Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְגַבְרָא הוּא דְּנִסְתַּחֲפָה שָׂדֵהוּ. וְאָמְרִינַן לֵיהּ, מַתְנִיתִין הִיא: הָאוֹמֶרֶת ״טְמֵאָה אֲנִי לָךְ״ — יֵשׁ לָהּ כְּתוּבָּה.et c'est l'homme dont le champ a été inondé : c'est lui qui subit le malheur, puisque c'est sa qualité de Cohen (prêtre) qui l'oblige à divorcer, et elle aurait donc droit à sa ketouba (somme prévue au contrat de mariage) ? Et nous lui avons dit, à Rava : la réponse est dans la Michna (enseignement des Tannaïm) : celle qui dit : « Je suis temé'a (rituellement impure, c'est-à-dire interdite) pour toi » a droit à une ketouba.
- בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּאֵשֶׁת יִשְׂרָאֵל, אִי בְּרָצוֹן — כְּלוּם יֵשׁ לָהּ כְּתוּבָּה? וְאִי בְּאוֹנֶס — מִי קָא מִיתַּסְרָא עַל גַּבְרָא? וְאֶלָּא בְּאֵשֶׁת כֹּהֵן. אִי בְּרָצוֹן — כְּלוּם יֵשׁ לָהּ כְּתוּבָּה? מִי גָּרְעָה מֵאֵשֶׁת יִשְׂרָאֵל בְּרָצוֹן? אֶלָּא לָאו: בְּאוֹנֶס, וְקָתָנֵי: יֵשׁ לָהּ כְּתוּבָּה.De quoi s'agit-il ? Si l'on dit qu'il s'agit de l'épouse d'un Israélite : si le rapport fut consenti, a-t-elle la moindre ketouba ? Et si c'est par la force, est-elle interdite à l'homme, son mari ? Mais alors, il s'agit de l'épouse d'un Cohen. Si c'est consenti, a-t-elle la moindre ketouba ? Serait-elle moins bien traitée que l'épouse d'un Israélite ayant fauté de plein gré ? N'est-ce donc pas par la force ? Et la Michna enseigne : elle a droit à une ketouba. Cela répond à la question de Rava.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: אָמְרָה לְבַעְלָהּ ״גֵּרַשְׁתַּנִי״, מַהוּ? אָמַר רַב הַמְנוּנָא: תָּא שְׁמַע: הָאוֹמֶרֶת ״טְמֵאָה אֲנִי לָךְ״, דַּאֲפִילּוּ לְמִשְׁנָה אַחֲרוֹנָה דְּקָתָנֵי לָא מְהֵימְנָא — הָתָם הוּא דִּמְשַׁקְּרָה, דְּיָדְעָה דְּבַעְלַהּ לָא יָדַע בָּהּ. אֲבָל גַּבֵּי ״גֵּרַשְׁתַּנִי״ דְּיָדַע בָּהּ — מְהֵימְנָא, דַּחֲזָקָה אֵין אִשָּׁה מְעִיזָּה פָּנֶיהָ בִּפְנֵי בַּעְלָהּ.Ils ont posé la question : si elle a dit à son mari : « Tu m'as divorcée », qu'en est-il ? Est-elle crue ? Rav Hamnouna a dit : Viens et entends une preuve de la Michna sur celle qui dit : « Je suis temé'a pour toi » : même selon la dernière Michna, qui enseigne qu'elle n'est pas crue, c'est là-bas qu'elle ment, car elle sait que son mari ne connaît pas la vérité à son sujet. Mais pour « Tu m'as divorcée », où il sait la vérité à son sujet, elle est crue, car il existe une 'hazaka (présomption) : une femme n'a pas l'audace de mentir face à son mari.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: אַדְרַבָּא, אֲפִילּוּ לְמִשְׁנָה רִאשׁוֹנָה דְּקָתָנֵי מְהֵימְנָא — הָתָם מִשּׁוּם דְּלָא עֲבִידָא לְבַזּוֹיֵי נַפְשַׁהּ, אֲבָל הָכָא דְּזִמְנִין דִּתְקִיף לַהּ מִן גַּבְרָא — מְעִיזָּה וּמְעִיזָּה.Rava lui a dit : Au contraire, même selon la première Michna, qui enseigne qu'elle est crue, c'est là-bas qu'elle l'est, car une femme n'a pas l'habitude de s'avilir elle-même sans raison. Mais ici, où parfois la vie lui est pénible avec l'homme, son mari, elle a bel et bien l'audace de lui mentir en face.
- מֵתִיב רַב מְשַׁרְשְׁיָא: ״הַשָּׁמַיִם בֵּינִי לְבֵינָךְ״ דְּמִשְׁנָה רִאשׁוֹנָה — תְּיוּבְתָּא דְּרָבָא, הָכָא דְּלֵית לַהּ כִּיסּוּפָא, וְקָתָנֵי דִּמְהֵימְנָא! קָסָבַר רָבָא: הָתָם, כֵּיוָן דְּלָא סַגִּי לַהּ דְּלָא אָמְרָה ״אֵין יוֹרֶה כְּחֵץ״, אִי לָא אִיתָא כִּדְקָאָמְרָה — לָא אָמְרָה לֵיהּ.Rav Mecharchia a objecté : le cas de « Le Ciel est entre moi et toi » de la première Michna est une teyouvta (réfutation définitive) de Rava, car ici elle n'éprouve pas de honte, et la Michna enseigne qu'elle est crue ! La Guemara répond : Rava estime que là-bas, puisqu'il ne lui suffit pas de ne pas dire : « Il ne projette pas comme une flèche », c'est-à-dire qu'elle doit préciser sa plainte devant le tribunal, si ce n'était pas comme elle le dit, elle ne le lui aurait pas dit, tant cela est gênant.
- ״הַשָּׁמַיִם בֵּינִי לְבֵינָךְ״ דְּמִשְׁנָה אַחֲרוֹנָה, תִּהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרַב הַמְנוּנָא: וְהָא הָכָא דְּיָדְעָה הִיא, וּבַעְלַהּ יָדַע בַּהּ, וְקָתָנֵי דְּלָא מְהֵימְנָא!Le cas de « Le Ciel est entre moi et toi » de la dernière Michna serait une teyouvta de Rav Hamnouna : ici, elle sait et son mari sait à son sujet, et la Michna enseigne qu'elle n'est pas crue !
- קָסָבַר רַב הַמְנוּנָא: הָכָא נָמֵי הִיא גּוּפָא אָמְרָה: נְהִי דִּבְבִיאָה יָדַע, בְּיוֹרֶה כְּחֵץ מִי יָדַע? וּמִשּׁוּם הָכִי מְשַׁקְּרָא.La Guemara répond : Rav Hamnouna estime qu'ici aussi, elle-même se dit : certes il sait pour le rapport, mais sait-il pour la projection comme une flèche ? Et c'est pour cela qu'elle ment. Elle peut prétendre cela sans craindre qu'il la contredise ; il en va autrement du divorce, que le mari ne peut ignorer.
- הָהִיא אִיתְּתָא דְּכׇל יוֹמָא דְּתַשְׁמִישׁ מִיקַדְּמָה מָשְׁיָא יְדֵיהּ לְגַבְרָא. יוֹמָא חַד אַתְיָא לֵיהּ מַיָּא לְמִמְשֵׁא. אֲמַר לַהּ: הָדָא מִילְּתָא לָא הֲוָת הָאִידָּנָא! אֲמַרָה לֵיהּ: אִם כֵּן, חַד מִן נׇכְרִיםOn raconte qu'une certaine femme, chaque jour de rapports, se levait tôt et lavait les mains de son mari. Un jour, elle lui apporta de l'eau pour se laver. Il lui dit : Cette chose n'a pas eu lieu maintenant ! Elle lui dit : S'il en est ainsi, l'un des non-Juifs
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