva, pour celui qui sème de l'aneth ou de la moutarde en deux ou trois endroits d'un même champ, qu'il donne la péa de chacun d'eux séparément.
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