Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַהֲלוֹיֵי דַּהֲווֹ הָכָא הָאִידָּנָא, אִי אַנְתְּ לָא — דִּלְמָא מִנְּהוֹן. אָמַר רַב נַחְמָן: עֵינֶיהָ נָתְנָה בְּאַחֵר, וְלֵית בַּהּ מְשָׁשָׁא בְּמִלַּהּ.des marchands d'aloès (ahaloyei) qui étaient ici tout à l'heure sont peut-être en cause : si ce n'est pas toi, c'est peut-être l'un d'eux. L'affaire fut portée devant Rav Na'hman, qui a dit : on peut craindre qu'elle ait jeté les yeux sur un autre homme, et il n'y a pas de consistance dans sa parole : elle n'est pas crue et reste permise à son mari.
- הָהִיא אִיתְּתָא דְּלָא הֲוָה בְּדִיחָא דַּעְתַּהּ בַּהֲדֵי גַּבְרָא. אֲמַר לַהּ: הָאִידָּנָא מַאי שְׁנָא? אֲמַרָה לֵיהּ: מֵעוֹלָם לָא צַעַרְתַּן בְּדֶרֶךְ אֶרֶץ כִּי הָאִידָּנָא. אֲמַר לַהּ: לָא הֲוָה הָדָא מִילְּתָא הָאִידָּנָא. אֲמַרָה לֵיהּ: אִם כֵּן הָלֵין נׇכְרִים נַפְטוֹיֵי דַּהֲווֹ הָכָא הָאִידָּנָא, אִי אַנְתְּ לָא — דִּלְמָא חַד מִנְּהוֹן. אֲמַר לְהוּ רַב נַחְמָן: לָא תַּשְׁגִּיחוּן בַּהּ, נוֹתֶנֶת עֵינֶיהָ בְּאַחֵר הֲוַאי.On raconte aussi le cas d'une certaine femme qui n'était pas contente de son mari. Il lui a dit : maintenant, qu'y a-t-il de différent ? Qu'ai-je fait pour te fâcher ? Elle lui a dit : jamais tu ne m'as fait souffrir dans la relation conjugale (litt. « la voie de la terre ») comme maintenant. Il lui a dit : cette chose n'a pas eu lieu maintenant. Elle lui a dit : s'il en est ainsi, ces marchands de naphte (naftoyei) non juifs qui étaient ici tout à l'heure sont peut-être en cause : si ce n'est pas toi, c'est peut-être l'un d'eux. Rav Na'hman leur a dit : n'y prêtez pas attention, elle a jeté les yeux sur un autre homme, et sa parole n'est donc pas fiable.
- הָהוּא גַּבְרָא דַּהֲוָה מִהַרְזִיק בְּבֵיתָא הוּא וְאִינְתְּתָא. עָל אֲתָא מָרֵיהּ דְּבֵיתָא, פַּרְטֵיהּ נוֹאֵף לְהוּצָא וַעֲרַק. אָמַר רָבָא: אִיתְּתָא שַׁרְיָא. אִם אִיתָא דַּעֲבַד אִיסּוּרָא — אִרְכוֹסֵי הֲוָה מִירְכַס.On raconte le cas d'un certain homme qui s'était enfermé (mehrazik) dans une maison, lui et une femme mariée. Le maître de la maison est entré et est arrivé ; l'adultère a percé la cloison de palmes et s'est enfui. Rava a dit : la femme est permise à son mari : on présume qu'elle n'a pas fauté, car s'il était vrai qu'il avait commis l'interdit, il se serait caché dans la maison, au lieu de se révéler en s'enfuyant.
- הָהוּא נוֹאֵף דְּעָל לְגַבֵּי דְּהָהִיא אִנְתְּתָא, אֲתָא גַּבְרָא, סְלֵיק נוֹאֵף אִיתִּיב [בִּכְלָאֵי] בָּבָא. הֲוָה מַחֲתָן תַּחְלֵי תַּמָּן וְטַעְמִינּוּן חִוְיָא. בְּעָא מָרֵי דְבֵיתָא לְמֵיכַל מִן הָנְהוּ תַּחְלֵי בְּלָא דַּעְתָּא דְּאִינְתְּתָא, אֲמַר לֵיהּ הָהוּא נוֹאֵף: לָא תֵּיכוּל מִנְּהוֹן דְּטַעְמִינּוּן חִוְיָא.On raconte aussi le cas d'un certain adultère qui était entré chez une certaine femme mariée. Le mari est arrivé ; l'adultère est monté et s'est assis derrière la porte ([bikhlaei] baba), pour que le mari ne sache pas qu'il était là. Il y avait là du cresson (ta'hlei) posé, et un serpent en a goûté, l'empoisonnant peut-être, ce que seul l'adultère a vu. Le maître de la maison a voulu manger de ce cresson à l'insu de sa femme. Cet adultère lui a dit : n'en mange pas, car un serpent en a goûté.
- אָמַר רָבָא: אִינְתְּתֵיהּ שַׁרְיָא, אִם אִיתֵיהּ דַּעֲבַד אִיסּוּרָא, נִיחָא לֵיהּ דְּלֵיכוֹל וְלֵימוּת, דִּכְתִיב: ״כִּי נִאֵפוּ וְדָם בִּידֵיהֶן״.L'affaire fut portée devant Rava, qui a dit : sa femme est permise à son mari, car s'il était vrai qu'il avait commis l'interdit, il aurait préféré que le mari mange et meure, comme il est écrit : « Car elles ont commis l'adultère et du sang est sur leurs mains » (Ézéchiel 23, 37) : l'adultère conduit au meurtre.
- פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: אִיסּוּרָא עֲבַד, וְהַאי דַּאֲמַר לֵיהּ דְּנִיחָא לֵיהּ דְּלָא לֵימוּת בַּעַל, דְּתֶהְוֵי אִינְתְּתֵיהּ עִלָּוֵיהּ ״מַיִם גְּנוּבִים יִמְתָּקוּ וְלֶחֶם סְתָרִים יִנְעָם״, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : c'est évident ! Que vient nous apprendre Rava ? Elle répond : tu aurais pu dire que l'homme a bien commis l'interdit avec cette femme, et que s'il lui a dit de ne pas manger, c'est qu'il préfère que le mari ne meure pas, afin que sa femme lui soit toujours interdite et donc plus désirable, selon le verset : « Les eaux volées sont douces et le pain caché est agréable » (Proverbes 9, 17). Il nous apprend donc qu'on ne tient pas ce raisonnement, et que la femme reste permise.
הַדְרָן עֲלָךְ וְאֵלּוּ נְדָרִים וּסְלִיקָא לַהּ מַסֶּכֶת נְדָרִים
Nous reviendrons à toi, chapitre « VeElou Nedarim », et ainsi s'achève le traité Nedarim.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.