Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לִידֵי חִלּוּל שַׁבָּת. בִּרְבִיעִי וְתוּ לָא? אֵימָא: מֵרְבִיעִי וְאֵילָךְ.à une profanation du Chabbat. En effet, s'ils avaient des relations un dimanche, un lundi ou un mardi, leurs femmes pourraient accoucher un Chabbat, 271, 272 ou 273 jours après la conception. La Guemara demande : Si tel était le souci des premiers hommes pieux, pourquoi n'avaient-ils de relations que le quatrième jour de la semaine et pas plus ? Le jeudi, le vendredi ou le Chabbat, ils auraient également évité toute profanation du Chabbat. Dis plutôt, répond-elle, qu'ils s'unissaient chaque semaine à partir du quatrième jour et au-delà.
- אָמַר מָר זוּטְרָא: מַאי טַעְמַיְיהוּ דַּחֲסִידִים הָרִאשׁוֹנִים? דִּכְתִיב ״וַיִּתֵּן [ה׳] לָהּ הֵרָיוֹן״ — ״הֵרָיוֹן״ בְּגִימַטְרִיָּא מָאתַן וְשִׁבְעִים וְחַד הָווּ.Mar Zoutra a dit : Quelle est la raison des premiers hommes pieux, selon lesquels une femme n'accouche pas avant que 271 jours se soient écoulés depuis la conception ? Car il est écrit à propos de Boaz et de Ruth : « et Hachem lui donna une grossesse (hérayone) » (Ruth 4, 13). « Hérayone » a pour valeur numérique : ce sont deux cent soixante et onze.
- אָמַר מָר זוּטְרָא: אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר יוֹלֶדֶת לְתִשְׁעָה אֵינָהּ יוֹלֶדֶת לִמְקוּטָּעִים, יוֹלֶדֶת לְשִׁבְעָה יוֹלֶדֶת לִמְקוּטָּעִים, שֶׁנֶּאֱמַר ״וַיְהִי לִתְקוּפוֹת הַיָּמִים וַתַּהַר חַנָּה וַתֵּלֶד בֵּן״, מִיעוּט ״תְּקוּפוֹת״ — שְׁנַיִם, מִיעוּט ״יָמִים״ — שְׁנַיִם.Mar Zoutra a dit : Même selon celui qui a dit (Chmouel et les premiers hommes pieux) qu'une femme qui accouche à neuf mois n'accouche pas à des mois incomplets, c'est-à-dire qu'elle porte neuf mois pleins, celle qui accouche à sept mois accouche à des mois incomplets, comme il est dit à propos de la naissance de Chmouel le prophète : « Et ce fut, aux révolutions des jours, que 'Hana conçut et enfanta un fils » (I Samuel 1, 20). Le minimum de « révolutions » (tekoufot, des saisons de trois mois chacune) est deux, soit six mois, et le minimum de « jours » est deux. Chmouel naquit donc au septième mois de la grossesse de 'Hana.
- רַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמְרִים: אֵין קוֹשִׁי יוֹתֵר מִשְּׁתֵּי שַׁבָּתוֹת. אָמַר שְׁמוּאֵל: מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן? דִּכְתִיב: ״וְטָמְאָה שְׁבוּעַיִם כְּנִדָּתָהּ״ — כְּנִדָּתָהּ וְלֹא כְּזִיבָתָהּ, מִכְּלָל דְּזִיבָתָהּ טְהוֹרָה. וְכַמָּה שְׁבוּעַיִם?La Michna enseigne : Rabbi Yossé et Rabbi Chimon disent : Il n'y a pas de douleurs de l'enfantement plus de deux semaines avant la naissance. Chmouel a dit : Quelle est la raison des Rabbanan que sont Rabbi Yossé et Rabbi Chimon ? Car il est écrit à propos de celle qui enfante une fille : « Elle sera impure deux semaines comme en sa nidda » (Lévitique 12, 5) : comme en sa nidda (état de la femme impure par ses règles), mais non comme en sa ziva (flux de sang hors de la période des règles, qui rend la femme zava). On en déduit que sa ziva due aux douleurs de l'enfantement est pure, c'est-à-dire qu'elle ne la rend pas zava. Et combien de temps en est-il ainsi ? Deux semaines.
- תָּנוּ רַבָּנַן: יֵשׁ מְקַשָּׁה עֶשְׂרִים וַחֲמִשָּׁה יוֹם, וְאֵין זִיבָה עוֹלָה בָּהֶן. כֵּיצַד? שְׁנַיִם בְּלֹא עֵת, וְשִׁבְעָה נִדָּה, וּשְׁנַיִם שֶׁלְּאַחַר נִדָּה, וְאַרְבָּעָה עָשָׂר שֶׁהַוָּלָד מְטַהֵר.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Il y a une femme qui a des douleurs, accompagnées d'écoulements de sang, durant vingt-cinq jours avant la naissance, sans que la ziva s'y ajoute. Comment ? Deux jours hors du temps de ses règles (les dixième et onzième jours de la période de ziva), et sept jours de nidda, et deux jours, les premiers de la ziva, qui suivent la nidda, et quatorze jours pendant lesquels l'enfant à naître rend pur le sang qu'elle voit.
- וְאִי אֶפְשָׁר שֶׁתִּתְקַשֶּׁה עֶשְׂרִים וְשִׁשָּׁה יוֹם בְּלֹא וָלָד, וְלֹא תְּהֵא יוֹלֶדֶת בְּזוֹב.Et il est impossible qu'elle ait des douleurs durant vingt-six jours sans enfant sans qu'elle soit une femme qui accouche en état de zov (zava) : vingt-six jours comprennent forcément cinq jours de ziva, dont trois jours consécutifs avec écoulement la rendent grande zava.
- בְּלֹא וָלָד? בִּתְלָתָא נָמֵי סַגִּי! אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: אֵימָא ״בִּמְקוֹם שֶׁיֵּשׁ וָלָד״. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: וְהָא ״בְּלֹא וָלָד״ קָתָנֵי!La Guemara s'interroge : « Sans enfant » ? S'il n'y a pas d'enfant, avec trois jours consécutifs de sang aussi cela suffit pour la rendre zava ! Rav Chéchèt a dit : Dis : « Là où il y a un enfant. » Rava lui a dit : Mais voici que la baraïta enseigne « sans enfant » !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא, הָכִי קָאָמַר: אִי אֶפְשָׁר שֶׁתִּתְקַשֶּׁה עֶשְׂרִים וְשִׁשָּׁה יוֹם בִּמְקוֹם שֶׁיֵּשׁ וָלָד וְלֹא תְּהֵא יוֹלֶדֶת בְּזוֹב, וּבִמְקוֹם שֶׁאֵין וָלָד אֶלָּא נֵפֶל — בִּתְלָתָא נָמֵי הָוְיָא זָבָה, מַאי טַעְמָא? אֵין קוֹשִׁי לִנְפָלִים.Mais alors, Rava a dit : Voici ce qu'elle veut dire : Il est impossible qu'elle ait des douleurs durant vingt-six jours là où il y a un enfant sans qu'elle soit une femme qui accouche en état de zov. Et là où il n'y a pas d'enfant mais seulement un avorton, avec trois jours consécutifs d'écoulement aussi elle devient zava. Quelle en est la raison ? Il n'y a pas de règle de douleurs pour les avortons.
- מַתְנִי' הַמְקַשָּׁה בְּתוֹךְ שְׁמוֹנִים שֶׁל נְקֵבָה — כׇּל דָּמִים שֶׁהִיא רוֹאָה טְהוֹרִין עַד שֶׁיֵּצֵא הַוָּלָד, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר מְטַמֵּא.MICHNA : Celle qui a des douleurs durant les quatre-vingts jours qui suivent la naissance d'une fille (par exemple si elle a conçu pendant les soixante-six jours de pureté, ou si, ayant conçu des jumeaux, elle a enfanté une fille et que le second a tardé) : tout sang qu'elle voit est pur, puisqu'elle est dans ses jours de pureté, jusqu'à ce que l'enfant sorte, moment où elle devient impure comme accouchée. Et Rabbi Eliézer déclare impur le sang dû à ces douleurs.
- אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר: וּמָה בִּמְקוֹם שֶׁהֶחְמִיר בְּדַם הַשּׁוֹפִי, הֵיקֵל בְּדַם הַקּוֹשִׁי; מְקוֹם שֶׁהֵיקֵל בְּדַם הַשּׁוֹפִי, אֵינוֹ דִּין שֶׁנָּקֵל בְּדַם הַקּוֹשִׁי?Ils ont dit à Rabbi Eliézer : C'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : Si, là où la Torah a été sévère pour le sang du repos (choufi, le sang vu sans douleurs, qui rend zava la femme enceinte après ses jours de pureté), elle a été indulgente pour le sang des douleurs (kochi), là où elle a été indulgente pour le sang du repos (durant les jours de pureté), n'est-il pas logique que nous soyons indulgents pour le sang des douleurs ?
- אָמַר לָהֶן: דַּיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן, מִמָּה הֵיקֵל עָלֶיהָ? מִטּוּמְאַת זִיבָה, אֲבָל טְמֵאָה טוּמְאַת נִדָּה.Il leur a dit : Il suffit à ce qui provient du raisonnement d'être comme le cas dont on le tire. Le sang des douleurs durant les jours de pureté ne saurait être traité plus légèrement que le sang des douleurs après ces jours. Sur quoi la Torah a-t-elle été indulgente envers elle ? Sur l'impureté de ziva, mais elle est impure de l'impureté de nidda.
- גְּמָ' תָּנוּ רַבָּנַן: ״תֵּשֵׁב״ — לְרַבּוֹת הַמְקַשָּׁה בְּתוֹךְ שְׁמוֹנִים שֶׁל נְקֵבָה, שֶׁכׇּל דָּמִים שֶׁהִיא רוֹאָה טְהוֹרִין עַד שֶׁיָּצָא הַוָּלָד, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר מְטַמֵּא.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta, sur le verset concernant celle qui enfante une fille : « Elle restera » (Lévitique 12, 5, soixante-six jours pour le sang de pureté) : ce mot vient pour inclure celle qui a des douleurs durant les quatre-vingts jours qui suivent la naissance d'une fille : tout sang qu'elle voit est pur jusqu'à ce que l'enfant soit sorti. Et Rabbi Eliézer déclare impur le sang dû à ces douleurs.
- אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר: וּמָה בִּמְקוֹם שֶׁהֶחְמִיר בְּשׁוֹפִי שֶׁלִּפְנֵי הַוָּלָד, הֵיקֵל בְּשׁוֹפִי שֶׁלְּאַחַר הַוָּלָד; מְקוֹם שֶׁהֵיקֵל בְּקוֹשִׁי שֶׁלִּפְנֵי הַוָּלָד, אֵינוֹ דִּין שֶׁנָּקֵל בְּקוֹשִׁי שֶׁלְּאַחַר הַוָּלָד?Ils ont dit à Rabbi Eliézer : Si, là où la Torah a été sévère pour le repos avant l'enfant (le sang vu sans douleurs avant la naissance rend zava), elle a été indulgente pour le repos après l'enfant (durant les jours de pureté), là où elle a été indulgente pour les douleurs avant l'enfant, n'est-il pas logique que nous soyons indulgents pour les douleurs après l'enfant ?
- אָמַר לָהֶם: דַּיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן, מִמָּה הֵיקֵל עָלֶיהָ? מִטּוּמְאַת זִיבָה, אֲבָל מְטַמְּאָה טוּמְאַת נִדָּה.Il leur a dit : Il suffit à ce qui provient du raisonnement d'être comme le cas dont on le tire. Sur quoi la Torah a-t-elle été indulgente envers elle ? Sur l'impureté de ziva, mais elle rend impure de l'impureté de nidda.
- אָמְרוּ לוֹ: הֲרֵי אָנוּ מְשִׁיבִין לְךָ לָשׁוֹן אַחֵר, וּמָה בִּמְקוֹם שֶׁהֶחְמִיר בְּשׁוֹפִי שֶׁלִּפְנֵי הַוָּלָד — הֵיקֵל בְּקוֹשִׁי שֶׁעִמּוֹ. מָקוֹם שֶׁהֵיקֵל בְּשׁוֹפִי שֶׁלְּאַחַר הַוָּלָד — אֵינוֹ דִּין שֶׁנָּקֵל בְּקוֹשִׁי שֶׁעִמּוֹ?Ils lui ont dit : Voici que nous te répondons d'une autre manière : Si, là où la Torah a été sévère pour le repos avant l'enfant, elle a été indulgente pour les douleurs qui l'accompagnent, là où elle a été indulgente pour le repos après l'enfant, n'est-il pas logique que nous soyons indulgents pour les douleurs qui l'accompagnent ?
- אָמַר לָהֶם: אֲפִילּוּ אַתֶּם מְשִׁיבִין כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ, דַּיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן, מִמָּה הֵיקֵל עָלֶיהָ מִטּוּמְאַת זִיבָה, אֲבָל מְטַמְּאָה טוּמְאַת נִדָּה.Il leur a dit : Même si vous répondiez toute la journée, il suffit à ce qui provient du raisonnement d'être comme le cas dont on le tire. Sur quoi la Torah a-t-elle été indulgente envers elle ? Sur l'impureté de ziva, mais elle rend impure de l'impureté de nidda.
- אָמַר רָבָא: בְּהָא זַכִּינְהוּ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר לְרַבָּנַן, לָאו אָמְרִיתוּ ״דָּמָהּ״ — דָּמָה מֵחֲמַת עַצְמָהּ וְלֹא מֵחֲמַת וָלָד, הָכִי נָמֵי ״וְטָהֲרָה מִמְּקוֹר דָּמֶיהָ״ — דָּמֶיהָ מֵחֲמַת עַצְמָהּ וְלֹא מֵחֲמַת וָלָד.Rava a dit : Par ceci Rabbi Eliézer a vaincu les Rabbanan : N'avez-vous pas dit, sur le verset de la zava (Lévitique 15, 25) : « son sang » : son sang dû à elle-même, et non dû à l'enfant ? De même, « elle sera purifiée de la source de son sang » (Lévitique 12, 7) : son sang dû à elle-même, et non dû à l'enfant. Seul ce sang-là est pur après la naissance, mais non le sang dû aux douleurs d'un enfant à naître.
- אֵימָא: בִּימֵי נִדָּה — נִדָּה, בִּימֵי זִיבָה — טְהוֹרָה? אָמַר קְרָא ״תֵּשֵׁב״ — יְשִׁיבָה אַחַת לְכוּלָּן.La Guemara objecte à Rabbi Eliézer : Dis alors : aux jours de nidda, elle est nidda ; aux jours de ziva, elle est pure ! Le verset dit : « Elle restera » : il y a une seule station pour toutes, c'est-à-dire que tout le sang dû aux douleurs durant les jours de pureté a un seul statut, pur ou impur.
- מַתְנִי' כׇּל אַחַד עָשָׂר יוֹם בְּחֶזְקַת טׇהֳרָה.MICHNA : Durant tous les onze jours de ziva qui suivent les sept jours de nidda, la femme est présumée pure.
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