Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַכַּף.le kaf (renflement au-dessus de la matrice).
- וְכֵן הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן (בֶּן יוֹחַי) אוֹמֵר: שְׁלֹשָׁה סִימָנִין נָתְנוּ חֲכָמִים בָּאִשָּׁה מִלְּמַטָּה, וּכְנֶגְדָּן מִלְּמַעְלָה. פַּגָּה מִלְּמַעְלָה — בְּיָדוּעַ שֶׁלֹּא הֵבִיאָה שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת, בּוֹחַל מִלְּמַעְלָה — בְּיָדוּעַ שֶׁהֵבִיאָה שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת, צֶמֶל מִלְּמַעְלָה — בְּיָדוּעַ שֶׁנִּתְמַעֵךְ הַכַּף.Et ainsi disait Rabbi Chimon (ben Yo'haï) : Les Sages ont donné trois signes chez la femme en bas, et trois qui leur correspondent en haut. S'il y a l'état de paga (figue verte) en haut, il est notoire qu'elle n'a pas produit deux poils ; bo'hal (figue mûrissante) en haut, il est notoire qu'elle a produit deux poils ; tsémel (figue mûre) en haut, il est notoire que le kaf s'est amolli.
- מַאי כַּף? אָמַר רַב הוּנָא: מָקוֹם תָּפוּחַ יֵשׁ לְמַעְלָה מֵאוֹתוֹ מָקוֹם, כֵּיוָן שֶׁמְּגַדֶּלֶת מִתְמַעֵךְ וְהוֹלֵךְ. שָׁאֲלוּ אֶת רַבִּי: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי מִי? (שְׁלַח לְהוּ) [אָמַר לָהֶן]: כְּדִבְרֵי כּוּלָּן לְהַחְמִיר.Qu'est-ce que le kaf ? Rav Houna a dit : Il y a un endroit renflé au-dessus de ce lieu, et lorsqu'elle grandit, il s'amollit progressivement. Ils ont demandé à Rabbi Yehouda HaNassi : À l'avis de qui la halakha est-elle conforme ? (Il leur a envoyé) [Il leur a dit] : À l'avis de tous, pour être strict.
- רַב פָּפָּא וְרַב חִינָּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא, חַד מַתְנֵי אַהָא, וְחַד מַתְנֵי אַחָצֵר צוֹרִית, דִּתְנַן: אֵיזוֹהִי חָצֵר צוֹרִית שֶׁחַיֶּיבֶת בְּמַעֲשֵׂר? רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: חָצֵר הַצּוֹרִית שֶׁהַכֵּלִים נִשְׁמָרִים בְּתוֹכָהּ.Rav Pappa et Rav 'Hinnana fils de Rav Ika : l'un enseigne cette réponse à propos de ceci, et l'autre l'enseigne à propos de la cour tyrienne, car nous avons appris (Michna Maasrot 3, 5) : Quelle est la cour tyrienne, qui rend les produits soumis au maasser (dîme) ? Rabbi Chimon dit : La cour tyrienne, c'est celle où les objets sont en sûreté.
- מַאי ״חָצֵר הַצּוֹרִית״? אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חַנָּה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁכֵּן בְּצוֹר מוֹשִׁיבִין שׁוֹמֵר עַל פֶּתַח הֶחָצֵר. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: כֹּל שֶׁאֶחָד פּוֹתֵחַ וְאֶחָד נוֹעֵל — פְּטוּרָה.Qu'est-ce que la « cour tyrienne » ? Rabba bar bar 'Hanna a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : C'est qu'à Tyr, on place un gardien à l'entrée de la cour. Rabbi Akiva dit : Toute cour où l'un ouvre et l'autre ferme est exempte.
- רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: כֹּל שֶׁאֵין אָדָם בּוֹשׁ לֶאֱכוֹל בְּתוֹכָהּ — חַיֶּיבֶת. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כֹּל שֶׁנִּכְנָסִים לָהּ וְאֵין אוֹמְרִים לוֹ ״מָה אַתָּה מְבַקֵּשׁ״ — פְּטוּרָה.Rabbi Ne'hémia dit : Toute cour où un homme n'a pas honte de manger est soumise au maasser. Rabbi Yossé dit : Toute cour où l'on entre sans qu'on dise au visiteur : « Que cherches-tu ? » est exempte.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שְׁתֵּי חֲצֵרוֹת זוֹ לִפְנִים מִזּוֹ — הַפְּנִימִית חַיֶּיבֶת, וְהַחִיצוֹנָה פְּטוּרָה.Rabbi Yehouda dit : S'il y a deux cours, l'une à l'intérieur de l'autre, l'intérieure est soumise au maasser et l'extérieure est exempte, car on la traverse librement.
- שָׁאֲלוּ אֶת רַבִּי: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי מִי? אֲמַר (לְהוּ) [לָהֶן]: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי כּוּלָּן לְהַחְמִיר.Selon l'un des deux Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara), c'est ici que l'on a demandé à Rabbi : À l'avis de qui la halakha est-elle conforme ? Il leur a dit : La halakha est conforme à l'avis de tous, pour être strict.
- מַתְנִי' בַּת עֶשְׂרִים שָׁנָה שֶׁלֹּא הֵבִיאָה שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת — תָּבִיא רְאָיָה שֶׁהִיא בַּת עֶשְׂרִים שָׁנָה, וְהִיא אַיְילוֹנִית — לֹא חוֹלֶצֶת וְלֹא מִתְיַבֶּמֶת.MICHNA. Une femme de vingt ans qui n'a pas produit deux poils doit apporter la preuve qu'elle a vingt ans, et elle est aïlonit (femme stérile de naissance) ; si son mari meurt sans enfant, elle n'accomplit ni la 'halitsa (déchaussement libérant la veuve du lévirat) ni le yiboum (lévirat).
- בֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה שֶׁלֹּא הֵבִיא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת — יָבִיאוּ רְאָיָה שֶׁהוּא בֶּן עֶשְׂרִים שָׁנָה, וְהוּא סָרִיס, לֹא חוֹלֵץ וְלֹא מְיַבֵּם. אֵלּוּ דִּבְרֵי בֵּית הִלֵּל. בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: זֶה וָזֶה בֶּן שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה.Un homme de vingt ans qui n'a pas produit deux poils : on doit apporter la preuve qu'il a vingt ans, et il est saris (homme stérile), il n'accomplit ni la 'halitsa ni le yiboum : telles sont les paroles de Beit Hillel. Beit Chammaï disent : Pour l'une comme pour l'autre, à dix-huit ans.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: הַזָּכָר — כְּדִבְרֵי בֵּית הִלֵּל, וְהַנְּקֵבָה — כְּדִבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי, שֶׁהָאִשָּׁה מְמַהֶרֶת לָבֹא לִפְנֵי הָאִישׁ.Rabbi Eliézer dit : Pour l'homme, selon les paroles de Beit Hillel, et pour la femme, selon les paroles de Beit Chammaï, car la femme est plus rapide à arriver à maturité que l'homme.
- גְּמָ' וּרְמִינְהִי: אֶחָד לִי בֶּן תֵּשַׁע שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד, וְאֶחָד לִי בֶּן עֶשְׂרִים שֶׁלֹּא הֵבִיא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת!GUEMARA. On leur oppose une autre Michna (Yevamot 96b) : C'est pour moi tout un : celui de neuf ans et un jour, et celui de vingt ans qui n'a pas produit deux poils ! Le second est donc mineur et non saris.
- אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק, אָמַר רַב: וְהוּא שֶׁנּוֹלְדוּ בּוֹ סִימָנֵי סָרִיס. אָמַר רָבָא: דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי ״וְהוּא סָרִיס״, שְׁמַע מִינַּהּ.Rav Chmouel bar Rav Yits'hak a dit au nom de Rav : Notre Michna s'applique à condition que soient apparus chez lui les signes du saris. Rava a dit : C'est aussi précis, car il est enseigné : « et il est saris ». Déduis-en que c'est bien cela.
- וְכִי לֹא נוֹלְדוּ לוֹ סִימָנֵי סָרִיס, עַד כַּמָּה? תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא: עַד רוֹב שְׁנוֹתָיו.Et si les signes du saris ne sont pas apparus chez lui, jusqu'à quand est-il mineur ? Rabbi 'Hiyya a enseigné : Jusqu'à la majorité de ses années (trente-cinq ans, la moitié de soixante-dix).
- כִּי אָתוּ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא, אִי כְּחִישׁ — אֲמַר לְהוּ: ״אַבְרְיוּהּ״. אִי בָּרִיא — אֲמַר לְהוּ: ״אַכְחֲשׁוּהּ״, דְּהָנֵי סִימָנִים זִימְנִין דְּאָתוּ מֵחֲמַת כְּחִישׁוּתָא, זִימְנִין דְּאָתוּ מֵחֲמַת בְּרִיאוּתָא.Lorsqu'on venait devant Rabbi 'Hiyya au sujet d'un jeune homme n'ayant pas produit les signes : s'il était maigre, il leur disait : « Engraissez-le » ; s'il était gras, il leur disait : « Faites-le maigrir », car ces signes viennent parfois de la maigreur, parfois de l'embonpoint.
- אָמַר רַב: הִלְכְתָא בְּכוּלֵּי פִּרְקָא — מֵעֵת לְעֵת. וְעוּלָּא אָמַר: דִּתְנַן תְּנַן, וּדְלָא תְּנַן לָא תְּנַן.Rav a dit : La halakha dans tout le chapitre est : de moment à moment (années pleines). Et Oulla a dit : Ce que nous avons appris avec « et un jour », nous l'avons appris ainsi, et ce que nous n'avons pas appris ainsi, nous ne l'avons pas appris : une partie de la dernière année compte alors comme l'année entière.
- בִּשְׁלָמָא לְעוּלָּא, הַיְינוּ דְקָתָנֵי הָכָא ״יוֹם אֶחָד״, וְהָכָא לָא קָתָנֵי. אֶלָּא לְרַב לִיתְנֵי!Certes, selon Oulla, c'est ce qui explique qu'il enseigne ici (dans les Michnayot précédentes) « un jour », et qu'ici il ne l'enseigne pas. Mais selon Rav, qu'il l'enseigne ici aussi !
- וְעוֹד תָּנֵי: רַבִּי יוֹסֵי בֶּן כִּיפָּר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, שְׁנַת עֶשְׂרִים שֶׁיָּצְאוּ מִמֶּנָּה שְׁלֹשִׁים יוֹם — הֲרֵי הִיא כִּשְׁנַת עֶשְׂרִים לְכׇל דְּבָרֶיהָ, וְכֵן הוֹרָה רַבִּי בְּלוֹד: שְׁנַת שְׁמֹנֶה עֶשְׂרֵה שֶׁיָּצְאוּ מִמֶּנָּה שְׁלֹשִׁים יוֹם — הֲרֵי הִיא כִּשְׁנַת שְׁמֹנֶה עֶשְׂרֵה לְכׇל דְּבָרֶיהָ.Et de plus, il a été enseigné : Rabbi Yossé ben Kippar dit au nom de Rabbi Eliézer : La vingtième année dont trente jours sont écoulés est comme la vingtième année à tous égards ; et ainsi Rabbi a statué à Lod : La dix-huitième année dont trente jours sont écoulés est comme la dix-huitième année à tous égards.
- בִּשְׁלָמָא דְּרַבִּי וּדְרַבִּי יוֹסֵי בֶּן כִּיפָּר לָא קַשְׁיָא, הָא כְּבֵית שַׁמַּאי, הָא כְּבֵית הִילֵּל, אֶלָּא לְרַב קַשְׁיָא!Certes entre les paroles de Rabbi et celles de Rabbi Yossé ben Kippar, il n'y a pas de difficulté : celle-ci suit Beit Chammaï, celle-là suit Beit Hillel ; mais selon Rav, c'est difficile !
- תַּנָּאֵי הִיא, דְּתַנְיָא: שָׁנָה הָאֲמוּרָה בַּקֳּדָשִׁים, שָׁנָה הָאֲמוּרָה בְּבָתֵּי עָרֵי חוֹמָה, שְׁתֵּי שָׁנִים שֶׁבִּשְׂדֵה אֲחוּזָּה.On répond : C'est une divergence de Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna), car il a été enseigné : L'année mentionnée pour les sacrifices, l'année mentionnée pour les maisons des villes fortifiées, les deux années du champ patrimonial,
- שֵׁשׁ שָׁנִים שֶׁבְּעֶבֶד עִבְרִי, וְכֵן שֶׁבַּבֵּן וְשֶׁבַּבַּת — כּוּלָּן מֵעֵת לְעֵת.les six années de l'esclave hébreu, et de même celles du fils et de la fille : toutes se comptent de moment à moment.
- שָׁנָה הָאֲמוּרָה בַּקֳּדָשִׁים מְנָא לַן? אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב, אָמַר קְרָא: ״כֶּבֶשׂ בֶּן שְׁנָתוֹ״, שְׁנָתוֹ שֶׁלּוֹ, וְלֹא שָׁנָה שֶׁל מִנְיַן עוֹלָם.L'année mentionnée pour les sacrifices, d'où le savons-nous ? Rav A'ha bar Yaakov a dit : Le verset dit : « Un agneau dans sa première année » (Lévitique 12, 6) : son année à lui, et non l'année du compte universel.
- שָׁנָה הָאֲמוּרָה בְּבָתֵּי עָרֵי חוֹמָה מְנָלַן? אָמַר קְרָא: ״עַד תֹּם שְׁנַת מִמְכָּרוֹ״ — מִמְכָּרוֹ שֶׁלּוֹ, וְלֹא שָׁנָה שֶׁל מִנְיַן עוֹלָם. שְׁתֵּי שָׁנִים שֶׁבִּשְׂדֵה אֲחוּזָּה מְנָלַן? אָמַר קְרָא: ״בְּמִסְפַּרL'année mentionnée pour les maisons des villes fortifiées, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « Jusqu'à la fin de l'année de sa vente » (Lévitique 25, 29) : sa vente à lui, et non l'année du compte universel. Les deux années du champ patrimonial, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « Selon le nombre
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