Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יְהוּדָה, כִּי אָמַר רַבִּי יְהוּדָה — בִּנְדָבָה, בְּנֶדֶר לָא אָמַר.Tu peux même dire que la Michna est selon Rabbi Yehouda : quand Rabbi Yehouda a dit qu'il est bon de s'engager et de s'acquitter, c'est au sujet de la nedava (don volontaire) ; au sujet du néder (vœu) il ne l'a pas dit.
- וְהָקָתָנֵי: ״טוֹב מִזֶּה וּמִזֶּה נוֹדֵר וּמְקַיֵּים״! תְּנִי: ״נוֹדֵב וּמְקַיֵּים״.La Guemara objecte : Mais voici qu'il est enseigné : « Meilleur que l'un et l'autre, celui qui fait un vœu et l'accomplit » ! La Guemara répond : Enseigne : « Celui qui fait un don volontaire et l'accomplit ».
- מַאי שְׁנָא נוֹדֵר דְּלָא, דִילְמָא אָתֵי בָּהּ לִידֵי תַקָּלָה? נְדָבָה נָמֵי, דִּילְמָא אָתֵי בָּהּ לִידֵי תַקָּלָה!La Guemara demande : En quoi celui qui fait un vœu est-il différent, pour qu'on dise que non, car peut-être en viendra-t-il par là à un obstacle ? Pour le don volontaire aussi, peut-être en viendra-t-il par là à un obstacle !
- רַבִּי יְהוּדָה לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: אָדָם מֵבִיא כִּבְשָׂתוֹ לָעֲזָרָה, וּמַקְדִּישָׁה, וְסוֹמֵךְ עָלֶיהָ, וְשׁוֹחֲטָהּ.La Guemara répond : Rabbi Yehouda suit son raisonnement, car il a dit : Un homme amène sa brebis dans la cour du Temple, la consacre là, s'appuie sur elle et l'abat aussitôt.
- תִּינַח נְדָבָה דְקׇרְבָּנוֹת, נְדָבָה דִנְזִירוּת מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?La Guemara demande : Cela convient pour le don volontaire d'offrandes. Pour le don volontaire de naziréat, que peut-on dire ?
- רַבִּי יְהוּדָה לְטַעְמֵיהּ. דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: חֲסִידִים הָרִאשׁוֹנִים הָיוּ מִתְאַוִּין לְהָבִיא קׇרְבַּן חַטָּאת. לְפִי שֶׁאֵין הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מֵבִיא תַּקָּלָה עַל יְדֵיהֶם, מָה הָיוּ עוֹשִׂין? עוֹמְדִים וּמִתְנַדְּבִין נְזִירוּת לַמָּקוֹם, כְּדֵי שֶׁיִּתְחַיֵּיב קׇרְבַּן חַטָּאת לַמָּקוֹם.La Guemara répond : Rabbi Yehouda suit son raisonnement, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : Les premiers hommes pieux désiraient apporter une offrande expiatoire. Mais comme le Saint, béni soit-Il, n'amène pas d'obstacle par leur intermédiaire (ils ne fautaient même pas par inadvertance), que faisaient-ils ? Ils se levaient et offraient volontairement un naziréat au Lieu (à D.ieu), afin d'être redevables d'une offrande expiatoire au Lieu.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: לֹא נָדְרוּ בְּנָזִיר, אֶלָּא: הָרוֹצֶה לְהָבִיא עוֹלָה — מִתְנַדֵּב וּמֵבִיא, שְׁלָמִים — מִתְנַדֵּב וּמֵבִיא, תּוֹדָה וְאַרְבָּעָה מִינֵי לַחְמָהּ — מִתְנַדֵּב וּמֵבִיא. אֲבָל בִּנְזִירוּת לֹא הִתְנַדְּבוּ, כְּדֵי שֶׁלֹּא יִקָּרְאוּ חוֹטְאִין. שֶׁנֶּאֱמַר ״וְכִפֶּר עָלָיו מֵאֲשֶׁר חָטָא עַל הַנָּפֶשׁ״.Rabbi Chimon dit : Ils ne faisaient pas vœu de naziréat. Mais celui qui voulait apporter un holocauste le donnait volontairement et l'apportait ; des offrandes de paix, il les donnait et les apportait ; une offrande de reconnaissance avec ses quatre sortes de pains, il la donnait et l'apportait. Mais le naziréat, ils ne le donnaient pas volontairement, afin de ne pas être appelés pécheurs, car il est dit : « Il fera l'expiation pour lui de ce qu'il a péché contre l'âme » (Nombres 6, 11).
- אָמַר אַבָּיֵי: שִׁמְעוֹן הַצַּדִּיק וְרַבִּי שִׁמְעוֹן וְרַבִּי אֶלְעָזָר הַקַּפָּר כּוּלָּן שִׁיטָה אַחַת הֵן, דְּנָזִיר חוֹטֵא הָוֵי: שִׁמְעוֹן הַצַּדִּיק וְרַבִּי שִׁמְעוֹן הָא דַּאֲמַרַן.Abayé a dit : Chimon HaTsadik, Rabbi Chimon et Rabbi Elazar HaKappar sont tous d'une même opinion : le nazir (naziréen) est un pécheur. Chimon HaTsadik et Rabbi Chimon, c'est ce que nous venons de dire.
- וְרַבִּי אֶלְעָזָר הַקַּפָּר בְּרַבִּי, דְּתַנְיָא, רַבִּי אֶלְעָזָר הַקַּפָּר בְּרַבִּי אוֹמֵר: ״וְכִפֶּר עָלָיו מֵאֲשֶׁר חָטָא עַל הַנָּפֶשׁ״. וְכִי בְּאֵיזוֹ נֶפֶשׁ חָטָא זֶה? אֶלָּא: שֶׁצִּיעֵר עַצְמוֹ מִן הַיַּיִן. וַהֲלֹא דְּבָרִים קַל וָחוֹמֶר: וּמָה זֶה שֶׁלֹּא צִיעֵר עַצְמוֹ אֶלָּא מִן הַיַּיִן נִקְרָא חוֹטֵא, הַמְצַעֵר עַצְמוֹ מִכׇּל דָּבָר עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. מִכָּאן כׇּל הַיּוֹשֵׁב בְּתַעֲנִית נִקְרָא חוֹטֵא.Et Rabbi Elazar HaKappar Berabi (titre d'un Sage éminent) le soutient aussi, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Elazar HaKappar Berabi dit : « Il fera l'expiation pour lui de ce qu'il a péché contre l'âme. » Contre quelle âme celui-ci a-t-il péché ? C'est plutôt qu'il s'est fait souffrir en se privant de vin. Or on peut raisonner par kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si celui-ci, qui ne s'est fait souffrir que du vin, est appelé pécheur, celui qui se fait souffrir de toute chose, à plus forte raison. De là, quiconque reste à jeûner est appelé pécheur.
- וְהָדֵין קְרָא בְּנָזִיר טָמֵא כְּתִיב! מִשּׁוּם דְּשָׁנָה בְּחֵטְא הוּא.La Guemara objecte : Mais ce verset est écrit à propos d'un nazir tamé (devenu impur) ! La Guemara répond : Il est appelé ainsi parce qu'il a récidivé dans la faute ; mais le fait même de devenir nazir est déjà une faute.
- מַתְנִי׳ הָאוֹמֵר (לַחֲבֵירוֹ) ״קֻוֽנָּם״ ״קוּנָּח״ ״קוּנָּס״ — הֲרֵי אֵלּוּ כִּינּוּיִין לַקׇּרְבָּן. ״חֶרֶק״ ״חֶרֶךְ״ ״חֶרֶף״ — הֲרֵי אֵלּוּ כִּינּוּיִין לַחֵרֶם. ״נָזִיק״ ״נָזִיחַ״ ״פָּזִיחַ״ — הֲרֵי אֵלּוּ כִּינּוּיִין לִנְזִירוּת. ״שְׁבוּתָה״ ״שְׁקוּקָה״, נוֹדֵר בְּ״מוֹהִי״ — הֲרֵי אֵלּוּ כִּינּוּיִין לַשְּׁבוּעָה.MICHNA : Celui qui dit à son prochain : konam, kona'h, konas – ce sont des substituts de « korban » (offrande). 'Hérèk, 'hérèkh, 'hérèf – ce sont des substituts de « 'hérèm » (consécration au Temple). Nazik, nazia'h, pazia'h – ce sont des substituts de naziréat. Chevouta, chekouka, ou celui qui fait vœu par mohi – ce sont des substituts de « chevoua » (serment).
- גְּמָ׳ אִיתְּמַר כִּינּוּיִין, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: לְשׁוֹן אוּמּוֹת הֵן. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ אָמַר: לָשׁוֹן שֶׁבָּדוּ לָהֶם חֲכָמִים לִהְיוֹת נוֹדֵר בּוֹ. וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״בַּחֹדֶשׁ אֲשֶׁר בָּדָא מִלִּבּוֹ״.GUEMARA : Il a été dit par les Amoraïm au sujet des substituts : Rabbi Yo'hanan a dit : Ce sont des mots de la langue des nations. Rabbi Chimon ben Lakich a dit : C'est une langue que les Sages ont inventée pour qu'on fasse vœu par elle. Et ainsi il dit à propos de Yarov'am : « Au mois qu'il avait inventé de son propre cœur » (I Rois 12, 33).
- וְטַעְמָא מַאי תַּקִּינוּ רַבָּנַן כִּינּוּיִין? דְּלָא לֵימָא ״קׇרְבָּן״. וְלֵימָא ״קׇרְבָּן״? דִּילְמָא אָמַר ״קׇרְבָּן לַה׳״. וְלֵימָא ״קׇרְבָּן לַה׳״? דִּילְמָא אָמַר ״לַה׳״ וְלָא אָמַר ״קׇרְבָּן״, וְקָא מַפֵּיק שֵׁם שָׁמַיִם לְבַטָּלָה.Et pour quelle raison nos Maîtres ont-ils institué les substituts ? Pour qu'on ne dise pas « korban ». Et qu'il dise « korban » ! La Guemara répond : Peut-être dira-t-il « korban à Hachem ». Et qu'il dise « korban à Hachem » ! Peut-être dira-t-il « à Hachem » sans dire « korban », et il aura prononcé le nom du Ciel en vain.
- וְתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר:Et il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon dit :
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