Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁמְּשַׁהִין עַצְמָן בַּבֶּטֶן כְּדֵי שֶׁיַּזְרִיעוּ נְשׁוֹתֵיהֶן תְּחִלָּה, שֶׁיְּהוּ בְּנֵיהֶם זְכָרִים — מַעֲלֶה עֲלֵיהֶן הַכָּתוּב כְּאִילּוּ הֵם מַרְבִּים בָּנִים וּבְנֵי בָּנִים. וְהַיְינוּ דְּאָמַר רַב קַטִּינָא: יָכוֹלְנִי לַעֲשׂוֹת כׇּל בָּנַי זְכָרִים. אָמַר רָבָא: הָרוֹצֶה לַעֲשׂוֹת כׇּל בָּנָיו זְכָרִים — יִבְעוֹל וְיִשְׁנֶה.ils se retiennent dans le ventre de leur épouse, afin que leurs femmes émettent leur semence les premières, pour que leurs enfants soient des garçons, le verset le leur compte comme s'ils avaient beaucoup de fils et de petits-fils. Et c'est ce qu'a dit Rav Katina : je pourrais faire que tous mes enfants soient des garçons. Rava a dit : celui qui veut que tous ses enfants soient des garçons, qu'il s'unisse à sa femme et recommence.
- וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק, אָמַר רַבִּי אַמֵּי: אֵין אִשָּׁה מִתְעַבֶּרֶת אֶלָּא סָמוּךְ לְוִסְתָּהּ, שֶׁנֶּאֱמַר ״הֵן בְּעוֹוֹן חוֹלָלְתִּי״.Et Rabbi Its'hak a dit au nom de Rabbi Ami : une femme ne conçoit que près de ses règles, comme il est dit : « Voici, dans la faute j'ai été enfanté » (Psaumes 51, 7) : la faute évoque le temps proche de ses règles, où l'union est interdite.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: סָמוּךְ (לטבילה) [לִטְבִילָתָהּ], שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבְחֵטְא יֶחֱמַתְנִי אִמִּי״.Et Rabbi Yo'hanan a dit : elle ne conçoit que près de son immersion au mikvé (bain rituel), comme il est dit : « et dans le péché ('hèt) ma mère m'a conçu » (Psaumes 51, 7).
- מַאי מַשְׁמַע דְּהַאי ״חֵטְא״ לִישָּׁנָא דְּדַכּוֹיֵי הוּא? דִּכְתִיב ״וְחִטֵּא אֶת הַבַּיִת״, וּמְתַרְגְּמִינַן ״וִידַכֵּי יָת בֵּיתָא״. וְאִי בָּעֵית אֵימָא מֵהָכָא: ״תְּחַטְּאֵנִי בְּאֵזוֹב וְאֶטְהָר״.D'où déduit-on que ce mot 'hèt est un terme de purification ? Car il est écrit : « Il purifiera (vé'hité) la maison » (Lévitique 14, 52), et nous traduisons en araméen : « il purifiera la maison ». Et si tu veux, dis qu'on l'apprend d'ici : « Purifie-moi (te'haténi) avec l'hysope et je serai pur » (Psaumes 51, 9).
- וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק, אָמַר רַבִּי אַמֵּי: כֵּיוָן שֶׁבָּא זָכָר בָּעוֹלָם — בָּא שָׁלוֹם בָּעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר ״שִׁלְחוּ כַר מוֹשֵׁל אֶרֶץ״. ״זָכָר״ — זֶה כַּר.Et Rabbi Its'hak a dit au nom de Rabbi Ami : dès qu'un garçon vient au monde, la paix vient au monde, comme il est dit : « Envoyez l'agneau (kar) au maître du pays » (Isaïe 16, 1) : ce présent au souverain est un signe de paix. Le mot zakhar (garçon) se lit : zé kar, « celui-ci est un agneau ».
- וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק דְּבֵי רַבִּי אַמֵּי: בָּא זָכָר בָּעוֹלָם — בָּא כִּכָּרוֹ בְּיָדוֹ, ״זָכָר״ — זֶה כַּר, דִּכְתִיב: ״וַיִּכְרֶה לָהֶם כֵּרָה גְדוֹלָה״.Et Rabbi Its'hak de l'école de Rabbi Ami a dit : un garçon vient au monde, son pain vient dans sa main, c'est-à-dire qu'il pourvoit à sa subsistance. Zakhar : zé kar, comme il est écrit : « Il leur prépara un grand repas (kéra) » (II Rois 6, 23).
- נְקֵבָה — אֵין עִמָּהּ כְּלוּם, נְקֵבָה — נְקִיָּיה בָּאָה, עַד דְּאָמְרָה: ״מְזוֹנֵי״ — לָא יָהֲבִי לַהּ, דִּכְתִיב: ״נׇקְבָה שְׂכָרְךָ עָלַי וְאֶתֵּנָה״.Une fille : rien ne vient avec elle ; nekéva (fille) se lit : nekiya baa, elle vient démunie ; tant qu'elle ne dit pas : « ma nourriture », on ne lui donne rien, comme il est écrit : « Fixe (nokva) ton salaire à ma charge et je le donnerai » (Genèse 30, 28), Lavan ne payant Yaakov que s'il réclamait.
- שָׁאֲלוּ תַּלְמִידָיו אֶת רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: מִפְּנֵי מָה אָמְרָה תּוֹרָה יוֹלֶדֶת מְבִיאָה קׇרְבָּן? אָמַר לָהֶן: בְּשָׁעָה שֶׁכּוֹרַעַת לֵילֵד, קוֹפֶצֶת וְנִשְׁבַּעַת שֶׁלֹּא תִּזָּקֵק לְבַעְלָהּ, לְפִיכָךְ אָמְרָה תּוֹרָה תָּבִיא קׇרְבָּן.Ses disciples demandèrent à Rabbi Chimon ben Yo'haï : pourquoi la Torah a-t-elle dit que l'accouchée apporte un sacrifice ? Il leur dit : au moment où elle s'accroupit pour enfanter, elle se précipite et jure de ne plus s'unir à son mari. C'est pourquoi la Torah a dit qu'elle apportera un sacrifice.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב יוֹסֵף: וְהָא מְזִידָה הִיא, וּבַחֲרָטָה תַּלְיָא מִילְּתָא! וְעוֹד — קׇרְבַּן שְׁבוּעָה (בעי) [בָּעֲיָא] אֵיתוֹיֵי!Rav Yossef objecta : mais elle transgresse sciemment, et la chose dépend du regret, c'est-à-dire d'une annulation du serment par un Sage ! De plus, elle devrait apporter le sacrifice du serment, qui est une brebis ou une chèvre, et non des oiseaux !
- וּמִפְּנֵי מָה אָמְרָה תּוֹרָה זָכָר לְשִׁבְעָה וּנְקֵבָה לְאַרְבָּעָה עָשָׂר? זָכָר, שֶׁהַכֹּל שְׂמֵחִים בּוֹ — מִתְחָרֶטֶת לְשִׁבְעָה. נְקֵבָה, שֶׁהַכֹּל עֲצֵבִים בָּהּ — מִתְחָרֶטֶת לְאַרְבָּעָה עָשָׂר.Et pourquoi la Torah a-t-elle dit que la mère d'un garçon est impure sept jours et celle d'une fille quatorze ? Un garçon, dont tous se réjouissent : elle regrette son serment au bout de sept jours. Une fille, dont tous s'attristent : elle le regrette au bout de quatorze.
- וּמִפְּנֵי מָה אָמְרָה תּוֹרָה מִילָה לִשְׁמוֹנָה? שֶׁלֹּא יְהוּ כּוּלָּם שְׂמֵחִים וְאָבִיו וְאִמּוֹ עֲצֵבִים.Et pourquoi la Torah a-t-elle dit que la circoncision a lieu le huitième jour ? Pour qu'il n'arrive pas que tous se réjouissent au repas alors que son père et sa mère sont tristes, leur étant encore interdits l'un à l'autre.
- תַּנְיָא, הָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מִפְּנֵי מָה אָמְרָה תּוֹרָה נִדָּה לְשִׁבְעָה? מִפְּנֵי שֶׁרָגִיל בָּהּ וְקָץ בָּהּ. אָמְרָה תּוֹרָה: ״תְּהֵא טְמֵאָה שִׁבְעָה יָמִים״, כְּדֵי שֶׁתְּהֵא חֲבִיבָה עַל בַּעְלָהּ כִּשְׁעַת כְּנִיסָתָהּ לַחוּפָּה.Il a été enseigné : Rabbi Méïr disait : pourquoi la Torah a-t-elle dit que la nidda (femme impure du fait de ses menstrues) est interdite sept jours ? Parce que le mari s'habitue à elle et se lasse d'elle. La Torah a dit : qu'elle soit impure sept jours, afin qu'elle soit chère à son mari comme à l'heure de son entrée sous le dais nuptial.
- שָׁאֲלוּ תַּלְמִידָיו אֶת רַבִּי דּוֹסְתַּאי בְּרַבִּי יַנַּאי: מִפְּנֵי מָה אִישׁ מְחַזֵּר עַל אִשָּׁה, וְאֵין אִשָּׁה מְחַזֶּרֶת עַל אִישׁ? מָשָׁל לְאָדָם (שאבד) [שֶׁאָבְדָה] לוֹ אֲבֵידָה — מִי מְחַזֵּר עַל מִי? בַּעַל אֲבֵידָה מְחַזֵּר עַל אֲבֵידָתוֹ.Ses disciples demandèrent à Rabbi Dostaï fils de Rabbi Yannaï : pourquoi l'homme recherche-t-il la femme, et la femme ne recherche-t-elle pas l'homme ? Il répondit : c'est comparable à un homme qui a perdu un objet : qui cherche quoi ? Le propriétaire de l'objet perdu cherche son objet ; or la femme a été tirée du corps de l'homme.
- וּמִפְּנֵי מָה אִישׁ פָּנָיו לְמַטָּה, וְאִשָּׁה פָּנֶיהָ לְמַעְלָה כְּלַפֵּי הָאִישׁ? זֶה מִמְּקוֹם שֶׁנִּבְרָא, וְזוֹ מִמְּקוֹם שֶׁנִּבְרֵאת.Et pourquoi l'homme a-t-il le visage vers le bas, et la femme le visage vers le haut, tourné vers l'homme, lors de l'union ? Celui-ci regarde le lieu d'où il a été créé, la terre, et celle-là le lieu d'où elle a été créée, l'homme.
- וּמִפְּנֵי מָה הָאִישׁ מְקַבֵּל פִּיּוּס, וְאֵין אִשָּׁה מְקַבֶּלֶת פִּיּוּס? זֶה מִמְּקוֹם שֶׁנִּבְרָא, וְזוֹ מִמְּקוֹם שֶׁנִּבְרֵאת.Et pourquoi l'homme accepte-t-il d'être apaisé, et la femme n'accepte-t-elle pas d'être apaisée ? Celui-ci tient du lieu d'où il a été créé, la terre, qui cède aisément, et celle-là du lieu d'où elle a été créée, l'os, qui ne se laisse pas façonner.
- מִפְּנֵי מָה אִשָּׁה קוֹלָהּ עָרֵב, וְאֵין אִישׁ קוֹלוֹ עָרֵב? זֶה מִמְּקוֹם שֶׁנִּבְרָא, וְזוֹ מִמְּקוֹם שֶׁנִּבְרֵאת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי קוֹלֵךְ עָרֵב וּמַרְאֵךְ נָאוֶה״.Pourquoi la femme a-t-elle une voix agréable, et l'homme n'a-t-il pas une voix agréable ? Celui-ci tient du lieu d'où il a été créé, la terre, qui ne résonne pas, et celle-là du lieu d'où elle a été créée, l'os, qui résonne quand on le frappe, comme il est dit : « car ta voix est agréable et ton visage est beau » (Cantique des Cantiques 2, 14).
- הֲדַרַן עֲלָךְ הַמַּפֶּלֶת חֲתִיכָה.Nous reviendrons sur toi, HaMapélèt 'Hatikha (fin du chapitre).
- מַתְנִי' בְּנוֹת כּוּתִים נִדּוֹת מֵעֲרִיסָתָן, וְהַכּוּתִים מְטַמְּאִים מִשְׁכָּב תַּחְתּוֹן כָּעֶלְיוֹן, מִפְּנֵי שֶׁהֵן בּוֹעֲלֵי נִדּוֹת,MICHNA : Les filles des Koutim (Samaritains) sont niddot dès leur berceau, et les Koutim rendent impure la couche inférieure comme la supérieure, parce qu'ils ont des relations avec des niddot,
- וְהֵן יוֹשְׁבוֹת עַל כׇּל דָּם וָדָם.car elles observent les jours d'impureté pour tout sang, même pur, et comptent ainsi à partir d'un mauvais jour.
- וְאֵין חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן עַל בִּיאַת מִקְדָּשׁ, וְאֵין שׂוֹרְפִין עֲלֵיהֶם אֶת הַתְּרוּמָה, מִפְּנֵי שֶׁטּוּמְאָתָן סָפֵק.Mais on n'est pas passible d'un sacrifice pour être entré au Temple à cause d'elles, et on ne brûle pas la terouma (prélèvement donné au Cohen) à cause d'elles, parce que leur impureté est douteuse.
- גְּמָ' הֵיכִי דָּמֵי? אִי דְּקָא חָזְיָין — אֲפִילּוּ דִּידַן נָמֵי, וְאִי דְּלָא קָחָזְיָין — דִּידְהוּ נָמֵי לָא.GUEMARA : De quel cas s'agit-il ? Si elles voient du sang, même les nôtres seraient niddot, et si elles n'en voient pas, les leurs non plus !
- אָמַר רָבָא בְּרֵיהּ דְּרַב אַחָא בַּר רַב הוּנָא אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: הָכָא בְמַאי עָסְקִינַן? בִּסְתָמָא, דְּכֵיוָן דְּאִיכָּא מִיעוּטָא דְּחָזְיָין — חָיְישִׁינַן. וּמַאן תַּנָּא דְּחָיֵישׁ לְמִיעוּטָא?Rava fils de Rav A'ha bar Rav Houna a dit au nom de Rav Chéchèt : de quoi s'agit-il ici ? D'un cas indéterminé : puisqu'il existe une minorité qui voit du sang, nous nous en préoccupons. Et quel Tanna (Sage de l'époque de la Michna) se préoccupe de la minorité ?
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