Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גְּמָ' תָּנוּ רַבָּנַן: אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ הַמְשַׁמֵּשׁ מִטָּתוֹ לְאוֹר הַנֵּר הֲרֵי זֶה מְגוּנֶּה, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: צְרִיכָה שְׁנֵי עֵדִים עַל כׇּל תַּשְׁמִישׁ, אוֹ תְּשַׁמֵּשׁ לְאוֹר הַנֵּר. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: דַּיָּהּ בִּשְׁנֵי עֵדִים כׇּל הַלַּיְלָה.GUEMARA. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : bien qu'ils aient dit, les Sages, que celui qui a des rapports conjugaux à la lumière d'une lampe, voilà que c'est indécent, Beit Chammaï disent : elle doit (la femme) avoir deux linges témoins pour chaque rapport, l'un avant et l'autre après, ou bien qu'elle ait ses rapports à la lumière d'une lampe. Et Beit Hillel disent : il lui suffit de deux linges pour toute la nuit, l'un avant le premier rapport et l'autre après le dernier.
- תַּנְיָא: אָמְרוּ לָהֶם בֵּית שַׁמַּאי לְבֵית הִלֵּל: לְדִבְרֵיכֶם, לֵיחוּשׁ שֶׁמָּא תִּרְאֶה טִיפַּת דָּם כְּחַרְדָּל בְּבִיאָה רִאשׁוֹנָה, וּתְחַפֶּנָּה שִׁכְבַת זֶרַע בְּבִיאָה שְׁנִיָּה.Il a été enseigné (dans une baraïta) : Beit Chammaï dirent à Beit Hillel : selon vos paroles, d'après lesquelles aucun contrôle n'est requis entre deux rapports, craignons qu'elle ne voie une goutte de sang de la taille d'un grain de moutarde lors du premier rapport, devenant ainsi impure, et que la semence ne la recouvre lors du second rapport ; le contrôle final ne révélerait alors rien.
- אָמְרוּ לָהֶם בֵּית הִלֵּל: אַף לְדִבְרֵיכֶם, לֵיחוּשׁ עַד שֶׁהָרוֹק בְּתוֹךְ הַפֶּה, שֶׁמָּא נִימּוֹק וְהוֹלֵךְ לוֹ.Beit Hillel leur dirent : même selon vos paroles, craignons que, tant que la salive (euphémisme pour le sang) est dans la bouche (euphémisme pour le corps de la femme), elle ne se soit dissoute et n'ait disparu : même un contrôle après chaque rapport pourrait ne pas révéler une goutte recouverte par la semence de ce rapport.
- אָמְרוּ לָהֶם: לְפִי שֶׁאֵינוֹ דּוֹמֶה נִימּוֹק פַּעַם אַחַת, לְנִימּוֹק שְׁתֵּי פְּעָמִים.Ils (Beit Chammaï) leur dirent : on ne peut comparer les deux cas, car la goutte dissoute une seule fois ne ressemble pas à celle dissoute deux fois ; la crainte est donc plus fondée dans votre cas.
- תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: רוֹאֶה אֲנִי אֶת דִּבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי. אָמְרוּ לוֹ תַּלְמִידָיו: רַבִּי, כַּמָּה הֶאֱרַכְתָּ עָלֵינוּ! אָמַר לָהֶם: מוּטָב שֶׁאַאֲרִיךְ עֲלֵיכֶם בָּעוֹלָם הַזֶּה, כְּדֵי שֶׁיַּאֲרִיכוּ יְמֵיכֶם לָעוֹלָם הַבָּא.Il a été enseigné : Rabbi Yehochoua a dit : je vois comme justes les paroles de Beit Chammaï. Ses élèves lui dirent : Maître, combien tu nous as alourdis (heerakhta, littéralement « tu as allongé ») par cette rigueur ! Il leur dit : mieux vaut que je vous alourdisse en ce monde-ci, afin que soient allongés vos jours dans le monde à venir.
- אָמַר רַבִּי זֵירָא: מִדִּבְרֵי כּוּלָּם נִלְמַד, בַּעַל נֶפֶשׁ — לֹא יִבְעוֹל וְיִשְׁנֶה.Rabbi Zeira a dit : des paroles de tous, Beit Chammaï comme Beit Hillel, nous apprendrons que leur discussion ne porte que sur ce qui est permis pour tout un chacun, mais l'homme scrupuleux (baal néfech) n'aura pas de rapport pour en avoir un second sans contrôle entre les deux.
- רָבָא אָמַר: בּוֹעֵל וְשׁוֹנָה, כִּי תַנְיָא הַהִיא — לִטְהָרוֹת.Rava a dit : même l'homme scrupuleux peut avoir un rapport, puis un second, car lorsque cet enseignement a été enseigné, c'était uniquement pour les aliments purs (taharot), que la femme manipule, et non pour la vie conjugale.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: בַּמֶּה דְבָרִים אֲמוּרִים — לִטְהָרוֹת, אֲבָל לְבַעְלָהּ — מוּתֶּרֶת. וּבַמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — שֶׁהִנִּיחָהּ בְּחֶזְקַת טׇהֳרָה, אֲבָל הִנִּיחָהּ בְּחֶזְקַת טְמֵאָה — לְעוֹלָם הִיא בְּחֶזְקָתָהּ, עַד שֶׁתֹּאמַר לוֹ ״טְהוֹרָה אֲנִי״.Il a été enseigné également ainsi (dans une baraïta) : À propos de quoi ces paroles ont-elles été dites ? À propos des aliments purs ; mais pour son mari, elle est permise même sans contrôle. Et à propos de quoi ces paroles indulgentes ont-elles été dites ? Lorsqu'il l'a laissée, en partant en voyage, dans un statut présumé de pureté ; mais s'il l'a laissée dans un statut présumé d'impureté, elle demeure toujours dans son statut présumé, jusqu'à ce qu'elle lui dise : « Je suis pure. »
- אָמַר רַבִּי אַבָּא, אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אָשֵׁי, אָמַר רַב: בָּדְקָה בְּעֵד וְאָבַד — אֲסוּרָה לְשַׁמֵּשׁ עַד שֶׁתִּבְדּוֹק. מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי אִילָא: אִילּוּ אִיתֵאּ — מִי לָא מְשַׁמְּשָׁה, וְאַף עַל גַּב דְּלָא יָדְעָה? הַשְׁתָּא נָמֵי תְּשַׁמֵּשׁ!Rabbi Abba a dit que Rabbi 'Hiyya bar Achi a dit que Rav a dit : si elle s'est contrôlée avec un linge et qu'il a été perdu, il lui est interdit d'avoir des rapports jusqu'à ce qu'elle se contrôle à nouveau, car peut-être y avait-il du sang sur le linge perdu. Rabbi Ila objecta à cela : s'il existait encore, ce linge, n'aurait-elle pas des rapports, bien qu'elle ne sache pas ce qu'il y a dessus avant le lendemain ? Maintenant aussi, qu'elle ait des rapports !
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: זוֹ מוֹכִיחָהּ קַיָּים, וְזוֹ אֵין מוֹכִיחָהּ קַיָּים.Rava lui dit : celle-ci a sa preuve qui existe, et celle-là n'a pas sa preuve qui existe : celle dont le linge subsiste saura le lendemain s'il y a eu faute, et l'on pourra y remédier, tandis que l'autre ne le saura jamais.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָסוּר לָאָדָם שֶׁיְּשַׁמֵּשׁ מִטָּתוֹ בַּיּוֹם. אָמַר רַב הַמְנוּנָא: מַאי קְרָא? שֶׁנֶּאֱמַר: ״יֹאבַד יוֹם אִוָּלֶד בּוֹ וְהַלַּיְלָה אָמַר הוֹרָה גָבֶר״ — לַיְלָה נִיתַּן לְהֵרָיוֹן, וְיוֹם לֹא נִיתַּן לְהֵרָיוֹן. רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר מֵהָכָא: ״בּוֹזֵה דְרָכָיו יָמוּת״.Rabbi Yo'hanan a dit : il est interdit à l'homme d'avoir des rapports conjugaux de jour. Rav Hamnouna a dit : quel est le verset qui l'enseigne ? Comme il est dit : « Périsse le jour où je suis né, et la nuit qui a dit : Un homme a été conçu » (Job 3, 3) : la nuit a été donnée pour la conception, et le jour n'a pas été donné pour la conception. Rech Lakich a dit : on le déduit d'ici : « Celui qui méprise ses voies mourra » (Proverbes 19, 16) ; en effet, de jour, il pourrait voir chez sa femme quelque chose de déplaisant et en venir à la mépriser.
- וְרֵישׁ לָקִישׁ, הַאי קְרָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן מַאי דָּרֵישׁ בֵּיהּ? מִבָּעֵי לֵיהּ לְכִדְדָרֵישׁ רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא, דְּדָרֵישׁ רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא: אוֹתוֹ מַלְאָךְ הַמְמוּנֶּה עַל הַהֵרָיוֹן ״לַיְלָה״ שְׁמוֹ, וְנוֹטֵל טִפָּה וּמַעֲמִידָהּ לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, וְאוֹמֵר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, טִפָּה זוֹ מָה תְּהֵא עָלֶיהָ? גִּבּוֹר אוֹ חַלָּשׁ? חָכָם אוֹ טִיפֵּשׁ? עָשִׁיר אוֹ עָנִי?Et Rech Lakich, ce verset de Rabbi Yo'hanan, qu'en déduit-il ? — Il en a besoin pour ce qu'a expliqué Rabbi 'Hanina bar Pappa, car Rabbi 'Hanina bar Pappa a expliqué : cet ange préposé à la conception s'appelle « Nuit » ; il prend la goutte de semence et la présente devant le Saint, béni soit-Il, et dit devant Lui : Maître du monde, cette goutte, que deviendra-t-elle ? Sera-t-elle vaillante ou faible ? Sage ou sotte ? Riche ou pauvre ?
- וְאִילּוּ רָשָׁע אוֹ צַדִּיק לָא קָאָמַר, כִּדְרַבִּי חֲנִינָא. דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הַכֹּל בִּידֵי שָׁמַיִם, חוּץ מִיִּרְאַת שָׁמַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְעַתָּה יִשְׂרָאֵל מָה ה׳ אֱלֹהֶיךָ שׁוֹאֵל מֵעִמָּךְ כִּי אִם לְיִרְאָה וְגוֹ׳״.Mais méchante ou juste, il ne le dit pas, conformément à Rabbi 'Hanina. Car Rabbi 'Hanina a dit : tout est entre les mains du Ciel, sauf la crainte du Ciel, comme il est dit : « Et maintenant, Israël, que demande de toi Hachem ton D.ieu, sinon de craindre, etc. » (Deutéronome 10, 12).
- וְרַבִּי יוֹחָנָן, אִם כֵּן נִכְתּוֹב קְרָא ״גֶּבֶר הוֹרָה״, מַאי ״הוֹרָה גֶּבֶר״? לַיְלָה נִיתַּן לְהֵרָיוֹן, וְיוֹם לֹא נִיתַּן לְהֵרָיוֹן.Et Rabbi Yo'hanan déduit du verset les deux enseignements, car il raisonne ainsi : s'il en était ainsi (s'il ne s'agissait que de l'ange), le verset n'aurait qu'à écrire « un homme a été conçu » ; que signifie « a été conçu un homme » avec ce mot accolé à « nuit » ? La nuit a été donnée pour la conception, et le jour n'a pas été donné pour la conception.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן, הַאי קְרָא דְּרֵישׁ לָקִישׁ מַאי דָּרֵישׁ בֵּיהּ? מִבְּעֵי לֵיהּ לִכְדִכְתִיב בְּסֵפֶר בֶּן סִירָא: שְׁלֹשָׁה שָׂנֵאתִי וְאַרְבָּעָה לֹא אָהַבְתִּי — שַׂר הַנִּרְגָּל בְּבֵית הַמִּשְׁתָּאוֹת, וְאָמְרִי לָהּ: ״שַׂר הַנִּרְגָּן״, וְאָמְרִי לַהּ: ״שַׂר הַנִּרְגָּז״.Et Rabbi Yo'hanan, ce verset de Rech Lakich, qu'en déduit-il ? — Il en a besoin pour ce qui est écrit dans le livre de Ben Sira : Trois j'ai haïs, et quatre je n'ai pas aimés : le chef (selon Rachi, le Sage) qui fréquente les maisons de boisson — et certains disent : le chef bavard, et certains disent : le chef irascible —,
- וְהַמּוֹשִׁיב שַׁבָּת בִּמְרוֹמֵי קֶרֶת, וְהָאוֹחֵז בָּאַמָּה וּמַשְׁתִּין מַיִם, וְהַנִּכְנָס לְבֵית חֲבֵירוֹ פִּתְאוֹם. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וַאֲפִילּוּ לְבֵיתוֹ.et celui qui fait siéger l'assemblée de ses élèves sur les hauteurs de la ville, et celui qui tient son membre en urinant, et celui qui entre à l'improviste dans la maison de son prochain. Rabbi Yo'hanan a dit : et même dans sa propre maison, car on pourrait y faire quelque chose d'intime.
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי: אַרְבָּעָה דְּבָרִים הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שׂוֹנְאָן, וַאֲנִי אֵינִי אוֹהֲבָן — הַנִּכְנָס לְבֵיתוֹ פִּתְאוֹם, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר לְבֵית חֲבֵירוֹ, וְהָאוֹחֵז בָּאַמָּה וּמַשְׁתִּין מַיִם,Rabbi Chimon ben Yo'haï a dit : quatre choses, le Saint, béni soit-Il, les hait, et moi, je ne les aime pas : celui qui entre à l'improviste dans sa maison, et inutile de dire dans la maison de son prochain ; et celui qui tient son membre en urinant ;
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.