Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁאֵין לָהּ וֶסֶת לְיָמִים, אֶלָּא יֵשׁ לָהּ וֶסֶת לְיָמִים וְלִקְפִיצוֹת, כֵּיוָן דִּבְמַעֲשֶׂה תַּלְיָא מִילְּתָא — אֵימָא לָא קְפִיץ וְלָא חֲזַאי, אֲבָל יֵשׁ לָהּ וֶסֶת לְיָמִים — אֲסוּרָה לְשַׁמֵּשׁ.Ils n'ont enseigné cette règle – que la femme reste présumée pure pour son mari – que dans le cas où elle n'a pas de vèssèt (cycle menstruel fixe) de jours seuls, mais où elle a un vèssèt de jours et de sauts, lié à la fois à une date et à un effort physique. Puisque la chose dépend aussi d'un acte, dis qu'elle n'a pas sauté et n'a pas vu de sang. Mais si elle a un vèssèt de jours seuls et que la date est arrivée, il lui est interdit d'avoir des relations conjugales avant de s'être examinée.
- קָסָבַר וְסָתוֹת דְּאוֹרָיְיתָא.Il estime en effet, lui, Rav Houna, que les vessatot – la crainte d'impureté à la date attendue des règles – relèvent de la Torah.
- רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר: אֲפִילּוּ יֵשׁ לָהּ וֶסֶת לְיָמִים — מוּתֶּרֶת, קָסָבַר וְסָתוֹת דְּרַבָּנַן.Rabba bar bar 'Hana dit : même si elle a un vèssèt de jours seuls, elle est permise à son mari ; il estime en effet que les vessatot relèvent des Rabbanan.
- אָמַר רַב שְׁמוּאֵל מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: אִשָּׁה שֶׁיֵּשׁ לָהּ וֶסֶת — בַּעְלָהּ מְחַשֵּׁב יְמֵי וִסְתָּהּ, וּבָא עָלֶיהָ.Rav Chmouel a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : une femme qui a un vèssèt fixe, et dont le mari était en voyage : son mari calcule les jours de son vèssèt ; si assez de temps s'est écoulé pour qu'elle ait pu se purifier, on présume qu'elle l'a fait, et il a des relations avec elle sans avoir à l'interroger.
- אֲמַר לֵיהּ רַב שְׁמוּאֵל בַּר יֵיבָא לְרַבִּי אַבָּא: אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן אֲפִילּוּ יַלְדָּה דִּבְזִיזָא לְמִטְבַּל?Rav Chmouel bar Yeiva dit à Rabbi Abba : Rabbi Yo'hanan a-t-il dit cela même d'une jeune femme, qui a honte de s'immerger et dont on pourrait penser qu'en l'absence de son mari elle ne l'a pas fait ?
- אֲמַר לֵיהּ: אַטּוּ וַדַּאי רָאֲתָה מִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן?! אֵימַר דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן סָפֵק רָאֲתָה סָפֵק לֹא רָאֲתָה, וְאִם תִּמְצָא לוֹמַר רָאֲתָה — אֵימָא טָבְלָה,Il lui dit : est-ce que pour une femme qui a certainement vu du sang, Rabbi Yo'hanan a dit cela ? Tu peux dire que Rabbi Yo'hanan a dit sa règle dans le cas où il y a doute si elle a vu, doute si elle n'a pas vu de sang, et si tu en viens à dire qu'elle a vu, dis encore qu'elle s'est immergée.
- אֲבָל וַדַּאי רָאֲתָה — מִי יֵימַר דְּטָבְלָה? הָוֵה לֵיהּ סָפֵק וּוַדַּאי, וְאֵין סָפֵק מוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי.Mais si elle a certainement vu du sang, qui dira qu'elle s'est immergée ? Son mari ne peut donc pas le présumer : c'est alors un cas de doute – s'est-elle immergée ? – face à une certitude – elle a vu du sang –, et un doute ne fait pas sortir de la certitude. Or pour la jeune femme, le fait qu'elle ait vu est lui-même douteux, et elle est donc permise.
- וְלָא? וְהָתַנְיָא: חָבֵר שֶׁמֵּת וְהִנִּיחַ מְגוּרָה מְלֵאָה פֵּירוֹת, אֲפִילּוּ הֵן בְּנֵי יוֹמָן — הֲרֵי הֵן בְּחֶזְקַת מְתוּקָּנִין. וְהָא הָכָא, וַדַּאי טֶבֶל, סָפֵק מְעוּשָּׂר סָפֵק אֵינוֹ מְעוּשָּׂר, וְקָאָתֵי סָפֵק וּמוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי!La Guemara objecte : et un doute ne ferait-il pas sortir de la certitude ? Or il a été enseigné dans une baraïta : un 'haver (homme scrupuleux sur les dîmes et la pureté) qui est mort et a laissé un grenier plein de fruits : même s'ils sont du jour même, ils sont présumés en règle, c'est-à-dire prélevés. Or voici qu'ici, ils sont certainement tévèl (non prélevés) au départ, avec doute s'ils ont été prélevés, doute s'ils n'ont pas été prélevés, et le doute vient faire sortir de la certitude !
- הָתָם וַדַּאי וּוַדַּאי הוּא, כִּדְרַב חֲנִינָא חוֹזָאָה, דְּאָמַר רַב חֲנִינָא חוֹזָאָה: חֲזָקָה עַל חָבֵר שֶׁאֵינוֹ מוֹצִיא מִתַּחַת יָדוֹ דָּבָר שֶׁאֵינוֹ מְתוּקָּן.La Guemara répond : là-bas, c'est certitude contre certitude, car le 'haver a certainement prélevé, selon l'enseignement de Rav 'Hanina 'Hoza'a, car Rav 'Hanina 'Hoza'a a dit : il est présumé d'un 'haver qu'il ne laisse pas sortir de sa main une chose qui n'est pas en règle.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: סָפֵק וְסָפֵק הוּא, וְכִדְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא, דְּאָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: מַעֲרִים אָדָם עַל תְּבוּאָתוֹ וּמַכְנִיסָהּ בַּמּוֹץ שֶׁלָּהּ, כְּדֵי שֶׁתְּהֵא בְּהֶמְתּוֹ אוֹכֶלֶת וּפְטוּרָה מִן הַמַּעֲשֵׂר.Et si tu veux, dis : c'est doute contre doute, car il se peut que ces fruits n'aient jamais été soumis à la dîme, et selon l'enseignement de Rabbi Ochaya, car Rabbi Ochaya a dit : un homme peut user d'un stratagème pour son grain et le rentrer dans sa balle, afin que son bétail en mange, et ce grain est exempt de la dîme.
- וְאַכַּתִּי אֵין סָפֵק מוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי? וְהָתַנְיָא: מַעֲשֶׂה בְּשִׁפְחָתוֹ שֶׁל מַסִּיק אֶחָד בְּרִימּוֹן, שֶׁהֵטִילָה נֵפֶל לְבוֹר, וּבָא כֹּהֵן וְהֵצִיץ בּוֹ לֵידַע אִם זָכָר אִם נְקֵבָה.La Guemara objecte encore : et faut-il encore dire qu'un doute ne fait pas sortir de la certitude ? Or il a été enseigné dans une baraïta : il arriva que la servante d'un cueilleur d'olives à Rimon jeta un néfèl (fœtus non viable) dans une fosse, et un Cohen vint et y jeta un regard, pour savoir si c'était un mâle ou une femelle.
- וּבָא מַעֲשֶׂה לִפְנֵי חֲכָמִים, וְטִהֲרוּהוּ, מִפְּנֵי שֶׁחוּלְדָּה וּבַרְדְּלָס מְצוּיִים שָׁם.Et le cas vint devant les Sages, et ils le déclarèrent pur, lui, le Cohen, parce que martres et hyènes sont fréquentes là-bas, et qu'elles ont probablement emporté le corps avant son arrivée.
- וְהָא הָכָא, דְּוַדַּאי הֵטִילָה נֵפֶל, סָפֵק גְּרָרוּהוּ סָפֵק לֹא גְּרָרוּהוּ, וְקָאָתֵי סָפֵק וּמוֹצִיא מִידֵי וַדַּאי!Or voici qu'ici, il est certain qu'elle a jeté un néfèl, avec doute si les bêtes l'ont traîné au loin, doute si elles ne l'ont pas traîné, et le doute vient faire sortir de la certitude !
- לָא תֵּימָא ״הֵטִילָה נֵפֶל לְבוֹר״, אֶלָּא אֵימָאLa Guemara répond : ne dis pas dans la baraïta qu'elle a jeté un néfèl dans une fosse, mais dis plutôt
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