Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לִכְשֶׁיַּגְדִּיל יִבְעוֹל וְיִתֵּן גֵּט.Lorsqu'il sera devenu grand, il accomplira la biya (l'acte conjugal, au sens légal), l'acquérant ainsi pleinement, et il donnera un get (un acte de divorce) sans avoir besoin de la 'halitsa.
- מַתְנִי' בַּת אַחַת עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד — נְדָרֶיהָ נִבְדָּקִין. בַּת שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד — נְדָרֶיהָ קַיָּימִין, וּבוֹדְקִין כׇּל שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה.MICHNA : Une fille de onze ans et un jour : ses vœux sont examinés, pour savoir si elle comprend au nom de qui elle a fait vœu. Une fille de douze ans et un jour : ses vœux sont valables sans examen. Et l'on examine durant toute la douzième année.
- בֶּן שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד — נְדָרָיו נִבְדָּקִין, בֶּן שְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד — נְדָרָיו קַיָּימִין, וּבוֹדְקִין כׇּל שְׁלֹשׁ עֶשְׂרֵה.Un garçon de douze ans et un jour : ses vœux sont examinés. Un garçon de treize ans et un jour : ses vœux sont valables. Et l'on examine durant toute la treizième année.
- קוֹדֶם לַזְּמַן הַזֶּה, אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ: ״יוֹדְעִין אָנוּ לְשֵׁם מִי נָדַרְנוּ״, ״לְשֵׁם מִי הִקְדַּשְׁנוּ״ — אֵין נִדְרֵיהֶם נֶדֶר וְאֵין הֶקְדֵּשָׁן הֶקְדֵּשׁ. לְאַחַר הַזְּמַן הַזֶּה, אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ: ״אֵין אָנוּ יוֹדְעִין לְשֵׁם מִי נָדַרְנוּ״, ״לְשֵׁם מִי הִקְדַּשְׁנוּ״ — נִדְרָן נֶדֶר וְהֶקְדֵּשָׁן הֶקְדֵּשׁ.Avant ce temps, même s'ils disent : « Nous savons au nom de qui nous avons fait vœu », « au nom de qui nous avons consacré », leur vœu n'est pas un vœu et leur consécration n'est pas une consécration. Après ce temps, même s'ils disent : « Nous ne savons pas au nom de qui nous avons fait vœu », « au nom de qui nous avons consacré », leur vœu est un vœu et leur consécration est une consécration.
- גְּמָ' וְכֵיוָן דִּתְנָא ״בַּת אַחַת עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד נְדָרֶיהָ נִבְדָּקִין״, ״בַּת שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד נְדָרֶיהָ קַיָּימִין״ לְמָה לִי? סָלְקָא דַעְתָּךְ אָמֵינָא: בּוֹדְקִין לְעוֹלָם, קָא מַשְׁמַע לַן.GUEMARA : Et puisqu'on a enseigné : « une fille de onze ans et un jour, ses vœux sont examinés », pourquoi ai-je besoin de « une fille de douze ans et un jour, ses vœux sont valables » ? Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : on examine toujours ; elle nous fait donc entendre le contraire.
- וְכֵיוָן דְּתָנֵי בַּת ״שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד נְדָרֶיהָ קַיָּימִין״, ״בּוֹדְקִין כׇּל שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה״ לְמָה לִי? סָלְקָא דַעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאָמַר מָר ״שְׁלֹשִׁים יוֹם בַּשָּׁנָה חֲשׁוּבִים שָׁנָה״, הֵיכָא דִּבְדַקְנָא שְׁלֹשִׁים וְלֹא יָדְעָה לְהַפְלוֹת, אֵימָא: תּוּ לָא לִיבְדּוֹק, קָא מַשְׁמַע לַן.Et puisqu'on enseigne : « une fille de douze ans et un jour, ses vœux sont valables », pourquoi ai-je besoin de « on examine durant toute la douzième année » ? Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisque le Maître a dit que trente jours dans l'année comptent pour une année, là où nous avons examiné trente jours et où elle n'a pas su préciser son vœu, dis : on n'examinera plus ; elle nous fait donc entendre le contraire.
- וְלִתְנֵי הָנֵי תַּרְתֵּי בָּבֵי: ״בַּת שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד נְדָרֶיהָ קַיָּימִין, וּבוֹדְקִין כׇּל שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה״. ״בַּת אַחַת עֶשְׂרֵה וְיוֹם אֶחָד נְדָרֶיהָ נִבְדָּקִין״ לְמָה לִי?Et qu'on enseigne seulement ces deux clauses : « une fille de douze ans et un jour, ses vœux sont valables, et l'on examine durant toute la douzième année ». Pourquoi ai-je besoin de « une fille de onze ans et un jour, ses vœux sont examinés » ?
- אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַעְתָּךְ אָמֵינָא: סְתָמָא — בִּשְׁתֵּים עֶשְׂרֵה בָּעֲיָא בְּדִיקָה, בְּאַחַת עֶשְׂרֵה לָא בָּעֲיָא בְּדִיקָה, וְהֵיכָא דְּחָזֵינַן לַהּ דַּחֲרִיפָא טְפֵי — (מִיבַּדְקָה) [לִיבְדְּקַהּ] בְּאַחַת עֶשְׂרֵה, קָא מַשְׁמַע לַן.C'était nécessaire. Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : ordinairement, elle requiert un examen dans la douzième année, et dans la onzième elle ne requiert pas d'examen ; mais là où nous voyons qu'elle est particulièrement vive, qu'on l'examine dans la onzième ; elle nous fait donc entendre le contraire.
- קוֹדֶם הַזְּמַן הַזֶּה וְאַחַר הַזְּמַן הַזֶּה, לְמָה לִי? סָלְקָא דַעְתָּךְ אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלָא קָאָמְרִי אִינְהוּ, אֲבָל הֵיכָא דְּקָאָמְרִי אִינְהוּ — נִסְמוֹךְ עֲלַיְיהוּ, קָא מַשְׁמַע לַן.Pourquoi ai-je besoin de « avant ce temps » et de « après ce temps » ? Il aurait pu te venir à l'esprit de dire : ces paroles valent là où ils ne le disent pas eux-mêmes, mais là où ils le disent eux-mêmes, appuyons-nous sur eux ; elle nous fait donc entendre le contraire.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵלּוּ דִּבְרֵי רַבִּי. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: דְּבָרִים הָאֲמוּרִים בְּתִינוֹקֶת — בְּתִינוֹק אֲמוּרִים, דְּבָרִים הָאֲמוּרִים בְּתִינוֹק — בְּתִינוֹקֶת אֲמוּרִים.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Ce sont les paroles de Rabbi. Rabbi Chimon ben Élazar dit : Les choses dites de la fille sont dites du garçon, et les choses dites du garçon sont dites de la fille.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי? דִּכְתִיב ״וַיִּבֶן ה׳ [אֱלֹהִים] אֶת הַצֵּלָע״, מְלַמֵּד שֶׁנָּתַן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בִּינָה יְתֵירָה בָּאִשָּׁה יוֹתֵר מִבָּאִישׁ.Rav 'Hisda a dit : Quelle est la raison de Rabbi ? Comme il est écrit : « Et Hachem [D.ieu] construisit la côte » (Genèse 2, 22), le mot « construisit » (vayyivèn) évoquant bina, l'intelligence : cela enseigne que le Saint, béni soit-Il, a donné à la femme une intelligence supérieure à celle de l'homme.
- וְאִידַּךְ, הַהוּא מִבָּעֵי לֵיהּ לְכִדְרֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן מְנַסְיָא: ״וַיִּבֶן ה׳ [אֱלֹהִים] אֶת הַצֵּלָע אֲשֶׁר לָקַח מִן הָאָדָם לְאִשָּׁה וַיְבִאֶהָ אֶל הָאָדָם״ — מְלַמֵּד שֶׁקִּלְּעָהּ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְחַוָּה וֶהֱבִיאָהּ אֵצֶל אָדָם הָרִאשׁוֹן, שֶׁכֵּן בִּכְרַכֵּי הַיָּם קוֹרִין לְקַלָּעִיתָא — בַּנָּיְיתָא.Et l'autre Sage ? Il a besoin de ce verset pour ce qu'a dit Rech Lakich. Car Rech Lakich a dit au nom de Rabbi Chimon ben Menasya : « Et Hachem [D.ieu] construisit la côte qu'Il avait prise à l'homme pour en faire une femme, et Il l'amena à l'homme » (Genèse 2, 22) : cela enseigne que le Saint, béni soit-Il, a tressé les cheveux de 'Hava et l'a amenée auprès d'Adam, le premier homme. Car dans les villes de la mer, on appelle la tresse banayta (la « construction »).
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר מַאי טַעְמֵיהּ? אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק: מִתּוֹךְ שֶׁהַתִּינוֹק מָצוּי בְּבֵית רַבּוֹ, נִכְנֶסֶת בּוֹ עַרְמוּמִית תְּחִלָּה.Et Rabbi Chimon ben Élazar, quelle est sa raison ? Rav Chmouel bar Rav Yits'hak a dit : Parce que le garçon se trouve souvent dans la maison de son maître, l'astuce entre en lui en premier.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: תּוֹךְ זְמַן — כְּלִפְנֵי זְמַן, אוֹ כִּלְאַחַר זְמַן?Ils ont posé la question : Pendant le temps (l'année d'examen) est-il comme avant le temps, ou comme après le temps ?
- לְמַאי הִלְכְתָא? אִי לִנְדָרִים — לָאו כְּלִפְנֵי זְמַן דָּמְיָא, וְלָאו כִּלְאַחַר זְמַן דָּמְיָא.Pour quelle halakha ? Si c'est pour les vœux, il n'est ni comme avant le temps, ni comme après le temps : on l'examine.
- אֶלָּא, לָעֳונָשִׁין מַאי? רַב וְרַבִּי חֲנִינָא דְּאָמְרִי תַרְוַויְיהוּ: תּוֹךְ זְמַן כְּלִפְנֵי זְמַן, רַבִּי יוֹחָנָן וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי דְּאָמְרִי תַרְוַויְיהוּ: תּוֹךְ זְמַן כִּלְאַחַר זְמַן.Mais pour les peines, qu'en est-il ? Celui qui a présenté les signes de puberté pendant ce temps est-il passible ? Rav et Rabbi 'Hanina ont dit tous deux : Pendant le temps est comme avant le temps. Rabbi Yo'hanan et Rabbi Yehochoua ben Lévi ont dit tous deux : Pendant le temps est comme après le temps.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, וְסִימָנָיךְ ״וְזֹאת לְפָנִים בְּיִשְׂרָאֵל״.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Et ton moyen mnémotechnique est : « Et ceci [féminin] était autrefois (lefanim, littéralement « avant ») en Israël » (Ruth 4, 7) : celui dont le nom a une forme féminine, 'Hanina, dit « avant ».
- מֵתִיב רַב הַמְנוּנָא: אַחַר זְמַן הַזֶּה, אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ ״אֵין אָנוּ יוֹדְעִים לְשֵׁם מִי נָדַרְנוּ״, ״לְשֵׁם מִי הִקְדַּשְׁנוּ״ — נִדְרֵיהֶם נֶדֶר וְהֶקְדֵּשָׁן הֶקְדֵּשׁ. הָא תּוֹךְ זְמַן — כְּלִפְנֵי זְמַן!Rav Hamnouna a objecté : « Après ce temps, même s'ils disent : Nous ne savons pas au nom de qui nous avons fait vœu, au nom de qui nous avons consacré, leur vœu est un vœu et leur consécration est une consécration. » Il s'ensuit que pendant le temps est comme avant le temps !
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: אֵימָא רֵישָׁא — קוֹדֶם הַזְּמַן הַזֶּה, אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ ״יוֹדְעִים אָנוּ לְשֵׁם מִי נָדַרְנוּ״, ״לְשֵׁם מִי הִקְדַּשְׁנוּ״ — אֵין נִדְרֵיהֶם נֶדֶר וְאֵין הֶקְדֵּשָׁן הֶקְדֵּשׁ. הָא תּוֹךְ זְמַן — כִּלְאַחַר זְמַן!Rava lui a dit : Dis donc le début : « Avant ce temps, même s'ils disent : Nous savons au nom de qui nous avons fait vœu, au nom de qui nous avons consacré, leur vœu n'est pas un vœu et leur consécration n'est pas une consécration. » Il s'ensuit que pendant le temps est comme après le temps !
- וְלָא הִיא, רָבָא קָטָעֵי. הוּא סָבַר רַב הַמְנוּנָא מִמִּשְׁנָה יְתֵירָה קָדָיֵיק, וְאַדְּדָיֵיק מִסֵּיפָא — לֵידוּק מֵרֵישָׁא.Et il n'en est rien : Rava s'est trompé. Il pensait que Rav Hamnouna déduisait d'une clause superflue de la Michna, et qu'au lieu de déduire de la fin, il n'y avait qu'à déduire du début.
- וְלָא הִיא, רַב הַמְנוּנָא מִגּוּפָא דְּמַתְנִיתִין קָא דָיֵיק: הָא ״לְאַחַר זְמַן״ הֵיכִי דָּמֵי? אִי דְּלָא אַיְיתִי שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת — קָטָן הוּא, אֶלָּא לָאו דְּאַיְיתִי שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת,Et il n'en est rien : Rav Hamnouna déduit du contenu même de la Michna : ce « après le temps », de quoi s'agit-il ? S'il n'a pas présenté deux poils, c'est un mineur ! Il s'agit donc forcément du cas où il a présenté deux poils,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.