Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִיכְּרַפוּ דַּדַּיִךְ — לָא הֲדַרְתְּ בָּךְ, אִישְׁתְּדוֹ דַּדַּיִךְ — נָמֵי לָא הֲדַרְתְּ בָּךְ.Bien que tes seins se soient formés, tu n'es pas revenue de tes voies, et que tes seins aient pleinement grandi, tu n'es pas non plus revenue de tes voies.
- דְּכוּלֵּי עָלְמָא מִיהָא אַתַּחְתּוֹן סָמְכִינַן, מְנָלַן? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב, וְכֵן תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: אָמַר קְרָא ״אִישׁ אוֹ אִשָּׁה כִּי יַעֲשׂוּ מִכׇּל חַטֹּאת הָאָדָם״, הִשְׁוָה הַכָּתוּב אִשָּׁה לְאִישׁ לְכׇל עֳונָשִׁין שֶׁבַּתּוֹרָה. מָה אִישׁ בְּסִימָן אֶחָד, אַף אִשָּׁה בְּסִימָן אֶחָד.La Guemara (discussion des Amoraïm, les Sages de l'époque de la Guemara, sur la Michna) demande : quoi qu'il en soit, tout le monde, Rabbi Méïr comme les Sages, s'accorde à dire que nous nous fondons sur le signe inférieur (les poils du pubis). D'où le savons-nous ? Rav Yehouda a dit au nom de Rav, et c'est aussi ce qu'a enseigné un Sage de l'école de Rabbi Ichmaël : le verset dit : « Un homme ou une femme, lorsqu'ils commettront l'un de tous les péchés de l'homme » (Nombres 5, 6) : le texte a assimilé la femme à l'homme pour toutes les sanctions de la Torah. De même que l'homme devient majeur par un seul signe, de même la femme devient majeure par un seul signe.
- וְאֵימָא: אוֹ הַאי אוֹ הַאי! כְּאִישׁ — מָה אִישׁ תַּחְתּוֹן וְלֹא עֶלְיוֹן, אַף אִשָּׁה תַּחְתּוֹן וְלֹא עֶלְיוֹן.La Guemara objecte : mais dis plutôt qu'il lui suffit soit celui-ci, soit celui-là, l'inférieur ou le supérieur ! Elle répond : il est dit qu'elle est comme l'homme : de même que pour l'homme, c'est le signe inférieur et non le supérieur, qui ne le concerne pas, de même pour la femme, c'est le signe inférieur et non le supérieur.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּרַבִּי צָדוֹק, כָּךְ הָיוּ מְפָרְשִׁין בְּיַבְנֶה, וְאָמְרוּ: כֵּיוָן שֶׁבָּא תַּחְתּוֹן — שׁוּב אֵין מַשְׁגִּיחִין עַל עֶלְיוֹן.Il a aussi été enseigné ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Eliézer, fils de Rabbi Tsadok, a dit : c'est ainsi qu'on l'expliquait à Yavné, et l'on disait : dès lors que l'inférieur est apparu, on ne prête plus attention au supérieur.
- תַּנְיָא, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: בְּנוֹת כְּרַכִּים — תַּחְתּוֹן מְמַהֵר לָבֹא, מִפְּנֵי שֶׁרְגִילוֹת בְּמֶרְחֲצָאוֹת; בְּנוֹת כְּפָרִים — עֶלְיוֹן מְמַהֵר לָבֹא, מִפְּנֵי שֶׁטּוֹחֲנוֹת בְּרֵחַיִם.Il a été enseigné dans une baraïta : Rabban Chimon ben Gamliel dit : chez les filles des grandes villes, l'inférieur vient le plus vite, parce qu'elles fréquentent les bains ; chez les filles des villages, le supérieur vient le plus vite, parce qu'elles moulent avec des meules, ce qui développe leur poitrine.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: בְּנוֹת עֲשִׁירִים — צַד יָמִין מְמַהֵר לָבֹא, שֶׁנִּישּׁוֹף בְּאֶפִּקְרִיסוּתָן. בָּנוֹת עֲנִיִּים — צַד שְׂמֹאל מְמַהֵר לָבֹא, מִפְּנֵי שֶׁשּׁוֹאֲבוֹת כַּדֵּי מַיִם עֲלֵיהֶן. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: מִפְּנֵי שֶׁנּוֹשְׂאִין אֲחֵיהֶן עַל גִּסְסֵיהֶן.Rabbi Chimon ben Elazar dit : chez les filles de riches, le côté droit, c'est-à-dire le sein droit, vient le plus vite, car il frotte contre leur vêtement de dessus, porté par les riches. Chez les filles de pauvres, le côté gauche vient le plus vite, parce qu'elles puisent des cruches d'eau portées de ce côté. Et si tu veux, dis : parce qu'elles portent leurs jeunes frères sur leurs flancs.
- תָּנוּ רַבָּנַן: צַד שְׂמֹאל קוֹדֵם לְצַד יָמִין. רַבִּי חֲנִינָא בֶּן אֲחִי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: מֵעוֹלָם לֹא קָדַם צַד שְׂמֹאל לְצַד יָמִין, חוּץ מֵאַחַת שֶׁהָיְתָה בִּשְׁכוּנָתִי, שֶׁקָּדַם צַד שְׂמֹאל לְצַד יָמִין, וְחָזַר לְאֵיתָנוֹ.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : le côté gauche se développe avant le côté droit. Rabbi 'Hanina, fils du frère de Rabbi Yehochoua, dit : jamais le côté gauche n'a précédé le côté droit, sauf chez une jeune fille qui était dans mon voisinage, chez qui le côté gauche a précédé le côté droit, puis le côté droit est revenu à son état normal.
- תָּנוּ רַבָּנַן: כׇּל הַנִּבְדָּקוֹת נִבְדָּקוֹת עַל פִּי נָשִׁים, וְכֵן הָיָה רַבִּי אֱלִיעֶזֶר מוֹסֵר לְאִשְׁתּוֹ, וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל מוֹסֵר לְאִמּוֹ.Nos Maîtres ont enseigné : toutes celles qui sont examinées pour savoir si leurs signes de puberté sont apparus sont examinées sur la parole de femmes. Et de même, Rabbi Eliézer les remettait à sa femme, et Rabbi Ichmaël les remettait à sa mère.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לִפְנֵי הַפֶּרֶק וּלְאַחַר הַפֶּרֶק — נָשִׁים בּוֹדְקוֹת אוֹתָן, תּוֹךְ הַפֶּרֶק — אֵין נָשִׁים בּוֹדְקוֹת אוֹתָן, שֶׁאֵין מַשִּׂיאִין סְפֵקוֹת עַל פִּי נָשִׁים. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אַף תּוֹךְ הַפֶּרֶק נָשִׁים בּוֹדְקוֹת אוֹתָן, וְנֶאֱמֶנֶת אִשָּׁה לְהַחְמִיר אֲבָל לֹא לְהָקֵל.Rabbi Yehouda dit : avant la période (pérèk), c'est-à-dire avant onze ans et un jour, où tout poil trouvé n'est qu'un simple grain de beauté, et après la période, c'est-à-dire à partir de douze ans et un jour, où l'on présume qu'une fille a développé ses poils comme la plupart de celles de son âge, les femmes les examinent et leur parole est reçue ; pendant la période, entre ces deux âges, les femmes ne les examinent pas, car on ne tranche pas des cas de doute sur la parole de femmes. Rabbi Chimon dit : même pendant la période, les femmes les examinent, et une femme est crue pour être strict, mais non pour être indulgent.
- כֵּיצַד? ״גְּדוֹלָה הִיא״ — שֶׁלֹּא תְּמָאֵן, ״קְטַנָּה הִיא״ — שֶׁלֹּא תַּחְלוֹץ.Comment cela ? Si elle dit : « Elle est majeure », elle est crue pour qu'elle n'effectue pas le refus (mioun, par lequel une orpheline mariée mineure par sa mère ou ses frères annule son mariage tant qu'elle n'est pas majeure) ; si elle dit : « Elle est mineure », elle est crue pour qu'elle n'accomplisse pas la 'halitsa (cérémonie qui libère la veuve sans enfants du lévirat).
- אֲבָל אֵין נֶאֱמֶנֶת לוֹמַר ״קְטַנָּה הִיא״ שֶׁתְּמָאֵן, וּ״גְדוֹלָה הִיא״ שֶׁתַּחְלוֹץ.Mais elle n'est pas crue pour dire « Elle est mineure », pour qu'elle effectue le refus, ni « Elle est majeure », pour qu'elle accomplisse la 'halitsa.
- אָמַר מָר: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לִפְנֵי הַפֶּרֶק וּלְאַחַר הַפֶּרֶק נָשִׁים בּוֹדְקוֹת אוֹתָן. בִּשְׁלָמָא לִפְנֵי הַפֶּרֶק בָּעֵי בְּדִיקָה, דְּאִי מִשְׁתַּכְחִי לְאַחַר הַפֶּרֶק — שׁוּמָא נִינְהוּ.Le Maître a dit : Rabbi Yehouda dit : avant la période et après la période, les femmes les examinent. La Guemara objecte : certes, avant la période, il faut un examen, car si ces mêmes poils se trouvent après la période, ce sont des grains de beauté (chouma) et non un signe de maturité.
- אֶלָּא לְאַחַר הַפֶּרֶק, לְמָה לִי בְּדִיקָה? וְהָאָמַר רָבָא: קְטַנָּה שֶׁהִגִּיעָה לִכְלַל שְׁנוֹתֶיהָ אֵינָהּ צְרִיכָה בְּדִיקָה, חֲזָקָה הֵבִיאָה סִימָנִין! כִּי אָמַר רָבָא חֲזָקָה לְמֵיאוּן, אֲבָל לַחֲלִיצָה בָּעֲיָא בְּדִיקָה.Mais après la période, pourquoi ai-je besoin d'un examen ? Rava n'a-t-il pas dit : une mineure qui a atteint le compte de ses années n'a pas besoin d'examen, car il y a présomption qu'elle a présenté des signes ? La Guemara répond : lorsque Rava a dit qu'il y a présomption, c'est pour le refus, qu'elle ne peut plus effectuer ; mais pour la 'halitsa, elle a besoin d'un examen.
- תּוֹךְ הַפֶּרֶק — אֵין נָשִׁים בּוֹדְקוֹת אוֹתָן, קָסָבַר: תּוֹךְ הַפֶּרֶק כִּלְאַחַר הַפֶּרֶק (דָּמֵי).Pendant la période, les femmes ne les examinent pas : il estime, lui, Rabbi Yehouda, que pendant la période, c'est comme après la période (c'est assimilé) : les signes qui apparaissent alors sont de vrais signes, et elle devient majeure.
- וּלְאַחַר הַפֶּרֶק, דְּאִיכָּא חֲזָקָה דְּרָבָא — סָמְכִינַן אַנָּשִׁים וּבָדְקִי. תּוֹךְ הַפֶּרֶק, דְּלֵיכָּא חֲזָקָה דְּרָבָא — לָא סָמְכִינַן אַנָּשִׁים וְלָא בָּדְקִי נָשִׁים.Et après la période, où il y a la présomption de Rava, nous nous fondons sur les femmes et elles examinent ; pendant la période, où il n'y a pas la présomption de Rava, nous ne nous fondons pas sur les femmes et les femmes n'examinent pas.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אַף תּוֹךְ הַפֶּרֶק, נָשִׁים בּוֹדְקוֹת אוֹתָן. קָסָבַר: תּוֹךְ הַפֶּרֶק כְּלִפְנֵי הַפֶּרֶק, וּבָעֲיָא בְּדִיקָה, דְּאִי מִשְׁתַּכְחִי לְאַחַר הַפֶּרֶק — שׁוּמָא נִינְהוּ.Rabbi Chimon dit : même pendant la période, les femmes les examinent. Il estime que pendant la période, c'est comme avant la période, de sorte qu'elle reste mineure quel que soit le résultat, et elle a besoin d'un examen seulement parce que si ces mêmes poils se trouvent après la période, ce sont des grains de beauté.
- וְנֶאֱמֶנֶת אִשָּׁה לְהַחְמִיר, אֲבָל לֹא לְהָקֵל. הַאי מַאן קָתָנֵי לַהּ? אִיבָּעֵית אֵימָא: רַבִּי יְהוּדָה, וְאַתּוֹךְ הַפֶּרֶק.« Et une femme est crue pour être strict, mais non pour être indulgent. » Qui enseigne cela ? Si tu veux, dis : c'est Rabbi Yehouda, et cela se rapporte à pendant la période.
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