Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּתַנְיָא: קָטָן וּקְטַנָּה לֹא חוֹלְצִין וְלֹא מְיַבְּמִין, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.C'est Rabbi Méïr, car il a été enseigné dans une baraïta : un garçon mineur et une fille mineure ne font pas la 'halitsa (rite qui dispense du lévirat) et n'accomplissent pas le yiboum (mariage de lévirat), telles sont les paroles de Rabbi Méïr.
- אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי מֵאִיר: יָפֶה אָמַרְתָּ שֶׁאֵין חוֹלְצִין, ״אִישׁ״ כָּתוּב בַּפָּרָשָׁה, וּמַקְּשִׁינַן אִשָּׁה לְאִישׁ. וּמָה טַעַם אֵין מְיַבְּמִין?Ils dirent à Rabbi Méïr : tu as bien dit qu'ils ne font pas la 'halitsa, car « homme » est écrit dans le passage (Deutéronome 25, 7), et nous comparons la femme à l'homme. Mais pour quelle raison n'accomplissent-ils pas le yiboum ?
- אָמַר לָהֶן: קָטָן — שֶׁמָּא יִמָּצֵא סָרִיס, קְטַנָּה — שֶׁמָּא תִּמָּצֵא אַיְלוֹנִית, וְנִמְצְאוּ פּוֹגְעִין בְּעֶרְוָה שֶׁלֹּא בִּמְקוֹם מִצְוָה.Il leur dit : le garçon mineur, de peur qu'il ne se révèle saris (homme incapable de procréer) ; la fille mineure, de peur qu'elle ne se révèle aylonit (femme stérile de naissance) ; et ils se trouveraient toucher à une union interdite là où il n'y a pas de mitsva (commandement).
- וְרַבָּנַן? זִיל בָּתַר רוּבָּא דִּקְטַנִּים, וְרוֹב קְטַנִּים לָאו סָרִיסִים נִינְהוּ; זִיל בָּתַר רוּבָּא דִּקְטַנּוֹת, וְרוֹב קְטַנּוֹת לָאו אַיְלוֹנִיּוֹת נִינְהוּ.Et les Sages ? Suis la majorité des garçons mineurs, et la plupart des garçons mineurs ne sont pas sarissim ; suis la majorité des filles mineures, et la plupart des filles mineures ne sont pas aylonit. On voit donc que Rabbi Méïr se préoccupe de la minorité.
- אֵימַר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי מֵאִיר מִיעוּטָא דִּשְׁכִיחַ, אֲבָל מִיעוּטָא דְּלָא שְׁכִיחַ — מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ?Dis que tu l'as entendu de Rabbi Méïr pour une minorité fréquente ; mais pour une minorité peu fréquente, l'as-tu entendu de lui ?
- הָא נָמֵי מִיעוּטָא דִּשְׁכִיחַ הוּא. דְּתַנְיָא: אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: מַעֲשֶׂה בְּעֵין בּוּל וְהִטְבִּילוּהָ קוֹדֶם לְאִמָּהּ, וְאָמַר רַבִּי: מַעֲשֶׂה בְּבֵית שְׁעָרִים וְהִטְבִּילוּהָ קוֹדֶם לְאִמָּהּ. וְאָמַר רַב יוֹסֵף: מַעֲשֶׂה בְּפוּמְבְּדִיתָא וְהִטְבִּילוּהָ קוֹדֶם לְאִמָּהּ.Celle-ci aussi est une minorité fréquente. Car il a été enseigné : Rabbi Yossé a dit : il y eut un cas à Ein Boul, et on l'a immergée (une nouveau-née ayant vu du sang) avant sa mère. Et Rabbi (Yehouda HaNassi) a dit : il y eut un cas à Beit Chéarim, et on l'a immergée avant sa mère. Et Rav Yossef a dit : il y eut un cas à Poumbedita, et on l'a immergée avant sa mère.
- בִּשְׁלָמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי וּדְרַבִּי — מִשּׁוּם תְּרוּמַת אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, אֶלָּא דְּרַב יוֹסֵף לְמָה לִי? וְהָא אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין תְּרוּמַת חוּץ לָאָרֶץ אֲסוּרָה אֶלָּא בְּמִי שֶׁטּוּמְאָה יוֹצְאָה מִגּוּפוֹ, וְהָנֵי מִילֵּי בַּאֲכִילָה, אֲבָל בִּנְגִיעָה לָא!Certes, pour les cas de Rabbi Yossé et de Rabbi, c'était à cause de la terouma (prélèvement donné au Cohen) de la terre d'Israël. Mais celui de Rav Yossef, pourquoi ? Or Chmouel a dit : la terouma de l'extérieur de la terre d'Israël n'est interdite qu'à celui dont l'impureté sort de son corps, et cela seulement pour la manger, mais non pour la toucher !
- אָמַר מָר זוּטְרָא: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְסוּכָהּ שֶׁמֶן שֶׁל תְּרוּמָה, דְּתַנְיָא: ״וְלֹא יְחַלְּלוּ אֶת קׇדְשֵׁי בְּנֵי יִשְׂרָאֵל אֲשֶׁר יָרִימוּ לַה׳״ — לְרַבּוֹת אֶת הַסָּךְ וְאֶת הַשּׁוֹתֶה.Mar Zoutra a dit : cela n'était nécessaire que pour l'oindre d'huile de terouma, car il a été enseigné : « Ils ne profaneront pas les choses saintes des Bnei Israël, qu'ils prélèvent pour Hachem » (Lévitique 22, 15) : pour inclure celui qui s'oint et celui qui boit.
- שׁוֹתָה לְמָה לִי קְרָא? שְׁתִיָּה בִּכְלַל אֲכִילָה! אֶלָּא, לְרַבּוֹת אֶת הַסָּךְ כַּשּׁוֹתֶה. וְאִיבָּעֵית אֵימָא מֵהָכָא: ״וַתָּבֹא כַמַּיִם בְּקִרְבּוֹ וְכַשֶּׁמֶן בְּעַצְמוֹתָיו״.Pourquoi un verset pour celui qui boit ? Boire est inclus dans manger ! C'est plutôt pour inclure celui qui s'oint comme celui qui boit. Et si tu veux, dis qu'on l'apprend d'ici : « Elle est entrée comme l'eau dans son sein et comme l'huile dans ses os » (Psaumes 109, 18).
- אִי הָכִי דִּידַן נָמֵי?S'il en est ainsi, pour les nôtres aussi ?
- אֲנַן, דְּדָרְשִׁינַן ״אִשָּׁה״ ״וְאִשָּׁה״, וְכִי חָזְיָין (מפרשי) [מַפְרְשִׁינַן] לְהוּ — לָא גְּזַרוּ בְּהוּ רַבָּנַן. אִינְהוּ דְּלָא דָּרְשִׁי ״אִשָּׁה״ ״וְאִשָּׁה״, וְכִי חָזְיָין לָא מַפְרְשִׁי לְהוּ — גְּזַרוּ בְּהוּ רַבָּנַן.Nous, qui interprétons « femme » et « et une femme », et qui, lorsqu'elles voient du sang, les séparons des choses saintes, les Sages n'ont pas décrété à leur sujet. Eux, qui n'interprètent pas « femme » et « et une femme », et qui, lorsqu'elles voient du sang, ne les séparent pas, les Sages ont décrété à leur sujet.
- מַאי ״אִשָּׁה״ ״וְאִשָּׁה״? דְּתַנְיָא: ״אִשָּׁה״ — אֵין לִי אֶלָּא אִשָּׁה, תִּינוֹקֶת בַּת יוֹם אֶחָד לְנִדָּה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאִשָּׁה״.Qu'est-ce que « femme » et « et une femme » ? Car il a été enseigné : « femme » : je n'ai là qu'une femme ; d'où sait-on qu'une fillette d'un jour est concernée par la nidda ? Le verset dit : « et une femme ».
- אַלְמָא, כִּי מְרַבֵּי קְרָא בַּת יוֹם אֶחָד מְרַבֵּי, וּרְמִינְהוּ: ״אִשָּׁה״ — אֵין לִי אֶלָּא אִשָּׁה, תִּינוֹקֶת בַּת שָׁלֹשׁ שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד לְבִיאָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאִשָּׁה״!On voit donc que, lorsque le verset inclut, il inclut l'enfant d'un jour. Or on oppose à cela : « femme » : je n'ai là qu'une femme ; d'où sait-on qu'une fille de trois ans et un jour est concernée par l'impureté légale de la bia (Lévitique 15, 18) ? Le verset dit : « et une femme » !
- אָמַר רָבָא: הִלְכְתָא נִינְהוּ, וְאַסְמְכִינְהוּ רַבָּנַן אַקְּרָאֵי. הֵי קְרָא וְהֵי הִלְכְתָא? אִילֵּימָא בַּת יוֹם אֶחָד — הִלְכְתָא, בַּת שָׁלֹשׁ שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד — קְרָא, קְרָא סְתָמָא כְּתִיב!Rava a dit : ce sont des halakhot transmises à Moché au Sinaï, et les Sages les ont appuyées sur les versets. Laquelle vient du verset et laquelle est une halakha ? Si l'on dit que l'enfant d'un jour est une halakha et que celle de trois ans et un jour vient du verset, le verset est écrit sans précision !
- אֶלָּא בַּת שָׁלֹשׁ שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד — הִלְכְתָא, בַּת יוֹם אֶחָד — קְרָא, וּמֵאַחַר דְּהִלְכְתָא, קְרָא לָמָּה לִי?C'est plutôt celle de trois ans et un jour qui est une halakha, et celle d'un jour qui vient du verset. Mais puisque c'est une halakha, pourquoi ai-je besoin d'un verset ?
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