Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כִּי קָאָמַר רַבִּי מֵאִיר — בְּנֶדֶר, בִּנְדָבָה לָא קָאָמַר. וְהָא קָתָנֵי: ״כְּנִדְבוֹתָם״ — נָדַר בְּנָזִיר וּבְקׇרְבָּן! תְּנִי: נָדַב בְּנָזִיר וּבְקׇרְבָּן.Quand Rabbi Méïr a dit qu'il vaut mieux s'abstenir, c'est au sujet du néder (vœu par lequel on s'engage) ; au sujet de la nedava (don volontaire) il ne l'a pas dit. La Guemara objecte : Mais voici qu'il est enseigné dans la Michna : « Comme leurs dons volontaires » (ceux des hommes vertueux) – il a fait vœu de nazir (naziréat) et d'offrande ; les hommes vertueux font donc bien des vœux ! La Guemara répond : Enseigne en corrigeant le texte : il a fait un don volontaire de nazir et d'offrande.
- מַאי שְׁנָא נוֹדֵר דְּלָא — דִּלְמָא אָתֵי בָּהּ לִידֵי תַקָּלָה? נְדָבָה נָמֵי לָא — דִּלְמָא אָתֵי בָּהּ לִידֵי תַקָּלָה!La Guemara demande : En quoi celui qui fait un vœu est-il différent, pour qu'on dise que non, il ne doit pas le faire, parce que peut-être en viendra-t-il par là à un obstacle (la faute de retarder son vœu) ? Le don volontaire non plus ne devrait pas se faire, car peut-être en viendra-t-il par là à un obstacle (tirer profit de l'animal consacré) !
- כְּהִלֵּל הַזָּקֵן. דְּתַנְיָא: אָמְרוּ עַל הִילֵּל הַזָּקֵן שֶׁלֹּא מָעַל אָדָם בְּעוֹלָתוֹ כׇּל יָמָיו. מְבִיאָהּ כְּשֶׁהִיא חוּלִּין לָעֲזָרָה, וּמַקְדִּישָׁהּ, וְסוֹמֵךְ עָלֶיהָ, וְשׁוֹחֲטָהּ.La Guemara répond : Il agit comme Hillel l'Ancien. Car il a été enseigné dans une baraïta : On a dit de Hillel l'Ancien que personne n'a commis de sacrilège avec son holocauste de toute sa vie. Il l'amenait alors qu'il était encore profane dans la cour du Temple, le consacrait là, s'appuyait sur lui de ses mains et l'abattait aussitôt.
- הָנִיחָא נְדָבָה דְקׇרְבָּנוֹת. נְדָבָה דִנְזִירוּת מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? סָבַר לַהּ כְּשִׁמְעוֹן הַצַּדִּיק.La Guemara demande : Cela convient pour le don volontaire d'offrandes. Mais pour le don volontaire de naziréat, que peut-on dire ? Il reste à craindre qu'il transgresse ses interdits ! La Guemara répond : Rabbi Méïr pense comme Chimon HaTsadik, pour qui seul le naziréat pris pour le Ciel est louable.
- דְּתַנְיָא, אָמַר (רַבִּי) שִׁמְעוֹן הַצַּדִּיק: מִיָּמַי לֹא אָכַלְתִּי אֲשַׁם נָזִיר טָמֵא אֶלָּא אֶחָד. פַּעַם אַחַת בָּא אָדָם אֶחָד נָזִיר מִן הַדָּרוֹם, וּרְאִיתִיו שֶׁהוּא יְפֵה עֵינַיִם וְטוֹב רוֹאִי וּקְווּצּוֹתָיו סְדוּרוֹת לוֹ תַּלְתַּלִּים. אָמַרְתִּי לוֹ: בְּנִי, מָה רָאִיתָ לְהַשְׁחִית אֶת שְׂעָרְךָ זֶה הַנָּאֶה?Car il a été enseigné dans une baraïta : Chimon HaTsadik a dit : De toute ma vie, je n'ai mangé de l'offrande de culpabilité d'un nazir tamé (naziréen devenu impur) qu'une seule fois. Une fois, un homme, un nazir, est venu du Sud ; je vis qu'il avait de beaux yeux, un visage agréable, et que ses mèches étaient arrangées en boucles. Je lui dis : Mon fils, qu'as-tu vu pour décider de détruire cette belle chevelure qui est la tienne ? Car le nazir doit se raser au terme de son naziréat.
- אָמַר לִי: רוֹעֶה הָיִיתִי לְאַבָּא בְּעִירִי, הָלַכְתִּי לְמַלּאוֹת מַיִם מִן הַמַּעְיָין וְנִסְתַּכַּלְתִּי בַּבָּבוּאָה שֶׁלִּי, וּפָחַז עָלַי יִצְרִי וּבִקֵּשׁ לְטוֹרְדֵנִי מִן הָעוֹלָם. אָמַרְתִּי לוֹ: רָשָׁע! לָמָה אַתָּה מִתְגָּאֶה בְּעוֹלָם שֶׁאֵינוֹ שֶׁלְּךָ, בְּמִי שֶׁהוּא עָתִיד לִהְיוֹת רִמָּה וְתוֹלֵעָה? הָעֲבוֹדָה, שֶׁאֲגַלֵּחֲךָ לַשָּׁמַיִם!Il me répondit : J'étais berger pour mon père dans ma ville. Je suis allé puiser de l'eau à la source, j'ai regardé mon reflet dans l'eau, et mon penchant s'est emporté contre moi et a cherché à me chasser du monde. Je lui ai dit : Méchant ! Pourquoi t'enorgueillis-tu dans un monde qui n'est pas le tien, de celui qui est destiné à devenir vers et vermine ? Je le jure par le service du Temple : je te raserai pour le Ciel !
- מִיָּד עָמַדְתִּי וּנְשַׁקְתִּיו עַל רֹאשׁוֹ, אָמַרְתִּי לוֹ: בְּנִי, כָּמוֹךָ יִרְבּוּ נוֹזְרֵי נְזִירוּת בְּיִשְׂרָאֵל. עָלֶיךָ הַכָּתוּב אוֹמֵר ״אִישׁ כִּי יַפְלִא לִנְדֹּר נֶדֶר נָזִיר לְהַזִּיר לַה׳״.Chimon HaTsadik poursuit : Aussitôt, je me suis levé et je l'ai embrassé sur la tête. Je lui ai dit : Mon fils, que se multiplient comme toi ceux qui font vœu de naziréat en Israël. C'est de toi que le verset dit : « Un homme, lorsqu'il prononcera expressément un vœu de nazir, pour se consacrer à Hachem » (Nombres 6, 2).
- מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי מָנִי: מַאי שְׁנָא אֲשַׁם נָזִיר טָמֵא דְּלָא אֲכַל — דְּאָתֵי עַל חֵטְא? כׇּל אֲשָׁמוֹת נָמֵי לָא לֵיכוֹל, דְּעַל חֵטְא אָתוּ!Rabbi Mani objecte à cela : En quoi l'offrande de culpabilité du nazir tamé est-elle différente, pour qu'il n'en ait pas mangé, parce qu'elle vient pour une faute ? Qu'il ne mange pas non plus de toutes les offrandes de culpabilité, puisqu'elles viennent pour une faute !
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹנָה, הַיְינוּ טַעְמָא: כְּשֶׁהֵן תּוֹהִין נוֹזְרִין. וּכְשֶׁהֵן מִטַּמְּאִין וְרָבִין עֲלֵיהֶן יְמֵי נְזִירוּת, מִתְחָרְטִין בָּהֶן, וְנִמְצְאוּ מְבִיאִין חוּלִּין לָעֲזָרָה.Rabbi Yona lui répondit : Voici la raison : C'est lorsqu'ils se tourmentent qu'ils font vœu de naziréat. Et lorsqu'ils deviennent impurs et que les jours de naziréat s'ajoutent pour eux, ils le regrettent, et il se trouve qu'ils amènent du profane dans la cour du Temple, car une offrande regrettée n'est pas pour le Ciel.
- אִי הָכִי, אֲפִילּוּ נָזִיר טָהוֹר נָמֵי! נָזִיר טָהוֹר לָא, דְּאָמוֹדֵי אָמֵיד נַפְשֵׁיהּ דְּיָכוֹל לִנְדּוֹר.La Guemara demande : S'il en est ainsi, même pour un nazir tahor (resté pur) aussi on devrait craindre le regret ! La Guemara répond : Pour un nazir tahor, non, car il s'est bien évalué lui-même et sait qu'il peut faire ce vœu et le tenir.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא:La Guemara propose une autre réponse sur l'auteur de la Michna : Et si tu veux, dis :
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