Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ לְמִרְמֵי חָבִית וּמִקְוֶה וּמָבוֹי — לְהַאיְךְ לִישָּׁנָא אִיכָּא לְמִרְמִינְהוּ, לְהָנֵי לִישָּׁנֵי לֵיכָּא לְמִרְמֵי.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) répond : Il y a une différence entre elles quant à la possibilité d'opposer à Chammaï les cas de la jarre, du mikvé (bain rituel) et de l'impasse : selon cette version-là (Chammaï s'appuie sur le maintien de la présomption), il y a lieu de les opposer ; selon ces autres versions-ci (la femme aurait senti l'écoulement, ou le sang serait sorti dès le début), il n'y a pas lieu de les opposer, car le cas de la femme a sa raison propre.
- וּמַאי אִיכָּא בֵּין הַאי לִישָּׁנָא לְהַאיְךְ לִישָּׁנָא? לְאַבָּיֵי אִיכָּא מוֹךְ,La Guemara demande : Et quelle différence y a-t-il entre cette version-ci (le sang serait sorti dès le début) et cette version-là (elle l'aurait senti) ? Elle répond : Selon Abayé, qui soutient que Chammaï admet l'impureté rétroactive pour celle qui a des relations avec un tampon, il y a une différence dans le cas du tampon (mokh) : si la raison est qu'elle sent l'écoulement, elle n'est pas tamé rétroactivement ; si la raison est que le sang serait sorti dès le début, le tampon a pu le retenir et elle l'est.
- לְרָבָא אִיכָּא מוֹךְ דָּחוּק.Selon Rava, pour qui le sang peut sortir malgré un tampon ordinaire, il y a une différence dans le cas d'un tampon serré, qui empêche le sang de sortir mais n'empêche pas de le sentir.
- תַּנְיָא כִּי הַאי לִישָּׁנָא, דְּאִם אִיתָא דַּהֲוָה דָּם מֵעִיקָּרָא הֲוָה אָתֵי. אָמַר לוֹ הִלֵּל לְשַׁמַּאי: אִי אַתָּה מוֹדֶה בְּקוּפָּה שֶׁנִּשְׁתַּמְּשׁוּ בָּהּ טְהָרוֹת בְּזָוִית זוֹ, וְנִמְצָא שֶׁרֶץ בְּזָוִית אַחֶרֶת, שֶׁטְּהָרוֹת הָרִאשׁוֹנוֹת טְמֵאוֹת? אָמַר לוֹ: אֲבָל!Il a été enseigné (dans une Michna de Teharot) conformément à cette version-ci, à savoir que s'il y avait eu du sang, il serait sorti dès le début : Hillel a dit à Chammaï : N'admets-tu pas le cas d'un panier dans lequel on a utilisé des teharot (denrées conservées en pureté) dans ce coin-ci, et où l'on a trouvé un chérets (cadavre de reptile impur) dans un autre coin : que les teharot précédentes sont tamé (rituellement impures) rétroactivement ? Il lui a dit : Certes !
- וּמָה הֶפְרֵשׁ בֵּין זוֹ לָזוֹ? לָזוֹ יֵשׁ לָהּ שׁוּלַיִם, לְזוֹ אֵין לָהּ שׁוּלַיִם.Hillel poursuit : Et quelle différence y a-t-il entre ce cas et celui-là, entre le panier, où l'impureté est rétroactive, et la femme, où elle ne l'est pas ? Chammaï répond : Celui-ci a un fond, sur lequel il repose, si bien que le chérets a pu y demeurer sans être vu ; celle-là n'a pas de fond : rien ne retient son sang, qui s'écoulerait aussitôt.
- רָבָא אָמַר: טַעְמָא דְשַׁמַּאי מִשּׁוּם בִּטּוּל פְּרִיָּה וּרְבִיָּה. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: אָמַר לוֹ שַׁמַּאי לְהִלֵּל: אִם כֵּן, בִּטַּלְתָּ בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל מִפְּרִיָּה וּרְבִיָּה.Rava a dit : La raison de Chammaï est d'éviter l'abandon de la mitsva (commandement) de croître et multiplier, car un couple craignant une impureté rétroactive s'abstiendrait. Il a été enseigné ainsi également dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Chammaï a dit à Hillel : S'il en est ainsi, tu as fait abandonner aux filles d'Israël la mitsva de croître et multiplier.
- וּמַאן דְּתָנֵי הַאי לִישָּׁנָא, הָא תַּנְיָא כִּי הַאיְךְ לִישָּׁנָא, דְּאִם אִיתָא דַּהֲוָה דָּם מֵעִיקָּרָא הֲוָה אָתֵי. הָתָם, הִלֵּל הוּא דְּקָטָעֵי, הוּא סָבַר טַעְמָא דְּשַׁמַּאי דְּאִם אִיתָא דַּהֲוָה דָּם מֵעִיקָּרָא הֲוָה אָתֵי, וְקָא מַקְשֵׁי לֵיהּ קוּפָּה.La Guemara demande : Et celui qui enseigne cette version-ci (celle de Rava), n'a-t-il pas été enseigné, dans la Michna de Teharot, conformément à cette version-là, à savoir que s'il y avait eu du sang, il serait sorti dès le début ? Elle répond : Là-bas, c'est Hillel qui s'est trompé : lui pensait que la raison de Chammaï était que s'il y avait eu du sang, il serait sorti dès le début, et c'est pourquoi il lui a objecté le cas du panier.
- וְאָמַר לֵיהּ שַׁמַּאי: טַעְמָא דִּידִי מִשּׁוּם בִּטּוּל פְּרִיָּה וּרְבִיָּה, וּלְמַאי דְּקָטָעֵית נָמֵי דְּקָמַקְשֵׁית קוּפָּה — לָזוֹ יֵשׁ לָהּ שׁוּלַיִם, וּלָזוֹ אֵין לָהּ שׁוּלַיִם.Et Chammaï lui a dit : Ma raison est d'éviter l'abandon de la mitsva de croître et multiplier ; mais même selon ton erreur, puisque tu m'objectes le panier, je te réponds : celui-ci a un fond et celle-là n'a pas de fond.
- וּלְמַאן דְּתָנֵי הַאי לִישָּׁנָא, הָא תַּנְיָא כִּי הַאיְךְ לִישָּׁנָא, מִשּׁוּם בִּטּוּל פְּרִיָּה וּרְבִיָּה!La Guemara demande à l'inverse : Et selon celui qui enseigne cette version-ci (le sang serait sorti dès le début), n'a-t-il pas été enseigné, dans la baraïta, conformément à cette version-là : en raison de l'abandon de la mitsva de croître et multiplier ?
- הָכִי קָאָמַר לֵיהּ הִלֵּל לְשַׁמַּאי: אִין, טַעְמָא קָאָמְרַתְּ, דְּאִם אִיתָא דַּהֲוָה דָּם מֵעִיקָּרָא הֲוָה אָתֵי, וּמִיהוּ עֲשֵׂה סְיָיג לִדְבָרֶיךָ, דְּמַאי שְׁנָא מִכׇּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ דְּעָבְדִינַן סְיָיג?Elle répond : Voici ce que Hillel disait à Chammaï : Oui, tu as dit une bonne raison, que s'il y avait eu du sang, il serait sorti dès le début ; néanmoins, fais une clôture à tes paroles en la déclarant tamé rétroactivement : car en quoi ce cas diffère-t-il de toute la Torah, pour laquelle nous faisons une clôture ?
- אֲמַר לֵיהּ: אִם כֵּן, בִּטַּלְתָּ בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל מִפְּרִיָּה וּרְבִיָּה! וְהִלֵּל — מִפְּרִיָּה וּרְבִיָּה מִי קָאָמֵינָא? לִטְהָרוֹת הוּא דְּקָאָמֵינָא!Chammaï lui a dit : S'il en est ainsi, tu as fait abandonner aux filles d'Israël la mitsva de croître et multiplier ! Et Hillel ? Il répondrait : Est-ce donc à propos de la mitsva de croître et multiplier que je parle ? C'est à propos des teharot que je parle !
- וְשַׁמַּאי — לִטְהָרוֹת נָמֵי לָא, דְּאִם כֵּן לִבּוֹ נוֹקְפוֹ וּפוֹרֵשׁ.Et Chammaï ? Même pour les teharot, il ne faut pas instituer cette clôture, car s'il en était ainsi, son cœur le frapperait (le mari scrupuleux serait pris de remords) et il se séparerait de sa femme.
- (שׁוּלַיִם, בְּדוּקִין, מְכוּסִּין בְּזָוִית — סִימָן). אִיתְּמַר: קוּפָּה שֶׁנִּשְׁתַּמְּשׁוּ בָּהּ טְהָרוֹת בְּזָוִית זוֹ, וְנִמְצָא שֶׁרֶץ בְּזָוִית אַחֶרֶת — חִזְקִיָּה אָמַר: טְהָרוֹת הָרִאשׁוֹנוֹת טְהוֹרוֹת, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: טְהָרוֹת הָרִאשׁוֹנוֹת טְמֵאוֹת. וְהָא (בֵּית) שַׁמַּאי וְהִלֵּל מוֹדוּ בְּקוּפָּה דִּטְהָרוֹת הָרִאשׁוֹנוֹת טְמֵאוֹת!(Fond, examinés, couverts, dans un coin : moyen mnémotechnique pour les discussions qui suivent.) Il a été dit (par les Amoraïm) : Un panier dans lequel on a utilisé des teharot dans ce coin-ci, et où l'on a trouvé un chérets dans un autre coin : 'Hizkiya a dit : Les teharot précédentes sont tahor (rituellement pures) ; Rabbi Yo'hanan a dit : Les teharot précédentes sont tamé. La Guemara demande : Mais voici que (la maison de) Chammaï et Hillel admettent, pour le panier, que les teharot précédentes sont tamé ! Comment 'Hizkiya peut-il dire le contraire ?
- כִּי מוֹדוּ שַׁמַּאי וְהִלֵּל בְּקוּפָּה שֶׁיֵּשׁ לָהּ שׁוּלַיִם, כִּי פְּלִיגִי חִזְקִיָּה וְרַבִּי יוֹחָנָן בְּקוּפָּה שֶׁאֵין לָהּ שׁוּלַיִם.Elle répond : Lorsque Chammaï et Hillel l'admettent, c'est pour un panier qui a un fond ; lorsque 'Hizkiya et Rabbi Yo'hanan divergent, c'est pour un panier qui n'a pas de fond : ouvert aux deux bouts, il s'utilise couché et se vide en le relevant d'un côté ; tout en tombe, si bien qu'un chérets présent serait tombé avec les denrées.
- אֵין לָהּ שׁוּלַיִם, מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן? אֵין לָהּ שׁוּלַיִם, וְיֵשׁ לָהּ אֳוגָנִים.La Guemara demande : S'il n'a pas de fond, quelle est la raison de Rabbi Yo'hanan pour le déclarer tamé ? Elle répond : Il n'a pas de fond, mais il a des rebords recourbés vers l'intérieur, qui ont pu retenir le chérets.
- וְהָתַנְיָא: הַמַּדְלֶה עֲשָׂרָה דְּלָיִים מַיִם בְּזֶה אַחַר זֶה, וְנִמְצָא שֶׁרֶץ בְּאֶחָד מֵהֶן — הוּא טָמֵא, וְכוּלָּן טְהוֹרִין. וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם רַבִּי יַנַּאי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁאֵין לָהּ אֳוגָנִים, אֲבָל יֵשׁ לָהּ אֳוגָנִים — כּוּלָּן טְמֵאִין.La Guemara objecte : Mais n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : Celui qui puise dix seaux d'eau l'un après l'autre, et l'on trouve un chérets dans l'un d'eux : celui-là est tamé, et tous les autres sont tahor. Et Rech Lakich a dit au nom de Rabbi Yanaï : On n'a enseigné cela que pour un seau qui n'a pas de rebords, mais s'il a des rebords, tous sont tamé, car les rebords ont pu retenir le chérets à chaque versement.
- לֵימָא חִזְקִיָּה לֵית לֵיהּ דְּרַבִּי יַנַּאי? מַיָּא שָׁרְקִי, פֵּירֵי לָא שָׁרְקִי.Dirons-nous que 'Hizkiya, qui ne craint pas que les rebords du panier aient retenu le chérets, n'admet pas l'opinion de Rabbi Yanaï ? La Guemara répond : L'eau glisse, si bien qu'on n'a pas besoin de retourner entièrement le seau et que les rebords ont pu retenir le chérets ; les fruits ne glissent pas : il faut retourner entièrement le panier, et rien n'y resterait.
- אִי נָמֵי: מַיָּא לָא קָפֵיד עֲלַיְיהוּ, פֵּירֵי קָפֵיד עֲלַיְיהוּ.Ou bien : L'eau, on n'y tient pas, et l'on ne se soucie pas d'en laisser un reste, si bien qu'on ne retourne pas entièrement le seau ; les fruits, on y tient, et l'on retourne le panier pour les faire tous sortir.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: כִּי מוֹדוּ שַׁמַּאי וְהִלֵּל בְּקוּפָּה שֶׁאֵינָהּ בְּדוּקָה,Et si tu veux, dis plutôt : Lorsque Chammaï et Hillel l'admettent, c'est pour un panier qui n'a pas été examiné au moment où l'on y a mis les denrées, si bien qu'il n'a pas de présomption de pureté ;
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