Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָתָם אֵין לָהּ טוּמְאָה בַּחוּץ, הָכָא כִּי נָפֵיק לְבָרַאי לִיטַמֵּי! הָכָא נָמֵי כְּשֶׁיָּצָא לַחוּץ.Rabbi Yirmeya précise : là, pour la carcasse d'oiseau pur avalée, cette impureté particulière n'a pas d'impureté équivalente à l'extérieur, car celui qui se contente de la toucher reste tahor (pur rituellement). Ici, en revanche, s'agissant du sang de l'accouchée, lorsqu'il sort à l'extérieur, qu'il rende impur seulement à ce moment, comme toutes les impuretés qui ne communiquent rien tant qu'elles sont englouties ! Il faut donc dire : ici aussi, Rabbi Zeira parle du cas où il est sorti à l'extérieur après l'immersion de la femme.
- אִי יָצָא לַחוּץ — מַאי לְמֵימְרָא? מַהוּ דְּתֵימָא: מִגּוֹ דְּמַהֲנֵי טְבִילָה לְדָם דְּאִיכָּא גַּוַּאי, תַּהֲנֵי נָמֵי לְהַאי — קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : s'il est sorti à l'extérieur, qu'y a-t-il à dire ? Il est évident que ce sang rend tamé (impur rituellement) ! Elle répond : tu aurais pu dire : puisque l'immersion est efficace pour le sang qui se trouve à l'intérieur de la femme, qu'elle soit efficace aussi pour celui-ci, qui n'est sorti qu'après l'immersion ; il nous enseigne donc qu'il n'en est rien.
- שְׁמַעְתִּין אִיפְּרִיק, אֶלָּא יוֹלֶדֶת: אִי בִּימֵי נִדָּה — נִדָּה, אִי בִּימֵי זִיבָה — זִיבָה.La Guemara objecte : notre enseignement, celui de Rabbi Zeira, est résolu, mais l'accouchée dont parle la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) reste difficile, puisque, selon Rabbi Zeira, le sang ne rend impur qu'une fois sorti. La difficulté initiale revient donc : si elle a vu du sang pendant les jours de nida (période menstruelle), elle est nida, et si c'est pendant les jours de ziva (écoulement hors de la période menstruelle), elle est zava : ces deux cas figurent déjà dans la baraïta !
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? בְּלֵידָה יַבִּשְׁתָּא. לֵידָה יַבִּשְׁתָּא, מַאי מְטַמֵּא בִּפְנִים כְּבַחוּץ אִיכָּא?Elle répond : de quoi nous occupons-nous ici ? D'un accouchement sec, sans écoulement de sang. Elle demande : s'il s'agit d'un accouchement sec, qu'y a-t-il qui rende impur à l'intérieur comme à l'extérieur ? Il n'y a pas de sang du tout !
- כְּגוֹן שֶׁהוֹצִיא וָלָד רֹאשׁוֹ חוּץ לַפְּרוֹזְדוֹר, וְכִדְרַב אוֹשַׁעְיָא, דְּאָמַר רַב אוֹשַׁעְיָא: גְּזֵרָה שֶׁמָּא יוֹצִיא הַוָּלָד רֹאשׁוֹ חוּץ לַפְּרוֹזְדוֹר.Elle répond : il s'agit non du sang, mais du cas où l'enfant a fait sortir sa tête hors du corridor (la partie intérieure du canal génital) : il est alors considéré comme né et rend sa mère impure, bien que le reste de son corps ne soit pas sorti. Et c'est conforme à l'enseignement de Rav Ochaya, car Rav Ochaya a dit, à propos de la sage-femme qui a introduit la main et touché un fœtus mort et qui est tamé : c'est un décret rabbinique, de peur que l'enfant ne fasse sortir sa tête hors du corridor et qu'elle ne le touche alors.
- וְכִי הָהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר לֵיהּ: מַהוּ לְמִמְהַל בְּשַׁבְּתָא? אֲמַר לֵיהּ: שַׁפִּיר דָּמֵי. בָּתַר דִּנְפַק, אָמַר רָבָא: סָלְקָא דַעְתָּךְ דְּהַהוּא גַבְרָא לָא יָדַע דִּשְׁרֵי לְמִמְהַל בְּשַׁבְּתָא?! אֲזַל בָּתְרֵיהּ, אֲמַר לֵיהּ: אֵימָא לִי אִיזִי, גּוּפָא דְּעוֹבָדָא הֵיכִי הֲוָה?Et c'est comme ce cas de l'homme qui vint devant Rava et lui dit : qu'en est-il de circoncire le Chabbat ? Il lui dit : c'est tout à fait permis. Après que l'homme fut sorti, Rava dit en lui-même : te vient-il à l'esprit que cet homme ne savait pas qu'il est permis de circoncire le Chabbat ?! Sa question cachait sûrement autre chose. Il alla après lui et lui dit : dis-moi, mon ami (izi), comment l'affaire elle-même s'est-elle passée ?
- אֲמַר לֵיהּ: שְׁמַעִית וָלָד דְּצָוֵיץ אַפַּנְיָא דְּמַעֲלֵי שַׁבְּתָא, וְלָא אִתְיְלִיד עַד שַׁבְּתָא. אֲמַר לֵיהּ: הַאי הוֹצִיא רֹאשׁוֹ חוּץ לַפְּרוֹזְדוֹר הוּא, וְהָוֵי מִילָה שֶׁלֹּא בִּזְמַנָּהּ, וְכׇל מִילָה שֶׁלֹּא בִּזְמַנָּהּ אֵין מְחַלְּלִין עָלֶיהָ אֶת הַשַּׁבָּת.Il lui dit : j'ai entendu l'enfant crier au soir de la veille de Chabbat, mais il n'est né que le Chabbat. Il lui dit : celui-là a fait sortir sa tête hors du corridor, sinon sa voix n'aurait pas été entendue ; il est donc considéré comme né dès le vendredi et devait être circoncis le vendredi suivant. Et c'est ainsi une circoncision qui n'est pas en son temps, et pour toute circoncision qui n'est pas en son temps, on ne profane pas le Chabbat.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: אוֹתוֹ מָקוֹם שֶׁל אִשָּׁה, בָּלוּעַ הָוֵי אוֹ בֵּית הַסְּתָרִים הָוֵי?Ils ont posé la question : cet endroit de la femme, le vagin, est-il considéré comme englouti (baloua, c'est-à-dire entièrement à l'intérieur du corps) ou est-il une partie cachée (bet hasetarim, un repli du corps) ?
- לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ — כְּגוֹן שֶׁתָּחֲבָה לָהּ חֲבֶירְתָּהּ כְּזַיִת נְבֵלָה בְּאוֹתוֹ מָקוֹם. אִי אָמְרַתְּ בָּלוּעַ הָוֵי — טוּמְאָה בְּלוּעָה לָא מְטַמְּאָה, וְאִי אָמְרַתְּ בֵּית הַסְּתָרִים הָוֵי — נְהִי דִּבְמַגָּע לָא מְטַמְּיָא, בְּמַשָּׂא מִיהָא מְטַמְּיָא!Quelle différence cela fait-il ? La différence apparaît dans le cas où son amie lui a introduit le volume d'une olive de nevéla (carcasse d'animal non abattu rituellement) dans cet endroit. Si tu dis qu'il est englouti, une impureté engloutie ne rend pas impur ; et si tu dis qu'il est une partie cachée, certes elle ne rend pas impure par le contact, mais du moins elle rend impure par le port de la carcasse.
- אַבָּיֵי אָמַר: בָּלוּעַ הָוֵי, רָבָא אָמַר: בֵּית הַסְּתָרִים הָוֵי. אָמַר רָבָא: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דְּתַנְיָא: ״אֶלָּא מִפְּנֵי שֶׁטּוּמְאַת בֵּית הַסְּתָרִים הִיא״.Abayé a dit : il est englouti. Rava a dit : il est une partie cachée. Rava a dit : d'où est-ce que je le déduis ? Car il a été enseigné dans une baraïta, à propos du verset « Et la femme avec laquelle un homme aura couché… » (Lévitique 15, 18) : Rabbi Chimon dit : ce verset ne peut venir enseigner que celui qui touche la semence est impur, car cela est déjà déduit d'un autre verset ; il n'est écrit que parce que c'est une impureté de partie cachée,
- וְטוּמְאַת בֵּית הַסְּתָרִים לֹא מְטַמְּאָה, אֶלָּא שֶׁגְּזֵרַת הַכָּתוּב הִיא.et une impureté de partie cachée ne rend pas impur, si ce n'est que c'est ici un décret de l'Écriture. On voit donc qu'une impureté située dans cet endroit est considérée comme une partie cachée.
- וְאַבַּיֵּי, חֲדָא וְעוֹד קָאָמַר: חֲדָא, דְּטוּמְאָה בְּלוּעָה הִיא; וְעוֹד, אֲפִילּוּ אִם תִּמְצֵי לוֹמַר טוּמְאַת בֵּית הַסְּתָרִים הִיא — אֵינָהּ מְטַמְּאָה, אֶלָּא שֶׁגְּזֵרַת הַכָּתוּב הִיא.Et Abayé, comment répond-il ? Le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) dit une chose et encore une autre : d'une part, c'est une impureté engloutie ; et encore, même si tu en viens à dire que c'est une impureté de partie cachée, elle ne rend pas impur, si ce n'est que c'est un décret de l'Écriture.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: מְקוֹם נִבְלַת עוֹף טָהוֹר — בָּלוּעַ הָוֵי, אוֹ בֵּית הַסְּתָרִים הָוֵי?Ils ont posé la question : l'endroit où agit la carcasse d'oiseau pur, à savoir la gorge, est-il englouti ou est-il une partie cachée ?
- לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? כְּגוֹן שֶׁתָּחַב לוֹ חֲבֵירוֹ כְּזַיִת נְבֵלָה לְתוֹךְ פִּיו. אִי אָמְרַתְּ בָּלוּעַ הָוֵי — טוּמְאָה בְּלוּעָה לָא מְטַמְּיָא, (אֶלָּא אי) [וְאִי] אָמְרַתְּ בֵּית הַסְּתָרִים הָוֵי — נְהִי נָמֵי דִּבְמַגָּע לֹא מְטַמֵּא, בְּמַשָּׂא מִיהָא מְטַמֵּא.Quelle différence cela fait-il ? Dans le cas où son ami lui a introduit le volume d'une olive de nevéla dans la bouche. Si tu dis qu'il est englouti, une impureté engloutie ne rend pas impur ; et si tu dis qu'il est une partie cachée, certes elle ne rend pas impur par le contact, mais du moins elle rend impur par le port.
- אַבָּיֵי אָמַר: בָּלוּעַ הָוֵי, וְרָבָא אָמַר: בֵּית הַסְּתָרִים הָוֵי. אָמַר אַבָּיֵי: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דְּתַנְיָא: יָכוֹל תְּהֵא נִבְלַת בְּהֵמָה מְטַמְּאָה בְּגָדִים אַבֵּית הַבְּלִיעָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״נְבֵלָה וּטְרֵפָה לֹא יֹאכַל לְטׇמְאָה בָהּ״.Abayé a dit : il est englouti, et Rava a dit : il est une partie cachée. Abayé a dit : d'où est-ce que je le déduis ? Car il a été enseigné dans une baraïta : j'aurais pu penser que la carcasse d'un animal rende impurs les vêtements lorsqu'elle est dans la gorge, comme la carcasse d'oiseau pur ; le verset dit : « Une nevéla ou une bête déchirée, il n'en mangera pas pour se rendre impur par elle » (Lévitique 22, 8).
- מִי שֶׁאֵין לָהּ טוּמְאָה אֶלָּא אֲכִילָתָהּ — יָצְתָה זוֹ שֶׁטְּמֵאָה קוֹדֶם שֶׁיֹּאכְלֶנָּה.Ce verset vise celle dont l'impureté n'est que par sa consommation, à savoir la carcasse d'oiseau pur ; est donc exclue celle-ci, la carcasse d'animal, qui est impure avant même qu'on ne la mange, par le contact et le port. Il en ressort, selon Abayé, que ce qui est dans la gorge est englouti.
- וְתֵיתֵי בְּקַל וָחוֹמֶר מִנִּבְלַת עוֹף טָהוֹר, וּמָה נִבְלַת עוֹף טָהוֹר שֶׁאֵין לָהּ טוּמְאָה בַּחוּץ — יֵשׁ לָהּ טוּמְאָה בִּפְנִים, זוֹ שֶׁיֵּשׁ לָהּ טוּמְאָה בַּחוּץ — אֵינוֹ דִּין שֶׁיֵּשׁ לָהּ טוּמְאָה בִּפְנִים?La Guemara objecte : et qu'on le déduise par kal va'homer (raisonnement a fortiori) à partir de la carcasse d'oiseau pur : si la carcasse d'oiseau pur, qui n'a pas d'impureté à l'extérieur, a une impureté à l'intérieur de la gorge, celle-ci, la carcasse d'animal, qui a une impureté à l'extérieur, n'est-il pas logique qu'elle ait une impureté à l'intérieur ?
- אָמַר קְרָא: ״בָּהּ״ — בָּהּ וְלֹא בְּאַחֶרֶת.Elle répond : le verset dit « par elle » : par elle, la carcasse d'oiseau pur, et non par une autre.
- אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״וְהָאוֹכֵל״?Elle demande : s'il en est ainsi, que vient nous apprendre le verset : « Et celui qui mange de sa carcasse lavera ses vêtements » (Lévitique 11, 40) ?
- לִיתֵּן שִׁיעוּר לְנוֹגֵעַ וּלְנוֹשֵׂא, כְּאוֹכֵל — מָה אוֹכֵל בִּכְזַיִת, אַף נוֹגֵעַ וְנוֹשֵׂא בִּכְזַיִת.Elle répond : c'est pour donner une mesure à celui qui touche et à celui qui porte, comme à celui qui mange : de même que celui qui mange est concerné par le volume d'une olive, de même celui qui touche et celui qui porte ne sont concernés que par le volume d'une olive.
- אָמַר רָבָא: שֶׁרֶץ בְּקוּמְּטוֹ — טָהוֹר, נְבֵלָה בְּקוּמְּטוֹ — טָמֵא.Rava a dit : un chérets (cadavre d'un animal rampant impur) dans son repli (koumto, un pli du corps comme l'aisselle) : la personne est tahor ; une nevéla dans son repli : elle est tamé.
- שֶׁרֶץ בְּקוּמְּטוֹ, טָהוֹר — שֶׁרֶץ בִּנְגִיעָה הוּא דִּמְטַמֵּא, וּבֵית הַסְּתָרִים לָאו בַּר מַגָּע הוּא. נְבֵלָה בְּקוּמְּטוֹ, טָמֵא — נְהִי דִּבְמַגָּע לָא מְטַמֵּא, בְּמַשָּׂא מִיהָא מְטַמֵּא.Un chérets dans son repli, il est tahor : car c'est par le contact que le chérets rend impur, et une partie cachée n'est pas susceptible de contact. Une nevéla dans son repli, il est tamé : certes elle ne rend pas impur par le contact, mais du moins elle rend impur par le port.
- שֶׁרֶץ בְּקוּמְּטוֹ, וְהִכְנִיסוֹ לַאֲוִיר הַתַּנּוּר — טָמֵא. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: ״תּוֹכוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא,Rava a dit encore : si l'on a un chérets dans son repli et qu'on l'a fait entrer dans l'espace d'un four de terre, le four est tamé. La Guemara demande : c'est évident ! Elle répond : tu aurais pu dire : « son intérieur » a dit le Miséricordieux, dans le verset « Et tout récipient de terre à l'intérieur duquel il en tombera… » (Lévitique 11, 33),
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.